L’oracle des vampires, de Cavendish et Becket-Griffith

J’ai fait l’acquisition de ce jeu il y a de ça…deux ans, deux ans et demi, cadeau de noël à moi-même. En premier lieu parce que j’apprécie le travail de Cavendish, ses jeux me parlent et je les trouve plutôt bien foutus et cohérents. De plus, son travail avec la dessinatrice Becket-Griffith me parait synergique, plus que son travail avec d’autres dessinatrices (avis personnel). Ensuite parce qu’après avoir bossé avec les shapeshifter, les ombres et lumières et ceux croisés mais pas acquis, j’étais curieuse de voir ce qu’elle allait faire avec un sujet plus tranché ombre.

Le jeu est vendu dans une jolie boîte cartonnée, bien solide, j’apprécie. Il y a 44 cartes, le nombre habituel chez Cavendish si je ne m’abuse, numérotées, ce qui rend la recherche dans le livret fourni très simple. Côté matériel, vraiment, rien à dire, le carton des cartes est un peu souple mais ça reste raisonnable, et il n’y a pas de tranche colorée, ce que mon côté kikou des neiges regrette un peu. Le dos des cartes est sépia, avec un des petits personnages représenté en médaillon, c’est tout à fait charmant.

Le livret, très cool, comme toujours avec la dame : une explication, un système, une prise en main, quelques tirages, un peu de mythes. Le tout de façon très décomplexée : c’est interprété, c’est utilisé, c’est un système dans un oracle, et ça fonctionne. Je ne me sens spécialement concernée par la véritay vraie dans ces domaines là, et je sépare les quelques faits et théories d’avec l’usage de systèmes. Donc, je ne suis pas défrisée, mais il y a sûrement des gens que ça va faire grogner.

J’ai retrouvé, après fouilles archéologiques intenses, le carnet dans lequel j’avais fait le taf, à l’époque, le vingt six décembre 2015. Un premier contact plein de peps, où je découvre le délicieux caractère de ce jeu (non) et ses conditions d’usages. Chaque soir je tirais une carte, écrivais une prière ou un mini rituel avec la carte en question, et faisait le bilan 24h plus tard. Cela a duré jusqu’au quatorze février. Un peu moins de deux mois de travail quotidien, qui m’a été bien utile, j’étais pas en grande forme à l’époque et j’ai constaté que ce jeu était un outil très pertinent pour s’en sortir quand on touche au fond du sceau. Il est concret, pragmatique, et dans l’action performative. Rien de planant ou plané.

Mon ressenti maintenant, deux ans plus tard est le même. Avec un petit forte sur le côté bourrin du jeu, faut dire que même si ce n’est pas la joie en ce moment, ça va nettement mieux qu’à l’époque, clairement et du coup il prend moins de pincettes je suppose, enfin, je constate.

J’ai demandé au jeu de me désigner une carte, décrivant comment il me percevait, ce qu’il y avait à dire sur moi. J’ai éclaté de rire quand la carte 38, la Courtoisie réfléchi, poli, bonnes manières, est sortie. De l’importance de la courtoisie, de la grâce, de faire attention aux autres, de lier, de nouer, de sourire et d’être prévenante. N’est-elle pas choupie cette chaperon rouge vampire, toute sucre et grands yeux, ayant préparé plein de sucreries pour tout le monde, on en oublierait presque qui est le prédateur le plus flippant sur l’image. Cette carte me rappelle également le travail que j’ai pu réaliser avec deux divinités notamment, dont j’ai pas mal parlé sur le blog et qui sont très concernées par ces sujets-ci.

En résumé, un jeu que je conseille aux personnes en situation complexe et qui n’en voient pas le bout, ou encore à toute personne appréciant les dessins, l’idée, l’esthétique ou parce que. Bien sur, il faut accepter de mettre les mains dans le caca pour le ménage les enfants, donc si « l’ombre » vous met mal à l’aise, bha allez-y d’autant plus xD. Mais je suis un peu bourrin moi aussi ♪

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L’arbre qui cache la forêt.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais toujours finit par me venir la question du pourquoi. Pas nécessairement le pourquoi de la fatalité qui s’abat, plus simple le « mais pourquoi je fais ça, bordel ? ».

Cette question s’est posée à chaque instant de ma vie ésotérique. Pourquoi je m’embarque cette fois volontairement et consciemment là dedans ? Et pourquoi je continue ? Pourquoi je me renseigne et pratique au lieu de simplement m’adonner à la bien connue réunion façon wicca tupperware (expression de feu Dorian si ma mémoire est bonne) à grands renforts de « moi je crois que » et autres « ma chériiiiie cette énergie ça va pas du tout »?

rune-surprise

Vieille photo insta’ d’un petit biscuit rituel. La jolie surprise de la rune alors que j’avais mêlé à la préparation des fleurs de lavande.

Je ne cherche pas de vérité : ma copie de philo du bac peut témoigner, j’y ai cherché à démontrer la non existence même subjective de ce concept. J’ai dû faire marrer le correcteur, il m’a accordé une note bien supérieure à celle que je me suis fadée en math, ce qui est quand même embêtant pour un bac scientifique.

