Faites ce que vous avez à faire.

Quand vous aurez accompli les révolutions souhaitées autour de votre nombril,
quand les concepts et les structures vous seront apparus,
quand votre être aura accepté le poids de la vie et de sa nécessité,
quand vous serez vous-même aligné sur ses frondaisons,
alors le chaos s’éclairera et la mort vacillera dans son état.

Vous saisirez les tensions et les paradoxes ; les embrassant, laissant vos nerfs danser sur leurs pulsations.

Et quand vos mains, d’un réflexe enfantin, voudront agripper et retenir vous, vous-même et votre être les ouvrirez ; accueillant le grondement du temps, le fardeau de l’héritage.

Détendez vos épaules et redressez votre tête.
Le menton fier et le regard humble.
Sacrifié suppliant et bourreau tourmenté.

Seul.

Ouvrir la voie à une respiration, première du genre, pour enfin avancer.

Ondoyante sera la marche, liquide, souple.
Regard de braise qui sondera, ouvrant l’âme aux sens.
L’esprit foulera souplement le sol, liant.

Hors de vous, enfin intègre.

Paradoxe nécessaire.

Faites ce que vous avez à faire.

Et priez mes enfants, vos larmes ne vous sauveront pas, car les velléités demeurent et l’heure approche où….

nota : « Qu’est l’énergie sinon ce qui anime les gens et porte le nom étrange de civilisation, société ou gouvernement ? »*

* in Les hérétiques de Dune de Franck Herbert.

Nemn, lundi 3 août 2015, 11h30, train partant de Genève.

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Vous savez ou vous pouvez vous la foutre votre croyance ?

Commençons.

Je suis plutôt du genre choupinette sur ce blog. Des sujets légers, des partages, du blabla de mon neurone, de l’upg et des bêtises. Mais en ce moment, allez savoir pourquoi je n’ai pas envie de partager sur tout ça. Non. à chaque fois que je me retrouve dans les couloirs du métro (en retard pour le taf), à maudire du regard ces empotés infoutus de porter sur eux leurs bagages (les valises à roulettes, parlons-en), et luttant pour fendre la foule sans céder à la tentation de la hargne et de la violence (une crème le matin dans les transports, une crème vous dis-je); et donc, à chaque fois, des phrases me viennent, des mots, des textes entiers. Et se rajoute donc la frustration de ne pas pouvoir me poser et écrire tout ça. Alors je vais essayer, là, comme ça, au débotté. Entre une session vaisselle et une machine à laver à vider. Clopes, ok. Musique, non. Du silence. Et le vent qui souffle dans le toit. (aux deux qui ont été témoin de ce vent, bisous)

I Les slims putain, parlons-en.

J’aime observer les gens. Pas pour les analyser, les autopsier et les rabaisser, juste comme ça, pour la beauté d’un instant, d’un regard, le goût d’une tenue. Pour ce qu’on apprend sur l’humain, sur chaque individu et au final, sur nous-même. Bref.

Parfois, la magie opère, un humain qui est en accord avec ce qu’il dégage, de la beauté dans les petites choses. Mais souvent, putain sans déconner les gens, vous faites un concours ? Est-il vraiment nécessaire de mettre autant de bronzeur madame ? Et monsieur, vous avez déjà entendu parler du fait que non, les carreaux et les rayures ça fait pas du bien aux yeux ? Je vis ces petits éléments moches comme autant d’agression. Que je soupçonne bien de ne pas être personnelles, mais qui, tout de même, me fond bien chier la bite. Plus je constatais les dégâts, plus mon regard descendait. Tout en évitant les chaussures. Faut pas déconner, les chaussures, tellement de choses à dire là aussi. Restent les jambes. Bon. Des collants « chairs » trop foncés et sales. Hum. Ok. Jean trouvé au ciseau, ok. Ok. Slim, slim, slim. Gods, mais ? L’emblème du mauvais goût actuel ? Le vêtement qui ne va à personne. Sérieusement, j’ai dû le voir bien porté, quoi, dix fois ? Le truc qui illusionne le peuple. Si t’es mince ça te valorise et si tu l’es pas hummm ? Et si t’es mince as-tu pour autant de belles jambes ? La réponse est trop souvent non.

