Dans quelle étagère…

…ais-je rangé mes pierres ? Mes livres ? Mes outils rituels ?

Dans quelle étagère ais-je rangé ma passion expérimentale ? Mon envie de ritualiser. Mes moments de pratique fifous voire addictifs ?

 

Dans quelle étagère, dans ce nouveau lieu de vie, dans cette coloc, vais-je ranger mes livres, et expliquer mon autel ?

tumblr_mems1y9tgg1rrzx66o1_500

Point de suspense : ce fut le plus simplement du monde.

La vie est si simple si tout est clair dans la tête ♪,en tout cas ça fonctionne ainsi pour moi.

 

Pas mal de changements donc qui expliquent ce long silence. Les projets ne sont pas oubliés ou enterrés pour autant, il est juste besoin du temps, qui s’offre de plus en plus.

La bise et bonne journée/whatever à vous ♪.

Publicités

Dieux et Histoire(s).

Ainsi, l’automne est de retour, avec elle cette période de lien, de transition. Je cherche mes marques, tâte les limites et tente de me centrer, pour mieux jaillir une fois que le temps sera venu. (et que Mercure arrêtera de faire le con. Bisous la baignoire.)

Côté lecture, je butine; alternant un joli manga qui parle de petits esprits et du folklore japonnais sous forme de mélange de vieilles histoire et d’imaginaire, un anthropologue qui raconte des choses merveilleuses , un autre universitaire, cette fois côté préhistoire (j’ai eu l’honneur de l’avoir comme prof lors de ma seconde année archéo/histoire de l’art, ce mec est génial) et, toute à l’heure, j’ai récupéré au fond de ma bibliothèque chancelante un petit ouvrage de la collection « découvertes » de Gallimard à propos du Chamanisme de Sibérie et d’Asie Centrale.

998246_467300933361648_170910750_n

C’est à ce moment précis, sur ma terrasse, entre les bruits assourdis de la rue et la pluie ruisselante sur les bouleaux, devant moi, dans l’odeur insistante de mon éternelle clope, qu’un petit truc s’est agencé dans mon encore plus petite tête. Une des illustrations montrait une amulette en cuivre représentant ce bon vieux Jésus, cet objet appartenait à un chaman évenk du début du XXeme et était considéré par ce dernier comme une divinité céleste, entrant dans son « panthéon ».

Le syncrétisme, concept dont le sens original s’est étendu pour désigner les unions de doctrines disparates m’est alors apparu comme étant une clé. Toute religion, tout courant idéologique, spirituel, politique, culinaire (oui.) est un amas de différentes choses. Des éléments se voient réinterprétés, ajoutés, déformés, étirés, mais même modifiés, ils perdurent. Que Frigg soit associée à Marie, que l’on voit dans le passé des ombres de notre présent, c’est « logique ».

Le présent a été construit sur le passé. L’Histoire a tenté d’écrire le passé avec les outils du présent de façon à les comprendre tant l’un que l’autre.  Il est entendu que l’être humain a une histoire : celle de l’humanité, de ses cultures, de ses évolutions mais aussi de ses conneries. Devoir de mémoire. Je ne crois pas en l’Histoire, la discipline, comme étant « réelle » dans ce qu’elle raconte. Ce sont des documents étudiés, contextualisés et analysés, interprétés.

Il est entendu que le règne animal a également une histoire, cette fois-ci on la considère biologique, « évolutive », merci Darwin et ses Bro’.

tumblr_mly0k6iGCO1qdyteno1_500

Quid de l’Histoire des entités, des esprits des Dieux ?

Quand je parle d’Histoire, avec la grosse majuscule codifiée, j’évoque ici la prise au temps, aux événements et à leurs conséquences. Nous avons des textes racontant la vie des Dieux, leurs liens avec les humains…Mais quid de la leur, de leur côté ? Sont-ils justement sensible au temps et ce qu’il peut construire en tant que sens et évolution comme nous le sommes nous ? Cette question est assez tordue, j’en convient. Mais comme je me la suis posée, autant en faire quelque chose…

Certes, des événements de type Ragnarök, Armageddon… évoquent une historicité, un avant et un après. Mais le soucis de ce genre de marqueur temporel total (en ça que le avant et après tu es supposément bien au courant) c’est le côté un peu flou, sans vouloir être paradoxale. Ils racontent une situation de crise, de confrontation et de dénouement. Sont-ils uniquement « métaphoriques » ou ont-ils une réalité « historique ». (Ok, c’est bizarre dit comme ça, vous me comprenez ou je m’enlise irrémédiablement ?)