Je n’ai pas de croyance figée : je suis au final agnostique sur bien des sujets du package ésotérique. De « c’est quoi un dieu » à « la réincarnation » en passant sur les missions divines voire les socles communs de l’ordre des âmes, de leur passage et du tirage de carte, j’en sais foutre rien mes p’tits potes. De base faut dire que j’ai pas tant de certitudes que ça. Sorti de « le thé c’est bien », « j’aime pas le matin » et « vive l’amour » j’ai pas de gros piliers directeurs. J’ai même été jusqu’en labo de science sociale pour admettre que 1. Je bitais rien aux humains, 2. J’entravais pas grand chose de plus à ce qu’ils foutent en société -même si j’ai quelques lignes directrices à présent, 3 l’honnêteté intellectuelle, si elle existait, nous épargnerait pas mal de glose non nécessaire et bien chiante.

J’suis pas en train de vous la faire façon je sais que j’ne sais rien. Plz.

Les aspects de ma pratique que je nomme renvoient tout de même à des champs assez vaste du « on sait pas lol mais enjoy ». D’Eris la petite taquine au chaos en passant par un libertinage divin, rien de figé.

Pour autant, je ne cherche pas à contrôler, taxinomier et étudier cet univers. Non pas que ces idées là ne me plaisent pas, je les trouve très bonnes, constructives même pour que ce j’en sais. D’ailleurs je note soigneusement -ou pas, j’oublie, tête de linotte, tout ça.-  mes expérimentations diverses, mes sacros-saints ressentis (non mais si, on peut mettre un s à sacro maintenant, les mecs/meufs/autres avec des couches et des épées l’ont dit) et autres digressions. Cependant toutes ces données me sont utiles pour voir où je vais, d’où je viens etc, mais en rien ne me semblent correspondre à des données étudiables. Et des données utilisables dans un cadre analytique de tout ce bordel, il y en a, sûrement, c’est juste pas dans ma démarche.

Chaque pratique est axée différemment (c’est obvious, mais bon, captain to the rescue), en fonction des choix que font les individus à tout moment, et de leur fonctionnement. Il n’y a pas de bonne ou de mauvais approche, tout au plus, de mon point de vue, des valeurs que je vais trouver plus ou moins pertinentes.

L’extase mystique permanente n’est pas non plus ma cam. Déjà, c’est épuisant, et surtout, j’ai déjà du mal à dealer avec le quotidien, j’vais pas en rajouter hein.

Ces deux approches me semblent aux antipodes de la ligne imaginaire des axes de pratique envisageable. T’sais on pourrait faire un graphique genre…

tableau-con

Ne me remerciez pas. Oh ? Mes skills paint, oh, je rougis.

Le paradoxe lilolil (la dyslexie tue des gens chaque jour) de tout ça, c’est que plus on s’engage dans notre axe, moins on voit loin, et si on s’engage pas, on voit rien. C’est chiant un peu.

Alors j’en étais là de mes « réflexions » quand j’me suis souvenue de pourquoi je continue l’ésotérisme.

  1. Je suis libre de le faire. Même si en fait non vu que si je le fais pas j’ai des soucis. Mais c’est peut-être dans ma tête ? Agnosticisme sceptique et rebel qui fait parce qu’il a envie même si il a peut-être pas le choix, mais surtout il se sent libre de le faire. (putain mais respect à ceux et celles qui viennent me lire régulièrement quand même. Keur)
  2. Là je reprends des idées déjà évoquées dans un article précédent, j’sais plus lequel, si j’étais une bonne blogueuse j’vous mettrais l’lien t’sais. On verra. Donc l’idée c’est que je fais ce que je veux, et comme je le veux. Et ça putain….
  3. J’aime ça. J’aime partir dans l’wild et voir des trucs, discuter avec des machins divins ou pas, boire des bières avec des copines sorcières, fantasmer sur Dist, lire des articles parfois chiant à se rouler par terre mollement et parfois brillants. J’aime tirer des cartes, baver sur des jeux hors de prix, regarder des photos instagram super travaillées, essayer d’en faire et renoncer. J’aime rencontrer des gens passionnants, merveilleux, intelligents, et d’autres aigris, toxiques et nocifs. C’est enrichissant putain. Toujours de nouvelles découvertes, idées, trucs à la con à tester. Tout un bagage culturel également. Récemment j’ai aimé une page fb qui fait des memes avec des cartes de tarot. Genre :
issue de la page fb "Tarot Memes"

issue de la page fb « Tarot Memes » (elle me fait tellement rire cette image)

C’est un univers qui me plait. Et même ses mauvais côtés, humains en général, me plaisent, parce qu’ils me permettent d’avancer. Oui, survivre à la haine est aussi un moteur même si j’préfère celui qui fonctionne à l’amour, mon côté cucul.

Pourquoi j’fais ça ? Parce que j’aime ça, ce qui est, soyons clair, mon moteur principal. D’autres ? Sûrement pour des raisons structurellement similaires : parce qu’ils veulent comprendre, expérimenter, s’extasier, contrôler….