(« ha mais Nemn elle est aigrie puis elle s’attaque au physique des gens et puis les goûts et les couleurs….. » =>Ma psychorigidité esthétique vous emmerde bien cordialement.)

Pourquoi au nom d’une soit-disant esthétique de saison vous infligez-vous ça ? Pourquoi se dévaloriser ainsi, au nom du plus grand nombre ?

Woui, juste des fringues, de la mode, de la subjectivité.

Je vois peut-être le mal partout, mais ça me crispe. Regardez votre habitus en face et osez prendre le pouvoir sur vous-même putain ! Nous sommes socialement conditionnés dans nos goûts, nos idéaux et tout le reste. S’en rendre compte c’est un peu la seule façon de s’en sortir, la conscience tout ça. Ou ce moment étrange où la sociologie bourdieusienne rejoint le new age.

II La com’ paganézo de l’internet, cinq mois plus tard.

Il y a cinq mois, pour Samhain, je bazardais le profil fb « païen » et me coupais nonchalamment de la communauté. Cinq mois plus tard, RAB. ça ne me manque pas. Reste les blogs et les échanges avec les gens, par écrit ou irl (lolz t’as vu). C’est tout de même bien mieux. Je n’aime pas les gloses, les branlettes intellectuelles, les grands discours. Je préfère agir et vivre, échanger, et tout le tralala. Alors sans le fantôme menaçant d’une communauté où chacun tire la couverture ou chacun théorise et ou chacun fait chier la bite avec son nombril, bha y’a tout de même plus d’air pour respirer. Pas d’offense, mais je n’ai jamais admiré personne pour ses blablas, ses diplômes ou son impressionnant pokedex. Et peut-être suis-je infoutue de voir le bien mais j’en étais arrivé à un stade de saturation tel que je ne voyais plus que ces choses. Faut dire que ça prend de la place les nombrils ballonnés

III Les valises à roulettes.

Je méprise les valises à roulettes. En tant qu’objet, en tant qu’outils, et par extension, la main qui s’en sert.

Symptôme évident d’une société « d’abondance » qui ne vit que pour et par la peur du manque, avec des estomacs repus mais affamés, avec cet éternel « au cas où ». En matière pourrie, un pvc dégueu, des couleurs ou des design  laissant sous-entendre de gros problèmes de vue. Pouvant contenir jusqu’à une grosse trentaine de foetus congelés dans certains cas. Mais c’est fascinant mes bonnes gens tout ce dont vous avez « besoin », juste « au cas-où » pour deux jours d’escapade.

Ce qui est également hum, discutable, c’est votre rapport à votre corps, à l’espace. Tous les matins de semaine je suis obligée de traverser la plus grosse gare de la ville au félin et au mec à la lance. Et wow, sans rire, rares sont ceux à savoir déjà se situer dans l’espace, à savoir situer les autres, mais à savoir localiser la valise traînée faiblement par leur petite main humide et flasque, ça a pas l’air faisable en fait. Et vas-y que ça traînasse derrière et que ça se retourne en faisant tomber un vélo qui passait par là, vélo qui va alors rentrer dans une pauvre mémé et son déambulateur hello kitty. Et que ça se prend un mur, une colonne, un enfant. Bordel de pompe à cul, se repérer spatialement c’est si compliqué ? (dit la meuf qui vit en se cognant sur tout objet sporadique à sa portée)

Et surtout, à quoi vous sert votre corps, votre force ? Si ce n’est à vous porter et donc à porter ce qui vous est nécessaire ? à mettre des putains de slims dégueu, c’est ça hein ? Bande de moules pas fraiches. Rha.

