Instant fugace.

23h41.

Le repas pour demain midi fini de cuire. Fenêtre ouverte pour laisser entrer l’air, la fraîcheur également, des bruits de voix montent de la place, juste en dessous. Je choisis de m’rouler une clope, de me poser devant le pc, d’écrire un peu. Pourquoi pas sur le blog ma foi. Ceux qui passent par ici seront probablement contents d’avoir quelques nouvelles, d’autres euh well, que faîtes-vous ici au juste ?

J’ai passé les derniers -longs- mois à oeuvrer pour avancer dans ma vie, ma vie pro. Bien que n’ayant pas de syndrome de peter pan lattant ou de crainte spéciale sur l’âge adulte, j’ai pris le temps dont j’avais besoin pour avancer dans mes études (en travaillant toujours à côté et ce depuis l’âge de dix’sept ans, allez pas croire que c’était les vacances intellos non plus) et aborder avec la naïveté qui me caractérise ce merveilleux univers qu’est « le monde du travail ». Je ne sais pas pourquoi nombre de gens choisissent de reproduire l’ambiance collège en encore pire dans leur vie quotidienne, mais soit, ok. Bon, j’vais aller voir ailleurs. Et de fil en aiguille, depuis deux ans et demi, je poursuis mon bout de chemin dans cette recherche. Le scoop les copains, c’est que j’ai « trouvé ma voie ». Quand j’ai annoncé ça, avec ces mots suivis de « ma place dans la société », un ami s’est mangé un fou rire. Il m’en a expliqué la raison devant mon air perplexe/géné : « quoi toi, une putain de mame chaotique, dise ça, c’est trop fort ». Ok, j’entends cet avis, j’ai ris aussi.

Mais en fait, ça m’a ramené à un nœud qui longtemps m’a taraudé. C’pas évident d’avoir la fatalité du travailler pour vivre, savoir que même si tu es plus fatigable que pas mal de monde, même si ton caractère et ton charisme sont à double tranchant et bien souvent te causent moult emmerdes improbables, même si [statistique random]% du temps tu planes plus ou moins malgré toi, bah faut aller au turbin comme tout un chacun. Tout le monde a ses points de faiblesses et ses galère, je parle juste des miens, sans donner de valeur à quelque situation que ce soit, je juge pas ici, je parle de mon nombril hein, don’t worry.

La voie dont j’parle, et que je ne développerai pas ici, c’pas une nouveauté en vrai. Le pépé l’avait dit. La petite fille, elle sera [nom de la voie]. Mais la petite fille, elle a un caractère de merde, donc elle a, comme toujours, tout tenté pour faire les choses à SA façon, et bon, pourquoi aller tout droit quand on peut partir en couille et se bouffer des murs ?

Bref, j’y suis. Je fais de mon mieux pour me donner les moyens de faire aboutir ce projet. Incha’chatte.

Dans le même temps, le reste de ma vie. Ah, j’ai bien un autre projet, qui me tient plus qu’à coeur, et sa mère si ça pouvait bien se goupiller, bah promis, j’arrêterai d’en faire qu’à ma tête, enfin, j’essaierai de faire de mon mieux dans ce sens.

23h59

Le mec chelou dont l’appart donne à l’autre bout de la place envoie des « shhhhhht » super fort pour signifier aux pécores ci-dessous que leurs discussions estivales l’emmerde et qu’il aimerait dormir. Marrant.

00h00

Depuis un an que j’me suis retrouvée le nez dans Afwodite, ça avance, petit à petit, je suis butée. Mais j’fais pas exprès, j’vous jure, j’ai juste du mal à comprendre, à sortir de ma zone de survie affective. Vingt-neuf ans de conditionnement, ça part pas comme ça. Quand finalement je touche du doigt une soluc’ pour ce mode hardcore, je tente de l’appliquer. J’me crash souvent, mais ça avance. Je vais finir par y arriver.

00h06.

