L’arbre qui cache la forêt.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais toujours finit par me venir la question du pourquoi. Pas nécessairement le pourquoi de la fatalité qui s’abat, plus simple le « mais pourquoi je fais ça, bordel ? ».

Cette question s’est posée à chaque instant de ma vie ésotérique. Pourquoi je m’embarque cette fois volontairement et consciemment là dedans ? Et pourquoi je continue ? Pourquoi je me renseigne et pratique au lieu de simplement m’adonner à la bien connue réunion façon wicca tupperware (expression de feu Dorian si ma mémoire est bonne) à grands renforts de « moi je crois que » et autres « ma chériiiiie cette énergie ça va pas du tout »?

rune-surprise

Vieille photo insta’ d’un petit biscuit rituel. La jolie surprise de la rune alors que j’avais mêlé à la préparation des fleurs de lavande.

Je ne cherche pas de vérité : ma copie de philo du bac peut témoigner, j’y ai cherché à démontrer la non existence même subjective de ce concept. J’ai dû faire marrer le correcteur, il m’a accordé une note bien supérieure à celle que je me suis fadée en math, ce qui est quand même embêtant pour un bac scientifique.

Je n’ai pas de croyance figée : je suis au final agnostique sur bien des sujets du package ésotérique. De « c’est quoi un dieu » à « la réincarnation » en passant sur les missions divines voire les socles communs de l’ordre des âmes, de leur passage et du tirage de carte, j’en sais foutre rien mes p’tits potes. De base faut dire que j’ai pas tant de certitudes que ça. Sorti de « le thé c’est bien », « j’aime pas le matin » et « vive l’amour » j’ai pas de gros piliers directeurs. J’ai même été jusqu’en labo de science sociale pour admettre que 1. Je bitais rien aux humains, 2. J’entravais pas grand chose de plus à ce qu’ils foutent en société -même si j’ai quelques lignes directrices à présent, 3 l’honnêteté intellectuelle, si elle existait, nous épargnerait pas mal de glose non nécessaire et bien chiante.

J’suis pas en train de vous la faire façon je sais que j’ne sais rien. Plz.

Les aspects de ma pratique que je nomme renvoient tout de même à des champs assez vaste du « on sait pas lol mais enjoy ». D’Eris la petite taquine au chaos en passant par un libertinage divin, rien de figé.

Pour autant, je ne cherche pas à contrôler, taxinomier et étudier cet univers. Non pas que ces idées là ne me plaisent pas, je les trouve très bonnes, constructives même pour que ce j’en sais. D’ailleurs je note soigneusement -ou pas, j’oublie, tête de linotte, tout ça.-  mes expérimentations diverses, mes sacros-saints ressentis (non mais si, on peut mettre un s à sacro maintenant, les mecs/meufs/autres avec des couches et des épées l’ont dit) et autres digressions. Cependant toutes ces données me sont utiles pour voir où je vais, d’où je viens etc, mais en rien ne me semblent correspondre à des données étudiables. Et des données utilisables dans un cadre analytique de tout ce bordel, il y en a, sûrement, c’est juste pas dans ma démarche.

Chaque pratique est axée différemment (c’est obvious, mais bon, captain to the rescue), en fonction des choix que font les individus à tout moment, et de leur fonctionnement. Il n’y a pas de bonne ou de mauvais approche, tout au plus, de mon point de vue, des valeurs que je vais trouver plus ou moins pertinentes.

L’extase mystique permanente n’est pas non plus ma cam. Déjà, c’est épuisant, et surtout, j’ai déjà du mal à dealer avec le quotidien, j’vais pas en rajouter hein.

Ces deux approches me semblent aux antipodes de la ligne imaginaire des axes de pratique envisageable. T’sais on pourrait faire un graphique genre…

tableau-con

Ne me remerciez pas. Oh ? Mes skills paint, oh, je rougis.

Le paradoxe lilolil (la dyslexie tue des gens chaque jour) de tout ça, c’est que plus on s’engage dans notre axe, moins on voit loin, et si on s’engage pas, on voit rien. C’est chiant un peu.

Alors j’en étais là de mes « réflexions » quand j’me suis souvenue de pourquoi je continue l’ésotérisme.

  1. Je suis libre de le faire. Même si en fait non vu que si je le fais pas j’ai des soucis. Mais c’est peut-être dans ma tête ? Agnosticisme sceptique et rebel qui fait parce qu’il a envie même si il a peut-être pas le choix, mais surtout il se sent libre de le faire. (putain mais respect à ceux et celles qui viennent me lire régulièrement quand même. Keur)
  2. Là je reprends des idées déjà évoquées dans un article précédent, j’sais plus lequel, si j’étais une bonne blogueuse j’vous mettrais l’lien t’sais. On verra. Donc l’idée c’est que je fais ce que je veux, et comme je le veux. Et ça putain….
  3. J’aime ça. J’aime partir dans l’wild et voir des trucs, discuter avec des machins divins ou pas, boire des bières avec des copines sorcières, fantasmer sur Dist, lire des articles parfois chiant à se rouler par terre mollement et parfois brillants. J’aime tirer des cartes, baver sur des jeux hors de prix, regarder des photos instagram super travaillées, essayer d’en faire et renoncer. J’aime rencontrer des gens passionnants, merveilleux, intelligents, et d’autres aigris, toxiques et nocifs. C’est enrichissant putain. Toujours de nouvelles découvertes, idées, trucs à la con à tester. Tout un bagage culturel également. Récemment j’ai aimé une page fb qui fait des memes avec des cartes de tarot. Genre :
issue de la page fb "Tarot Memes"

issue de la page fb « Tarot Memes » (elle me fait tellement rire cette image)

C’est un univers qui me plait. Et même ses mauvais côtés, humains en général, me plaisent, parce qu’ils me permettent d’avancer. Oui, survivre à la haine est aussi un moteur même si j’préfère celui qui fonctionne à l’amour, mon côté cucul.