IV. Donc, les moutons.

Les derniers articles de ce blog ont été, pour la plupart, des amorces sur diverses thématiques (les morts, la cuisine, etc). Thématique que je souhaite réellement aborder en profondeurs mais qui gravitent autour d’un point central, celui de la vie, de la pratique, de la croyance. Et croyez-moi quand je vous dit que j’en ai soupé de ces concepts, et pourtant il m’est impossible à l’heure actuelle de m’en dégager, ils continuent à se retourner dans ma tête et les imbrications ne cessent de poper, les connexions de se faire à tord à travers et peut-être parfois pas trop mal, allez savoir.

Ce qui fait que le principe d’une communauté païenne m’est aussi imbuvable, c’est qu’elle tend à être vécue, ou définie,  comme étant l’occasion d’une réunion entre certes des traditions différentes mais reliées à certains types de croyance. Bien sûres marginales, proposant par là même une source inépuisable d’opposition identitaire et de branlette allant de la roue du paon au traité de politique entre la norme et les rares élus.

Sauf que la croyance, je m’en tamponne l’oreille avec une babouche brodée et pimpée à la nacre.

Pourquoi faut-il impérativement partir dans un délire à mi chemin entre « jésus et les bronzés chez les raimbow warrior » et « aristote et toto vont voir frère jacques » ?

Je ne crois en rien. Je supposes parfois, au pire. Et même qu’il m’arrive d’aimer discuter oisivement de diverses choses sans nul autre but que du plaisir de la réflexion, de l’échange et de l’ouverture des possibles par ladite réflexion.

C’est du vécut bitches. Point.

Des choses qui arrivent, et la façon de chacun de les gérer. Alors, je conçois que ce soit rassurant de mettre un cadre et des gens autour de sa propre existence, de sa propre perception du monde et de la place que l’on souhaite occuper et vivre dans le bordel considéré.

Faîtes vous confiance ! Sortez de votre habitus et de vos habitudes d’ailleurs. Si vous sentez, si vous voyez alors acceptez et faîtes avec. Putain vous digérez et vous en faîtes pas tout un flan ! pourtant c’est une bête de complexité le principe de digestion ! J’suis prête à parier qu’il n’y a pas le tiers de la « communauté » qui a passé autant de temps à cogiter sur ces choses terres à terres et pourtant fabuleuses au lieu de se dire qu’ils sont la réincarnation de truc et que forcément si ils s’entendent bien avec quelqu’un c’est qu’ils se sont connus « avant » (prononcer ici ce mot avec un air un peu hagard et une intonation laissant sous entendre plein de trucs mystiques et super mystérieux)

Après, si vous préférez qu’on vous dise, par consensus et processus social d’acceptation comment vous devez voir, percevoir et vivre, bha si ça vous fait plaisir c’pas moi qui vait aller vous emmerder. Mais posez vous la question : qui placez-vous au centre de votre vie ? vous-même et votre pulsion de vie ? Ou un cadre rassurant qui légitime et qui entoure pour mieux étouffer et normer ?

Je tiens à préciser qu’aucune pouf à slim n’a été maltraitée durant l’écriture de cet article, que toute proximité avec des gens ou des trucs seraient hasardeux et enfin que je ne pensais jamais à qui que ce soit de particulier en écrivant. Ha, et envoyez-moi un Bescherelle putain, j’en peux plus de me mutiler les yeux en solo quand j’ose me relire.

Et terminons.

Pour ceux qui n’auraient pas eu envie de lire entre les lignes, le message est simple. Sortez des croyances, des dogmes, de l’histoire, des cultures, des traditions. Vivez selon vos références, votre univers et ce que vous percevez.

Ce n’est jamais que dans votre tête. Et quand bien même, pourquoi ça ne serai pas réel ?

(de toute façon j’ai pas mal de potes en psychiatrie, faut bien que j’encourage leur profession.)

