Un an.

Voilà un an, ou presque, que j’ai finis par cesser de grincer des dents, de grogner et de ricaner à l’idée de travailler avec Aphrodite. Même au-delà de ça, de juste admettre que cette divinité et je avions possiblement des choses à nous dire.

Je ne suis pas butée. Chut.

Un an plus tard : un bilan mitigé.

En vrai non, c’était pour la référence. Bref.

Je tortille.

mon quotidien

mon quotidien (je suis les deux, mais surtout le cake)

Banalité évidente : faire le bilan sur une durée de l’influence d’un travail aussi intérieur est pour le moins épineux. Clairement le chantier est en cours, mais il y a eu de belles évolutions.

J’suis tombé sur un texte, sur deviantart, où la personne écrit les dix choses qu’Aphrodite lui a appris. J’suis pas convaincue d’apprécier que quelqu’un prenne mon texte pour le traduire, même en collant la référence, et lui demander sur une plate forme sur laquelle je n’échange pas est à perte. Donc j’vais chercher, sans plagier ou autre (c’est en anglais, j’ai lu une fois le texte, y’a deux jours, vous en faites pas, ma mémoire étant ce qu’elle est…) à mettre en avant ce qu’Afwodite a pu m’apprendre sur moi ou sur le monde. Donc ouai, on pourrait dire que je pompe l’idée.

J’crois y’a un terme pour ça, qu’est plus joli, que les gens mettent tout le temps, attendez voir….aaaaah oui: « ça m’a inspiré » :3 Vala.

En un an, qu’ai-je le sentiment d’avoir appris. Sinon réellement, du moins dans l’idée vague du truc ?

  • Que j’ai le droit de vivre. Genre réellement. J’ai pas à me punir, me saboter, tenter de me détruire directement ou indirectement. J’ai le droit de vivre, d’exister. En tant que moi. Moi-même. Pleinement.

Un psy aurait sûrement pu faire ce taf. Ou peut-être pas. Je ne sais pas, pis si je voulais aller voir un psy, bhé j’irai le faire en fait. Ce n’est pas encore totalement au point mais ça avance bien. Genre parait que j’suis épanouie et tout.

  • L’amour est une chose éminemment complexe. Tout jugement extérieur est forcément biaisé, et toute réflexion sur le sujet va dévier du propos. La pensée par contre va de paire avec l’amour.
  • D’ailleurs, arrêter de se prendre la tête est salvateur. Penser, parfois réfléchir, analyser, ok mais cesser de pédaler en rond : y’a du mieux aussi, bordel l’énergie que je peux perdre à me bouffer moi-même pour éviter de vivre ce qui se passe….
  • Si les gens sont heureux grâce à des conneries, tant mieux pour eux. Je ne suis pas là pour juger éternellement le con et l’obscur de cette société. Tant que ça ne nuit à personne ma foi, faîtes comme bon vous semble, j’irai pas vous jeter des patates.
  • De moins en moins l’angoisse de « me faire avoir ». J’ai pas forcément un passif smooth que ce soit en amitié ou en amour, ça avait laissé des marques. La grande muraille de Chine à côté d’moi c’est un renfoncement vague au fond d’un champs…. La logique avec laquelle je fonctionne présentement et qui semble pertinente est : dans le doute sois toi même. Si ça passe, c’est cool sinon, tant pis mais tant que je suis claire sur ce que je ressens, ce à quoi j’aspire, le reste s’agence, ou pas et puis j’avance, je vais pas rester bloquée 254664656 ans sur un truc.
  • Il est important de s’hydrater.
  • Traite le futile comme important et le sérieux comme léger. J’te promet, ça change pas mal de choses.
  • Tu ne peux pas être parfait-e. Alors lâche prise et va profiter d’la vie.

J’vais aller faire ça d’ailleurs. Cet article ressemble un peu trop à mon goût à un ensemble de truismes et autres phrases toutes faîtes, ce que je n’aime pas. Mais il faut bien assumer que tout ça a pris du sens pour moi, alors soit. Assumons.

Bonne journée à vous ! et bon début de semaine !

mighty_aphrodite_by_dalaiharma

 

 

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Instant fugace.

23h41.

Le repas pour demain midi fini de cuire. Fenêtre ouverte pour laisser entrer l’air, la fraîcheur également, des bruits de voix montent de la place, juste en dessous. Je choisis de m’rouler une clope, de me poser devant le pc, d’écrire un peu. Pourquoi pas sur le blog ma foi. Ceux qui passent par ici seront probablement contents d’avoir quelques nouvelles, d’autres euh well, que faîtes-vous ici au juste ?