Pourquoi j’fais ça ? Parce que j’aime ça, ce qui est, soyons clair, mon moteur principal. D’autres ? Sûrement pour des raisons structurellement similaires : parce qu’ils veulent comprendre, expérimenter, s’extasier, contrôler….

Est-ce que j’aurais pu faire autrement ? Certainement, nous faisons à chaque instant des choix. Certains en ont juste plus que d’autres.

En admettant la subjectivité totale de chaque pratique j’me dis qu’au final, le choix d’un axe relève moins de l’arbre qui cache la forêt que de la constitution de ladite forêt. L’éso, l’occulte, etc, c’est aussi ce que chacun en fait. On peut avoir l’irrésistible pulsion de chier sur certaines pratiques : elles sont dans la même forêt que nous, faut faire avec. C’est pénible de prendre en compte Doreen Virtue mais bon, un écosystème se doit d’être diversifié et équilibré. Par contre je sais ce qu’elle équilibre ou quoi l’équilibre mais j’veux rien avoir à faire avec O___o.

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Instant fugace.

23h41.

Le repas pour demain midi fini de cuire. Fenêtre ouverte pour laisser entrer l’air, la fraîcheur également, des bruits de voix montent de la place, juste en dessous. Je choisis de m’rouler une clope, de me poser devant le pc, d’écrire un peu. Pourquoi pas sur le blog ma foi. Ceux qui passent par ici seront probablement contents d’avoir quelques nouvelles, d’autres euh well, que faîtes-vous ici au juste ?

J’ai passé les derniers -longs- mois à oeuvrer pour avancer dans ma vie, ma vie pro. Bien que n’ayant pas de syndrome de peter pan lattant ou de crainte spéciale sur l’âge adulte, j’ai pris le temps dont j’avais besoin pour avancer dans mes études (en travaillant toujours à côté et ce depuis l’âge de dix’sept ans, allez pas croire que c’était les vacances intellos non plus) et aborder avec la naïveté qui me caractérise ce merveilleux univers qu’est « le monde du travail ». Je ne sais pas pourquoi nombre de gens choisissent de reproduire l’ambiance collège en encore pire dans leur vie quotidienne, mais soit, ok. Bon, j’vais aller voir ailleurs. Et de fil en aiguille, depuis deux ans et demi, je poursuis mon bout de chemin dans cette recherche. Le scoop les copains, c’est que j’ai « trouvé ma voie ». Quand j’ai annoncé ça, avec ces mots suivis de « ma place dans la société », un ami s’est mangé un fou rire. Il m’en a expliqué la raison devant mon air perplexe/géné : « quoi toi, une putain de mame chaotique, dise ça, c’est trop fort ». Ok, j’entends cet avis, j’ai ris aussi.

Mais en fait, ça m’a ramené à un nœud qui longtemps m’a taraudé. C’pas évident d’avoir la fatalité du travailler pour vivre, savoir que même si tu es plus fatigable que pas mal de monde, même si ton caractère et ton charisme sont à double tranchant et bien souvent te causent moult emmerdes improbables, même si [statistique random]% du temps tu planes plus ou moins malgré toi, bah faut aller au turbin comme tout un chacun. Tout le monde a ses points de faiblesses et ses galère, je parle juste des miens, sans donner de valeur à quelque situation que ce soit, je juge pas ici, je parle de mon nombril hein, don’t worry.

La voie dont j’parle, et que je ne développerai pas ici, c’pas une nouveauté en vrai. Le pépé l’avait dit. La petite fille, elle sera [nom de la voie]. Mais la petite fille, elle a un caractère de merde, donc elle a, comme toujours, tout tenté pour faire les choses à SA façon, et bon, pourquoi aller tout droit quand on peut partir en couille et se bouffer des murs ?

Bref, j’y suis. Je fais de mon mieux pour me donner les moyens de faire aboutir ce projet. Incha’chatte.

Dans le même temps, le reste de ma vie. Ah, j’ai bien un autre projet, qui me tient plus qu’à coeur, et sa mère si ça pouvait bien se goupiller, bah promis, j’arrêterai d’en faire qu’à ma tête, enfin, j’essaierai de faire de mon mieux dans ce sens.

23h59

Le mec chelou dont l’appart donne à l’autre bout de la place envoie des « shhhhhht » super fort pour signifier aux pécores ci-dessous que leurs discussions estivales l’emmerde et qu’il aimerait dormir. Marrant.

