Vous savez ou vous pouvez vous la foutre votre croyance ?

Commençons.

Je suis plutôt du genre choupinette sur ce blog. Des sujets légers, des partages, du blabla de mon neurone, de l’upg et des bêtises. Mais en ce moment, allez savoir pourquoi je n’ai pas envie de partager sur tout ça. Non. à chaque fois que je me retrouve dans les couloirs du métro (en retard pour le taf), à maudire du regard ces empotés infoutus de porter sur eux leurs bagages (les valises à roulettes, parlons-en), et luttant pour fendre la foule sans céder à la tentation de la hargne et de la violence (une crème le matin dans les transports, une crème vous dis-je); et donc, à chaque fois, des phrases me viennent, des mots, des textes entiers. Et se rajoute donc la frustration de ne pas pouvoir me poser et écrire tout ça. Alors je vais essayer, là, comme ça, au débotté. Entre une session vaisselle et une machine à laver à vider. Clopes, ok. Musique, non. Du silence. Et le vent qui souffle dans le toit. (aux deux qui ont été témoin de ce vent, bisous)

I Les slims putain, parlons-en.

J’aime observer les gens. Pas pour les analyser, les autopsier et les rabaisser, juste comme ça, pour la beauté d’un instant, d’un regard, le goût d’une tenue. Pour ce qu’on apprend sur l’humain, sur chaque individu et au final, sur nous-même. Bref.

Parfois, la magie opère, un humain qui est en accord avec ce qu’il dégage, de la beauté dans les petites choses. Mais souvent, putain sans déconner les gens, vous faites un concours ? Est-il vraiment nécessaire de mettre autant de bronzeur madame ? Et monsieur, vous avez déjà entendu parler du fait que non, les carreaux et les rayures ça fait pas du bien aux yeux ? Je vis ces petits éléments moches comme autant d’agression. Que je soupçonne bien de ne pas être personnelles, mais qui, tout de même, me fond bien chier la bite. Plus je constatais les dégâts, plus mon regard descendait. Tout en évitant les chaussures. Faut pas déconner, les chaussures, tellement de choses à dire là aussi. Restent les jambes. Bon. Des collants « chairs » trop foncés et sales. Hum. Ok. Jean trouvé au ciseau, ok. Ok. Slim, slim, slim. Gods, mais ? L’emblème du mauvais goût actuel ? Le vêtement qui ne va à personne. Sérieusement, j’ai dû le voir bien porté, quoi, dix fois ? Le truc qui illusionne le peuple. Si t’es mince ça te valorise et si tu l’es pas hummm ? Et si t’es mince as-tu pour autant de belles jambes ? La réponse est trop souvent non.

(« ha mais Nemn elle est aigrie puis elle s’attaque au physique des gens et puis les goûts et les couleurs….. » =>Ma psychorigidité esthétique vous emmerde bien cordialement.)

Pourquoi au nom d’une soit-disant esthétique de saison vous infligez-vous ça ? Pourquoi se dévaloriser ainsi, au nom du plus grand nombre ?

Woui, juste des fringues, de la mode, de la subjectivité.

Je vois peut-être le mal partout, mais ça me crispe. Regardez votre habitus en face et osez prendre le pouvoir sur vous-même putain ! Nous sommes socialement conditionnés dans nos goûts, nos idéaux et tout le reste. S’en rendre compte c’est un peu la seule façon de s’en sortir, la conscience tout ça. Ou ce moment étrange où la sociologie bourdieusienne rejoint le new age.

II La com’ paganézo de l’internet, cinq mois plus tard.

Il y a cinq mois, pour Samhain, je bazardais le profil fb « païen » et me coupais nonchalamment de la communauté. Cinq mois plus tard, RAB. ça ne me manque pas. Reste les blogs et les échanges avec les gens, par écrit ou irl (lolz t’as vu). C’est tout de même bien mieux. Je n’aime pas les gloses, les branlettes intellectuelles, les grands discours. Je préfère agir et vivre, échanger, et tout le tralala. Alors sans le fantôme menaçant d’une communauté où chacun tire la couverture ou chacun théorise et ou chacun fait chier la bite avec son nombril, bha y’a tout de même plus d’air pour respirer. Pas d’offense, mais je n’ai jamais admiré personne pour ses blablas, ses diplômes ou son impressionnant pokedex. Et peut-être suis-je infoutue de voir le bien mais j’en étais arrivé à un stade de saturation tel que je ne voyais plus que ces choses. Faut dire que ça prend de la place les nombrils ballonnés

III Les valises à roulettes.

Je méprise les valises à roulettes. En tant qu’objet, en tant qu’outils, et par extension, la main qui s’en sert.