J’relis, je vire la moitié des fôtes, j’men fais pas, il en restera bien assez pour vous faire saigner les yeux. Sorry.

J’me rends compte que bien souvent, j’ai besoin de faire à « ma façon ». C’est à dire qu’à moins avoir eu une explication qui permette à mon système cognitif de réellement comprendre le propos, je sais, fatalité, que je ne comprends pas. La défense que j’ai trouvé semble être l’attaque : ah, je sais pas comment faut faire et j’ai pas bien compris ce qu’il fallait faire, hmmmm *gratte sa barbe* alors on a qu’à dire que j’ai compris ça, oui, non ? Bon, allé, yolo. Leeeeeeerooooooy Jeeeenkins.

Soyons honnêtes, c’est une merveilleuse technique de bluff face à la vie. Mais tellement.

Par contre, ça me fragilise de repenser à un souvenir, mais tellement tout con, ridicule, une anecdote de gamine, qui résume le problème en fait. Cours d’art-plastique, classe de sixième, j’ai dix ans. Je débarque de ma petite école de quartier à multiples niveaux, on était moins de cent gosses sur toute l’école, t’avait une classe de mater, une de CP/CE1, et les trois autres dans la troisième. Je débarque donc de là dans un collège privé avec quatre classes par lvl. Trente gamins par classe. J’étais fin larguée de base. Bref, exercice pour la semaine prochaine : un camaïeu sur une couleur de notre choix. Elle nous donne la def, peut-être, j’écoutais pas alors. Je me souviens avoir cherché dans le dico ce qu’était un putain de camaïeu de couleur, et ce que j’y ai lu m’a fait comprendre que c’était une représentation des différentes nuances de ladite couleur. Je réfléchis à comment faire ça, je choisi le bleu, et m’attelle au taf, couvrant une feuille A4 canson tout bien comme elle avait dit la dame avec ce camaïeu. L’avantage du bleu, c’était de pouvoir mêler les tons, pour évoquer tant le ciel que la mer, quelque chose de mouvant, où chaque nuance était visible mais où d’autres pouvaient se créer, bref. Comment vous dire, j’ai eu zéro, et un petit tapage de honte gratis. Elle montre à la classe le meilleur dessin, des ronds, disposés en rond, avec chacun une teinte de couleur dedans. J’ouvre des grands yeux en mode « mais cay chiant ça ». Puis elle montre le plus mauvais, qui n’avait pas compris la consigne, le mien, dans lequel tout se mêle. Zéro, hors sujet, n’a pas compris ce qui était demandé. On m’avait pas dit pour les cases dans le dico. La classe se marre, la prof me regarde d’une façon que je n’ai toujours pas identifié.

C’pas un gros drame hein, on est bien d’accord, et j’fais clairement nawak en racontant ça ici parce que l’intérêt est fin limité. Le problème est juste le suivant : quand je ne comprends pas bien, je fais à ma façon. Comme bien souvent je n’ai pas moyen de me faire expliquer mieux ce qui est demandé, j’apprends, chaque jour, à deviner un peu mieux. Et quand je n’y parviens pas, éh bien, je fais à ma façon. Parfois bonne, parfois hors sujet.

Mais comme tout ce qui me blesse, c’est dans un coin, caché sous les remparts, et ça pique, ça tire, ça s’infecte. Et ça appuie très fort sur le manque de confiance en moi, que ça nourri même.

Pour mon projet pro : le plus dur ça va pas être de bosser les compétences demandées, ça va être de bien cerner ce qu’on attend, pourquoi, comment. Si j’ai ça dans la tête, ça passera plus aisément.

Et au quotidien, dans mes rapports humains, ce mécanisme est là aussi. Si j’bite pas ce qui se passe en face, je perds pied.

