Un projet autour des suivantes de Frigg.

Un projet émerge petit à petit : celui de travailler avec les suivantes de Frigg.

L’idée serait d’aller chaque lunaison au contact de l’une d’elles. C’est quelque chose que je vais réaliser quoi qu’il en soit de mon côté, et qui donnera lieu à des articles sur ce blog

Cependant, je me suis dis que ça pourrait peut-être parler à d’autres personnes, alors je lance un appel !

Toute personne (à condition d’être majeur) est la bienvenue, la langue n’a pas d’importance (français, anglais, chinois…). Si nous nous retrouvons à plusieurs, nous mettrons en place une éventuelle plate-forme pour communiquer plus aisément.

Chacun fonctionne selon sa pratique, sa tradition, ses croyances, etc… Il n’y a pas de conditions de ce côté-ci.

Je compte commencer après Samhain.

Si ce projet vous intéresse ou vous intrigue je vous invite à m’envoyer un mail à nemnnemn[at]gmail[.]com

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Mois de Frigg, épisode 9 : un petit tirage pour se détendre.

J’ai encore quelques thèmes bien denses sous le coude pour ce mois de Frigg, mais là, un petit article léger dans lequel je propose un tirage à but de travail énergétique et de bien-être.

En admettant le système des chakras, prenez votre jeu divinatoire préféré ou celui qui vous inspire. Oracle, Tarot, Runes….et tous les autres.

Pour chaque spot, quatre quartes, dans l’ordre suivant.

1. Dans quel état devrai être ce chakra ?

2. Dans quel état est-il ?

3. La raison de cet état ?

4. Comment y remédier (ou encore améliorer le propos).

La première carte permet d’avoir le témoin, sans influence et de façon objective de quel serai l’état dans lequel ce spot énergétique serai en cet instant et sur vous-même le mieux actuellement. Ce n’est pas un absolu, c’est réellement par rapport à vous-même.

La seconde permet de constater si c’est raccord ou pas du coup.  Parfois ça signifie que ça fait un peu la gueule, et parfois, au contraire, que c’est encore mieux. Faut pas tout voir sous l’angle du drame, comme quoi.

La troisième explique un peu et permet de mieux comprendre la différence d’état, de mieux situer et de commencer à expliquer le système.

En effet, après chaque chakra on remet toutes les cartes dans le jeux pour avoir tous les possibles pour chacun, mais c’est un tirage global, les chakras se lisent aussi les uns par rapports aux autres, certains qui vont super bien peuvent, par exemple, être dans cet état pour compenser l’état d’un autre, etc. Alors on garde une vision ouverte de l’ensemble, c’est important. Et on n’oublie pas que tout système est cohérent dans sa totalité avant tout, mais aussi que certaines données peuvent parfois nous échapper et que c’est pas nécessairement un mal de ne pas tout savoir non plus que de ne pas tout contrôler.

Et la quatrième donne un conseil par rapport au-dit chakra, à aussi donc replacer en lien avec tous les autres.

Ce petit dispositif tout con, inspiré lors d’une méditation avec Frigg a eu des résultats forts intéressant les deux fois où j’ai pu l’expérimenter. N’hésitez pas ^-^.

Mois de Frigg épisode 8 : Mode opératoire des divinités.

Chaque divinité a un genre de mode opératoire qui lui est propre. Que ça soit du domaine de la sensation/communication ou du travail, chacune peut se distinguer de l’autre. Les divinités ont leurs marques bien précises je trouve dans ce domaine. Il me semble assez évident que nous avons tous nos propres ponts. Alors on se détend, non je ne prétend pas que tout le monde expérimente comme moi, je raconte juste les miennes, d’expérimentation. Et prenez donc un laxatif, ho hé. Hein.

Je n’ai pas encore assez d’éléments de réflexion pour proposer un truc ouffissime mais j’ai noté quelques trucs sur certaines divinités, certains types de travaux et donc, aussi, sur Frigg.

Apollon a plutôt été du genre « bon, regarde moi dans les yeux et pendant ce temps ça va se faire », Freyja m’a fait faire le ménage pour que je laisse remonter les cadavres, Hécate s’amuse à me faire courir partout vu que de toute façon « t’en fait qu’à ta tête petite idiote alors vas-y, va dans tous les sens. Au passage, quand tu te seras calmée, va voir là-bas. » Avec Loki, tout est jeu, même mortel et dangereux on est dans le jeu et le monde sensuel. Aphrodite m’a obligée à voir les choses sous un certain angle sans aucune explication, elle m’a juste coincée quarante-huit heures durant, j’ai pas bien aimé, du coup, bon… enfin vous savez quoi.

