Un an.

Voilà un an, ou presque, que j’ai finis par cesser de grincer des dents, de grogner et de ricaner à l’idée de travailler avec Aphrodite. Même au-delà de ça, de juste admettre que cette divinité et je avions possiblement des choses à nous dire.

Je ne suis pas butée. Chut.

Un an plus tard : un bilan mitigé.

En vrai non, c’était pour la référence. Bref.

Je tortille.

mon quotidien

mon quotidien (je suis les deux, mais surtout le cake)

Banalité évidente : faire le bilan sur une durée de l’influence d’un travail aussi intérieur est pour le moins épineux. Clairement le chantier est en cours, mais il y a eu de belles évolutions.

J’suis tombé sur un texte, sur deviantart, où la personne écrit les dix choses qu’Aphrodite lui a appris. J’suis pas convaincue d’apprécier que quelqu’un prenne mon texte pour le traduire, même en collant la référence, et lui demander sur une plate forme sur laquelle je n’échange pas est à perte. Donc j’vais chercher, sans plagier ou autre (c’est en anglais, j’ai lu une fois le texte, y’a deux jours, vous en faites pas, ma mémoire étant ce qu’elle est…) à mettre en avant ce qu’Afwodite a pu m’apprendre sur moi ou sur le monde. Donc ouai, on pourrait dire que je pompe l’idée.

J’crois y’a un terme pour ça, qu’est plus joli, que les gens mettent tout le temps, attendez voir….aaaaah oui: « ça m’a inspiré » :3 Vala.

En un an, qu’ai-je le sentiment d’avoir appris. Sinon réellement, du moins dans l’idée vague du truc ?

  • Que j’ai le droit de vivre. Genre réellement. J’ai pas à me punir, me saboter, tenter de me détruire directement ou indirectement. J’ai le droit de vivre, d’exister. En tant que moi. Moi-même. Pleinement.

Un psy aurait sûrement pu faire ce taf. Ou peut-être pas. Je ne sais pas, pis si je voulais aller voir un psy, bhé j’irai le faire en fait. Ce n’est pas encore totalement au point mais ça avance bien. Genre parait que j’suis épanouie et tout.

  • L’amour est une chose éminemment complexe. Tout jugement extérieur est forcément biaisé, et toute réflexion sur le sujet va dévier du propos. La pensée par contre va de paire avec l’amour.
  • D’ailleurs, arrêter de se prendre la tête est salvateur. Penser, parfois réfléchir, analyser, ok mais cesser de pédaler en rond : y’a du mieux aussi, bordel l’énergie que je peux perdre à me bouffer moi-même pour éviter de vivre ce qui se passe….
  • Si les gens sont heureux grâce à des conneries, tant mieux pour eux. Je ne suis pas là pour juger éternellement le con et l’obscur de cette société. Tant que ça ne nuit à personne ma foi, faîtes comme bon vous semble, j’irai pas vous jeter des patates.
  • De moins en moins l’angoisse de « me faire avoir ». J’ai pas forcément un passif smooth que ce soit en amitié ou en amour, ça avait laissé des marques. La grande muraille de Chine à côté d’moi c’est un renfoncement vague au fond d’un champs…. La logique avec laquelle je fonctionne présentement et qui semble pertinente est : dans le doute sois toi même. Si ça passe, c’est cool sinon, tant pis mais tant que je suis claire sur ce que je ressens, ce à quoi j’aspire, le reste s’agence, ou pas et puis j’avance, je vais pas rester bloquée 254664656 ans sur un truc.
  • Il est important de s’hydrater.
  • Traite le futile comme important et le sérieux comme léger. J’te promet, ça change pas mal de choses.
  • Tu ne peux pas être parfait-e. Alors lâche prise et va profiter d’la vie.

J’vais aller faire ça d’ailleurs. Cet article ressemble un peu trop à mon goût à un ensemble de truismes et autres phrases toutes faîtes, ce que je n’aime pas. Mais il faut bien assumer que tout ça a pris du sens pour moi, alors soit. Assumons.