Dans ma pratique ésopagan, la lutte se joue à un autre niveau. Dans ce monde là, j’ai pas zéro, et j’comprends ce qui se passe. Mais si je comprends, c’pas normal, donc c’est sûrement mieux de pas écouter et de faire autrement….Voyez-vous les emmerdes que l’on peut se créer tout seul sous prétexte mais « na mais c’est dans ma tête », « na mais en quoi ça serait pertinent mes délires, de toute façon j’ai sûrement une couille psychiatrique » ?

TODOLIST

  • accepter la réalité de cette part esopagan, la suivre avec discernement et pertinence, même quand mon instinct de conservation me hurle dans les oreilles « FAITPASCAGROGNASSETOTALEMENTTAREE ». Sorry caplock.
  • si 1 check, s’appuyer dessus pour avancer de façon à avoir plus d’atouts dans la compréhension et la gestion et moins de pression pour éviter de partir en mode Leeroy fait de la merde à chaque occasion
  • apprendre à ouvrir les portes au lieu de péter les murs avec ma tête
  • sauter ce putain de paradigme, rien que pour lui coller une gapball en le chevauchant après coup, do it for the lelz.
  • mettre le repas dans le tup
  • préparer mes saps pour demain
  • aller ronquer.

Euh, j’espère avoir inversé l’ordre chronologique…Ah, on me dit que « hahahaha » dans l’oreillette T_T.

00h32, bonne nuit, bonne journée, amour sur vous.

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Morrigan

Morrigan fait partie de ces divinités que j’ai tenté d’esquiver pendant des années. Par ignorance, par préjugés, mais surtout par instinct de conservation je crois. Elle secoue là où il faut…Non pas que j’ai peur de me faire mettre à terre, de contempler mes conneries, de les assumer, le dark side et tout l’tralala. Non. Mais avec Morrigan, il n’est pas que question de voir, de sentir, de percevoir, de comprendre. Il est question d’action, de pouvoir, de réalité. Il est question d’avancer.

Il est évident mais « on sait jamais » hein, que tout avis est le mien et n’a pas prétention à vérité, que je suis sensible à la critique constructive et que je fais part d’une expérience personnelle qui n’a pas d’autres prétention.

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Tout a commencé par un soir de nouvelle lune comme les autres, je zonais sur le net, bossant à moitié, moitié parlant sur le chat facebook, classique. Une amie commença alors à me parler de Morrigan. Je tente de mettre fin à l’échange, me sentant mal à l’aise, elle me fait judicieusement remarquer que ce n’est peut-être pas pour rien. Un petit rire dans mon dos. Bien entendu, je vivais seule alors, dans ce vieil appart sous les toits qui en a vu passer des vertes et des pas mures.

Ha ha…crispation +12, boule au ventre +32, pression atmosphérique + [non viable]

Je pris alors congé des internets, en mode « j’suis pas wassuwée ».

Je suis la procédure attribuée, bougie, oindre, charger, respirer, faire le pont. Ce qui est bien avec les rituels c’est que ça peut aider, ça aide à recadrer, à mettre dans des dispositions adaptées. Ce qui est con avec les rituels, c’est quand ils servent les fins opposées à leur raison d’être : quand on les brandi pour écarter une situation, quand on se retrouve connement à tenter de joindre par téléphone, skype et autres une « personne » en face de soi.

Ha ha….ridicule +12, fou rire nerveux + 13, mise au point de situation => mieux.

Passons sur mon malaise maladroit et sur les détails de la soirée.

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Morrigan m’a, ce soir-là, ramenée à mes racines. Non pas familiales, ancestrales ou que sais-je, mes racines à moi, en tant que Nemn, mon histoire personnelle, les lieux qui m’ont marqués. Le lieu auquel je suis rattachée.

C’est une chose que l’on trouve souvent rattaché à Morrigan, ce lien avec le lieu, le travail de « terrain », la souveraineté.

Je n’ai pu qu’admettre le lien avec ce lieu si spécial. Un lien pour le moins étrange et qui, pour l’instant, a un sens assez flou pour moi, même plus de deux ans après cette soirée avec Morrigan.