J’ai passé les derniers -longs- mois à oeuvrer pour avancer dans ma vie, ma vie pro. Bien que n’ayant pas de syndrome de peter pan lattant ou de crainte spéciale sur l’âge adulte, j’ai pris le temps dont j’avais besoin pour avancer dans mes études (en travaillant toujours à côté et ce depuis l’âge de dix’sept ans, allez pas croire que c’était les vacances intellos non plus) et aborder avec la naïveté qui me caractérise ce merveilleux univers qu’est « le monde du travail ». Je ne sais pas pourquoi nombre de gens choisissent de reproduire l’ambiance collège en encore pire dans leur vie quotidienne, mais soit, ok. Bon, j’vais aller voir ailleurs. Et de fil en aiguille, depuis deux ans et demi, je poursuis mon bout de chemin dans cette recherche. Le scoop les copains, c’est que j’ai « trouvé ma voie ». Quand j’ai annoncé ça, avec ces mots suivis de « ma place dans la société », un ami s’est mangé un fou rire. Il m’en a expliqué la raison devant mon air perplexe/géné : « quoi toi, une putain de mame chaotique, dise ça, c’est trop fort ». Ok, j’entends cet avis, j’ai ris aussi.

Mais en fait, ça m’a ramené à un nœud qui longtemps m’a taraudé. C’pas évident d’avoir la fatalité du travailler pour vivre, savoir que même si tu es plus fatigable que pas mal de monde, même si ton caractère et ton charisme sont à double tranchant et bien souvent te causent moult emmerdes improbables, même si [statistique random]% du temps tu planes plus ou moins malgré toi, bah faut aller au turbin comme tout un chacun. Tout le monde a ses points de faiblesses et ses galère, je parle juste des miens, sans donner de valeur à quelque situation que ce soit, je juge pas ici, je parle de mon nombril hein, don’t worry.

La voie dont j’parle, et que je ne développerai pas ici, c’pas une nouveauté en vrai. Le pépé l’avait dit. La petite fille, elle sera [nom de la voie]. Mais la petite fille, elle a un caractère de merde, donc elle a, comme toujours, tout tenté pour faire les choses à SA façon, et bon, pourquoi aller tout droit quand on peut partir en couille et se bouffer des murs ?

Bref, j’y suis. Je fais de mon mieux pour me donner les moyens de faire aboutir ce projet. Incha’chatte.

Dans le même temps, le reste de ma vie. Ah, j’ai bien un autre projet, qui me tient plus qu’à coeur, et sa mère si ça pouvait bien se goupiller, bah promis, j’arrêterai d’en faire qu’à ma tête, enfin, j’essaierai de faire de mon mieux dans ce sens.

23h59

Le mec chelou dont l’appart donne à l’autre bout de la place envoie des « shhhhhht » super fort pour signifier aux pécores ci-dessous que leurs discussions estivales l’emmerde et qu’il aimerait dormir. Marrant.

00h00

Depuis un an que j’me suis retrouvée le nez dans Afwodite, ça avance, petit à petit, je suis butée. Mais j’fais pas exprès, j’vous jure, j’ai juste du mal à comprendre, à sortir de ma zone de survie affective. Vingt-neuf ans de conditionnement, ça part pas comme ça. Quand finalement je touche du doigt une soluc’ pour ce mode hardcore, je tente de l’appliquer. J’me crash souvent, mais ça avance. Je vais finir par y arriver.

00h06.

J’relis, je vire la moitié des fôtes, j’men fais pas, il en restera bien assez pour vous faire saigner les yeux. Sorry.

J’me rends compte que bien souvent, j’ai besoin de faire à « ma façon ». C’est à dire qu’à moins avoir eu une explication qui permette à mon système cognitif de réellement comprendre le propos, je sais, fatalité, que je ne comprends pas. La défense que j’ai trouvé semble être l’attaque : ah, je sais pas comment faut faire et j’ai pas bien compris ce qu’il fallait faire, hmmmm *gratte sa barbe* alors on a qu’à dire que j’ai compris ça, oui, non ? Bon, allé, yolo. Leeeeeeerooooooy Jeeeenkins.

Soyons honnêtes, c’est une merveilleuse technique de bluff face à la vie. Mais tellement.

Par contre, ça me fragilise de repenser à un souvenir, mais tellement tout con, ridicule, une anecdote de gamine, qui résume le problème en fait. Cours d’art-plastique, classe de sixième, j’ai dix ans. Je débarque de ma petite école de quartier à multiples niveaux, on était moins de cent gosses sur toute l’école, t’avait une classe de mater, une de CP/CE1, et les trois autres dans la troisième. Je débarque donc de là dans un collège privé avec quatre classes par lvl. Trente gamins par classe. J’étais fin larguée de base. Bref, exercice pour la semaine prochaine : un camaïeu sur une couleur de notre choix. Elle nous donne la def, peut-être, j’écoutais pas alors. Je me souviens avoir cherché dans le dico ce qu’était un putain de camaïeu de couleur, et ce que j’y ai lu m’a fait comprendre que c’était une représentation des différentes nuances de ladite couleur. Je réfléchis à comment faire ça, je choisi le bleu, et m’attelle au taf, couvrant une feuille A4 canson tout bien comme elle avait dit la dame avec ce camaïeu. L’avantage du bleu, c’était de pouvoir mêler les tons, pour évoquer tant le ciel que la mer, quelque chose de mouvant, où chaque nuance était visible mais où d’autres pouvaient se créer, bref. Comment vous dire, j’ai eu zéro, et un petit tapage de honte gratis. Elle montre à la classe le meilleur dessin, des ronds, disposés en rond, avec chacun une teinte de couleur dedans. J’ouvre des grands yeux en mode « mais cay chiant ça ». Puis elle montre le plus mauvais, qui n’avait pas compris la consigne, le mien, dans lequel tout se mêle. Zéro, hors sujet, n’a pas compris ce qui était demandé. On m’avait pas dit pour les cases dans le dico. La classe se marre, la prof me regarde d’une façon que je n’ai toujours pas identifié.