00h00

Depuis un an que j’me suis retrouvée le nez dans Afwodite, ça avance, petit à petit, je suis butée. Mais j’fais pas exprès, j’vous jure, j’ai juste du mal à comprendre, à sortir de ma zone de survie affective. Vingt-neuf ans de conditionnement, ça part pas comme ça. Quand finalement je touche du doigt une soluc’ pour ce mode hardcore, je tente de l’appliquer. J’me crash souvent, mais ça avance. Je vais finir par y arriver.

00h06.

J’relis, je vire la moitié des fôtes, j’men fais pas, il en restera bien assez pour vous faire saigner les yeux. Sorry.

J’me rends compte que bien souvent, j’ai besoin de faire à « ma façon ». C’est à dire qu’à moins avoir eu une explication qui permette à mon système cognitif de réellement comprendre le propos, je sais, fatalité, que je ne comprends pas. La défense que j’ai trouvé semble être l’attaque : ah, je sais pas comment faut faire et j’ai pas bien compris ce qu’il fallait faire, hmmmm *gratte sa barbe* alors on a qu’à dire que j’ai compris ça, oui, non ? Bon, allé, yolo. Leeeeeeerooooooy Jeeeenkins.

Soyons honnêtes, c’est une merveilleuse technique de bluff face à la vie. Mais tellement.

Par contre, ça me fragilise de repenser à un souvenir, mais tellement tout con, ridicule, une anecdote de gamine, qui résume le problème en fait. Cours d’art-plastique, classe de sixième, j’ai dix ans. Je débarque de ma petite école de quartier à multiples niveaux, on était moins de cent gosses sur toute l’école, t’avait une classe de mater, une de CP/CE1, et les trois autres dans la troisième. Je débarque donc de là dans un collège privé avec quatre classes par lvl. Trente gamins par classe. J’étais fin larguée de base. Bref, exercice pour la semaine prochaine : un camaïeu sur une couleur de notre choix. Elle nous donne la def, peut-être, j’écoutais pas alors. Je me souviens avoir cherché dans le dico ce qu’était un putain de camaïeu de couleur, et ce que j’y ai lu m’a fait comprendre que c’était une représentation des différentes nuances de ladite couleur. Je réfléchis à comment faire ça, je choisi le bleu, et m’attelle au taf, couvrant une feuille A4 canson tout bien comme elle avait dit la dame avec ce camaïeu. L’avantage du bleu, c’était de pouvoir mêler les tons, pour évoquer tant le ciel que la mer, quelque chose de mouvant, où chaque nuance était visible mais où d’autres pouvaient se créer, bref. Comment vous dire, j’ai eu zéro, et un petit tapage de honte gratis. Elle montre à la classe le meilleur dessin, des ronds, disposés en rond, avec chacun une teinte de couleur dedans. J’ouvre des grands yeux en mode « mais cay chiant ça ». Puis elle montre le plus mauvais, qui n’avait pas compris la consigne, le mien, dans lequel tout se mêle. Zéro, hors sujet, n’a pas compris ce qui était demandé. On m’avait pas dit pour les cases dans le dico. La classe se marre, la prof me regarde d’une façon que je n’ai toujours pas identifié.

C’pas un gros drame hein, on est bien d’accord, et j’fais clairement nawak en racontant ça ici parce que l’intérêt est fin limité. Le problème est juste le suivant : quand je ne comprends pas bien, je fais à ma façon. Comme bien souvent je n’ai pas moyen de me faire expliquer mieux ce qui est demandé, j’apprends, chaque jour, à deviner un peu mieux. Et quand je n’y parviens pas, éh bien, je fais à ma façon. Parfois bonne, parfois hors sujet.

Mais comme tout ce qui me blesse, c’est dans un coin, caché sous les remparts, et ça pique, ça tire, ça s’infecte. Et ça appuie très fort sur le manque de confiance en moi, que ça nourri même.

Pour mon projet pro : le plus dur ça va pas être de bosser les compétences demandées, ça va être de bien cerner ce qu’on attend, pourquoi, comment. Si j’ai ça dans la tête, ça passera plus aisément.

Et au quotidien, dans mes rapports humains, ce mécanisme est là aussi. Si j’bite pas ce qui se passe en face, je perds pied.

Dans ma pratique ésopagan, la lutte se joue à un autre niveau. Dans ce monde là, j’ai pas zéro, et j’comprends ce qui se passe. Mais si je comprends, c’pas normal, donc c’est sûrement mieux de pas écouter et de faire autrement….Voyez-vous les emmerdes que l’on peut se créer tout seul sous prétexte mais « na mais c’est dans ma tête », « na mais en quoi ça serait pertinent mes délires, de toute façon j’ai sûrement une couille psychiatrique » ?

TODOLIST

  • accepter la réalité de cette part esopagan, la suivre avec discernement et pertinence, même quand mon instinct de conservation me hurle dans les oreilles « FAITPASCAGROGNASSETOTALEMENTTAREE ». Sorry caplock.
  • si 1 check, s’appuyer dessus pour avancer de façon à avoir plus d’atouts dans la compréhension et la gestion et moins de pression pour éviter de partir en mode Leeroy fait de la merde à chaque occasion
  • apprendre à ouvrir les portes au lieu de péter les murs avec ma tête
  • sauter ce putain de paradigme, rien que pour lui coller une gapball en le chevauchant après coup, do it for the lelz.
  • mettre le repas dans le tup
  • préparer mes saps pour demain
  • aller ronquer.