Cet article est à l’état de petit embryon depuis ce soir là…et je n’ai toujours pas trouvé réellement par quel bout attraper la narration, alors je lâche prise et raconte les choses comme elles me viennent. Parce que.

Le lien avec le lieu, le taf de fond de la sorcière sur le terrain. Cette démarche a un aspect à la fois local mais « pas que » comme le prouve ma situation. Rattachée à un lieu dans lequel je n’ai plus vécut depuis des années, qui n’est pas chez moi, plus chez moi. La connexion est pourtant là, toujours vivace à chaque instant. Pas besoin d’être sur place. Même si le besoin d’y retourner régulièrement est nécessaire. Non pas vital, mais je me sens tout de même mieux après chaque pèlerinage.

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Un second aspect qu’a révélé cette soirée si étrange : en sus de mes racines personnelles, mon identité.

C’est quelque chose de complexe à définir, je pourrais tenter de synthétiser en évoquant cette identité ici comme étant ce qui va me définir dans ma pratique, dans mes possibles. Rien de définit, une simple base, une structure avec laquelle il faut composer car elle est au fondement des possibles.

En ce temps j’étais dans une démarche d’apprentissage telle que je ne voyais comme bon et pertinent que ce qui provenait de l’extérieur : les livres, les avis des gens à l’évidence bien plus compétents que moi (trololo), les formations diverses et variées. Cependant, Morrigan m’a prouvé en toute simplicité, qu’au bout d’un moment si je voyais les choses d’une certaine façon ce n’était pas spécialement pour juste être reloue (non pas que je ne le sois pas parfois hein, keur keur) mais aussi et surtout parce que chaque regard a son importance, chaque regard porte des possibles nécessaires. Et qu’il est bon de varier les plaisirs.

La nécessité de l’altérité. Ce scoop. Bref.

Le rappel de la valeur de son propre regard. Chaque regard, à son échelle, a de la valeur, dans une certaines situation, pour une chose peut-être anodine, peut-être pas. Passons

Je n’ai pas à proprement parler de pratique suivie avec la Morrigan. Je ne saurais trop comment définir le positionnement actuel, et peu importe. Cependant, elle a toujours une place, elle peut parfois se pointer, balancer quelque chose et repartir. Faire quelques clins d’oeils et autres petits trolls, ça reste léger.

Morrigan, une divinité qui aime bien mettre les choses à plat. Un travail propre, presque chirurgical mais terriblement créatif et dans l’émotion dans le même temps. Quelque chose de dense, l’éthéré n’est pas le plus prégnant.

Pokévolution.

Voilà, c’est terminé pour la boucle [roue d’argent], l’ensemble ou presque des articles de mon ancien blog ont à présent été rapatrié ici.

J’vous cache pas que c’était un peu bizarre de me relire, et de mettre ça ici. Un léger malaise…. »quoi, c’était il y a cinq ans ? Oula, j’en racontais des choses….oula, j’étais pas bien bien… ». Un peu de mal à assumer et à la fois la satisfaction d’avoir fait se rejoindre ces deux périodes, ces deux blogs. Ces deux « moi ».

Imbolc 2013

Imbolc 2013 

Une réunion, un renouveau, un peu comme cet Imbolc de l’an de grâce 2013. La flamme se modifie et évolue, tout ça, tout ça.

Lors de mes débuts sur la toile « païenne », j’étais intégrée dans un groupe de recherche spirituelle sur le féminin sacré. Grâce à cette structure j’ai pu apprendre énormément sur moi, mais aussi sur les autres. Durant cette période, j’avais besoin de donner de la réalité à mes émotions, de les exprimer, et ça transparaît énormément dans les articles je trouve. Par la suite, sur ce blog autrefois nouveau, j’ai tenté de me donner plus de sérieux, d’accorder à ma démarche plus de poids vis-à-vis de l’aspect personnel du cheminement. Ainsi, une émotion n’était pas communiquée, mais les pensées et autres réflexions, si. Je pense que le complot des extrêmes a encore frappé.