Symptôme évident d’une société « d’abondance » qui ne vit que pour et par la peur du manque, avec des estomacs repus mais affamés, avec cet éternel « au cas où ». En matière pourrie, un pvc dégueu, des couleurs ou des design  laissant sous-entendre de gros problèmes de vue. Pouvant contenir jusqu’à une grosse trentaine de foetus congelés dans certains cas. Mais c’est fascinant mes bonnes gens tout ce dont vous avez « besoin », juste « au cas-où » pour deux jours d’escapade.

Ce qui est également hum, discutable, c’est votre rapport à votre corps, à l’espace. Tous les matins de semaine je suis obligée de traverser la plus grosse gare de la ville au félin et au mec à la lance. Et wow, sans rire, rares sont ceux à savoir déjà se situer dans l’espace, à savoir situer les autres, mais à savoir localiser la valise traînée faiblement par leur petite main humide et flasque, ça a pas l’air faisable en fait. Et vas-y que ça traînasse derrière et que ça se retourne en faisant tomber un vélo qui passait par là, vélo qui va alors rentrer dans une pauvre mémé et son déambulateur hello kitty. Et que ça se prend un mur, une colonne, un enfant. Bordel de pompe à cul, se repérer spatialement c’est si compliqué ? (dit la meuf qui vit en se cognant sur tout objet sporadique à sa portée)

Et surtout, à quoi vous sert votre corps, votre force ? Si ce n’est à vous porter et donc à porter ce qui vous est nécessaire ? à mettre des putains de slims dégueu, c’est ça hein ? Bande de moules pas fraiches. Rha.

IV. Donc, les moutons.

Les derniers articles de ce blog ont été, pour la plupart, des amorces sur diverses thématiques (les morts, la cuisine, etc). Thématique que je souhaite réellement aborder en profondeurs mais qui gravitent autour d’un point central, celui de la vie, de la pratique, de la croyance. Et croyez-moi quand je vous dit que j’en ai soupé de ces concepts, et pourtant il m’est impossible à l’heure actuelle de m’en dégager, ils continuent à se retourner dans ma tête et les imbrications ne cessent de poper, les connexions de se faire à tord à travers et peut-être parfois pas trop mal, allez savoir.

Ce qui fait que le principe d’une communauté païenne m’est aussi imbuvable, c’est qu’elle tend à être vécue, ou définie,  comme étant l’occasion d’une réunion entre certes des traditions différentes mais reliées à certains types de croyance. Bien sûres marginales, proposant par là même une source inépuisable d’opposition identitaire et de branlette allant de la roue du paon au traité de politique entre la norme et les rares élus.

Sauf que la croyance, je m’en tamponne l’oreille avec une babouche brodée et pimpée à la nacre.

Pourquoi faut-il impérativement partir dans un délire à mi chemin entre « jésus et les bronzés chez les raimbow warrior » et « aristote et toto vont voir frère jacques » ?

Je ne crois en rien. Je supposes parfois, au pire. Et même qu’il m’arrive d’aimer discuter oisivement de diverses choses sans nul autre but que du plaisir de la réflexion, de l’échange et de l’ouverture des possibles par ladite réflexion.

C’est du vécut bitches. Point.

Des choses qui arrivent, et la façon de chacun de les gérer. Alors, je conçois que ce soit rassurant de mettre un cadre et des gens autour de sa propre existence, de sa propre perception du monde et de la place que l’on souhaite occuper et vivre dans le bordel considéré.

Faîtes vous confiance ! Sortez de votre habitus et de vos habitudes d’ailleurs. Si vous sentez, si vous voyez alors acceptez et faîtes avec. Putain vous digérez et vous en faîtes pas tout un flan ! pourtant c’est une bête de complexité le principe de digestion ! J’suis prête à parier qu’il n’y a pas le tiers de la « communauté » qui a passé autant de temps à cogiter sur ces choses terres à terres et pourtant fabuleuses au lieu de se dire qu’ils sont la réincarnation de truc et que forcément si ils s’entendent bien avec quelqu’un c’est qu’ils se sont connus « avant » (prononcer ici ce mot avec un air un peu hagard et une intonation laissant sous entendre plein de trucs mystiques et super mystérieux)

Après, si vous préférez qu’on vous dise, par consensus et processus social d’acceptation comment vous devez voir, percevoir et vivre, bha si ça vous fait plaisir c’pas moi qui vait aller vous emmerder. Mais posez vous la question : qui placez-vous au centre de votre vie ? vous-même et votre pulsion de vie ? Ou un cadre rassurant qui légitime et qui entoure pour mieux étouffer et normer ?

Je tiens à préciser qu’aucune pouf à slim n’a été maltraitée durant l’écriture de cet article, que toute proximité avec des gens ou des trucs seraient hasardeux et enfin que je ne pensais jamais à qui que ce soit de particulier en écrivant. Ha, et envoyez-moi un Bescherelle putain, j’en peux plus de me mutiler les yeux en solo quand j’ose me relire.