Bonne journée à vous ! et bon début de semaine !

mighty_aphrodite_by_dalaiharma

 

 

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Les prières à Aphrodite

La prière n’est pas mon point fort. Celles que je connais et qui ont pour moi de la valeur, je peux bien le vivre et les intégrer à ma pratique. Sinon, de part ma relation compliquée avec les mots, mon sentiment d’être une putain de perruche niaise qui tente les rimes mais sans aucun skill quand par un tortueux hasard je m’essaie à l’exercice et surtout de part le fait que bien souvent prier bha c’pas dans ce que je fais de plus : nop.

Là, y’a eu une demande spéciale. Disant en gros que j’étais choue avec mes méditations et autres moments d’échanges mais qu’un peu de routine dans le rituel quotidien de dévotion serait apprécié par la direction.

Well.

J’ai commencé par éplucher le peu de livres éso pagan ayant été épargnés par mon envie de « faire le vide » des années précédentes. Rien. Pour cause, doit me rester un livre et demi et ils traitent pas de ce sujet.

Puis, j’ai senti l’appel du moteur de recherche. Je me doutais bien que j’allais pas être déçue du voyage mais qu’il y avait peu de chance que je trouve des sources d’inspiration qui allaient me parler. Et en effet.

Je plaide coupable : j’ai privilégié les « premières réponses » au lieu de partir immédiatement dans la recherche plus historique d’éventuels textes.

Ici nous apprenons que Cupidon a percé de sa flèche la chair de la dame mais ça va, elle a prit un escalier, le tout pour que machin l’abandonne pas et que leur amour tout à fait sain et naturel, spontané, puisse bien se passer.  un rituel avec du sang, des cœurs et du respect dans le libre arbitre des gens. Bon, ici je suis pas sûre d’avoir bien compris si c’est pour être laissée tranquille ou pour que le monsieur en fait arrête de dire non. Le consentement ? Quoi ?

Alors visiblement c’est un peu la tristitude : toute prière ou appel est motivé pour le non respect du consentement ou de la libre volonté des gens. Je bad, et je suis même pas réveillée depuis plus de deux heures. Dur.

Pis si ces prières semblent parler d’Aphrodite au début, ça part vite sur « wesh, je t’ai lustré l’écu, maintenant tu fais tout bien comme j’ai dis hein #leplan ».

La violence du truc. Aphrodite, déesse de l’amûr. Pas du viol putain. Pas du rejet de la libre volonté et du consentement.

J’me suis dis, bon, c’est la faute aux mots clés. Change donc « prière à aphrodite » pour, selon les propositions « comment prier aphrodite » ou encore « prière invoquer aphrodite » (oui, les majuscules n’existent pas pour moi dans un moteur de recherche). Alors non seulement ça n’a rien amélioré, mais c’était pire. En bonus des sites 100% magie blanche sisi, l’amour l’argent, tmtc.

Le cas, je suppose, pour tous les dieux « outils ». Si vous avez noté ça par ailleurs je suis curieuse.

D’un point de factuel, la prière est définie comme un discours performatif dédié à une divinité, pour amener une chose précise. Le but étant de convaincre, etc. Certes oui. Cependant, j’ai tendance, et c’est personnel, je ne dis pas que c’est mieux ou moins bien ou whatever à vivre la prière comme étant une célébration, un moment de grâce. Le choix performatif que je fais pour ce moment est la communion plutôt que la négociation, en gros. Quand j’ai des trucs à amener sur le tapis, j’ai plutôt tendance à le faire de façon factuelle. C’est un fonctionnement, chacun le sien, j’explicitais seulement ma démarche, de laquelle découle plus ou moins les implicites de cet article, et l’article en fait. Mh.

Ici, une ressource qu’elle est bien sur la prière antique. Persée, le site qu’il est bien pour trouver.

Ici, quelques informations mythologiques exposées clairement et surtout les p’tits noms de la dame. Ce qui est une bonne entrée en matière dans un cadre de prière je trouve.

Et, c’est tout. En une heure de recherche, j’ai trouvé ces choses là, et d’autres que j’ai préféré éviter de mettre en avant, les illuminati confirmed et autres lady gaga est une prêtresse de vénus sataniste, je suis pas sûre.