Bref, plus d’équilibre, et puis plus d’article tant qu’on y est !

Bonne journée à vous les p’tits loups.

[roue d’argent] Médecine douce ?

09/11/2010

Voilà qu’en larme, dévastée et ravagée par plusieurs années d’émotions renfermée et bien verrouillées je m’interroge sur l’appellation « médecine douce ». Qui est le crétin congénital qui ose nommer ça ainsi ??

Précisons. De base je suis plutôt homéopathie, phyto, aroma, litho, bref tous les trucs de sale païens et/ou hippie à franges. Je Sors doucement de ma rencontre avec ma Dame Blanche et forte de mon avancée me jette dans la gueule du loup, j’ai nommé les fleurs de Bach. Ho sympathique docteur, ne prenez pas ses fleurs à la légère ^^

Tout avait plutôt bien commencé. J’ai été (comme toujours) très réactive et j’ai sentis que tout se passait à une vitesse folle. J’ai commencé vendredi pour tout dire. Quelques jours de niaiserie complète « tout le monde il est bô j’aime tout le monde » (véridique, aucune exception…). Et voilà qu’aujourd’hui je me sens…bof. Pas top. Je laisse allez, me réfugie en geekant et la vie me rattrape. (elle est taquine). Le boulot m’a sauvé, triste à dire mais vrai. Avant de partir je constate que mes yeux font un truc bizarre. Du côté gauche de chacun, les vaisseaux sont explosés. Etrange et inesthétique pour le coup… Je me dis que c’est d’avoir trop geeké justement. Je reviens du taf à bout. Débordée d’émotion et je sais qu’il faut que je pleure, qu’enfin ça sorte. Toutes ces années de fanfaronnade, de cynisme, de détachements, de tentatives plus ou moins foireuse pour dépasser cette petite phrase enfantine « mais je t’aime moi pourquoi tu m’aimes pas ? »

J’essaye de méditer. Les vaisseaux explosés deviennent une espèce de bouton sur le blanc de l’oeil gauche côté gauche. (assez inconfortable et moche…^^). Puis de pleurer, mais je n’y arrive pas, ça reste sec. Alors j’appelle ma mère. On papote je lui demande pour l’oeil et là elle le sent et le dis encore une fois « mais ça ne sert à rien d’angoisser ». Et là alors que toutes les autres fois j’avais dis en riant « mais j’angoisse pas moi, parfois je psychote un peu c’est tout » là j’admet : « oui, je suis angoissée ». Anodin pour elle, énorme pour moi. Les larmes commencent. Et on continue à parler. Et la une énième mesquinerie de ma petite soeur, via facebook, admirez la classe qui plus est. Et c’est là que la phrase sortie de la bouche d’une petite fille retentis dans ma tête. Voir comment elle s’obstine à me voir me fait du mal. Je sais qu’elle est encore jeune et a besoin de régler ses problèmes (comme tout le monde) et a des défauts (comme tout le monde) mais j’en ai marre qu’elle me dise « méchante » à tout bout de champ. Que je lui pourrisse la vie, que je la pourrisse à beaucoup de monde etc. Mais merde a la fin. Le doute m’envahie, je demande à ma mère son avis. La réponse « pas du tout, mais tu ne fais pas de cadeaux ». Et moi au tac au tac « ha parce qu’on m’en a fait des cadeaux ? « 

Les larmes se calment un peu.