Est-ce que j’aurais pu faire autrement ? Certainement, nous faisons à chaque instant des choix. Certains en ont juste plus que d’autres.

En admettant la subjectivité totale de chaque pratique j’me dis qu’au final, le choix d’un axe relève moins de l’arbre qui cache la forêt que de la constitution de ladite forêt. L’éso, l’occulte, etc, c’est aussi ce que chacun en fait. On peut avoir l’irrésistible pulsion de chier sur certaines pratiques : elles sont dans la même forêt que nous, faut faire avec. C’est pénible de prendre en compte Doreen Virtue mais bon, un écosystème se doit d’être diversifié et équilibré. Par contre je sais ce qu’elle équilibre ou quoi l’équilibre mais j’veux rien avoir à faire avec O___o.

Un an.

Voilà un an, ou presque, que j’ai finis par cesser de grincer des dents, de grogner et de ricaner à l’idée de travailler avec Aphrodite. Même au-delà de ça, de juste admettre que cette divinité et je avions possiblement des choses à nous dire.

Je ne suis pas butée. Chut.

Un an plus tard : un bilan mitigé.

En vrai non, c’était pour la référence. Bref.

Je tortille.

mon quotidien

mon quotidien (je suis les deux, mais surtout le cake)

Banalité évidente : faire le bilan sur une durée de l’influence d’un travail aussi intérieur est pour le moins épineux. Clairement le chantier est en cours, mais il y a eu de belles évolutions.

J’suis tombé sur un texte, sur deviantart, où la personne écrit les dix choses qu’Aphrodite lui a appris. J’suis pas convaincue d’apprécier que quelqu’un prenne mon texte pour le traduire, même en collant la référence, et lui demander sur une plate forme sur laquelle je n’échange pas est à perte. Donc j’vais chercher, sans plagier ou autre (c’est en anglais, j’ai lu une fois le texte, y’a deux jours, vous en faites pas, ma mémoire étant ce qu’elle est…) à mettre en avant ce qu’Afwodite a pu m’apprendre sur moi ou sur le monde. Donc ouai, on pourrait dire que je pompe l’idée.

J’crois y’a un terme pour ça, qu’est plus joli, que les gens mettent tout le temps, attendez voir….aaaaah oui: « ça m’a inspiré » :3 Vala.

En un an, qu’ai-je le sentiment d’avoir appris. Sinon réellement, du moins dans l’idée vague du truc ?

  • Que j’ai le droit de vivre. Genre réellement. J’ai pas à me punir, me saboter, tenter de me détruire directement ou indirectement. J’ai le droit de vivre, d’exister. En tant que moi. Moi-même. Pleinement.

Un psy aurait sûrement pu faire ce taf. Ou peut-être pas. Je ne sais pas, pis si je voulais aller voir un psy, bhé j’irai le faire en fait. Ce n’est pas encore totalement au point mais ça avance bien. Genre parait que j’suis épanouie et tout.

  • L’amour est une chose éminemment complexe. Tout jugement extérieur est forcément biaisé, et toute réflexion sur le sujet va dévier du propos. La pensée par contre va de paire avec l’amour.
  • D’ailleurs, arrêter de se prendre la tête est salvateur. Penser, parfois réfléchir, analyser, ok mais cesser de pédaler en rond : y’a du mieux aussi, bordel l’énergie que je peux perdre à me bouffer moi-même pour éviter de vivre ce qui se passe….
  • Si les gens sont heureux grâce à des conneries, tant mieux pour eux. Je ne suis pas là pour juger éternellement le con et l’obscur de cette société. Tant que ça ne nuit à personne ma foi, faîtes comme bon vous semble, j’irai pas vous jeter des patates.
  • De moins en moins l’angoisse de « me faire avoir ». J’ai pas forcément un passif smooth que ce soit en amitié ou en amour, ça avait laissé des marques. La grande muraille de Chine à côté d’moi c’est un renfoncement vague au fond d’un champs…. La logique avec laquelle je fonctionne présentement et qui semble pertinente est : dans le doute sois toi même. Si ça passe, c’est cool sinon, tant pis mais tant que je suis claire sur ce que je ressens, ce à quoi j’aspire, le reste s’agence, ou pas et puis j’avance, je vais pas rester bloquée 254664656 ans sur un truc.
  • Il est important de s’hydrater.
  • Traite le futile comme important et le sérieux comme léger. J’te promet, ça change pas mal de choses.
  • Tu ne peux pas être parfait-e. Alors lâche prise et va profiter d’la vie.

J’vais aller faire ça d’ailleurs. Cet article ressemble un peu trop à mon goût à un ensemble de truismes et autres phrases toutes faîtes, ce que je n’aime pas. Mais il faut bien assumer que tout ça a pris du sens pour moi, alors soit. Assumons.

Bonne journée à vous ! et bon début de semaine !

mighty_aphrodite_by_dalaiharma

 

 

Instant fugace.

23h41.