Concernant la mythologie Grecque, nous avons trois versions différentes, trois généalogies, dans lesquelles les divinités n’ont pas le même statut, parfois existent d’autres fois non. Quand les Romains les ont repris, que s’est-il passé pour eux ? Quelle version est la « bonne » et est-ce que cela existe ?

Nonoriel, blogueur en langue anglaise avait fait ce post mettant en avant un fait constaté également par d’autres : bien souvent, les « entités » ne bitent absolument rien aux règles de la société actuelle.

Les spécialistes en science humaine sont déjà bien en peine d’établir les tenants et aboutissants de ces bonds complètement random que s’amuse à faire l’humanité en terme de choix d’avancées et sans offense pour Asimov et sa psycho-histoire, mais Fondation s’est fait taunt par le Mulet bien comme il faut (personnage Lokiesque va.) Dans ces conditions, ce n’est pas tout à fait déconnant que des figures n’ayant qu’un pied dedans aient du mal à suivre et restent sur les valeurs connues du temps où le contact avec « l’humanité » était plus intense.

Je ne me souviens plus du tout où j’ai pu lire ça, mais une personne racontait que si l’humain avait besoin des Dieux pour tout ce qu’ils pouvaient apporter, les Dieux avaient besoin des humains car ils étaient figés, incapables d’évoluer. Coincés dans l’identité que les humains leurs ont crée/reconnues. Je peux me planter, mais j’ai tendance, spontanément à dire « bullshit ». Pour les quelques raisons suivantes : certaines divinités auraient, selon les sources mythologiques (et par des processus dont on n’a tout à fait établi les modalités) refilé des apprentissages aux humains (Athéna et le tissage ainsi que la poterie par exemple) mais auraient également participé aux évolutions sociales (les différentes « castes »/ »types » de personnes faisant le lien avec les entités qui marquent également la société, étant donné que, comme Durkheim l’a démontré : une société ne saurait reconnaître des croyances et pratiques qui ne soient pas en accord avec ses valeurs et sa structure de fonctionnement)

Les Dieux vivent, interagissent, évoluent-ils pour autant ? Sont-ils sensible à l’historicité de leur existence ? (si tant est que ça veuille dire un truc ?)

Quand on prend la peine de discuter avec eux, de confronter les paradigmes comme qui dirait, on peut arriver parfois à leur « expliquer » des choses. C’est le cas d’une amie ayant échangé sur certains sujets dans ce cadre là : les Dieux sont sensibles aux mises à jour.

Si je résume les maigres connaissances que j’ai actuellement à ce sujet  : sans mise à jour factuelle de votre part, les divinités œuvreront par rapport aux valeurs et aux mécanisme sociaux qu’ils connaissent. Je pense d’ailleurs que ce n’est pas pour rien que l’on retrouve tant « d’artisanat païen » : la programmation informatique païenne est peut-être moins reconnue par cet univers là, alors que bon, un craft reste un craft. Alors que dans certains courants plus « modernes » si j’ose dire type Chaos land, les nouvelles technologies comme forme d’expression « inspirées » sont beaucoup plus répandues. Ce n’est sûrement pas pour rien : d’une part la reconnaissances des entités de cet univers mais également de la communauté des pratiquants.

Bref, beaucoup de questionnements, et si peu de réponses.

tumblr_mgces7wcXq1qkco7no1_400

[How To n°1] aka « comment faire » et ici, comment « ressentir »

Un article qui pourrait peut-être donner des suites du concept : how to, c’est à dire « comment faire »(copyleft by Nemn)*. Modulable sur pas mal de sujets, et surtout, sans aucune idée de « moi j’ai la science bitches ». Juste que parfois ça fait du bien faire le point sur ce qu’on « sait » et parce que échanger autour de ce genre de méthodologies c’est fortement intéressant je trouve. De la technicité, de la pratique. Bref.