Bon bha je suis une angoissée avec soucis affectifs/émotionnels. La routine *sourire crispé*. L’angoisse étant liée je pense à cette émotion. Petite j’aimais, avec confiance et entièrement. Je voulais protéger, guider, enseigner…Mais j’avais mes défauts bien sur, petite tyran un peu autoritaire, qui savait tout mieux que tout le monde… et surement bien d’autre que je ne situe pas pour le moment ^^ Mais avec mes défauts comme tout le monde, pourquoi elle/il/elles/ils/eux m’aiment pas ? Pas socialement ou autre. Mais aimer, aimer comme accepter, encourager, enseigner, guider, sublimer… Pas aimer comme tes potes croient t’aimer parce qu’au final tu leur apporte, pas aimer égoïstement pas ça..Mais juste aimer tout simplement, presque de façon enfantine et entière, sans malentendu ou compromis.

J’ai passé la leçon de la Dame Blanche a me bloquer « mais je sais pas aimer » tout en sachant que ce n’était pas un savoir mais un état « aimer » « aimante »…Je sais pourquoi je me bloquais, par peur et par souffrance. J’aime. C’est là c’est indéniable. Mais pourquoi j’ai pas l’impression qu’on me le rende ? Pourquoi je me sens si isolée et non entourée d’un amour que j’offre aux autres ?

Voilà c’était la vie de Maïa en direct. Mais du vrai direct hein, pas du direct du paf. Les larmes se sont remises à couler et je me pose encore la question.

(ps : n’y voyais là rien de personnel, je vous inflige pas ces moments assez particulier de ma vie pour vous mettre mal à l’aise, j’ai juste besoin d’un support pour pouvoir penser et l’écriture aide. Et tant qu’à faire autant partager, ça pourrait faire du bien à quelqu’un voir me faire du bien…)

(ps 2 : comme de par hasard plus de bouton sur l’oeil…il a l’air partit, par contre là ils sont tous rouge mais au moins ça leur et m’a fait du bien …)

Morrigan

[roue d’argent] obsidienne argentée ou la pierre de lune des barbares.

14/09/2010

Et oui, encore et toujours !! Hier j’ai remis mon pendentif d’oeil céleste et sans que ça soit un froid, la petite étincelle n’est plus là entre nous. Pour le moment elle se repose et me le fait savoir ! Du coup, par hasard, une pure coïncidence..je me suis retrouvée ce matin devant une célèbre boutique ézo toulousaine.

Ni une, ni deux je rentre et m’atèle à la holy quest of the jolie pierre. * avance rapide* Et me revoilà à la sortie avec une obsidienne argentée et une obsidienne noire ! Pas très surprenant en soi :D

J’ai en effet appris que selon le bouquin de K. Meadows, « médecine de la terre » que non contente d’être une pénible Sagittaire je suis également Hiboux de naissance. Pierre associée ? mais l’obsidienne mes amis, l’obsidienne noire. Pourfendeuse de ténèbres et tranchante comme un rasoir cette belle pierre donne accès à la lumière, la connaissance de la vérité, chasse les illusions les mythes et les fantasmes. C’est un lien solide avec la Terre, protectrice elle est un bouclier puissant contre les énergies et les influences néfastes. Elle demanderait beaucoup de précautions. Pierre d’introspection donc !

Graaaou qu’elles sont belles ! en plus de leur soutient lors de quêtes de vérités les belles obsidiennes permettent de calmer les peurs, apaiser l’hystérie et calmer les dépressions nerveuses, convulsions et épilepsies. Je n’arrive d’ailleurs pas à quitter l’argentée, nous sommes scotchées depuis ce matin (hoho aurais-je besoin d’un peu d’humilité?? !! ) quand à la noire je sens que nous allons nos regarder un certain temps dans le blanc de l’oeil !

(sources : sites de litho de Boschiero père et fille )

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[réaction relecture => cucul new age la praline tout ça :D cute.]

[roue d’argent] triste métro.

10/09/2010

Après l’envolée de la liberté que je pensais retrouvée, une chute sans fond. Un état presque apathique voir catatonique. Une coquille creuse. Passé ces journées remplies de devoir et de social je me rend compte que mon état actuel ne peut pas être partagé. Les amis du quotidien le refusent, me refusent dans ce mood. Quelques uns ont les yeux ouverts et partagent ces moments de silence et de création improbables.