Encore un coup des lombrics.

De la différence entre croyance et sensibilité et le reste.

Voilà le challenge du matin, arriver à écrire avec des mots ce qu’il en est dans ma tête là. Notre société a un préjugé assez incroyable sur la croyance (ok, je sors). Une chercheuse en science humaine a eu cette phrase qui résume assez bien le propos je trouve « eux ils croient, nous on sait ». Phrase qui parlait du gouffre entre la vision du monde de peuples lointains par rapport à notre appréciation scientifique, rationnelle, positiviste etc… des choses.

Je me souviens d’une autre anecdote ethnologique (toujours du même article en plus je crois, il serait pertinent que je le retrouve bordel…), la source ne me reviens malheureusement pas en tête. Un anthropologue était sur son terrain, au sein d’une tribu lambda dans j’ne sais plus quel coin du monde. Cette tribu était connue et reconnue pour son savoir de la nature. Des connaissances précises et empiriques liée à leur pratique de l’environnement etc.

Bref, cet anthropologue fut quelque peu surprise du coup d’entendre que pour ces gens, ce sont les lombrics qui coassent, et non les grenouilles/crapaud. Perplexe, il décida d’aller prouver son fait à ces ignorants. Les crapauds se trouvaient proches d’un point d’eau et étaient susceptibles de faire entendre leur chant mélodieux uniquement la nuit. Planqués à la coupe sous la fenêtre, voilà le grand savant occidental et quelques membres de la tribu, de nuit, guettant la chanson.

Le coassement se fait entendre, ils s’approchent doucement et là, trouvent, dans un silence suspect, quelques lombrics faisant leur boulot, mais point de crapaud.

L’expérience fut répétée plusieurs fois, et à chaque fois, coassement = présence de lombric et non celle de crapaud.

Ergo, les lombrics coassent. Le savant n’a pas pu prouver empiriquement son propos.

Bon, c’était un homme un peu buté, un homme de science, pardon. Donc, il a expliqué que biologiquement le lombric ne pouvait pas emmètre de son, que la présence était liée au fait que ce qui fait le bruit les mange, et se trouve donc au même endroit sauf que le crapaud est plus timide…De mémoire les gars ont été un peu sceptique et ont trouvé qu’il avait dû fêler la théière.

Les deux explications étaient légitimes et pertinentes. Question de paradigme, de référentiel et autres trucs systémiques du genre. (que le paladin trop lumineux de la science dure ne me défonce pas le museau pour cette hérésie à la sacro sainte vérité de la norme zoologique, moi aussi j’aime les ornithorynques après tout)

Dans l »milieu ézocult’perché, j’ai souvent l’impression d’assister ou de participer d’ailleurs, à ce genre de débats. Je jette pas la pierre v’savez. J’me dis juste que si parfois on pouvait se détendre du slip et se dire qu’après tout « pourquoi pas » et puis que de toute façon ça va pas fissurer la boule à neige qui nous sert d’univers de toute façon. De plus, les gens qui ont la théière fêlée, ça rafraîchi je trouve, et je me sens moins seule du coup.

à la limite, un peu de discernement personnel pour faire le tri c’est pas mal. Non vraiment, c’est une base qui se perd. Mais c’pas une raison pour aller détruire les fantasmes et croyances des gens. ( j’vous dis ça mais le 22 j’aurais bien été me marrer à Bugarach moi, mais pas avant, faut attendre la preuve par l’expérience pour amener du grain à moudre. Sinon les gens boudent et font d’la merde. Mais j’suis sûrement cynique )

Une croyance, c’est bien souvent personnel et pas pensé. C’est un pré-requis à plein d’autres trucs. Pour ça qu’en général on en parle pas, pas avec ceux qui ne la partagent pas ou qui ne sont pas « ouverts », tout ça. Une croyance partagée c’est un système de valeurs s’appuyant sur une vision du monde particulière et parfois ça fait religion.