Le repas pour demain midi fini de cuire. Fenêtre ouverte pour laisser entrer l’air, la fraîcheur également, des bruits de voix montent de la place, juste en dessous. Je choisis de m’rouler une clope, de me poser devant le pc, d’écrire un peu. Pourquoi pas sur le blog ma foi. Ceux qui passent par ici seront probablement contents d’avoir quelques nouvelles, d’autres euh well, que faîtes-vous ici au juste ?

J’ai passé les derniers -longs- mois à oeuvrer pour avancer dans ma vie, ma vie pro. Bien que n’ayant pas de syndrome de peter pan lattant ou de crainte spéciale sur l’âge adulte, j’ai pris le temps dont j’avais besoin pour avancer dans mes études (en travaillant toujours à côté et ce depuis l’âge de dix’sept ans, allez pas croire que c’était les vacances intellos non plus) et aborder avec la naïveté qui me caractérise ce merveilleux univers qu’est « le monde du travail ». Je ne sais pas pourquoi nombre de gens choisissent de reproduire l’ambiance collège en encore pire dans leur vie quotidienne, mais soit, ok. Bon, j’vais aller voir ailleurs. Et de fil en aiguille, depuis deux ans et demi, je poursuis mon bout de chemin dans cette recherche. Le scoop les copains, c’est que j’ai « trouvé ma voie ». Quand j’ai annoncé ça, avec ces mots suivis de « ma place dans la société », un ami s’est mangé un fou rire. Il m’en a expliqué la raison devant mon air perplexe/géné : « quoi toi, une putain de mame chaotique, dise ça, c’est trop fort ». Ok, j’entends cet avis, j’ai ris aussi.

Mais en fait, ça m’a ramené à un nœud qui longtemps m’a taraudé. C’pas évident d’avoir la fatalité du travailler pour vivre, savoir que même si tu es plus fatigable que pas mal de monde, même si ton caractère et ton charisme sont à double tranchant et bien souvent te causent moult emmerdes improbables, même si [statistique random]% du temps tu planes plus ou moins malgré toi, bah faut aller au turbin comme tout un chacun. Tout le monde a ses points de faiblesses et ses galère, je parle juste des miens, sans donner de valeur à quelque situation que ce soit, je juge pas ici, je parle de mon nombril hein, don’t worry.

La voie dont j’parle, et que je ne développerai pas ici, c’pas une nouveauté en vrai. Le pépé l’avait dit. La petite fille, elle sera [nom de la voie]. Mais la petite fille, elle a un caractère de merde, donc elle a, comme toujours, tout tenté pour faire les choses à SA façon, et bon, pourquoi aller tout droit quand on peut partir en couille et se bouffer des murs ?

Bref, j’y suis. Je fais de mon mieux pour me donner les moyens de faire aboutir ce projet. Incha’chatte.

Dans le même temps, le reste de ma vie. Ah, j’ai bien un autre projet, qui me tient plus qu’à coeur, et sa mère si ça pouvait bien se goupiller, bah promis, j’arrêterai d’en faire qu’à ma tête, enfin, j’essaierai de faire de mon mieux dans ce sens.

23h59

Le mec chelou dont l’appart donne à l’autre bout de la place envoie des « shhhhhht » super fort pour signifier aux pécores ci-dessous que leurs discussions estivales l’emmerde et qu’il aimerait dormir. Marrant.

00h00

Depuis un an que j’me suis retrouvée le nez dans Afwodite, ça avance, petit à petit, je suis butée. Mais j’fais pas exprès, j’vous jure, j’ai juste du mal à comprendre, à sortir de ma zone de survie affective. Vingt-neuf ans de conditionnement, ça part pas comme ça. Quand finalement je touche du doigt une soluc’ pour ce mode hardcore, je tente de l’appliquer. J’me crash souvent, mais ça avance. Je vais finir par y arriver.

00h06.

J’relis, je vire la moitié des fôtes, j’men fais pas, il en restera bien assez pour vous faire saigner les yeux. Sorry.

J’me rends compte que bien souvent, j’ai besoin de faire à « ma façon ». C’est à dire qu’à moins avoir eu une explication qui permette à mon système cognitif de réellement comprendre le propos, je sais, fatalité, que je ne comprends pas. La défense que j’ai trouvé semble être l’attaque : ah, je sais pas comment faut faire et j’ai pas bien compris ce qu’il fallait faire, hmmmm *gratte sa barbe* alors on a qu’à dire que j’ai compris ça, oui, non ? Bon, allé, yolo. Leeeeeeerooooooy Jeeeenkins.

Soyons honnêtes, c’est une merveilleuse technique de bluff face à la vie. Mais tellement.