J’ai crée un désert aride pour ne plus que l’arbre cache la forêt et j’y suis. en voulant dénouer je me suis repris sur le coin de la bouille non seulement le fil mais aussi la pelote et le mouton. Bon, il n’y a pas plus qu’à agir. Encaisser, et agir. C’est une question de temps.

Et c’est dans ces temps morts perdue dans la foule qui remplie le métro que je me rend compte du ridicule de cette situation et de cet état. Moi la grande guerrière barbare à moitiée tarée, fonçant dans les murs par mépris des portes, balayant d’un revers de main la simplicité des raisonnement banals et des névroses quotidienne. Me voilà prisonnière d’un fait d’une banalité affligeante. Le lien mère-fille. Sans rire je me déçois. Pas de dragon à trouver ni de lointain ancêtre à sauver. Me revoilà projeté dans une réalité triste à pleurer. Une choses si bête et pourtant qui me bouffe tant. Des faits à admettre et à dépasser et des choses à couper. Et pourtant me voilà larve. Larve à tendances silencieuses et graves.

J’observe les visages autour de moi. Regarde leur langage corporel. J’en souris. Regards intrigués « pourquoi elle sourit elle? ». soupir intérieur. Je replonge en moi.

J’entrevois un parallèle. Arrêter de fumer et prendre conscience de ça. Si je dépasse l’un, l’autre suivra. Folle envie d’une cigarette. Pas pour elle mais bien pour sa symbolique. Non. Je vais tenir et me dépasser, je n’en ai ni besoin ni envie en tant que telle. Et j’entends ma voisine sortie sur le balcon qui en allume une. Quel sens du timming.

C’était un petit texte sans queue ni tête, surement même pas sensé pour faire partager mon être du moment. Quelques mots auraient suffit : être/déception/banalité/survie. Et pourtant je le situe dans l’émotion d’un moment, sous terre, enfermée dans une coquille de métal et de plastique. Et encore un parallèle tordu dans le genre ^^à croire que je ne me repose jamais…

Allez, encore un peu d’incubation et le papillon déploiera ses ailes colorées de femme.

Ereshkigal (1)

Ereshkigal.

Ouais, en fait, non.

Je ne m’attendais pas à me faire tej’ de la sorte par une divinité. Quelque peu présomptueuse peut-être ? Toujours est-il que cette rencontre a été très amusante et constructive, je vais essayer ici de la raconter.

Apollon ici vu par Poussin

Mois de juin deux mille douze. Il fait chaud, très chaud. Et je suis en partiels. Donc fatiguée et à la masse, je plane encore plus que d’habitude. Suite à diverses choses, un ami me conseille d’aller voir un peu du côté d’Apollon. Faut dire que le côté solaire n’est pas quelque chose de hum, très développé chez moi. Dans le genre lunaire il parait que ça s’pose là. bref. donc, je prends contact avec le lumineux, me basant sur de précédents ressentis et gardant en tête le but recherché.

J’avais déjà croisé le blondinet, sur un de ses lieux de résidence,  à Delphes, il y a plus d’une dizaine en fait…une douzaine d’années (bordel ). J’avais fait une petite sieste dans les ruines, bon souvenir, malgré la chaleur et les rêves weirds. Il faut dire que sur place, certes son énergie est perceptible, mais c’était loin d’être la seule si ma mémoire ne me fait défaut.

Je met en place les clés de base de la prise de contact. J’ai un mode opératoire ridiculement simple et assez répétitif, il faut dire que ça me convient et que ça reste efficace. Trouver la bonne bougie, selon la forme, la couleur, etc, l’oindre d’un truc qui me semble en lien, une offrande, quelques prières, un média de communication si jamais. Ici ce fut jaune, solaire et ambré, pour résumer. Et le tarot de tonton Crowley m’a accompagné de son mieux, avec son cynisme habituel.  J’avais même ressortie ma guitare, poussée par le mood dégagé par le p’tit blond, sauf que bon. J’ai été danseuse et pas musicienne, ce n’est pas pour rien. J’ai donc bien vite rangé la guitare et creusé plus en avant le sujet concerné.