Donc clairement un soucis de moteur de recherche, un autre dans la recherche, faut pas se leurrer, et pas de résultat solide à me mettre sous la dent. J’ai au final trouvé quelque chose qui me plait et me parle mais on est loin de ce que j’aurais attendu. Je vais continuer à chercher et à bouffer des vieux textes, youhou.

Kuji In, kuji out, lalala ♪

Ou comme je préfère l’appeler : le machin des mudras là.

Les sceaux du Kuji sont des outils ayant divers usages  habituellement situés comme japonnais, affiliés au bouddhisme ésotérique (remasterisé en nipponie ), donc, au Shugendo. Sinon sur internet ils parlent aussi d’art secret des ninjas et autres machins plutôt marrant, mais je vous laisse juge. Histoire d’expliciter les termes, le Shugendo est, pour faire « simple », une voie de l’ascèse liée à la pratique de la montagne, avec option initiation et tout le tralala. L’image de l’ascète aux cheveux longs à getas de bois d’une hauteur stupéfiantes ( adaptées à la vie en forêt et à l’escalade en montagne en fait ), pour les p’tits malins qui aiment les mangas, Jiraya de Naruto en est un genre d’exemple. Un jour, je tenterais un article résumant mes maigres connaissances sur le Shugendo et quelques références, c’est une voie très intéressante.

Je vais essayer de présenter pour le mieux cet outil et ma petite expérience autour, du coup ce n’est ni une vérité, non plus qu’un machin traditionnel et encore moins exhaustif. Bisous Cap’tain Obvious.

J’ai découvert ces sceaux d’une façon détournée, dans un bouquin que je vous conseille vivement ; la médium dont il est question dans l’ouvrage se sert dans ces rituels d’une grille composée des neufs sceaux. Je ne me souviens plus exactement de ce qu’elle raconte à ce propos, mais j’ai appris à m’en servir pour purifier, exorciser, etc.

Onna Bugeisha

A. Les Kuji in, pour quoi faire et qu’en faire ?

Non pas pour faire surgir des éclairs ou autres effet spécial. Sans rire.

Je perçois ces acrobaties manuelles telles des raccourcis claviers. Chaque choix de posture correspond à un modèle de circuit de l’énergie physique qui, avec l’intention et le contrôle énergétique nécessaire peut amener à une efficacité performative.

Le Kuji in a ça de bien qu’il s’inscrit à la fois dans une réalité physique et une réalité subtile dans le même temps. C’est banco.

On peut donc s’en servir tant pour travailler ses perceptions sensibles : la circulation de notre énergie dans notre corps, les différents types d’énergie, mais aussi leurs usages.

B. Le contexte.

Vous ne comptez pas aller vivre tout un hiver dans une grotte située dans les montagnes sacrées Jap, en mangeant 500g de riz par mois, en vous fadant des fumigations purifiantes au piment et en laissant la mousse et le lichen coloniser votre corps en raison de votre symbiose totale ou presque avec l’environnement ?

Vous n’êtes pas trop trop sur d’avoir envie de croire à ces machins de manga ? (bordel, get a culture, la plupart des éléments « fantastiques » de la culture japanim ou manga sont issus de traditions historiques)

Meh ?

Dans tous les cas, c’est très bien. Nous sommes ici sur une technicité. HipsterKaos, je te salue. Ces machins avec les mains, pris comme techniques sont à peu près à situer au niveau des sigils : synthétiques, factuels, à cheval sur des réalités diverses : faire et non croire. Expérimenter et non reproduire.

C. Et concrètement ?

Problème d’impatience ? Un petit retsu pour la route. Besoin d’un boost de combativité ? Rin peut aider. Et j’en passe.

Petite faveur personnelle pour Sha qui me tient bonne compagnie quand je vrille dans les transports en commun ou dans d’autres situations d’angoisse : il me permet de me recentrer sur la « réalité » qui m’entoure et de sortir progressivement de mon état de parano flippé. Avec une mention spéciale pour les fois où il a été un warning salvateur. Et bonjour à ma parano.