C’pas un gros drame hein, on est bien d’accord, et j’fais clairement nawak en racontant ça ici parce que l’intérêt est fin limité. Le problème est juste le suivant : quand je ne comprends pas bien, je fais à ma façon. Comme bien souvent je n’ai pas moyen de me faire expliquer mieux ce qui est demandé, j’apprends, chaque jour, à deviner un peu mieux. Et quand je n’y parviens pas, éh bien, je fais à ma façon. Parfois bonne, parfois hors sujet.

Mais comme tout ce qui me blesse, c’est dans un coin, caché sous les remparts, et ça pique, ça tire, ça s’infecte. Et ça appuie très fort sur le manque de confiance en moi, que ça nourri même.

Pour mon projet pro : le plus dur ça va pas être de bosser les compétences demandées, ça va être de bien cerner ce qu’on attend, pourquoi, comment. Si j’ai ça dans la tête, ça passera plus aisément.

Et au quotidien, dans mes rapports humains, ce mécanisme est là aussi. Si j’bite pas ce qui se passe en face, je perds pied.

Dans ma pratique ésopagan, la lutte se joue à un autre niveau. Dans ce monde là, j’ai pas zéro, et j’comprends ce qui se passe. Mais si je comprends, c’pas normal, donc c’est sûrement mieux de pas écouter et de faire autrement….Voyez-vous les emmerdes que l’on peut se créer tout seul sous prétexte mais « na mais c’est dans ma tête », « na mais en quoi ça serait pertinent mes délires, de toute façon j’ai sûrement une couille psychiatrique » ?

TODOLIST

  • accepter la réalité de cette part esopagan, la suivre avec discernement et pertinence, même quand mon instinct de conservation me hurle dans les oreilles « FAITPASCAGROGNASSETOTALEMENTTAREE ». Sorry caplock.
  • si 1 check, s’appuyer dessus pour avancer de façon à avoir plus d’atouts dans la compréhension et la gestion et moins de pression pour éviter de partir en mode Leeroy fait de la merde à chaque occasion
  • apprendre à ouvrir les portes au lieu de péter les murs avec ma tête
  • sauter ce putain de paradigme, rien que pour lui coller une gapball en le chevauchant après coup, do it for the lelz.
  • mettre le repas dans le tup
  • préparer mes saps pour demain
  • aller ronquer.

Euh, j’espère avoir inversé l’ordre chronologique…Ah, on me dit que « hahahaha » dans l’oreillette T_T.

00h32, bonne nuit, bonne journée, amour sur vous.

Les conséquences.

Je voulais revenir avec légèreté, mais je me rend compte que le sujet peut-être un peu grave en fait. Et que le décalage que j’aurais instauré n’aurait été compris que par….deux personnes ?

Anyway, changeons d’axe.

L’été précédent, j’avais pris un taf contre avis des [esprits], manifesté lors d’un tirage de carte. L’été précédent, j’ai emménagé avec une personne contre avis des [esprits] manifestés de façon directe.

Autant j’avais parlé du premier élément de façon anecdotique par ici, autant le second est plus complexe et a nécessité son dénouement pour être finalement sujet à réflexion.

Dans le premier cas, l’avis avait été clairement « tu as bien mieux à faire que de prendre ce taf, fais ton job on te dit que tout va bien se passer ». Je n’ai pas écouté et me suis probablement mis en vrac pour rien, comme ça, pour le fun d’être reloue. Les conséquences immédiates ont été douloureuses, mais rien sur le long terme.

Cependant, faire ce choix a ouvert la porte à d’autres, m’a affaibli sur certains points et je pense que ça a joué dans la mise en oeuvre du second élément.

Nos enjeux personnels, nos peurs, nos attentes sont autant de moteurs plus ou moins sains, fonctionnels et pertinents. Ils sont cependant là, lié intimement à notre identité et à notre vie.

Lorsque notre vie est aussi mindfuckée que peut l’être la vie d’un sorchamanpaganautre, alors ça se complique….