Et terminons.

Pour ceux qui n’auraient pas eu envie de lire entre les lignes, le message est simple. Sortez des croyances, des dogmes, de l’histoire, des cultures, des traditions. Vivez selon vos références, votre univers et ce que vous percevez.

Ce n’est jamais que dans votre tête. Et quand bien même, pourquoi ça ne serai pas réel ?

(de toute façon j’ai pas mal de potes en psychiatrie, faut bien que j’encourage leur profession.)

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Ancêtres, teaser et mise en bouche.

( mais non c’est pas sale, enfin ! )

Alors que j’émergeais en douceur, en savourant un jus de fruits (rouge passion ) et la chaleur déjà bien dense de bon matin (ah, le sud ♪ ), j’ai été marquée par quelques phrases provenant d’un livre que je suis en train de me refaire pour la trouze millième fois, estimation basse ; L’empereur dieu de Dune. Wué. Hé wué. Pour ceux qui connaissent je n’y reviens pas, pour les autres, well, google knows. Wué.

Le vieux ver est à ce moment en lui, et déclare, en gros, qu’à quoi bon avoir ses ancêtres près de soi ( patrimoine et mémoire génétique) si ce n’est pour avoir vécut/vivre leur vie ? La digression se poursuit et il note comme les cultures meurent, comme les sociétés évoluent et comme, pourtant, certaines trames, certains rites perdurent, transmis malgré tout. Leto rajoute que les clés perdues, il les a lui, de par son accès à ce passé qui vit en lui. Le chapitre se conclue sur sa prise de conscience : ce passé n’est que chant des sirènes, il n’est ni présent ni avenir, à s’y plonger il ne résoudra en rien ses états d’âmes ( Hwi, le sexe, les cylons )

Dans mon petit neurone, deux idées ont alors tenu à se manifester : le culte aux ancêtres et la perception du passé, des lignées dans le monde merveilleux de l’invisible perché et du spirituel/religieux/etc et le bordel autour de l’histoire, des faits, de reconstitutions ( et l’aspect dynamique des sociétés et cultures qui jamais ne stagnent – sinon t’es tout mort t’as vu )

Chacune de ces deux réflexion ( ou tentative en tout cas) mérite, je pense, un article entier et façon pavé et il viendront, mais pas pour le moment. Je me contente d’appâter comme qui dirai, et de poser quelques bases subjectives au propos, histoire d’en être débarrassée et de pouvoir poser une vraie réflexion pour la suite.

La suite va quelque peu manquer de finesse dans l’argumentation, si jamais vous voulez des précisions, que je suis pas claire, que vous vous sentez attaqué ,demandez et je tenterais d’être plus explicite.

Les ancêtres sont morts. Je crois que jusque là, on est à peu près tous d’accord. Et j’irais même jusqu’à dire qu’ils ne sont plus vivants. Après selon les perceptions/sensibilité/croyances/dogmes, ça se complique, reste que factuellement, y’a plus de matière, plus de vie, plus d’évolution concrète.

Après qu’est-ce qu’un fantôme/mort/non vivant/etc  ? Un résidu énergétique, un individu à part entière, une patate verte, etc… Il y a moult théories. Pis bon, les enfers grecs, le monde de Hell, parmi les vivant, quels voiles, dans quelle étagère ? Beaucoup de possibles. Et comptez pas sur moi pour le TGCM ( ta gueule, c’est magique) de la relativité culturelle façon « naaaon mé tu voi çé un concepttte en fête parce ke sais pareil mé ça s’appelle pas pareil. ». … Woué. Non. Bref. Y’a des théories.

C’est Cioran, je crois qui disait dans les Cimes du Désespoir qu’il avait changé très souvent d’ancêtres au cours de sa vie. J’ai beaucoup aimé cette idée. Il est vrai que selon notre référentiel actif, notre identité du moment, les sources que l’on ira chercher comme racine vont différer de celles que l’on a pu considérer à un autre moment de notre vie. C’est logique : l’identité de l’individu crée et organise le monde autour de lui. Dans ces conditions, l’évolution de la perception est normale et saine, tout individu ayant la tendance à évoluer, son univers intérieur et ses références mentales ( ses goûts musicaux. oui, oui. ) évoluent de même. De façon à ce que tout ce bordel fasse un genre de trucs cohérent au sein duquel les paradoxes et les tensions seront négociés pour le mieux. Passons.

Bon, donc si j’en crois mes propres mots (oh ça va hein, il se fait tard), deux choses ressortent, voire trois. Un ancêtre, çékoi ? Un mort, çékoi  ? Et comment on gère ça bondieud’bondieu ? Bon, j’ai posé les sujets des deux articles à venir et clairement positionné mon avis hors des théories. Ceci étant fait, bonne nuit.

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( btw, seems i’m a bird. )