Il est aussi évident que chaque « type » de travail amènera des trucs différents. Mais au final, je ne sais pas si ça ne dépend pas plus de la façon de l’aborder que du truc en lui même. Alors qu’est-ce que j’appelle travail ? C’est tout con, ça peut être le fait de passer une semaine à faire des dévotions à une divinité tout comme ça peut être des actes rituels demandés spécifiquement par une divinité ou une personne en lien avec une divinité, et j’en passe et des meilleurs. Au centre du propos, le fameux travail personnel qui est juste en fait, le fait d’avancer dans la vie et de grandir. Tout ça quoi….(et la domination mondiale un peu aussi)

C’est dans le cadre des types de travail que l’on retrouve les fameuses zones de compétences si chères à la manie des cases façon dieu-outil. Apollon pour une guérison, Hécate qui indique une direction, Loki qui fait jouer… Oui ça colle avec leurs supposées domaines de compétences. Mais ce n’est pas tant que ça soit lié à leur domaine, c’est juste que c’est abordé sous leur angle. Je veux dire, quand Freyja s’est pointée, il n’était pas spécifiquement question de quoi que ce soit en lien avec son domaine supposé, mais elle m’a permis de l’aborder avec un axe qui lui est lié à son domaine de compétences.

à toutes les personnes qui cherchent à faire tel travail avec tel dieu pour tel truc, je pense que c’est poser l’équation un peu simplement. En magie, les outils ne sont pas réellement des objets au sens inerte du terme. Ils ont aussi leur mot à dire, surtout les dieux. D’autant qu’on ne peut pas savoir sur quoi va nous faire rebondir un travail. Je suis contre la planification rituelle, et pour l’inspiration un peu chaotique. Exemple : vous prévoyez un rituel pour une raison àlakon, avec tous les ingrédients bien soigneusement lié au truc. Mais en fait voilà, vous pouviez pas savoir mais ce truc là sur lequel vous avez bossé, il était lié à tel truc et du coup en fait, paf, pastèque. Certains diront « ha mais y’avait qu’à tirer avant, pour savoir, tout ça, tout ça. » Alors, déjà, bisous les maniaques du contrôle, ensuite, si on pouvait tout prévoir ça se saurait. à moins d’être totalement enfermé dans sa tête ça me semble pas trop possible, de par le simple concept de « accident » par exemple. Bref.

Avec Frigg, ça se passe autrement. Elle me donne parfois des indications, des conseils, fait quelques remarques, mais rien de direct, de nécessaire, de frontal. Petit à petit, elle place des jalons, des points, des fils. Et subitement, de façon subrogative et en tapinant à la coupe à la fenêtre, le truc se déclenche et tu te prend un pan de monde dans la gueule. Ah, putain, ça fait mal. Mais dediou, c’est efficace….

Ce que je trouve formidable, c’est le libre arbitre présent tout au long. on a le choix de suivre ou non les conseils, chaque choix amène des possibles. De la même façon, la confiance possible dans chaque choix, dans chaque interaction. On est pas sur de la divinité contrôlante ou directive.

Elle nous jalonne le terrain de jeu en quelque sorte. Elle va conseiller d’aller plutôt jouer au toboggan qu’avec le ballon, mais on fait bien comme on veut. Peut-être est-ce de la manipulation de sa part, mais je vais pas vous cacher que je m’en branle. Si c’est le cas, chapeau bas Dame, vous avez réussi à me manipuler d’une façon agréable et qui m’apporte beaucoup. Sinon, on peut considérer qu’il s’agit de bienveillance et de respect de la liberté. Ou  des deux. Après-tout, on est sur une divinité du destin, on peut supposer que le libre-arbitre et les choix, elle les comprend, les voit, et les laisse vivre. Et qu’elle sait comment mener le bateau à bon port.

Le mode opératoire de Frigg est, en résumé et selon mon petit point de vue : bienveillant, respect le libre arbitre et permet de se confronter aux choses. Elle nous fait bosser sur nos propres nœuds, sur ceux qui nous entoure. Toutes ces choses horribles que l’on fuit, que l’on enterre, qui nous pèsent et nous étouffent…. Sur tout ça, elle permet d’amener de l’air, de donner la possibilité de dénouer. C’est un jeu de piste.

Mois de Frigg épisode 5 : Les noms de Frigg

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J’avais le souhait d’écrire un article présentant les petits noms de Frigg, un peu comme les Heitis d’Odin. Naïvement, j’avais pensé que chaque divinité avait ses aspects et ses identités marquantes. Bon. Non.