La sensibilité, c’est personnel. Parfois elles se partagent et ça fait des bons repas ou des superbes moments de sensualité sexuelle ou pas. Ou encore des discussions géniales. Parfois même, ça fait des méditations partagées, des rituels et des communions magnifiques. C’est un lien la sensibilité . Un lien sensible ça amène du sens.

Une vision du monde, ce sont des croyances passées au broyage de la sensibilité  de l’expérimentation et de l’esprit. Quelque chose qui sort de nous, qui n’est pas seulement croyance et pas seulement trop deep pour être saisi par tous. C’est quelque chose qu’on partage librement, qui permet de donner et de recevoir dans le respect des visions de chacun, qui ne se laisse pas bouffer ou pomper ou j’ne sais quoi encore. Parce qu’une vision du monde c’est quelque chose de sain, de changeant et de vivant, qui évolue avec nous.

Utiliser son esprit, c’est quand même un truc que nous pouvons tous faire, et pour le mieux comme pour le pire. Apprendre à s’en servir, oser s’en servir pour le mieux, ça c’est un vrai boulot. Parce que savoir qui croient quoi qui perds la boule et qui projette. Bon. à part à faire des ragots et autres échanges certes humains mais néanmoins bien souvent puants, j’vois pas. Puis soyons honnête, c’est normal et sain d’en passer par là.

y’en a qui racontent, dans des livres ou ailleurs un truc comme  » savoir comprendre oser se taire » ou j’sais pas quoi là. C’est choupi comme tout, ça a sûrement un énooooorme sens trop profond et super pertinent.

Actuellement je prône plus le  » Cogiter, expérimenter, discuter et oser » ça a clairement moins de gueule mais on va tenter d’arranger ça.

C’est compliqué, moi je voulais juste vous parler des femmes à la base

C’est compliqué de parler des femmes.

Du « problème des femmes dans la société » comme disent certains.

J’ai l’impression qu’une barrière existe. D’un côté de la barrière, on se rend bien compte qu’un truc cloche avec les femmes en général, qu’elles sont considérées d’une façon bien particulière qui ne semble pas du tout faire appel aux mêmes normes et valeurs que les hommes. Ok, une différence entre les deux existe. Du même côté de la barrière, toujours, on constate qu’il y a une injustice, quelle que soit sa raison d’être qui fait que ça coince.

En témoignent les préjugés déguisés en truismes à propos de la force physique, des aspirations « biologiques » et j’en passe. Juste pour en rire, j’ai toujours apprécié la vérité selon laquelle il était naturel que je veuilles des enfants, qu’il était naturel que j’ai moins de force, qu’il était naturel que je prenne sur moi pour le bien de tous, qu’il était naturel que j’ai une culture et des notes un peu moins bonnes que celles des garçons, qu’il était naturel que j’aime la danse et le rose, et qu’il était naturel que j’aime les hommes, surtout celui qui viendrait avec son poney blanc pour m’emmener réaliser tout ça.

De l’autre côté de la barrière, c’est pire. Enfin, disons les choses sont plus visibles, plus claires.

Approche.

J’aurais aimé faire un article constructif, construit, pertinente. Qui amène réellement le sujet d’une façon adaptée à une réflexions. En réalité, je suis juste fatiguée, lassée, de ce que je peux voir, entendre.

Le problème à l’heure actuelle, ne concerne pas que les femmes. C’est un problème sur l’humanité. Oui, toute l’humanité. Je pèse; avec la délicatesse qui me caractérise, quels que soient vos préjugés à ce propos d’ailleurs, mes mots.

La femme est reniée en tant qu’individu. Objet (est pensée) plus que sujet (se pense), première chose. Ensuite, et là je vous renvoie à une anthropologue italienne, Paola Tabet, la femme est dominée par l’homme, sur différents aspects, et ce dans un grand nombre de cultures. A tel point que j’ai déjà entendu, sans pouvoir me souvenir de la source, que l’inégalité entre l’homme et la femme serait le pilier de l’échange ( de l’économie) et donc celui de toute forme de société humaine. La femme est utilisée par l’homme, socialement ( et non individuellement) pour créer de la richesse pour l’homme.