Euh, j’espère avoir inversé l’ordre chronologique…Ah, on me dit que « hahahaha » dans l’oreillette T_T.

00h32, bonne nuit, bonne journée, amour sur vous.

[Aphrodite] Le ceste

Un des attributs d’Afwodite est le ceste, une supposée ceinture, offerte par l’daron Zeus comme cadeau mariage. Cette ceinture, que l’on ne trouvera jamais (j’ai cherché, j’ai pu rater ça, si vous avez l’info ça m’intéresse) sur les représentations de la déesse qui se trimballe le plus souvent des les peintures et sculptures en tenue d’Ève bien que parfois quelques voilages s’invitent à la fête, pour la technicité de la réalisation artistique.

Cet attribut aurait le pouvoir de doter son porteur tous les attributs qui rendent une femme séduisante mais surtout, irrésistible. Selon Homère (à vérifier tout de même. Va falloir (re)lire tout ça) : « De son sein, Aphrodite détache alors le ruban bordé, aux dessins variés, où résident tous les charmes. Là sont tendresse, désir, entretien amoureux aux propos séducteurs qui trompent le cœur des plus sages. Elle le met entre les mains d’Héra et lui dit (…) : « tiens, mets-moi ce ruban dans le pli de ta robe, tout figure dans ses dessins variés… » »

Deux choses déjà. Une ceinture ou un ruban ? Disons un accessoire liant. Une tenue peut s’en passer mais elle va l’enrichir et la sublimer. J’ai certes fait latin/grec au collège mais euh en fait…voilà, donc je suis tributaire des traductions, ce qui me débecte. Mais supposons que de partir sur le côté symbolique de la nature de l’accessoire va faire le taf. C’est tellement pas rigoureux que j’en ai des crispations dans le dos. Je respire avec le ventre. Tout va bien se passer.

Le plus souvent rien de plus n’est dit sur cet accessoire si ce n’est qu’il est parfois prêté à Hera pour raviver son couple de la dysfonction avec monsieur sans culotte.

Cet état des lieux ne m’a pas du tout enjoyée. Donc j’ai pris ma pelle et ma clope, lancé une musique de ché-per et suis partie arpenter les internets. Glorieuse matinée.

Alors déjà, ceste est un vrai mot, avec une définition et tout. J’ai pas été déçue. Grosso merdo c’est un gant de combat, ancêtre du coup de poing américain. Alors là j’vous laisse imaginer ma face hilare. Wtff.

La ceinture ruban de l’univers boobs, est nommée selon une arme un peu brut de décoffrage. Et elle sert, selon interprétation relative des textes, à chopper du mâle. Bien. Qui a dit que les grecs n’avaient aucun sens malsain de l’humour ?

fistinière approbal ??

TU LE SENS LE POING DE L AMOUR ????

 

Conclure sur ça aurait été délicieux. Mais je me dois de le formuler.

Ou nommer cet attribut de la sorte amène sur le tapis que l’arme des porteuse d’utérus de l’époque était dans les sourires et l’après shampoing. Soit, c’est toujours d’actualité, avec la Monoroe qui a dit, me semble, que les deux armes des femmes étaient les larmes et le mascara, ce qui était vraiment trop injuste parce qu’on ne pouvait pas trop faire les deux à la fois (ce à quoi je réponds deux choses : le waterproof a changé la face de la guerre séductrice ? // ma mignonne, le ruissellement de ton maquillage peut aussi être un atout si tu veux la jouer fragile. Bref.). Nous voilà ici dans une idée du rôle genré tout à fait pas à mon goût. Mais ok.

Ou….Y’a baleineau sous gravillon. Et on retrouve le côté un peu plus badass de la dame. Dans ses petits noms, on retrouve la guerrière, l’espionne, celle qui creuse les tombes.

Pour sortir d’un propos basé sur la séduction des vieux monsieur pour leurs sous et des jeunes pour le vit (ou l’inverse), j’aurais, et c’est ma vision des choses qui vaut ce qu’elle vaut, envie de dire : oh, la manipulation, le pouvoir du charme et du charisme, le glamour façon fée.

Si l’on repart sur le côté liant de l’accessoire, j’aurais envie de dire : shibari les copains ?

Faites ce que vous avez à faire.

Quand vous aurez accompli les révolutions souhaitées autour de votre nombril,
quand les concepts et les structures vous seront apparus,
quand votre être aura accepté le poids de la vie et de sa nécessité,
quand vous serez vous-même aligné sur ses frondaisons,
alors le chaos s’éclairera et la mort vacillera dans son état.

Vous saisirez les tensions et les paradoxes ; les embrassant, laissant vos nerfs danser sur leurs pulsations.

Et quand vos mains, d’un réflexe enfantin, voudront agripper et retenir vous, vous-même et votre être les ouvrirez ; accueillant le grondement du temps, le fardeau de l’héritage.

Détendez vos épaules et redressez votre tête.
Le menton fier et le regard humble.
Sacrifié suppliant et bourreau tourmenté.

Seul.

Ouvrir la voie à une respiration, première du genre, pour enfin avancer.

Ondoyante sera la marche, liquide, souple.
Regard de braise qui sondera, ouvrant l’âme aux sens.
L’esprit foulera souplement le sol, liant.

Hors de vous, enfin intègre.