Avant tout chose, il me semble évident qu’il n’y a pas qu’une façon de faire et qu’il y a autant de how to que de sensibilités même si, parfois, certaines peuvent se regrouper de part leurs approches. Que ça soit parce que naturellement on a du mal à gérer des ressentis qui peuvent « bouffer » ou parce qu’on cherche à ressentir « plus » ou bien juste pour le fun de la discipline, c’est toujours bon de croiser des méthodes, d’expérimenter et de ne jamais prendre pour vérité pertinente ce qu’on va lire. Hé oui. Et surtout pas moi hein.

Autre élément : loin de moi l’idée de vous faire la messe morale, mais il est tout de même bon d’avoir conscience de ce qu’on cherche à percevoir et pourquoi. Quand c’est bien clair dans notre petite tête, on peut se pencher sur le comment. Oui hein, la méthode dépend du but, donc à vous de voir.

 

I les sens.

à première vue, ils sont cinq : vue, odorat, toucher, ouïe, goût. Pour les perception au-delà du réel, on parle souvent du sixième sens (i see dead peoples everywhere, etc.), pourquoi pas, ça a du sens d’une certaine façon.

Nos cinq sens vont être, je pense, des mécanismes de traduction : telle couleur aperçue va nous évoquer des choses faisant sens dans notre caboche cabossée, de même pour le goût qui renseigne presque autant que ce frisson qui témoigne de « quelque chose » ou peut-être juste d’un courant d’air.

Certaines personnes vont hiérarchiser les sens, selon un skill plus ou moins balaise, genre le fantasme sur la vue des auras qui traduit des capacités supranormales trop kikoulol, d’autres qui vont privilégier tel ou tel autre sens selon une tradition et j’en passe. En règle générale le choix se porte sur un sens que les personnes « entendent » plus, allez savoir pourquoi. (tu la sens mon ironie ?) Y’a pas de bon ou de mauvais sens, y’a juste des messages qui t’ont tendus la main, dans la vie, à un moment où tu ne t’y attendais pas…

Je me permettrais de rajouter, humblement, l’imagination comme sens perceptif. Bah ouais, faut pas être con. Le neurone a parfois son utilité et permet d’accéder directement à subjectivité susnommée sans passer par des signaux en morse issus d’un codage alternatif sur une langue plus parlée depuis la naissance de Khéops. J’entends que ça soit sujet à débat, mais je l’ai constaté chez de nombreuses personnes, des idées vs du vécut, à vous de voir. Puis j’aime pas les débats maintenant que j’y pense.

Alors là, la question se pose : ce  qu’on perçoit par ce biais-là est-ce une réalité aussi tangible qu’un cailloux, c’est à dire, cette personne est-elle réellement bleu à paillettes ou bien est-ce notre esprit qui a donné ces teintes pour que, selon notre mécanisme de symboliques personnelles et autres subjectivités on puisse biter ce qu’on a devant « les yeux » ? J’en sais rien, je m’en branle, et de toute façon, la réalité, bof.

Alors, dans le doute, je me permettrais le conseil suivant : mieux vaut partir du principe de subjectivité pour les « données brutes » aka les perceptions. Par exemple : si pour vous cette vinaigrette a un petit goût citronné qui vous ravit et bien tant mieux, si par contre une autre personne ne sent pas le goût citronné mais au contraire telle épice lambda mais que ça la ravie également, rien à dire. Même résultat analytique final : c’est fort bon, premier avis positif. Vous avez perçu quelque chose de positif à première vue. Félicitations. Mais on arrive au deuxième point du coup.

 

II et on en fait quoi de cette vinaigrette ?

1 : on regarde le contexte : ce que j’ai senti se positionne où ? Selon si c’est dans une salade ou dans de la choucroute, on part peut-être pas sur le même référentiel. Ne pas chercher à positionner fermement le contexte, on n’est pas à l’abri d’un truc wtf pas prévu dans certains contextes présupposés. Juste positionner des éléments de structure pour se donner l’autorisation de discerner un minimum.