 

Je suis fière d’avoir résisté dans ce qui suit à un point dsk.

 

La force de travail de la femme est donc utilisée autant que possible, de même que sa force de production majeure (oui oui, celle là, l’acte économique primordial qui crée la matière première ultime : l’humain) mais pas seulement. Sa sexualité est également potentialisée.  Les tabous autour de ça dans notre culture sont très forts, de base, si je vous dit « échange économico-sexuel » vous allez sûrement penser à la prostitution.

C’est une des formes, mais la plus importante du domaine est en fait quelque chose de tellement bien pensant et bien pensé que ça fait désordre quelque peu : c’est le mariage monogame qui est le premier pôle d’échange économico-sexuel socialement. En plus des intérêts économiques pour les alliances des deux familles, la femme échange le « libre accès » de sa sexualité à un homme contre…la sécurité fournie par l’homme. Et comme ça ne suffit pas, elle lui fait aussi le ménage.

Bon, j’arrête de faire ma mauvaise langue et je précise : il y a deux choses que la femme offre à l’homme, socialement parlant:

Du sexe.

Du ménage*.

Voilà voilà.

* = dans le sens de la gestion de la sphère domestique, etc.

Je précise que ça ne sort pas de nulle part ce constat, un petit paquet de chercheurs en science social ont pensé le propos, et nous voilà donc avec deux points d’existence sociale de la femme, face à l’homme. Vous pouvez me dire « mais non regarde blablabla… » Ok, ok, dîtes moi et on verra si ça rentre pas dans la grille de lecture. Elle a pas mal foutue, on a passé une après-midi dessus avec des collègues avant de se rendre compte qu’on était piégées.

Ce qui combine les deux : relation normée socialement type couple monogame. Et sinon, les femmes de ménage, de service, etc. Et les prostituées.

Je passe sur les intérêts de la société autour de ce sujet, c’est très riche et dense, et ce n’est pas le sujet là pour le moment.

Là où je veux en venir.

Nous sommes piégé-e-s, toutes et tous autant que nous sommes.

Et ça concerne l’humain pour la simple raison que les hommes en profitent d’une certains façon, en tout cas certains, mais certaines femmes également, bref.

C’est en train de totalement aliéner l’humanité cette histoire et ses ramifications.

Toute à l’heure, je disais la femme objet plus que sujet. J’ai entendu des gens me dire « mais l’homme aussi s’y met t’as vu lol (et un bébé chat, un) c’est bien ça équilibre ! « 

Chère petite tueuse psychopathe de bébé chats, qu’un individu choisisse de devenir un objet, moi je ne trouve pas ça rassurant.

La femme reniée en tant qu’individu. l’homme demande la même chose.

Une société d’individus devient une masse consommatrice.

Les dominants/dominés deviennent terroristes et otages.

Je voulais parler de la femme. elle n’existe pas.

Pas plus que l’homme.

Il existe par contre des femmes et des hommes qui agissent, pensent, font bouger les choses. Arrêter de penser en terme de généralité floue et creuse, c’est aussi se donner une chance de penser en tant qu’individu responsable.

Arrêter de parler « des hommes » « des femmes » de dire que toutes ou tous sont pareils, s’interroger sur les actes du quotidien, se demander pourquoi on fait les choses, pourquoi telle personne fait ça ou ça. Penser l’individu. C’est le genre de démarche personnelle que nous pouvons tous réaliser et qui peut faire avancer les choses, à l’échelle de chacun.

Article tordu et obvious. mais ça pose les bases pour la suite.

Lire :

Paola Tabet. 

Stratégies Fatales de Baudrillard.