Internet, son nom soit loué ne m’offre que divers formes du nom de Frigg, suivant les pays/langues concernée et les supputations historiques, pis quelques appellations, mais représentatives de tout autre chose que de ses aspects. La faute, peut-être, à mon manque de ressources, et si c’est le cas, c’est avec plaisir que je corrigerais cet article qui va donc se baser sur ce constat.

Les diverses variations du nom de Frigg.

On me dit; Vieux Norrois : Frigg. ancien Saxon : Fri, vieil anglais Frig, Allemand : Frijjo. Je vous passe les théories linguistes sur les racines les sens et les dérivations possibles.

Les quelques appellations de la Dame

Dans la Lokasenna, Frigg est nommée « Fjörgyns mær (« Fjörgynn’s maiden ») ». Avec une petite blague, mær signifie et fille, et femme. Bon. Culturellement c’est un concept intéressant ( mais ta yeule Freud)

Voilà…Voilà. O_______o On n’est pas sur du gros contenu là. Et pourtant, je me dis que ça nous apprend quelque chose.  Sans vouloir me la jouer couillonne de l’espace, le nom ce n’est pas vraiment quelque chose d’anodin. Loin de là. Qu’une divinité, aussi discrète en plus, ne soit pas nommée autrement que par son nom ou son affiliation (fille/femme de) est assez, je trouve, révélateur de l’aspect caché de Frigg.

C’est facile de voir des mystères partout, ici je n’en pointe aucun du doigts. Je signale juste qu’à mon sens, ce qui est trop visible est souvent un masque, une façade; pas forcément fausse, mais à mettre en avant certaines choses, on en occulte d’autres. Et que sans autres information, les spéculations sont ouvertes.

Le mois de Frigg épisode 4 : le foyer

Les mots qui reviennent souvent à propos de Frigg sont issus du champ lexical négatif de la bobonne au foyer.

Bon bon bon. Admettons et jouons le jeu, quoi qu’est-ce qu’une Bobonne au foyer ?

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D’après ce que j’ai cru en comprendre, une bobonne au foyer c’est une femme dont le capital sexuel semble à première vue peu présent. Type mamie, ménopausée, pas fraîche, fanée peut-être même.  Comme si une femme c’était une enfant, pis une fleur en bouton pis une fleur à secouer, qui sert aussi à se reproduire au passage, pis un truc fané, qui ne méritait plus vraiment d’être considéré comme telle. La femme sans sexe, le troisième sexe marketing en fait : la ménagère de plus/moins (selon) de cinquante ans, cette cible si particulière, qui se passionne pour les réunions tupperware et les détachants hardcore, pour qui l’émotion ultime est de voir une rediffusion d’une série lambda à la con socialement connotée, sans trop de cerveau, un peu stupide mais gentille. Enfin, elle fait bien la cuisine en tout cas, pis sa maison est propre même si parfois elle sent bizarre.

Ces vieilles femmes sont souvent des personnes, de ce que j’ai pu voir, qui ont traversé les âges de la vie en faisant ce qu’elles avaient à faire, ou en tout cas en accord avec l’image qu’elles en avaient. Se sacrifiant plus ou moins. L’aigreur est souvent au rendez-vous. Les bobonnes sont souvent vues comme des abruties, parfois évoquant les sacrifices réalisés pour leur foyer, leur famille, les « gens » se disant des choses charmantes du style « bha tant pis pour elle, elle n’avait qu’à choisir autrement » ou encore « elle prétexte les autres pour ne pas se prendre en main et vivre sa propre vie ».

Ce qui m’interloque c’est que cette démarche : de veiller sur son foyer est à présent vu comme un sacrifice. C’est complètement con.

Veiller sur son foyer, le faire vivre, faire se développer ses membres, c’est un peu logique à vue de nez. C’est un don, un boulot commun. Si une seule personne s’acharne et que le reste glande ça n’a aucun sens. Un foyer ce n’est peut-être pas une famille mais c’est en tout cas une cohésion de personnes, un choix de vie ensemble.

Ce n’est pas parce que vous vivez en un lieu de façon définie que ce lieu est pour autant un foyer. Certains lieux de vie n’ont absolument pas d’âme. Je ne sais pas si vous avez déjà vécu l’expérience d’arriver chez des gens et d’être face à de l’aseptisé, un espace digne d’un catalogue, propre, voire joli à regarder qu’on suppose sûrement agréable comme espace de vie, mais…tristement vide. Dangereusement vide. Et à l’inverse vivre sur la route, entre toile de tente et camions de zonards et retrouver la chaleur du foyer sous le ciel. Le lieu ne fait pas le foyer. La femme au foyer ne fait pas la maîtresse de maison.