(oui)

(oui)

Je le précise tout de même : non, je ne pense pas qu’un simple geste des mains effectué dans un but puisse guérir du cancer hein, ma formulation se voulait légère. Ce que je pense en revanche est qu’une pratique disciplinée de ces techniques peuvent être bienfaisantes et amener pas mal de bonnes choses.

C’est un élément technique que je trouve intéressant comme pont entre le concret et le subtil.

[How To n°1] aka « comment faire » et ici, comment « ressentir »

Un article qui pourrait peut-être donner des suites du concept : how to, c’est à dire « comment faire »(copyleft by Nemn)*. Modulable sur pas mal de sujets, et surtout, sans aucune idée de « moi j’ai la science bitches ». Juste que parfois ça fait du bien faire le point sur ce qu’on « sait » et parce que échanger autour de ce genre de méthodologies c’est fortement intéressant je trouve. De la technicité, de la pratique. Bref.

Avant tout chose, il me semble évident qu’il n’y a pas qu’une façon de faire et qu’il y a autant de how to que de sensibilités même si, parfois, certaines peuvent se regrouper de part leurs approches. Que ça soit parce que naturellement on a du mal à gérer des ressentis qui peuvent « bouffer » ou parce qu’on cherche à ressentir « plus » ou bien juste pour le fun de la discipline, c’est toujours bon de croiser des méthodes, d’expérimenter et de ne jamais prendre pour vérité pertinente ce qu’on va lire. Hé oui. Et surtout pas moi hein.

Autre élément : loin de moi l’idée de vous faire la messe morale, mais il est tout de même bon d’avoir conscience de ce qu’on cherche à percevoir et pourquoi. Quand c’est bien clair dans notre petite tête, on peut se pencher sur le comment. Oui hein, la méthode dépend du but, donc à vous de voir.

 

I les sens.

à première vue, ils sont cinq : vue, odorat, toucher, ouïe, goût. Pour les perception au-delà du réel, on parle souvent du sixième sens (i see dead peoples everywhere, etc.), pourquoi pas, ça a du sens d’une certaine façon.

Nos cinq sens vont être, je pense, des mécanismes de traduction : telle couleur aperçue va nous évoquer des choses faisant sens dans notre caboche cabossée, de même pour le goût qui renseigne presque autant que ce frisson qui témoigne de « quelque chose » ou peut-être juste d’un courant d’air.

Certaines personnes vont hiérarchiser les sens, selon un skill plus ou moins balaise, genre le fantasme sur la vue des auras qui traduit des capacités supranormales trop kikoulol, d’autres qui vont privilégier tel ou tel autre sens selon une tradition et j’en passe. En règle générale le choix se porte sur un sens que les personnes « entendent » plus, allez savoir pourquoi. (tu la sens mon ironie ?) Y’a pas de bon ou de mauvais sens, y’a juste des messages qui t’ont tendus la main, dans la vie, à un moment où tu ne t’y attendais pas…

Je me permettrais de rajouter, humblement, l’imagination comme sens perceptif. Bah ouais, faut pas être con. Le neurone a parfois son utilité et permet d’accéder directement à subjectivité susnommée sans passer par des signaux en morse issus d’un codage alternatif sur une langue plus parlée depuis la naissance de Khéops. J’entends que ça soit sujet à débat, mais je l’ai constaté chez de nombreuses personnes, des idées vs du vécut, à vous de voir. Puis j’aime pas les débats maintenant que j’y pense.

Alors là, la question se pose : ce  qu’on perçoit par ce biais-là est-ce une réalité aussi tangible qu’un cailloux, c’est à dire, cette personne est-elle réellement bleu à paillettes ou bien est-ce notre esprit qui a donné ces teintes pour que, selon notre mécanisme de symboliques personnelles et autres subjectivités on puisse biter ce qu’on a devant « les yeux » ? J’en sais rien, je m’en branle, et de toute façon, la réalité, bof.