Nous apprenons (le nous est ici général, je n’inclus ni n’exclu personne, il est communautaire large et neutre, et bien entendu je ne parle au final qu’en mon nom, par le biais de mes expériences vécues et de ce que j’ai pu observer par ailleurs) à aller profondément en nous, à gratter et creuser notre identité, notre esprit, nos émotions. De l’introspection poussée au-delà de ses limites humaines, pour contempler les miroirs brisés et rétablir l’équilibre, réunir l’âme scindée et le coeur part trop brisé. Une réalité dure, éprouvante, qui demande des trésors d’imagination, de sentiments et de ressources diverses.

Nous apprenons à voir les rictus sous la trame d’une main tendue ainsi que les tensions incompressibles, et à cependant poursuivre comme si de rien, à estimer les enjeux, les intentions, les possibilités. Magiciens du néant nous avançons sur la corde raide d’une société aliénée qui nous rejette et qui a besoin de nous, avec comme seul filet de sécurité notre présence ici et maintenant en cette humanité, en cette société. Pas après pas nous franchissons les voiles du sens, de l’absurde; nous étiolant à chaque plateforme en fumerolles et étincelles.

Puis renaissant du chaos, nous empoignons des trames de sens pour les faire vivre, revivre et pour toujours faire ce qui est attendu de nous. Faire ce qui est nécessaire.

Alors avec ce genre de vie, comment sérieusement prétendre gérer la notre pour le mieux ?

J’ai le sentiment ne pas gérer grand chose. Ma marge d’anticipation est ou très proche ou très lointaine, le moyen terme semble handicapant. Je peux mettre en oeuvre, je peux au contraire mettre des limites mais les nuances et les nuages sociaux me semblent bien lointains.

Au final, cette altérité nous touche en profondeur dans nos vies et leurs structures. Chacun-e-s à notre façon nous avons, je pense, fait des sacrifices, tourné le dos avec plus ou moins de détermination à des rêves brisés, osé envisager un « avenir », une notion pourtant fragile.

Oui chaque humain vit ce genre d’expérience dans sa vie. Cependant, avec la focale que nous pouvons avoir, avec l’intensité que ça implique, je pense que là encore, le même est pourtant différent.

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Ce second choix, on m’a dit non, non, non. Non.

J’ai pas écouté, je ne me suis pas sentie concernée. Alors j’ai continué, fidèle à mon obstination naturelle.

Alors oui, [ils] avaient raison. Clairement. Cependant, je n’ai pas été abandonnée pour autant, personne n’est mort, et [ils] m’ont, pour certains, soutenus au mieux.

Cette expérience a été importante pour moi car elle m’a permis de penser le fonctionnement de ces avis que donnent les esprits, de leur soutiens, de leurs conseils, de leur rejet. Je n’ai clairement pas de réponse à généraliser, je note simplement que leur avis est dur à estimer. Trop de « monde », de niveaux de compréhension, d’interprétation…

Quel que soit le choix que l’on prenne, peut importe nos intentions, la pureté de nos amygdales ou le chant du rossignol, il y a des conséquences.

Le tout est non plus de vivre avec mais simplement de vivre.

Faites ce que vous avez à faire.

Quand vous aurez accompli les révolutions souhaitées autour de votre nombril,
quand les concepts et les structures vous seront apparus,
quand votre être aura accepté le poids de la vie et de sa nécessité,
quand vous serez vous-même aligné sur ses frondaisons,
alors le chaos s’éclairera et la mort vacillera dans son état.

Vous saisirez les tensions et les paradoxes ; les embrassant, laissant vos nerfs danser sur leurs pulsations.

Et quand vos mains, d’un réflexe enfantin, voudront agripper et retenir vous, vous-même et votre être les ouvrirez ; accueillant le grondement du temps, le fardeau de l’héritage.

Détendez vos épaules et redressez votre tête.
Le menton fier et le regard humble.
Sacrifié suppliant et bourreau tourmenté.

Seul.

Ouvrir la voie à une respiration, première du genre, pour enfin avancer.

Ondoyante sera la marche, liquide, souple.
Regard de braise qui sondera, ouvrant l’âme aux sens.
L’esprit foulera souplement le sol, liant.

Hors de vous, enfin intègre.

Paradoxe nécessaire.

Faites ce que vous avez à faire.

Et priez mes enfants, vos larmes ne vous sauveront pas, car les velléités demeurent et l’heure approche où….

nota : « Qu’est l’énergie sinon ce qui anime les gens et porte le nom étrange de civilisation, société ou gouvernement ? »*

* in Les hérétiques de Dune de Franck Herbert.

Nemn, lundi 3 août 2015, 11h30, train partant de Genève.

[How To n°2] : Charger une bougie, faire un autel et pourquoi grands dieux faire ce genre de choses ? (partie 1)

Ce n’est pas forcément évident, au début, de savoir comment se positionner par rapport à tout le matériel existant, tous les conseils émanent tant de personnes plus « avancées » (en tout cas ayant plus d’expérience à première vue) que des diverses traditions et de leurs appropriations. Je me souviens avoir été grandement perplexe au début, quand ma pratique commençait à s’inscrire dans une démarche également matérielle.(1)

Ce que je nomme démarche matérielle est le simple fait de mettre en place et en oeuvre, physiquement, des témoins et acteurs de notre pratique. C’est à dire un élément matériel, symbolique et/ou pratique qui va intervenir dans certains moments de notre pratique, qui va tenir un rôle de part sa dimension et physique et symbolique.