Par contre, ça me fragilise de repenser à un souvenir, mais tellement tout con, ridicule, une anecdote de gamine, qui résume le problème en fait. Cours d’art-plastique, classe de sixième, j’ai dix ans. Je débarque de ma petite école de quartier à multiples niveaux, on était moins de cent gosses sur toute l’école, t’avait une classe de mater, une de CP/CE1, et les trois autres dans la troisième. Je débarque donc de là dans un collège privé avec quatre classes par lvl. Trente gamins par classe. J’étais fin larguée de base. Bref, exercice pour la semaine prochaine : un camaïeu sur une couleur de notre choix. Elle nous donne la def, peut-être, j’écoutais pas alors. Je me souviens avoir cherché dans le dico ce qu’était un putain de camaïeu de couleur, et ce que j’y ai lu m’a fait comprendre que c’était une représentation des différentes nuances de ladite couleur. Je réfléchis à comment faire ça, je choisi le bleu, et m’attelle au taf, couvrant une feuille A4 canson tout bien comme elle avait dit la dame avec ce camaïeu. L’avantage du bleu, c’était de pouvoir mêler les tons, pour évoquer tant le ciel que la mer, quelque chose de mouvant, où chaque nuance était visible mais où d’autres pouvaient se créer, bref. Comment vous dire, j’ai eu zéro, et un petit tapage de honte gratis. Elle montre à la classe le meilleur dessin, des ronds, disposés en rond, avec chacun une teinte de couleur dedans. J’ouvre des grands yeux en mode « mais cay chiant ça ». Puis elle montre le plus mauvais, qui n’avait pas compris la consigne, le mien, dans lequel tout se mêle. Zéro, hors sujet, n’a pas compris ce qui était demandé. On m’avait pas dit pour les cases dans le dico. La classe se marre, la prof me regarde d’une façon que je n’ai toujours pas identifié.

C’pas un gros drame hein, on est bien d’accord, et j’fais clairement nawak en racontant ça ici parce que l’intérêt est fin limité. Le problème est juste le suivant : quand je ne comprends pas bien, je fais à ma façon. Comme bien souvent je n’ai pas moyen de me faire expliquer mieux ce qui est demandé, j’apprends, chaque jour, à deviner un peu mieux. Et quand je n’y parviens pas, éh bien, je fais à ma façon. Parfois bonne, parfois hors sujet.

Mais comme tout ce qui me blesse, c’est dans un coin, caché sous les remparts, et ça pique, ça tire, ça s’infecte. Et ça appuie très fort sur le manque de confiance en moi, que ça nourri même.

Pour mon projet pro : le plus dur ça va pas être de bosser les compétences demandées, ça va être de bien cerner ce qu’on attend, pourquoi, comment. Si j’ai ça dans la tête, ça passera plus aisément.

Et au quotidien, dans mes rapports humains, ce mécanisme est là aussi. Si j’bite pas ce qui se passe en face, je perds pied.

Dans ma pratique ésopagan, la lutte se joue à un autre niveau. Dans ce monde là, j’ai pas zéro, et j’comprends ce qui se passe. Mais si je comprends, c’pas normal, donc c’est sûrement mieux de pas écouter et de faire autrement….Voyez-vous les emmerdes que l’on peut se créer tout seul sous prétexte mais « na mais c’est dans ma tête », « na mais en quoi ça serait pertinent mes délires, de toute façon j’ai sûrement une couille psychiatrique » ?

TODOLIST

  • accepter la réalité de cette part esopagan, la suivre avec discernement et pertinence, même quand mon instinct de conservation me hurle dans les oreilles « FAITPASCAGROGNASSETOTALEMENTTAREE ». Sorry caplock.
  • si 1 check, s’appuyer dessus pour avancer de façon à avoir plus d’atouts dans la compréhension et la gestion et moins de pression pour éviter de partir en mode Leeroy fait de la merde à chaque occasion
  • apprendre à ouvrir les portes au lieu de péter les murs avec ma tête
  • sauter ce putain de paradigme, rien que pour lui coller une gapball en le chevauchant après coup, do it for the lelz.
  • mettre le repas dans le tup
  • préparer mes saps pour demain
  • aller ronquer.

Euh, j’espère avoir inversé l’ordre chronologique…Ah, on me dit que « hahahaha » dans l’oreillette T_T.

00h32, bonne nuit, bonne journée, amour sur vous.

Ne vous inquiétez pas.

Vous inquiétez pas, les anciens dieux ont encore un public.
Ce matin, alors que nous revoyions les planètes du système solaire, une discussion s’engage avec ces marmots, de sept ans en moyenne, sur les dieux grec-romains.

Ah mais en fait la planète Mars, c’est pour le Dieu ? Et pis Mercure en vrai c’est Hermès !

Je souris, et tente de revenir sur les planètes. Donc, les rocheuses, les gazeuses, et..et ? *levé de bras signifiant autorisation pour la classe de répondre à tue-tête (gérer les moments d’emphase, coeur)*

« Les planètes naines !!!! »

Ahaha, oui, vous vous souvenez de leurs noms ? *s’attends à Pluton, tout ça (rapport que le documentaire est un peu old)*

« Eris! » s’écrie le petit brun trop choupi que je demande à voir le papa.

Je bloque.