Alors, dans le doute, je me permettrais le conseil suivant : mieux vaut partir du principe de subjectivité pour les « données brutes » aka les perceptions. Par exemple : si pour vous cette vinaigrette a un petit goût citronné qui vous ravit et bien tant mieux, si par contre une autre personne ne sent pas le goût citronné mais au contraire telle épice lambda mais que ça la ravie également, rien à dire. Même résultat analytique final : c’est fort bon, premier avis positif. Vous avez perçu quelque chose de positif à première vue. Félicitations. Mais on arrive au deuxième point du coup.

 

II et on en fait quoi de cette vinaigrette ?

1 : on regarde le contexte : ce que j’ai senti se positionne où ? Selon si c’est dans une salade ou dans de la choucroute, on part peut-être pas sur le même référentiel. Ne pas chercher à positionner fermement le contexte, on n’est pas à l’abri d’un truc wtf pas prévu dans certains contextes présupposés. Juste positionner des éléments de structure pour se donner l’autorisation de discerner un minimum.

2 : On croise les données. Ouais. Original vous m’direz. Mais entre A et son citron et B et son épice, on peut déjà dire, sans trop trembler des genoux que les subjectivités de chacun vont donner du relief et permettre, encore une fois, de discerner. Si vraiment vous êtes en jambe, n’hésitez pas et osez aller au-delà du premier goût ressenti. Enfin, finissez pas toute la vinaigrette tout de même.

3 : On formule des théories, on cherche à les..oh wait…Serait-ce des procédés d’expérimentation que j’énonce? Hé bien, oui. Donc on rassemble les théories, hop, comme une bergère et ses petits moutons et puis on fait le tri histoire d’éviter de se faire empapaouter la face par une vinaigrette plus maline que nous.

 

III Repositionnement des perceptions.

Le dernier paragraphe du grand I évoque un implicite : il parle de ressentis positifs, ce qui sous-entends que certains peuvent ne pas l’être. Well, well well.

Le seraient-ils réellement ? Tel le cailloux fier et brave du début de cet article ou bien le seraient-ils juste pour certains types de pierres ? Ou bien juste pour nous ? Ha, c’pas simple ça.

Nous sommes tous plus ou moins compatibles avec différents moods, vibes, énergies (haha point new age atteint). Je vais partir du principe naïf que si on cherche à ressentir, on se connait tout de même un petit peu et on sait ce qu’on peut gérer et au contraire ce qui pour nous va être considéré par le système central comme dangereux, etc.

 

IV so, how to.

De nombreuses méthodes :

– déjà, les outils type tarot peuvent aider à discerner sans passer par l’analyse des données brutes puisque déjà traduites par l’outil. Vous n’aurez plus alors qu’à contextualiser et faire fonctionner votre outil personnel : le neurone.

– quand un « ressenti » vous cogne violemment la face : prendre du recul. Mais du recul vis-à-vis de la vinaigrette hein, pas de vous-même. C’est à dire que vous vous recentrez sur vous-même.

– après chacun la sienne, les percepts énoncés plus haut me semblent répondre à la plupart des possibles.

 

C’est la fin de ce premier how to : maintenant ne pas perdre de vue que chaque sens est tel un muscle : plus on en use, plus il s’affine. Exemple avec le vin hein, on n’a pas tous le palais d’un bon œnologue, ça nous empêche pas de goûter que je sache.

 

* Alors, le Nemn a prit la grosse tête ? Pas à sa connaissance. Simplement j’en ai un peu assez des gens qui n’ont pas un minimum d’honnêteté intellectuelle et qui vont se permettre de reprendre à leur compte des choses que d’autres leur on dit, ou qu’ils ont lu. Ces gens là, j’ai envie de les noyer dans la farine. Na. Un des garant de bons échanges c’est le respect des participations de chacun. 

Post inutile numéro 1 (vu qu’il me veut pas me laisser faire un dièse cet impoli )( donc oui il y en aura sûrement d’autres ) ( puis les titres longs ça change non ? )

J’étais en train de me préparer pour ma méditation journalière, quand j’ai réalisé deux choses.

La première est qu’il faut que j’arrête d’écouter de la musique de façon ironique. Je commence à y prendre goût…

La seconde, est qu’on vous ment. Oui mes bonnes gens. à vous. Mais qui oserai hein ? Bon. Taxez moi de sala anar, pour changer, mais la réponse est évidente. Bref.