C’est le cas par exemple des objets rituels que l’on peut associer à la Wicca : chaudron, coupe… Mais également des « consommables » type encens, mélanges d’huile, etc…

Le starter kit matériel c’est très bien, mais ça n’suffit pas. Enfin si pour vous c’était immédiatement fluide, tant mieux ! De mon côté j’ai plus eu l’impression d’être un chat attelé à un char …(Et Pas de grande déesse scandinave pour me faire aller droit dans la métaphore.) J’avais certes une vague connaissance de identité symbolique de ces objets mais immanquablement…l’impression de jouer à la dînette.

Voilà voilà.

Voilà voilà.

Avec le recul, je pense que diverses raisons peuvent expliquer ce départ compliqué :

1. La personnalisation de la voie, ou comment ça ne sert à rien de faire comme les autres vu que tu ne l’es pas, les autres. Vu que tu es toi en fait.

Sur l’idée oui, je voyais bien pourquoi faire un autel, pourquoi charger une bougie, après tout, je m’étais documentée t’sais. De forum en forum, tout ça. Bon, le fait est que d’avoir les infos ne m’a pas aidé dans les faits. Oui intellectuellement je vois bien la théorie, enfin, les théories (faudrait pas qu’on soit tous unanimes sur un sujet, ça ferait bizarre, et c’est très bien ainsi) mais sur toutes ces voix, il en manquait une : la mienne. Savoir comment résoudre des intégrales, c’est bien, mais si t’as pas appris à faire des soustractions, la vie va être compliquée. Là, c’était la même chose.

(1) =>ma « pratique » était alors absolument pas matérielle. Je méditais, m’occupais de mes rêves, j’explorais les ressentis énergétiques. Or, tout le monde (la généralité qui pue qui veut dire en gros que je voyais surtout des photos d’autels, de la vente de matériel dans les boutiques….accessoires rituels, plantes, pierres…), avais-je l’impression était dans une démarche autre. Je débutais dans cette communauté et cet univers (mes expériences enfantines ne comptant pas d’après moi à cette époque) et me suis donc dis que [les autres] savaient mieux que moi ce que c’était que le rapport au divin, que d’être sorcière. Bien entendu ce processus fut inconscient, un genre de mimétisme d’intégration et surtout d’apprentissage.

J’ai dépensé alors des fortunes que je n’avais pas en minéraux, porte-encens, charbon, encens divers, bougies, coupe, cartes, bol tibétain…

Il me fallait le kit bordel. Et je l’ai eu. Et là, je me suis retrouvée couillonne.

2. Ok, trop de choix, comment faire ?

Si la tradition machin dit qu’il faut faire ainsi mais que la trad truc dit le contraire, qui croire ?

Là, une cohérence : que ce soit dans l’temps ou présentement je pense la même chose sur le sujet : tu considères la pertinence de chacun dans son système. Si dans le premier système l’encensoir est là pour qu’on mette de l’eau dedans ok, si dans le second au contraire il est là pour faire cramer un charbon, ok (alors oui, je sais bien qu’en général un outil a un usage assez constant, c’est surtout pour l’exemple). J’ai considéré que je pouvais explorer chaque façon de faire, et au final choisir celle qui me parlait le plus. Non pas pour piocher sur ce qui m’arrangeait mais pour une raison très simple : le rôle donné par un système à un élément dépend de son fonctionnement interne, et j’ai supposé qu’un système viable était un système cohérent. Bon, j’étais un peu naïve.

Nombre de systèmes manquent de cohérence selon moi, mais c’est un autre débat. Reste que dans l’apprentissage, explorer différents paradigme est particulièrement efficace et enrichissant et permet de voir la chose primordiale : son propre système.

3. La voie est sous tes pieds petit scarabée. 

Parlons quelques instants de la psychologie : les personnes suivies par un psy freudien vont développer des rêves liés à ses théories, alors que d’autres suivis par des jungiens, oh surprise, développeront des rêves rentrant cette fois dans le système de Jung. Cessons de parler de psychologie.

Sachant ça, j’ai supposé que d’inscrire sa pratique dans une tradition permettait une cohérence globale dans les faits et « intérieurement » par rapport à l’inconscient et à tous ces mots très techniques des sciences du dedans de la tête de l’humain qui décrivent les processus qui nous échappent.

C’est pour cette raison que j’évite autant que possible les bricolages (ou bris-collage si toi aussi tu as trop lut d’articles de sociologie sur la nébuleuse mystico-ésotérique), pour assurer une cohérence et une cohésion dans ma pratique, et surtout dans ma tête.

