Motivation du lundi (oui, je sais, nous sommes jeudi)

Je ne sais pas ce qu’il en est pour toi, lectrice, lecteur qui passe par ici, mais j’ai, et je le déplore, un réel soucis dans le faire, dans l’action. En somme si la procrastination était une vertu, je serais une putain de sainte. Suce mes stigmates.

Alors je tente de me discipliner, je me renseigne sur des méthodes de gestion du quotidien, les listes, les trucs organisés par couleur, la version jeu de rôle où quand t’as finit une tâche prédécoupée au préalable en quêtes et autres éléments bha tu prends un bonbon. Ceci dit cette dernière option ne marche pas sur moi : une fois que j’ai « crée » le jeu, je n’ai pas plus envie d’y jouer pour autant mais ça fait un bon outil….

J’alterne donc les moments de néant contemplatif (mais créativement et intérieurement très productifs et sain) et les moments de bourrage intense où en fait bha bof : ça avance, mais j’avance pas avec. En gros, j’ai le sentiment suivant : ou j’avance, à mon rythme, ou ce que j’ai à faire avance. Mais le lien manque.

On a porté à mon attention il y a quelques temps, par divers biais, un morceau crée de toute pièce à partir d’un discours assez cool, je trouve, d’un acteur que mon coeur aime bien. Voici :

 

Et bien, presque ça me motiverait à lier tout ça, à être pro-active dans les trucs à faire non nécessaires. Presque.

Ce morceau reste dans mon lecteur, aux côtés de Let It Go et autres morceaux un brin random, d’une grande aide dans les transports et dans les pauses du taf….

Just do it, nothing is impossible, just do it, yesterday you said tomorrow….

Todo list, couleur vert et violet, récompense de quête : des retour des gens, des bonbons et des trucs cools de moi à moi, et des surprises de vous hein, on sait jamais ! Quêtes : écrire plus, faire ce taf cool mais non nécessaire, reprendre un rythme de vie et continuer sur la bonne lancée en cours.

 

Et toi, à quoi tu joues ?

(si vous comprenez cette référence, je vous coeur.)

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Pendant la récré’

En ce moment je travaille dans une école primaire pour aider les enfants jugés non « normaux » pour des raisons très différentes. Voilà pour le contexte général.

L’autre jour, en salle des « maîtres » (sans rire, faudrait changer ce nom à l’occasion, et pas mal d’autres trucs, anybref), certain-e-s s’indignaient d’un jeu pratiqué par les enfants : ils appelaient charlie avec deux crayons à papier.

Un outil terrible le crayon d’papier.

Une qui s’indigne sur Charlie Hebdo, l’autre qui se met à parler religion, bref, la foire au n’importe quoi et au préjugé. Jusqu’au moment où l’un d’entre eux les coupe « J’ai regardé sur mon téléphone, visiblement c’est un démon mexicain ».

J’me suis mordue les joues tellement fort pour pas me mettre à rire de leurs visages perdus…. »comment ça, on était à côté ? on aurait des préjugés ? »

Bref, du coup j’ai mis ça dans un coin de ma tête, me disant que je trouverais bien le temps d’en parler avec les enfants, avec d’autres enseignants et que ça serait sûrement un sujet intéressant à observer/comprendre. Ne serait-ce que parce que le jeu est un sujet en lui-même passionnant, alors quand il sort du côté safe, socialement accepté et surtout validé par les adultes, ça m’intrigue d’autant plus.

Et voilà que je tombe par hasard (bon, que je clic n’était pas du hasard, mais vous voyez l’idée) sur cette vidéo.

Le sujet principal : l’appel de Charlie, dans des pays hispanophones est traité avec une ouverture d’esprit assez sympa, différentes possibilités sont évoquées pour expliquer le jeu et ses références. Autant d’un point de vue de la technicité du jeu (le crayon qui tourne) que par rapport à son sens (ouija, fantômes, communication marketing autour d’un film…).

Pour résumer, ce jeux est joué dans les cours d’école d’Espagne, du Mexique, et les enfants font appel au démon charlie pour avoir quelques réponses sur le sens de la vie. Ce n’est pas un sujet qui me choque, je me souviens qu’en primaire nous communiquions avec pas mal de trucs du genre dans le cadre de petits jeux secrets interdits aux adultes (et de leur en parler) et ne parlons même pas de toutes les légendes autour de la Dame Blanche, les expériences pour l’appeler et j’en passe.

Est-ce que ces jeux sont safe ? Franchement, je ne pourrais pas dire. Je suppose que oui, dans l’ensemble, mais nous ne sommes pas à l’abris qu’un petit un peu connecté sème quelques bouts de réalité dans ces jeux-ci. Est-ce pour autant dangereux ? Je ne pense pas. Faut bien apprendre à un moment… Et je suis partisane de l’apprentissage pratique.

L’enfance est aussi la période d’apprentissage envers le monde subtil, c’est important je pense de ne pas oublier que les enfants ne sont pas au courant qu’ils sont supposés être mignons, soumis et aliénés. Ce sont des êtres humains à part entière, ils ont le droit à mon sens d’appeler la Dame Blanche, ça leur fera les pieds. Le rôle de l’adulte est de réparer les bêtises si bêtise il y a eu…et d’amener une évolution sur le sujet pour que le chiard refasse pas deux fois le coup du stylo qui tombe tout seul de sa table toute l’aprem durant.

Ceci était un témoignage de Nemn, sorcière en mission sous couverture.

Alors oui, c’est un sujet sérieux, qui peut engager une vie comme qui dirait. Huhu, un seul sujet d’apprentissage qui ne l’est pas durant l’enfance ??

Alors pas la peine de faire l’autruche. Oui les petits jouent au docteur et matent déjà du pron en CM2, et ils tente aussi de communiquer avec les esprits. T’sais, à croire que dans l’fond ce sont des êtres humains entiers.

Un autre sujet est abordé, celui d’un fantôme crée en laboratoire par une équipe de recherche en psychologie. Ce sujet là m’intéresse fortement. Alors comme ça on peut créer de toute pièce un esprit/fantôme et il devient « actif » hors du cadre de sa création ?

Jure ?

 

Un chat licorne gremlins pour conclure, et une bonne journée à vous !