Paradoxe nécessaire.

Faites ce que vous avez à faire.

Et priez mes enfants, vos larmes ne vous sauveront pas, car les velléités demeurent et l’heure approche où….

nota : « Qu’est l’énergie sinon ce qui anime les gens et porte le nom étrange de civilisation, société ou gouvernement ? »*

* in Les hérétiques de Dune de Franck Herbert.

Nemn, lundi 3 août 2015, 11h30, train partant de Genève.

[How To n°2] : Charger une bougie, faire un autel et pourquoi grands dieux faire ce genre de choses ? (partie 1)

Ce n’est pas forcément évident, au début, de savoir comment se positionner par rapport à tout le matériel existant, tous les conseils émanent tant de personnes plus « avancées » (en tout cas ayant plus d’expérience à première vue) que des diverses traditions et de leurs appropriations. Je me souviens avoir été grandement perplexe au début, quand ma pratique commençait à s’inscrire dans une démarche également matérielle.(1)

Ce que je nomme démarche matérielle est le simple fait de mettre en place et en oeuvre, physiquement, des témoins et acteurs de notre pratique. C’est à dire un élément matériel, symbolique et/ou pratique qui va intervenir dans certains moments de notre pratique, qui va tenir un rôle de part sa dimension et physique et symbolique.

C’est le cas par exemple des objets rituels que l’on peut associer à la Wicca : chaudron, coupe… Mais également des « consommables » type encens, mélanges d’huile, etc…

Le starter kit matériel c’est très bien, mais ça n’suffit pas. Enfin si pour vous c’était immédiatement fluide, tant mieux ! De mon côté j’ai plus eu l’impression d’être un chat attelé à un char …(Et Pas de grande déesse scandinave pour me faire aller droit dans la métaphore.) J’avais certes une vague connaissance de identité symbolique de ces objets mais immanquablement…l’impression de jouer à la dînette.

Voilà voilà.

Voilà voilà.

Avec le recul, je pense que diverses raisons peuvent expliquer ce départ compliqué :

1. La personnalisation de la voie, ou comment ça ne sert à rien de faire comme les autres vu que tu ne l’es pas, les autres. Vu que tu es toi en fait.

Sur l’idée oui, je voyais bien pourquoi faire un autel, pourquoi charger une bougie, après tout, je m’étais documentée t’sais. De forum en forum, tout ça. Bon, le fait est que d’avoir les infos ne m’a pas aidé dans les faits. Oui intellectuellement je vois bien la théorie, enfin, les théories (faudrait pas qu’on soit tous unanimes sur un sujet, ça ferait bizarre, et c’est très bien ainsi) mais sur toutes ces voix, il en manquait une : la mienne. Savoir comment résoudre des intégrales, c’est bien, mais si t’as pas appris à faire des soustractions, la vie va être compliquée. Là, c’était la même chose.

(1) =>ma « pratique » était alors absolument pas matérielle. Je méditais, m’occupais de mes rêves, j’explorais les ressentis énergétiques. Or, tout le monde (la généralité qui pue qui veut dire en gros que je voyais surtout des photos d’autels, de la vente de matériel dans les boutiques….accessoires rituels, plantes, pierres…), avais-je l’impression était dans une démarche autre. Je débutais dans cette communauté et cet univers (mes expériences enfantines ne comptant pas d’après moi à cette époque) et me suis donc dis que [les autres] savaient mieux que moi ce que c’était que le rapport au divin, que d’être sorcière. Bien entendu ce processus fut inconscient, un genre de mimétisme d’intégration et surtout d’apprentissage.

J’ai dépensé alors des fortunes que je n’avais pas en minéraux, porte-encens, charbon, encens divers, bougies, coupe, cartes, bol tibétain…

Il me fallait le kit bordel. Et je l’ai eu. Et là, je me suis retrouvée couillonne.

2. Ok, trop de choix, comment faire ?

Si la tradition machin dit qu’il faut faire ainsi mais que la trad truc dit le contraire, qui croire ?

Là, une cohérence : que ce soit dans l’temps ou présentement je pense la même chose sur le sujet : tu considères la pertinence de chacun dans son système. Si dans le premier système l’encensoir est là pour qu’on mette de l’eau dedans ok, si dans le second au contraire il est là pour faire cramer un charbon, ok (alors oui, je sais bien qu’en général un outil a un usage assez constant, c’est surtout pour l’exemple). J’ai considéré que je pouvais explorer chaque façon de faire, et au final choisir celle qui me parlait le plus. Non pas pour piocher sur ce qui m’arrangeait mais pour une raison très simple : le rôle donné par un système à un élément dépend de son fonctionnement interne, et j’ai supposé qu’un système viable était un système cohérent. Bon, j’étais un peu naïve.

Nombre de systèmes manquent de cohérence selon moi, mais c’est un autre débat. Reste que dans l’apprentissage, explorer différents paradigme est particulièrement efficace et enrichissant et permet de voir la chose primordiale : son propre système.

3. La voie est sous tes pieds petit scarabée. 

Parlons quelques instants de la psychologie : les personnes suivies par un psy freudien vont développer des rêves liés à ses théories, alors que d’autres suivis par des jungiens, oh surprise, développeront des rêves rentrant cette fois dans le système de Jung. Cessons de parler de psychologie.