Ceci étant dit, oui, il y a bien des écrits/théories/avis sur l’usage et la pratique matérielle selon le contexte, l’outil, etc…Cependant, l’individu tranche pour lui-même et par lui-même en dernier recours.

Et c’est une chose qui me pose soucis sous un certain angle. Oui, les ressentis sont personnels et les choix faits également, et jamais je n’irais dire à une personne qu’il fait trop de la merde et qu’on fait pas comme ça. Et pourtant, il y a des situations où l’ont sort du système de « croyance » et qui rendent invalides certains usages/théories/etc. Bref, je digresse mais j’en reparlerais ultérieurement, dans un autre article.

Le fait est que j’ai mis du temps, bien trop longtemps à comprendre que j’avais le droit, voire le devoir de mener ma propre barque à ma façon dans ma pratique. Et ce processus a été accompli également par la galère que j’ai eu à user du matériel dans ma pratique. L’appropriation donne du sens, parce que faire comme dans le livre parce que c’est écrit manque selon moi (avis hautement personnel qui n’est pas pour autant un jugement de valeur)de profondeur et de pertinence. Je ne dis pas que ça ne marche pas. Je dis juste que pour moi l’idée de pleine conscience est très important, également dans ma pratique.

Alors, comme le dit le Koan Zen : la voie est sous tes pieds. Et c’est valable pour tout.

4. Le rôle paradoxal des outils.

Un outil est une production humaine (crée par l’humain) ou que l’humain s’approprie( l’ortie de devant ta maison, par exemple devient un outil ou rituel ou médicinal en tant qu’ingrédient) qui a pour but de lui faciliter la vie (le parapluie). Un outil nous fait gagner du temps, nous permet d’être plus efficace, et pourtant il en coûte une dépendance assez terrible : sans l’outil sur lequel on base un usage, on se retrouve dans une situation pire que si nous n’avions jamais eu l’outil.

L’exemple le plus connu à ce propos est, il me semble, celui des pierres taillées lors de ces temps reculés de la préhistoire. L’humain avait alors des savoirs et des techniques autour du traitement des peaux de bête (tannage, tout ça), puis un jour il a introduit la découverte de René, le petit dernier de Sylvie du cailloux d’en face, ce gaillard avait réussit à utiliser une pierre faîte d’une certaine façon pour traiter plus vite la peau dans une des étapes. Grâce à René la communauté a pu tellement mieux gérer sa production de peaux que le monde est devenu fou fou fou, ils ont même eu assez de temps pour aller inventer la bière. Grosse folie te dis-je. Sauf que voilà, suite à un coup en trop, le R’né s’est trompé de chemin et a finit dans la rivière. Sauf que voilà, lui seul connaissait la méthode pour faire ces petites pierres-là. Au bout d’un moment, il n’y en a plus eu de fonctionnelle, et la communauté s’est retrouvée bien emmerdée vu que ça faisait bien longtemps qu’ils n’avaient pratiqués ça à l’ancienne. Des vieux étaient morts, le reste trop saouls, et surtout les techniques avaient été oubliées. La communauté a donc du se baser sur ses vagues souvenirs de savoir et recréer à nouveau une méthode sans cailloux (en attendant qu’un-e autre la réinvente- ou un truc ayant un usage proche, blabla², tout ça) qui était moins efficace que l’ancienne car plus récente (et quelques autres éléments, mais je vous l’fait en gros). Au final, l’outil qui soulageait et permettait de nouvelles choses a également entraîné la perte d’autres éléments jusqu’alors acquis.

Digression son papa le politicien.

Deux lamas pour la peine.

Deux lamas pour la peine.

BREF.

Un outil peut aider dans un cadre rituel, bien entendu. Cependant, à trop en dépendre ne risque-t-on pas de se retrouver un peu le bec dans l’eau sans ?

5. Identité et matériel.

Notre société est assez marrante par rapport au rapport entre l’identité et le matériel. Que ça soit une voiture, un smartphone avec une pomme dessus, un bracelet que c’est trop celui de l’été t’as vu ou encore certaines vêtements, tous ces éléments matériels jouent dans la perceptions des humain-e-s entre eux et envers eux-même.

On peut bien entendu être plus ou moins distancié quant à ça, reste que notre société est ainsi, pas mal d’autres également.

Lors de mes débuts, il était pour moi important de trouver des objets qui pouvaient remplir leur rôle tout en me plaisant; qu’ils joignent l’utile à l’agréable et surtout qu’ils soient raccord avec la couleur que je donnais à ma pratique. Le risque était que je me retrouve avec une déco ésotérique plus qu’avec des outils rituels, que l’expression de mon identité prenne le pas sur l’aspect fonctionnel possiblement neutre que peuvent avoir ces outils.

Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, cependant j’ai tendance à considérer que le rôle des outils est avant tout de permettre des connexions avec d’autres chose que moi-même. Qu’ils permettent le lien avec d’autres individus qui pourraient partager mes goûts est une bonne chose, que ce soit des beaux objets de qualité l’est également, mais il ne faudrait pas que je perde de vue leur usage principal.