Il continue « c’est comme la déesse, celle des pommes ! »

« ah, tu connais le mythe ? « 

« J’me souviens plus, tu nous raconte ?? »

*insistance de la classe*

Et c’était parti pour quarante minutes à discuter vieux mythes. Bah mes salops, si on m’avait dit, ils étaient à fond.

L’explication : ils avaient vu un livre à ce sujet en grande section, et tout séduits qu’ils étaient, avaient demandé à continuer à apprendre sur le sujet.

Une classe de mômes de sept ans, avec certes des lacunes, mais une connaissance extrêmement développée des mythes, et de leur sens. Plus que pas mal d’adultes. *toussote*

Sinon on a fait des maths, du vocabulaire et de l’expression écrite, un peu de culture générale, et une bonne matinée que voilà.

Sont pas encore près à voir ce qu’on fait à la déesse quand on la trouve, mais j’vais aller repenser à la question moi.

Des réponses ? Pourquoi faire enfin ?

Owh, i love my ugly boy ♪

Avec en guest un Jack Black borgne qui me colle des frissons désagréables dans le dos ce morceau me laisse perplexe. J’ai entendu pas mal de barrouf à sa sortie (celle du clip surtout) et je me disais que c’était beaucoup de bruit pour rien (comme l’aurait dit celui qui a écrit des sonnets d’amour pour des individus de même sexe que lui, que la postérité a rapidement féminisé, cocasse et dérangeante information qui me perturbe et que j’ai donc calé ici, l’air de rien).

Ce groupe, « la réponse » donc, si l’on traduit m’a enjoyée hautement à sa découverte : décalé, un brin malsain et très engagé socialement tant dans les textes et le fonctionnement du clan ZEF. Un couple de creep comme on n’en fait plus : un furet sous acide taille 32 avec option énigme anatomique et un squelette tatoué qui montre les dents. Oh que nous sommes loin du glamour, des paillettes et de l’image de l’humain lisse que l’on voit trop souvent. Oh que c’est bien.

Je m’étais moultement renseignée sur l’identité de ce groupe et leur parcours, leurs intentions, leur vision, et…je n’ai pas été déçue. Des combattants aux dents qui rayent le plancher, ça questionne et ça avance ! Afrique du sud, misère sociale et humaine, la rage, l’engagement, la violence et une spiritualité alternative. Je ne me souviens plus des détails mais ils avaient répondus à quelques questions à leurs débuts sous forme de vidéo et ça partait sur des dieux hindous de mémoire.

J’aimais à l’époque tenter de deviner la spiritualité/religion des gens (ça et leur vie sexuelle, mais sinon je vais bien hein), et la confirmation de l’existence de la leur m’avait ouvert des horizon de réflexions oiseuses comme je les aime : quid des liens entre l’art et l’occulte, quid de la vision d’un individu et son parcours (option combo pertinence de la voie), quid du sens social des alternatives (de tout domaines : consommation, alimentation, spi…).

Puis ce qui est bien avec les réflexions oiseuses c’est leur vacuité ♪ alors je n’ai aucune réponse pertinente à apporter, mais quand je vois leur parcours et l’univers esthétique qui évolue au sein de leurs clips (je préfère leur univers graphique à leur musique) je suis contente, je contemple, savoure et laisse venir les idées.

Clairement pas mon son préféré, ni des gens que j’aimerais rencontrer autour d’une tasse de thé, mais un élément de culture déviant qui me plait, qui me parle et dont l’esprit a du sens. Lequel ? No fucking idea. Mais …

Seal-of-approval

[How To n°2] : Charger une bougie, faire un autel et pourquoi grands dieux faire ce genre de choses ? (partie 1)

Ce n’est pas forcément évident, au début, de savoir comment se positionner par rapport à tout le matériel existant, tous les conseils émanent tant de personnes plus « avancées » (en tout cas ayant plus d’expérience à première vue) que des diverses traditions et de leurs appropriations. Je me souviens avoir été grandement perplexe au début, quand ma pratique commençait à s’inscrire dans une démarche également matérielle.(1)

Ce que je nomme démarche matérielle est le simple fait de mettre en place et en oeuvre, physiquement, des témoins et acteurs de notre pratique. C’est à dire un élément matériel, symbolique et/ou pratique qui va intervenir dans certains moments de notre pratique, qui va tenir un rôle de part sa dimension et physique et symbolique.

C’est le cas par exemple des objets rituels que l’on peut associer à la Wicca : chaudron, coupe… Mais également des « consommables » type encens, mélanges d’huile, etc…

Le starter kit matériel c’est très bien, mais ça n’suffit pas. Enfin si pour vous c’était immédiatement fluide, tant mieux ! De mon côté j’ai plus eu l’impression d’être un chat attelé à un char …(Et Pas de grande déesse scandinave pour me faire aller droit dans la métaphore.) J’avais certes une vague connaissance de identité symbolique de ces objets mais immanquablement…l’impression de jouer à la dînette.

Voilà voilà.

Voilà voilà.

Avec le recul, je pense que diverses raisons peuvent expliquer ce départ compliqué :

1. La personnalisation de la voie, ou comment ça ne sert à rien de faire comme les autres vu que tu ne l’es pas, les autres. Vu que tu es toi en fait.