Sachant ça, j’ai supposé que d’inscrire sa pratique dans une tradition permettait une cohérence globale dans les faits et « intérieurement » par rapport à l’inconscient et à tous ces mots très techniques des sciences du dedans de la tête de l’humain qui décrivent les processus qui nous échappent.

C’est pour cette raison que j’évite autant que possible les bricolages (ou bris-collage si toi aussi tu as trop lut d’articles de sociologie sur la nébuleuse mystico-ésotérique), pour assurer une cohérence et une cohésion dans ma pratique, et surtout dans ma tête.

Ceci étant dit, oui, il y a bien des écrits/théories/avis sur l’usage et la pratique matérielle selon le contexte, l’outil, etc…Cependant, l’individu tranche pour lui-même et par lui-même en dernier recours.

Et c’est une chose qui me pose soucis sous un certain angle. Oui, les ressentis sont personnels et les choix faits également, et jamais je n’irais dire à une personne qu’il fait trop de la merde et qu’on fait pas comme ça. Et pourtant, il y a des situations où l’ont sort du système de « croyance » et qui rendent invalides certains usages/théories/etc. Bref, je digresse mais j’en reparlerais ultérieurement, dans un autre article.

Le fait est que j’ai mis du temps, bien trop longtemps à comprendre que j’avais le droit, voire le devoir de mener ma propre barque à ma façon dans ma pratique. Et ce processus a été accompli également par la galère que j’ai eu à user du matériel dans ma pratique. L’appropriation donne du sens, parce que faire comme dans le livre parce que c’est écrit manque selon moi (avis hautement personnel qui n’est pas pour autant un jugement de valeur)de profondeur et de pertinence. Je ne dis pas que ça ne marche pas. Je dis juste que pour moi l’idée de pleine conscience est très important, également dans ma pratique.

Alors, comme le dit le Koan Zen : la voie est sous tes pieds. Et c’est valable pour tout.

4. Le rôle paradoxal des outils.

Un outil est une production humaine (crée par l’humain) ou que l’humain s’approprie( l’ortie de devant ta maison, par exemple devient un outil ou rituel ou médicinal en tant qu’ingrédient) qui a pour but de lui faciliter la vie (le parapluie). Un outil nous fait gagner du temps, nous permet d’être plus efficace, et pourtant il en coûte une dépendance assez terrible : sans l’outil sur lequel on base un usage, on se retrouve dans une situation pire que si nous n’avions jamais eu l’outil.

L’exemple le plus connu à ce propos est, il me semble, celui des pierres taillées lors de ces temps reculés de la préhistoire. L’humain avait alors des savoirs et des techniques autour du traitement des peaux de bête (tannage, tout ça), puis un jour il a introduit la découverte de René, le petit dernier de Sylvie du cailloux d’en face, ce gaillard avait réussit à utiliser une pierre faîte d’une certaine façon pour traiter plus vite la peau dans une des étapes. Grâce à René la communauté a pu tellement mieux gérer sa production de peaux que le monde est devenu fou fou fou, ils ont même eu assez de temps pour aller inventer la bière. Grosse folie te dis-je. Sauf que voilà, suite à un coup en trop, le R’né s’est trompé de chemin et a finit dans la rivière. Sauf que voilà, lui seul connaissait la méthode pour faire ces petites pierres-là. Au bout d’un moment, il n’y en a plus eu de fonctionnelle, et la communauté s’est retrouvée bien emmerdée vu que ça faisait bien longtemps qu’ils n’avaient pratiqués ça à l’ancienne. Des vieux étaient morts, le reste trop saouls, et surtout les techniques avaient été oubliées. La communauté a donc du se baser sur ses vagues souvenirs de savoir et recréer à nouveau une méthode sans cailloux (en attendant qu’un-e autre la réinvente- ou un truc ayant un usage proche, blabla², tout ça) qui était moins efficace que l’ancienne car plus récente (et quelques autres éléments, mais je vous l’fait en gros). Au final, l’outil qui soulageait et permettait de nouvelles choses a également entraîné la perte d’autres éléments jusqu’alors acquis.

Digression son papa le politicien.

Deux lamas pour la peine.

Deux lamas pour la peine.

BREF.

Un outil peut aider dans un cadre rituel, bien entendu. Cependant, à trop en dépendre ne risque-t-on pas de se retrouver un peu le bec dans l’eau sans ?

5. Identité et matériel.

Notre société est assez marrante par rapport au rapport entre l’identité et le matériel. Que ça soit une voiture, un smartphone avec une pomme dessus, un bracelet que c’est trop celui de l’été t’as vu ou encore certaines vêtements, tous ces éléments matériels jouent dans la perceptions des humain-e-s entre eux et envers eux-même.

On peut bien entendu être plus ou moins distancié quant à ça, reste que notre société est ainsi, pas mal d’autres également.

Lors de mes débuts, il était pour moi important de trouver des objets qui pouvaient remplir leur rôle tout en me plaisant; qu’ils joignent l’utile à l’agréable et surtout qu’ils soient raccord avec la couleur que je donnais à ma pratique. Le risque était que je me retrouve avec une déco ésotérique plus qu’avec des outils rituels, que l’expression de mon identité prenne le pas sur l’aspect fonctionnel possiblement neutre que peuvent avoir ces outils.

Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, cependant j’ai tendance à considérer que le rôle des outils est avant tout de permettre des connexions avec d’autres chose que moi-même. Qu’ils permettent le lien avec d’autres individus qui pourraient partager mes goûts est une bonne chose, que ce soit des beaux objets de qualité l’est également, mais il ne faudrait pas que je perde de vue leur usage principal.

J’aime beaucoup regarder les photos d’autel que ce soit sur instagram ou tumblr, ou encore sur les blogs. De beaux objets, de belles « natures mortes » mais au final, un espace vivant et vibrant me semble plus important si un choix devait être fait.

Et fort heureusement, je ne vois pas de raison que ce choix s’impose. :D

6. Problématique du sacré/chargé, outil hors du monde, outil matériel.

En fait, vous me dîtes que ma tasse à thé ne peut pas me servir de coupe rituelle puis juste de tasse à thé ? Que l’objet une fois consacré et au service du sacré ne peut plus devenir occasionnellement profane ?

C’est une donnée qui m’a longtemps posée problème. Ayant une tendance à voir le sacré dans le profane, l’immanence, tout ça, j’étais bien embêtée avec le côté tabernacle de la chose. Et à vrai dire ça me fait toujours buger par moment, selon les outils.

Ce qui a changé la donne ? Quand j’ai eu trouvé les outils qui m’étaient réellement nécessaires dans ma voie, qu’ils ont trouvé du sens réellement et pas juste par rapport à une tradition ou théorie qui m’était extérieure.

La suite est à suivre ! Sur l’autel, les outils en eux-mêmes et le principe de charge ! Bonne journée les minous.

Tag : moment de rêve.

La Freaky Beast ne se contente plus de vouloir dire bonjour, voilà que je me retrouve avec des devoirs : le Tag « moment de rêve » avec quelques questions, alors, « allons-y ».

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Un lieu de rêve où j’aimerais me téléporter immédiatement ?

Immédiatement, nulle part. Je suis très bien là où je suis et c’est heureux, car très nouveau. Alors, j’y suis j’y reste.

Le dessert de rêve que je ne peux jamais refuser ?

Il y en a beaucoup…. Un Paris-Brest avec des fraises, un éclair à la vanille, de la brioche aux praline….Ha, et tout ce qui comporte du chocolat !

Le livre m’ayant le plus imprégné durant et après sa lecture, comme un rêve ?

Tous. Ce n’est pas que je ne veux pas trancher (pour une fois), c’est juste que chaque lecture m’immerge complètement. D’ailleurs si le livre ne produit pas cet effet, je n’insiste pas et le repose en attendant.

La chanson que j’aurais rêvé d’écrire ? 

Alors ça c’est compliqué. Je ne me projette pas dans l’oeuvre des autres, il y a beaucoup de textes de chansons que j’admire et qui me touchent terriblement, mais je n’ai jamais rêve d’en avoir écrit les paroles. Je rêverais à la limite d’avoir les ovaires de me lancer et d’oser écrire des textes et surtout de leur donner une visibilité.

Des fringues que je rêverais de mettre mais n’oserais pas ?

Mais j’ose. La seule limite est le budget alloué aux fringues.

L’animal que je rêve d’avoir en ami ?

Euh, j’ai plus tendance à avoir des plantes en ami depuis toujours, en terme d’animal je ne saurais trop quoi dire, mais sûrement une chèvre pour tout le côté pratique qui serait enrichie en terme d’échanges. Hum. Je sais pas trop

Que faut-il pour faire passer ma vie actuelle à ma vie de rêve ?

10 000 euros et un taf. Je suis pas compliquée.

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Et voilà ♪ je suis en général très décevante dans ce genre de contexte : les tags. Mais c’est fait petite bête à corne, c’est fait !

 

 

Dieux et Histoire(s).

Ainsi, l’automne est de retour, avec elle cette période de lien, de transition. Je cherche mes marques, tâte les limites et tente de me centrer, pour mieux jaillir une fois que le temps sera venu. (et que Mercure arrêtera de faire le con. Bisous la baignoire.)

Côté lecture, je butine; alternant un joli manga qui parle de petits esprits et du folklore japonnais sous forme de mélange de vieilles histoire et d’imaginaire, un anthropologue qui raconte des choses merveilleuses , un autre universitaire, cette fois côté préhistoire (j’ai eu l’honneur de l’avoir comme prof lors de ma seconde année archéo/histoire de l’art, ce mec est génial) et, toute à l’heure, j’ai récupéré au fond de ma bibliothèque chancelante un petit ouvrage de la collection « découvertes » de Gallimard à propos du Chamanisme de Sibérie et d’Asie Centrale.

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C’est à ce moment précis, sur ma terrasse, entre les bruits assourdis de la rue et la pluie ruisselante sur les bouleaux, devant moi, dans l’odeur insistante de mon éternelle clope, qu’un petit truc s’est agencé dans mon encore plus petite tête. Une des illustrations montrait une amulette en cuivre représentant ce bon vieux Jésus, cet objet appartenait à un chaman évenk du début du XXeme et était considéré par ce dernier comme une divinité céleste, entrant dans son « panthéon ».