2 : On croise les données. Ouais. Original vous m’direz. Mais entre A et son citron et B et son épice, on peut déjà dire, sans trop trembler des genoux que les subjectivités de chacun vont donner du relief et permettre, encore une fois, de discerner. Si vraiment vous êtes en jambe, n’hésitez pas et osez aller au-delà du premier goût ressenti. Enfin, finissez pas toute la vinaigrette tout de même.

3 : On formule des théories, on cherche à les..oh wait…Serait-ce des procédés d’expérimentation que j’énonce? Hé bien, oui. Donc on rassemble les théories, hop, comme une bergère et ses petits moutons et puis on fait le tri histoire d’éviter de se faire empapaouter la face par une vinaigrette plus maline que nous.

 

III Repositionnement des perceptions.

Le dernier paragraphe du grand I évoque un implicite : il parle de ressentis positifs, ce qui sous-entends que certains peuvent ne pas l’être. Well, well well.

Le seraient-ils réellement ? Tel le cailloux fier et brave du début de cet article ou bien le seraient-ils juste pour certains types de pierres ? Ou bien juste pour nous ? Ha, c’pas simple ça.

Nous sommes tous plus ou moins compatibles avec différents moods, vibes, énergies (haha point new age atteint). Je vais partir du principe naïf que si on cherche à ressentir, on se connait tout de même un petit peu et on sait ce qu’on peut gérer et au contraire ce qui pour nous va être considéré par le système central comme dangereux, etc.

 

IV so, how to.

De nombreuses méthodes :

– déjà, les outils type tarot peuvent aider à discerner sans passer par l’analyse des données brutes puisque déjà traduites par l’outil. Vous n’aurez plus alors qu’à contextualiser et faire fonctionner votre outil personnel : le neurone.

– quand un « ressenti » vous cogne violemment la face : prendre du recul. Mais du recul vis-à-vis de la vinaigrette hein, pas de vous-même. C’est à dire que vous vous recentrez sur vous-même.

– après chacun la sienne, les percepts énoncés plus haut me semblent répondre à la plupart des possibles.

 

C’est la fin de ce premier how to : maintenant ne pas perdre de vue que chaque sens est tel un muscle : plus on en use, plus il s’affine. Exemple avec le vin hein, on n’a pas tous le palais d’un bon œnologue, ça nous empêche pas de goûter que je sache.

 

* Alors, le Nemn a prit la grosse tête ? Pas à sa connaissance. Simplement j’en ai un peu assez des gens qui n’ont pas un minimum d’honnêteté intellectuelle et qui vont se permettre de reprendre à leur compte des choses que d’autres leur on dit, ou qu’ils ont lu. Ces gens là, j’ai envie de les noyer dans la farine. Na. Un des garant de bons échanges c’est le respect des participations de chacun. 

Encore un coup des lombrics.

De la différence entre croyance et sensibilité et le reste.

Voilà le challenge du matin, arriver à écrire avec des mots ce qu’il en est dans ma tête là. Notre société a un préjugé assez incroyable sur la croyance (ok, je sors). Une chercheuse en science humaine a eu cette phrase qui résume assez bien le propos je trouve « eux ils croient, nous on sait ». Phrase qui parlait du gouffre entre la vision du monde de peuples lointains par rapport à notre appréciation scientifique, rationnelle, positiviste etc… des choses.

Je me souviens d’une autre anecdote ethnologique (toujours du même article en plus je crois, il serait pertinent que je le retrouve bordel…), la source ne me reviens malheureusement pas en tête. Un anthropologue était sur son terrain, au sein d’une tribu lambda dans j’ne sais plus quel coin du monde. Cette tribu était connue et reconnue pour son savoir de la nature. Des connaissances précises et empiriques liée à leur pratique de l’environnement etc.

Bref, cet anthropologue fut quelque peu surprise du coup d’entendre que pour ces gens, ce sont les lombrics qui coassent, et non les grenouilles/crapaud. Perplexe, il décida d’aller prouver son fait à ces ignorants. Les crapauds se trouvaient proches d’un point d’eau et étaient susceptibles de faire entendre leur chant mélodieux uniquement la nuit. Planqués à la coupe sous la fenêtre, voilà le grand savant occidental et quelques membres de la tribu, de nuit, guettant la chanson.