Sur l’idée oui, je voyais bien pourquoi faire un autel, pourquoi charger une bougie, après tout, je m’étais documentée t’sais. De forum en forum, tout ça. Bon, le fait est que d’avoir les infos ne m’a pas aidé dans les faits. Oui intellectuellement je vois bien la théorie, enfin, les théories (faudrait pas qu’on soit tous unanimes sur un sujet, ça ferait bizarre, et c’est très bien ainsi) mais sur toutes ces voix, il en manquait une : la mienne. Savoir comment résoudre des intégrales, c’est bien, mais si t’as pas appris à faire des soustractions, la vie va être compliquée. Là, c’était la même chose.

(1) =>ma « pratique » était alors absolument pas matérielle. Je méditais, m’occupais de mes rêves, j’explorais les ressentis énergétiques. Or, tout le monde (la généralité qui pue qui veut dire en gros que je voyais surtout des photos d’autels, de la vente de matériel dans les boutiques….accessoires rituels, plantes, pierres…), avais-je l’impression était dans une démarche autre. Je débutais dans cette communauté et cet univers (mes expériences enfantines ne comptant pas d’après moi à cette époque) et me suis donc dis que [les autres] savaient mieux que moi ce que c’était que le rapport au divin, que d’être sorcière. Bien entendu ce processus fut inconscient, un genre de mimétisme d’intégration et surtout d’apprentissage.

J’ai dépensé alors des fortunes que je n’avais pas en minéraux, porte-encens, charbon, encens divers, bougies, coupe, cartes, bol tibétain…

Il me fallait le kit bordel. Et je l’ai eu. Et là, je me suis retrouvée couillonne.

2. Ok, trop de choix, comment faire ?

Si la tradition machin dit qu’il faut faire ainsi mais que la trad truc dit le contraire, qui croire ?

Là, une cohérence : que ce soit dans l’temps ou présentement je pense la même chose sur le sujet : tu considères la pertinence de chacun dans son système. Si dans le premier système l’encensoir est là pour qu’on mette de l’eau dedans ok, si dans le second au contraire il est là pour faire cramer un charbon, ok (alors oui, je sais bien qu’en général un outil a un usage assez constant, c’est surtout pour l’exemple). J’ai considéré que je pouvais explorer chaque façon de faire, et au final choisir celle qui me parlait le plus. Non pas pour piocher sur ce qui m’arrangeait mais pour une raison très simple : le rôle donné par un système à un élément dépend de son fonctionnement interne, et j’ai supposé qu’un système viable était un système cohérent. Bon, j’étais un peu naïve.

Nombre de systèmes manquent de cohérence selon moi, mais c’est un autre débat. Reste que dans l’apprentissage, explorer différents paradigme est particulièrement efficace et enrichissant et permet de voir la chose primordiale : son propre système.

3. La voie est sous tes pieds petit scarabée. 

Parlons quelques instants de la psychologie : les personnes suivies par un psy freudien vont développer des rêves liés à ses théories, alors que d’autres suivis par des jungiens, oh surprise, développeront des rêves rentrant cette fois dans le système de Jung. Cessons de parler de psychologie.

Sachant ça, j’ai supposé que d’inscrire sa pratique dans une tradition permettait une cohérence globale dans les faits et « intérieurement » par rapport à l’inconscient et à tous ces mots très techniques des sciences du dedans de la tête de l’humain qui décrivent les processus qui nous échappent.

C’est pour cette raison que j’évite autant que possible les bricolages (ou bris-collage si toi aussi tu as trop lut d’articles de sociologie sur la nébuleuse mystico-ésotérique), pour assurer une cohérence et une cohésion dans ma pratique, et surtout dans ma tête.

Ceci étant dit, oui, il y a bien des écrits/théories/avis sur l’usage et la pratique matérielle selon le contexte, l’outil, etc…Cependant, l’individu tranche pour lui-même et par lui-même en dernier recours.

Et c’est une chose qui me pose soucis sous un certain angle. Oui, les ressentis sont personnels et les choix faits également, et jamais je n’irais dire à une personne qu’il fait trop de la merde et qu’on fait pas comme ça. Et pourtant, il y a des situations où l’ont sort du système de « croyance » et qui rendent invalides certains usages/théories/etc. Bref, je digresse mais j’en reparlerais ultérieurement, dans un autre article.

Le fait est que j’ai mis du temps, bien trop longtemps à comprendre que j’avais le droit, voire le devoir de mener ma propre barque à ma façon dans ma pratique. Et ce processus a été accompli également par la galère que j’ai eu à user du matériel dans ma pratique. L’appropriation donne du sens, parce que faire comme dans le livre parce que c’est écrit manque selon moi (avis hautement personnel qui n’est pas pour autant un jugement de valeur)de profondeur et de pertinence. Je ne dis pas que ça ne marche pas. Je dis juste que pour moi l’idée de pleine conscience est très important, également dans ma pratique.

Alors, comme le dit le Koan Zen : la voie est sous tes pieds. Et c’est valable pour tout.