Apollon est d’une efficacité redoutable pour le travail de guérison. Il n’est pas spécialement doux ni rude, il fait son taf. Je pense cependant que si nous sommes dans un rapport affectif avec lui ça se passe beaucoup mieux.

Au fur et à mesure, l’échange s’intensifiait. La communication se faisait assez aisément, images, sons, odeurs, dialogue. J’ai commencé à me pencher sur quelques mythes concernant Apollon. à l’époque, l’ami qui justement m’avait conseillé de me pencher dessus commençait à s’intéresser au masculin sacré. Nous étions en pleine pseudo réflexion sur les archétypes, les fonctions sociales, les rôles sexués, etc.. (Vaste sujet que je ne souhaite pas évoquer ici, c’est juste le contexte. ) Et je ne sais comment, j’ai commencer à regarder ce qu’il en état de sa vie sentimentale -une manie chez moi ça….- et j’ai explosé de rire, réalisant qu’en fait, le jeune dieu était comme ainsi dire un dieu puceau vierge. Bon, ce n’était pas fin de ma part,  certes. Cependant, de là à s’offusquer bon….

Je n’humanise pas, en tout cas pas consciemment, les divinités. Elles ont des réactions qui sont traduites par mon malade neurone d’une façon à ce que je comprenne à peu près pas trop de travers le propos.  J’avais senti ce côté hum narcissique d’Apollon. ça m’avais amusée, j’avais décidé de faire abstraction, de me concentrer sur le travail initié. Mais il n’ a pas aimé quand j’ai tenté de pousser la réflexion avec lui. Il a arrêté de la jouer séduction et a été un peu plus cassant. Le boulot entamé s’est terminé le sept juillet ( tant qu’à y être, autant mettre tous les sept de mon côté…tout ça tout ça), d’une façon géniale, je le redis, dieu guérisseur powa. La session a été close sur quelques tirages de cartes, sur différents sujets, parce que oui, dieu guérisseur mais aussi fort pertinent pour le travail oraculaire  j’ai trouvé.

Et à la fin, j’ai quand même demandé ce qu’il en était pour lui et moi, voire si on prenait rencard pour un moment plus ou moins lointain, si il voulait quelque chose de particulier, etc. Bref, une démarche respectueuse et curieuse en somme. Et bon. Le tirage fut sans appel. « on a fait le boulot, le contrat est rempli, maintenant, soit sympa et laisse moi tranquille hein. « 

Je me suis faite jeter par Apollon.

Bon. ça devait bien arriver un jour une divinité avec qui on se fait pas des gaufres tous les dimanches matin.

Alone.

Je note cependant l’aspect réglo :  il m’a réellement amené de quoi réparer certaines choses, il m’a permis de bosser les oracles et sûrement d’autres trucs dont la teneur m’échappe. L’aspect affectif est une dimension importante dans le travail avec ce dieu là, peut-être aussi avec d’autres ?

Cette petite histoire fort mal racontée m’a bien amusée sur le coup et continue à me faire sourire.

Puis j’ai toujours été dionysiaque de toute façon…

De façon plus concrète, je n’ai pas souhaité faire les petits résumés habituels des correspondances et autres listes qui accompagnent en général les divinités. Pas par snobisme, simplement la plupart des informations sont trouvables de façon très simple et rapide sur le net, mon expérience personnelle n’amène pas d’eau au moulin déjà existant. De plus, je reste assez convaincue que c’est à chacun de trouver les « ponts » les plus adaptés.

Je me contente de raconter mes expériences et mes rencontres, de sous tendre certaines réflexions et autres constats avec maladresse et amusement.