Avant de méditer j’ai besoin de me regrouper. Oui parce qu’à ce stade là on ne parle plus de centrage, clairement. Et j’ai tenté diverses façons de faire. Au début j’ai écouté les conseils avisés et éclairés de mes aînés. J’aurais dû me méfier. Alors, non, respirer profondément ça marche pas bien sur moi. ça me fait bailler, puis je me met à rire, à gigoter, je fais tomber des trucs. Parfois moi-même du haut de ma chaise (la concentration c’est primordial quand on s’assoit en vrac). (le premier qui me dit que la position est importante pour méditer je lui fait remarquer qu’il n’a qu’à s’occuper de ses fesses et que ma position est très bien )

Ensuite j’ai tenté de suivre le fil de mes pensées. Et bon, force est de constater que mon esprit ne doit pas marcher pareil parce que la plupart du temps, des pensées dans ma tête j’en ai pas. La magie de la dyslexie je suppose, ou juste la gestion des différents niveaux de ce bordel. Donc aller sur chaque niveau et dire « chuuut dodo time » ça prend à peu près trop de temps, et à l’inverse, tout suivre à fond pour faire un genre de « j’évacue tout hahaha vous êtes bien embêtés maintenant hein !  » c’est… pas pertinent non plus.

J’ai suivi la théorie du manque d’ancrage alors je me suis ancrée. Pour me centrer. Et well. Plus j’allais en bas, plus j’allais en haut. Because fuck logique. donc ça n’a pas eu de résultat probant à mes yeux.

Puis un beau jour je me suis rappelée que j’avais aussi un truc de fou nommé libre arbitre, ainsi qu’un cerveau, et une capacité à expérimenter. Donc j’ai fait des tests, mélangé des méthodes et finalement j’ai trouvé ce qui marche sur moi. Et sans surprise, c’est quasiment le même protocole que pour que j’arrive à bosser (comprendre rester avec un air agressif devant un écran en tapant sur un clavier innocent avec hargne tout en toisant des piles de livres, bref). Et ô surprise toujours, y’a pas qu’une façon de faire, mais bien quelques principes de base, qui sont les suivants. Et j’en fait part pas tant pour parler de je que pour lancer un débat, des idées, ces trucs là !

– ma concentration est réac. Plus je lutte pour rester focus, mieux ça marche. Ergo, niveau sonore à fond. Des horreurs ironiques, du gros punk, du métal, bref tout ce qui sature un peu et a une vraie puissance de son, et un rythme.

– ma concentration demande une compensation physique. Rester immobile, c’pas naturel. Avant de me poser comme un vieux crustacé déshydraté, il faut que mon corps soit totalement vidé, ou en tout cas, n’ai pas de tensions liée à un besoin d’exercice quelconque. Je n’ai jamais aussi bien médité qu’après mes stages de danse, où après dix heures ( dont trois sur les rotules pour être honnête ) mon corps s’estimait satisfait et ok, voulait bien me laisser faire mes trucs là. De la même façon, après une médit, je m’agite. Je vais courir, je fais des abdos, je danse, etc.

– ma concentration est un enfant gâté qui veut une récompense. Donc toujours prévoir des récompenses de tout ordre post méditation et pré méditation si jamais.

– ma concentration regarde le principe de lâcher prise et ricane. Je suis une control freak cachée, intérieurement c’est l’bordel mais ce qui filtre est quelque peu contrôlé. Ajuster les deux niveaux est le plus gros du boulot je pense, pour ça que j’ai besoin de me pousser à bout sur tous ces plans.

Autant pour les bruits de ruisseau et le patchouli. Sérieusement ça a déjà marché sur vous pour de vrai ça ?

Ce post inutile prend ici fin. Sur quelques questions dont la principale est : Et vous, vous faîtes comment ?

Et une remarque : la meilleure méthode reste de toutes les lire, les mélanger, puis tout brûler, et faire la sienne. Mais bon, c’que j’en dis, c’est pour aider.