Le coassement se fait entendre, ils s’approchent doucement et là, trouvent, dans un silence suspect, quelques lombrics faisant leur boulot, mais point de crapaud.

L’expérience fut répétée plusieurs fois, et à chaque fois, coassement = présence de lombric et non celle de crapaud.

Ergo, les lombrics coassent. Le savant n’a pas pu prouver empiriquement son propos.

Bon, c’était un homme un peu buté, un homme de science, pardon. Donc, il a expliqué que biologiquement le lombric ne pouvait pas emmètre de son, que la présence était liée au fait que ce qui fait le bruit les mange, et se trouve donc au même endroit sauf que le crapaud est plus timide…De mémoire les gars ont été un peu sceptique et ont trouvé qu’il avait dû fêler la théière.

Les deux explications étaient légitimes et pertinentes. Question de paradigme, de référentiel et autres trucs systémiques du genre. (que le paladin trop lumineux de la science dure ne me défonce pas le museau pour cette hérésie à la sacro sainte vérité de la norme zoologique, moi aussi j’aime les ornithorynques après tout)

Dans l »milieu ézocult’perché, j’ai souvent l’impression d’assister ou de participer d’ailleurs, à ce genre de débats. Je jette pas la pierre v’savez. J’me dis juste que si parfois on pouvait se détendre du slip et se dire qu’après tout « pourquoi pas » et puis que de toute façon ça va pas fissurer la boule à neige qui nous sert d’univers de toute façon. De plus, les gens qui ont la théière fêlée, ça rafraîchi je trouve, et je me sens moins seule du coup.

à la limite, un peu de discernement personnel pour faire le tri c’est pas mal. Non vraiment, c’est une base qui se perd. Mais c’pas une raison pour aller détruire les fantasmes et croyances des gens. ( j’vous dis ça mais le 22 j’aurais bien été me marrer à Bugarach moi, mais pas avant, faut attendre la preuve par l’expérience pour amener du grain à moudre. Sinon les gens boudent et font d’la merde. Mais j’suis sûrement cynique )

Une croyance, c’est bien souvent personnel et pas pensé. C’est un pré-requis à plein d’autres trucs. Pour ça qu’en général on en parle pas, pas avec ceux qui ne la partagent pas ou qui ne sont pas « ouverts », tout ça. Une croyance partagée c’est un système de valeurs s’appuyant sur une vision du monde particulière et parfois ça fait religion.

La sensibilité, c’est personnel. Parfois elles se partagent et ça fait des bons repas ou des superbes moments de sensualité sexuelle ou pas. Ou encore des discussions géniales. Parfois même, ça fait des méditations partagées, des rituels et des communions magnifiques. C’est un lien la sensibilité . Un lien sensible ça amène du sens.

Une vision du monde, ce sont des croyances passées au broyage de la sensibilité  de l’expérimentation et de l’esprit. Quelque chose qui sort de nous, qui n’est pas seulement croyance et pas seulement trop deep pour être saisi par tous. C’est quelque chose qu’on partage librement, qui permet de donner et de recevoir dans le respect des visions de chacun, qui ne se laisse pas bouffer ou pomper ou j’ne sais quoi encore. Parce qu’une vision du monde c’est quelque chose de sain, de changeant et de vivant, qui évolue avec nous.

Utiliser son esprit, c’est quand même un truc que nous pouvons tous faire, et pour le mieux comme pour le pire. Apprendre à s’en servir, oser s’en servir pour le mieux, ça c’est un vrai boulot. Parce que savoir qui croient quoi qui perds la boule et qui projette. Bon. à part à faire des ragots et autres échanges certes humains mais néanmoins bien souvent puants, j’vois pas. Puis soyons honnête, c’est normal et sain d’en passer par là.

y’en a qui racontent, dans des livres ou ailleurs un truc comme  » savoir comprendre oser se taire » ou j’sais pas quoi là. C’est choupi comme tout, ça a sûrement un énooooorme sens trop profond et super pertinent.

Actuellement je prône plus le  » Cogiter, expérimenter, discuter et oser » ça a clairement moins de gueule mais on va tenter d’arranger ça.