J’aime beaucoup regarder les photos d’autel que ce soit sur instagram ou tumblr, ou encore sur les blogs. De beaux objets, de belles « natures mortes » mais au final, un espace vivant et vibrant me semble plus important si un choix devait être fait.

Et fort heureusement, je ne vois pas de raison que ce choix s’impose. :D

6. Problématique du sacré/chargé, outil hors du monde, outil matériel.

En fait, vous me dîtes que ma tasse à thé ne peut pas me servir de coupe rituelle puis juste de tasse à thé ? Que l’objet une fois consacré et au service du sacré ne peut plus devenir occasionnellement profane ?

C’est une donnée qui m’a longtemps posée problème. Ayant une tendance à voir le sacré dans le profane, l’immanence, tout ça, j’étais bien embêtée avec le côté tabernacle de la chose. Et à vrai dire ça me fait toujours buger par moment, selon les outils.

Ce qui a changé la donne ? Quand j’ai eu trouvé les outils qui m’étaient réellement nécessaires dans ma voie, qu’ils ont trouvé du sens réellement et pas juste par rapport à une tradition ou théorie qui m’était extérieure.

La suite est à suivre ! Sur l’autel, les outils en eux-mêmes et le principe de charge ! Bonne journée les minous.

Tag : moment de rêve.

La Freaky Beast ne se contente plus de vouloir dire bonjour, voilà que je me retrouve avec des devoirs : le Tag « moment de rêve » avec quelques questions, alors, « allons-y ».

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Un lieu de rêve où j’aimerais me téléporter immédiatement ?

Immédiatement, nulle part. Je suis très bien là où je suis et c’est heureux, car très nouveau. Alors, j’y suis j’y reste.

Le dessert de rêve que je ne peux jamais refuser ?

Il y en a beaucoup…. Un Paris-Brest avec des fraises, un éclair à la vanille, de la brioche aux praline….Ha, et tout ce qui comporte du chocolat !

Le livre m’ayant le plus imprégné durant et après sa lecture, comme un rêve ?

Tous. Ce n’est pas que je ne veux pas trancher (pour une fois), c’est juste que chaque lecture m’immerge complètement. D’ailleurs si le livre ne produit pas cet effet, je n’insiste pas et le repose en attendant.

La chanson que j’aurais rêvé d’écrire ? 

Alors ça c’est compliqué. Je ne me projette pas dans l’oeuvre des autres, il y a beaucoup de textes de chansons que j’admire et qui me touchent terriblement, mais je n’ai jamais rêve d’en avoir écrit les paroles. Je rêverais à la limite d’avoir les ovaires de me lancer et d’oser écrire des textes et surtout de leur donner une visibilité.

Des fringues que je rêverais de mettre mais n’oserais pas ?

Mais j’ose. La seule limite est le budget alloué aux fringues.

L’animal que je rêve d’avoir en ami ?

Euh, j’ai plus tendance à avoir des plantes en ami depuis toujours, en terme d’animal je ne saurais trop quoi dire, mais sûrement une chèvre pour tout le côté pratique qui serait enrichie en terme d’échanges. Hum. Je sais pas trop

Que faut-il pour faire passer ma vie actuelle à ma vie de rêve ?

10 000 euros et un taf. Je suis pas compliquée.

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Et voilà ♪ je suis en général très décevante dans ce genre de contexte : les tags. Mais c’est fait petite bête à corne, c’est fait !

 

 

La peur peut aussi être un moteur.

Depuis l’enfance, je suis de nature angoissée. De là découle certains éléments de ma personnalité (timide, renfermée, peu expansive, souvent sur la défensive…). Je vis avec plutôt bien et ne cesse de travailler sur moi de façon à ce que mes barrière internes n’étouffent pas les gens que je côtoie.  Et histoire de ne pas finir par m’étouffer, tant qu’à faire.

Je connais également depuis l’enfance la joie d’avoir une phobie. Un plaisir sans cesse renouvelé quand son objet se trouve être quelque chose d’admis culturellement et socialement et que de manifester une crainte à ce propos me rend, dans la plupart des situation encore plus mal. Passons.

La peur, je m’en suis rendue compte en réfléchissant pour cet article, va chez moi être très précisément située au carrefour de quelques éléments.

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Je suis angoissée par les idées suivantes : que mes proches soient malheureux, aient des accidents, cherchent à se tuer, mais aussi par des situations du quotidien. Parfois le seul fait d’avoir à inter-agir socialement va me nouer le ventre et me flanquer le tournis.

Là où ça devient de la peur, c’est quand l’individu refuse la liberté de choix de chacun, quand l’individu bafoue les droits élémentaires de l’humain, et qu’il est fermé à toute évolution.