4. Le rôle paradoxal des outils.

Un outil est une production humaine (crée par l’humain) ou que l’humain s’approprie( l’ortie de devant ta maison, par exemple devient un outil ou rituel ou médicinal en tant qu’ingrédient) qui a pour but de lui faciliter la vie (le parapluie). Un outil nous fait gagner du temps, nous permet d’être plus efficace, et pourtant il en coûte une dépendance assez terrible : sans l’outil sur lequel on base un usage, on se retrouve dans une situation pire que si nous n’avions jamais eu l’outil.

L’exemple le plus connu à ce propos est, il me semble, celui des pierres taillées lors de ces temps reculés de la préhistoire. L’humain avait alors des savoirs et des techniques autour du traitement des peaux de bête (tannage, tout ça), puis un jour il a introduit la découverte de René, le petit dernier de Sylvie du cailloux d’en face, ce gaillard avait réussit à utiliser une pierre faîte d’une certaine façon pour traiter plus vite la peau dans une des étapes. Grâce à René la communauté a pu tellement mieux gérer sa production de peaux que le monde est devenu fou fou fou, ils ont même eu assez de temps pour aller inventer la bière. Grosse folie te dis-je. Sauf que voilà, suite à un coup en trop, le R’né s’est trompé de chemin et a finit dans la rivière. Sauf que voilà, lui seul connaissait la méthode pour faire ces petites pierres-là. Au bout d’un moment, il n’y en a plus eu de fonctionnelle, et la communauté s’est retrouvée bien emmerdée vu que ça faisait bien longtemps qu’ils n’avaient pratiqués ça à l’ancienne. Des vieux étaient morts, le reste trop saouls, et surtout les techniques avaient été oubliées. La communauté a donc du se baser sur ses vagues souvenirs de savoir et recréer à nouveau une méthode sans cailloux (en attendant qu’un-e autre la réinvente- ou un truc ayant un usage proche, blabla², tout ça) qui était moins efficace que l’ancienne car plus récente (et quelques autres éléments, mais je vous l’fait en gros). Au final, l’outil qui soulageait et permettait de nouvelles choses a également entraîné la perte d’autres éléments jusqu’alors acquis.

Digression son papa le politicien.

Deux lamas pour la peine.

Deux lamas pour la peine.

BREF.

Un outil peut aider dans un cadre rituel, bien entendu. Cependant, à trop en dépendre ne risque-t-on pas de se retrouver un peu le bec dans l’eau sans ?

5. Identité et matériel.

Notre société est assez marrante par rapport au rapport entre l’identité et le matériel. Que ça soit une voiture, un smartphone avec une pomme dessus, un bracelet que c’est trop celui de l’été t’as vu ou encore certaines vêtements, tous ces éléments matériels jouent dans la perceptions des humain-e-s entre eux et envers eux-même.

On peut bien entendu être plus ou moins distancié quant à ça, reste que notre société est ainsi, pas mal d’autres également.

Lors de mes débuts, il était pour moi important de trouver des objets qui pouvaient remplir leur rôle tout en me plaisant; qu’ils joignent l’utile à l’agréable et surtout qu’ils soient raccord avec la couleur que je donnais à ma pratique. Le risque était que je me retrouve avec une déco ésotérique plus qu’avec des outils rituels, que l’expression de mon identité prenne le pas sur l’aspect fonctionnel possiblement neutre que peuvent avoir ces outils.

Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, cependant j’ai tendance à considérer que le rôle des outils est avant tout de permettre des connexions avec d’autres chose que moi-même. Qu’ils permettent le lien avec d’autres individus qui pourraient partager mes goûts est une bonne chose, que ce soit des beaux objets de qualité l’est également, mais il ne faudrait pas que je perde de vue leur usage principal.

J’aime beaucoup regarder les photos d’autel que ce soit sur instagram ou tumblr, ou encore sur les blogs. De beaux objets, de belles « natures mortes » mais au final, un espace vivant et vibrant me semble plus important si un choix devait être fait.

Et fort heureusement, je ne vois pas de raison que ce choix s’impose. :D

6. Problématique du sacré/chargé, outil hors du monde, outil matériel.

En fait, vous me dîtes que ma tasse à thé ne peut pas me servir de coupe rituelle puis juste de tasse à thé ? Que l’objet une fois consacré et au service du sacré ne peut plus devenir occasionnellement profane ?

C’est une donnée qui m’a longtemps posée problème. Ayant une tendance à voir le sacré dans le profane, l’immanence, tout ça, j’étais bien embêtée avec le côté tabernacle de la chose. Et à vrai dire ça me fait toujours buger par moment, selon les outils.

Ce qui a changé la donne ? Quand j’ai eu trouvé les outils qui m’étaient réellement nécessaires dans ma voie, qu’ils ont trouvé du sens réellement et pas juste par rapport à une tradition ou théorie qui m’était extérieure.

La suite est à suivre ! Sur l’autel, les outils en eux-mêmes et le principe de charge ! Bonne journée les minous.