Le syncrétisme, concept dont le sens original s’est étendu pour désigner les unions de doctrines disparates m’est alors apparu comme étant une clé. Toute religion, tout courant idéologique, spirituel, politique, culinaire (oui.) est un amas de différentes choses. Des éléments se voient réinterprétés, ajoutés, déformés, étirés, mais même modifiés, ils perdurent. Que Frigg soit associée à Marie, que l’on voit dans le passé des ombres de notre présent, c’est « logique ».

Le présent a été construit sur le passé. L’Histoire a tenté d’écrire le passé avec les outils du présent de façon à les comprendre tant l’un que l’autre.  Il est entendu que l’être humain a une histoire : celle de l’humanité, de ses cultures, de ses évolutions mais aussi de ses conneries. Devoir de mémoire. Je ne crois pas en l’Histoire, la discipline, comme étant « réelle » dans ce qu’elle raconte. Ce sont des documents étudiés, contextualisés et analysés, interprétés.

Il est entendu que le règne animal a également une histoire, cette fois-ci on la considère biologique, « évolutive », merci Darwin et ses Bro’.

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Quid de l’Histoire des entités, des esprits des Dieux ?

Quand je parle d’Histoire, avec la grosse majuscule codifiée, j’évoque ici la prise au temps, aux événements et à leurs conséquences. Nous avons des textes racontant la vie des Dieux, leurs liens avec les humains…Mais quid de la leur, de leur côté ? Sont-ils justement sensible au temps et ce qu’il peut construire en tant que sens et évolution comme nous le sommes nous ? Cette question est assez tordue, j’en convient. Mais comme je me la suis posée, autant en faire quelque chose…

Certes, des événements de type Ragnarök, Armageddon… évoquent une historicité, un avant et un après. Mais le soucis de ce genre de marqueur temporel total (en ça que le avant et après tu es supposément bien au courant) c’est le côté un peu flou, sans vouloir être paradoxale. Ils racontent une situation de crise, de confrontation et de dénouement. Sont-ils uniquement « métaphoriques » ou ont-ils une réalité « historique ». (Ok, c’est bizarre dit comme ça, vous me comprenez ou je m’enlise irrémédiablement ?)

Concernant la mythologie Grecque, nous avons trois versions différentes, trois généalogies, dans lesquelles les divinités n’ont pas le même statut, parfois existent d’autres fois non. Quand les Romains les ont repris, que s’est-il passé pour eux ? Quelle version est la « bonne » et est-ce que cela existe ?

Nonoriel, blogueur en langue anglaise avait fait ce post mettant en avant un fait constaté également par d’autres : bien souvent, les « entités » ne bitent absolument rien aux règles de la société actuelle.

Les spécialistes en science humaine sont déjà bien en peine d’établir les tenants et aboutissants de ces bonds complètement random que s’amuse à faire l’humanité en terme de choix d’avancées et sans offense pour Asimov et sa psycho-histoire, mais Fondation s’est fait taunt par le Mulet bien comme il faut (personnage Lokiesque va.) Dans ces conditions, ce n’est pas tout à fait déconnant que des figures n’ayant qu’un pied dedans aient du mal à suivre et restent sur les valeurs connues du temps où le contact avec « l’humanité » était plus intense.

Je ne me souviens plus du tout où j’ai pu lire ça, mais une personne racontait que si l’humain avait besoin des Dieux pour tout ce qu’ils pouvaient apporter, les Dieux avaient besoin des humains car ils étaient figés, incapables d’évoluer. Coincés dans l’identité que les humains leurs ont crée/reconnues. Je peux me planter, mais j’ai tendance, spontanément à dire « bullshit ». Pour les quelques raisons suivantes : certaines divinités auraient, selon les sources mythologiques (et par des processus dont on n’a tout à fait établi les modalités) refilé des apprentissages aux humains (Athéna et le tissage ainsi que la poterie par exemple) mais auraient également participé aux évolutions sociales (les différentes « castes »/ »types » de personnes faisant le lien avec les entités qui marquent également la société, étant donné que, comme Durkheim l’a démontré : une société ne saurait reconnaître des croyances et pratiques qui ne soient pas en accord avec ses valeurs et sa structure de fonctionnement)

Les Dieux vivent, interagissent, évoluent-ils pour autant ? Sont-ils sensible à l’historicité de leur existence ? (si tant est que ça veuille dire un truc ?)

Quand on prend la peine de discuter avec eux, de confronter les paradigmes comme qui dirait, on peut arriver parfois à leur « expliquer » des choses. C’est le cas d’une amie ayant échangé sur certains sujets dans ce cadre là : les Dieux sont sensibles aux mises à jour.

Si je résume les maigres connaissances que j’ai actuellement à ce sujet  : sans mise à jour factuelle de votre part, les divinités œuvreront par rapport aux valeurs et aux mécanisme sociaux qu’ils connaissent. Je pense d’ailleurs que ce n’est pas pour rien que l’on retrouve tant « d’artisanat païen » : la programmation informatique païenne est peut-être moins reconnue par cet univers là, alors que bon, un craft reste un craft. Alors que dans certains courants plus « modernes » si j’ose dire type Chaos land, les nouvelles technologies comme forme d’expression « inspirées » sont beaucoup plus répandues. Ce n’est sûrement pas pour rien : d’une part la reconnaissances des entités de cet univers mais également de la communauté des pratiquants.

Bref, beaucoup de questionnements, et si peu de réponses.

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