J’ai peur quand j’apprends cette sombre histoire : des parents tenant un commerce ont, dans les années quatre-vingt, aient mis leur enfant de cinq ans sous camisole chimique de façon à être tranquille et à aller travailler sans devoir la surveiller. L’enfant se retrouvait avec un retard à tous les niveaux de développement, et je doute que cet état puisse être modifié aisément quand on voit la tête des médocs à l’époque, bien plus violent que présentement.

J’ai peur quand je vois les choix des dirigeant politiques, les choix des empires économiques qui nous dictent quoi consommer et comment vivre.

J’ai peur quand je vois l’ensemble d’une population, ou certaines de ses parties faire le choix de la haine et de l’ignorance, le choix du rejet, de l’incompréhension et de la fermeture.

J’ai peur quand je vois l’état des sociétés humaines.

Bref, le monde actuel a une légère tendance à me faire flipper.

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Ces peurs sont clairement liés à des traits de ma personnalité. Je considère qu’il est du devoir de chaque individu de s’informer, de s’instruire et de se libérer.

Je suis anar’, pas pour le plaisir de boire de la mauvaise bière tout en hurlant « va t’faire enculer » à tous-tes les petit-e-s bourgeois-es bien pensant-es que je peux croiser. En fait ça me rapporte assez peu de plaisir au quotidien, cet état de mes valeurs.

J’suis anar’ parce que j’estime que chacun est responsable de soi-même. Parce que chacun et chacune a le droit, la possibilité, et la responsabilité d’évoluer et de vivre comme il/elle le souhaite, le veut. J’ai grandement conscience des limites de liberté individuelle : habitus, déterminisme, etc. Et ce n’est pas parce que ces éléments existent que l’individu n’a pas la capacité d’évoluer au sein des limites initiales et d’envisager de les repousser par la suite.

Ce que j’aime surtout avec les limites, c’est qu’on peut les modeler, les repousser, les faire évoluer.

Alors j’ai peur. Quand les individus font le choix d’ignorer cette possibilité, j’ai peur.

Parce que si ils commencent/continuent dans ce sens là, je me demande où vont partir les résultats des luttes passées. La liberté de disposer de son corps (hop, perdu en Espagne, le droit à l’avortement),la liberté de voter que l’on soit homme, femme, noirs, blancs…; la liberté de culte (je n’ai pas envie de finir sur un bûcher ou torturée ou je ne sais quoi), la liberté d’être un individu responsable de ses choix de vies (les femmes et le compte en banque en France dans les années soixante).

J’ai peur et j’offre un léger sourire de façade quand j’entends les gens grogner sur l’altérité, quelle qu’elle soit.

J’ai peur de voir des humains lentement oublier les principes de liberté, d’égalité et de fraternité.

J’suis pas fan de la France en l’état actuel des choses, pas vraiment. Ce pays de droit et de liberté, cette terre accueil pourtant si mitigée dans les faits….Ce pays qui pourtant a souhaité fut un temps placer des valeurs au dessus des humains, pour les guider, les diriger vers la lumière de la raison. Ce pays qui est en train de se ramasser la gueule part terre. La chandelle est morte, ne restent que les ombres de la nuits, jetés et rejetés, qui reviennent à la charge.

J’suis pas Marxiste, mais je trouve qu’on se trouve en plein dans le second round de la lutte des classes. Après les classes tentant de s’élever et de neutraliser ces barrière, on a le retour du fils de la vengeance. Les classes élevées qui ne supportent pas la fin du statut quo. Et elles se battent ces classes « supérieures » on le voit chaque jour.

Je sais que ce propos peut être discuté, n’hésitez pas d’ailleurs, je mettais juste par écrit l’intuition de ces derniers jours.

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Je n’ai pas de solutions, juste des idées et des actes au quotidien pour développer ces valeurs de liberté individuelles auxquelles je tiens.

Rien de mystique dans cet article. Je ne cache pas avoir bien plus peur de l’état de faits décrits plus haut des éventuels dangers du côté « sauvage » de la haie.

D’ailleurs cette haie, cette limite-là, elle est poreuse à ce genre de problèmes. Oui, les Dieux et les autres en ont quelque chose à braire de la situation des sociétés.

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Et c’est pour tout cela et encore bien d’autres choses que je ne renoncerais pas à agir, à pousser les gens à se confronter, à être honnête et à suivre mes valeurs.

Parce que ça n’a que peu d’importance les gueguerres de blogs, les « moi j’te vire de ma liste » et autres « ta voie c’est d’la merde » parce que je m’en branle au dernier degré. Ce n’est pas important. Je m’en fiche d’être pris pour une débile/folle/méchante/etc. Tout ce qui importe c’est que les individus, c’est que nous, humanité, apprenions à prioriser, à distinguer ce qui est important et à œuvrer pour que les choses évoluent dans le bon sens.

La peur peut aussi être un moteur.

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Autres contributions du collectif Sylphe :

Nuno : Pharame

Waldatura : la peur, cette fidèle

Musheart : The existential terror of the void