Sans vouloir tomber dans une analyse à tendance historique, le développement de notre société de sur-consommation nous rend tout tellement facile à « avoir », à condition d’en avoir les moyens, of course, que l’on a peut-être oublié qu’en fait le foyer c’est autre chose que là où on mange et où l’on dort quand on n’a pas mieux à faire if you know what i mean.

Encore une fois, pardonnez l’aspect historique mais force est de constater que si l’humain a commencé a zoner dans de la tente, de la grotte, puis dans divers abris de confections variables (mais pourquoi sommes-nous passé au carré ? Je vous le demande, le rond était quand même plus intéressant…) ce n’est pas juste par passion pour la décoration d’intérieur. En un temps pas si lointain, on se balançait tant bien que mal au bout de la chaîne alimentaire, et l’extérieur était dangereux. Mortellement dangereux. Le foyer c’était le lieu avec les semblables, ceux avec qui on bosse de concert pour s’assurer subsistance, sécurité et plus si affinité.

On place actuellement le danger dans l’altérité et l’insécurité. C’est de la merde. Belle espèce qui se pourrie toute seule et pourri ce qui l’entoure au passage. Anybref.

Notre société accorde actuellement la valeur principale au concept de travail. À tel point que le travail devrai être considéré comme plus important qu’une vie personnelle. C’est un fait assez ignoble je trouve.

Bon, non, le truc le plus important dans votre vie ça doit être votre vie, comme vous l’entendez. Passons.

Dans tous les cas, le lieu qui reste synonyme de sécurité, repos, réconfort, guérison, confiance, c’est le foyer. ( ce n’est pas pour rien que ces faits divers au sein de la sphère proche sont si odieux)

Alors au nom des grands anciens que leurs noms soient trempés dans la sauce soja, pourquoi ce mépris pour le foyer et sa gardienne théorique ?

Vous êtes complètement masos, comment ça se passe ? Remarque c’même pas du masochisme à ce stade-là.

D’un côté ça considère ça avec mépris et incompréhension et de l’autre ça happe, aspire et aliène. Y’a une couille dans le pâté. Le premier côté étant celui de la masse sociale, l’autre étant celui de l’amical des mégères vampiriques. (des femmes au foyer aliénées et terrifiantes qui à mon sens sont bien plus redoutables pour l’espèce humaine qu’un combo de pas mal de totalitarismes)

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Recentrage : foyer, Frigg. Bien.

Un jour j’ai entendu quelqu’un traiter Frigg de maniaque du ménage. Je lui ai fait remarquer que peut-être c’était un propos merdique symptomatique de certaines choses.

J’ai toujours été super amusée par les gens qui ont leur lieu de vie blindé de protections magiques en tout genre et qui purifient à coup d’encens mais qui voient pas l’intérêt du ménage. I mean, seriously ? Vraiment, vous connectez pas ?

Le lieu de vie est un des membres à part entière du foyer. Je veux dire, on stérilise un espace de vie, on s’en considère les propriétaires et on le fait pas vivre, on le laisse à l’état physique de déchet, de rebuts emmerdant, on n’a pas envie de s’en occuper. Non mais demandez vous pourquoi vous vivez en ce lieu et de cette façon dans ce cas, non ? Ça ne vous semble pas incohérent ?

Le lieu de vie est supposément un allié. Mais un allié ça implique un échange, et d’alimenter un échange. Donc d’en avoir le temps, l’énergie et la conscience. Bon, quand on taff, c’est clairement pas aisé, ce qui étant demandé étant vaguement inhumain et ayant tendance à nous bouffer.

La gardienne du foyer (ou le gardien, mais là j’étais partie sur Frigg d’où le féminin) est en très gros celle qui gère cet échange là, qui maintient l’équilibre pour qu’il soit profitable à l’ensemble des concernés sur le lieu de vie. La gardienne du foyer ce n’est pas mamie nova ou une de ces mères au foyer dégénérées et terrifiantes. Au contraire, c’est celle qui maintient l’équilibre, la sécurité et permet d’avancer dans de bonnes conditions en ayant un espace safe et adapté où se ressourcer.

Non parce que ça serait quand même con que par bêtise le feu s’éteigne et que vous vous fassiez bouffer par un truc qui rodait dans le coin. 

Le mois de Frigg, épisode 3 : A New World.

à la fin de tout, que resta-t-il de Frigg ? De ce monde ?

Lors du Ragnarök, beaucoup meurent, l’univers tel que connu dans ces mythes s’effondre. Mais Frigg ne meure pas, elle.  L’auteure de la chanson considère ici que peut-être, comme Nana, l’épouse de Baldr, elle suit Odin dans le monde des morts.  Nous en avons discuté avec une amie et nous sommes d’accord que cela colle assez peu au personnage. Je vois plus Frigg restant, se battant à sa façon, restant cachée et assurant la suite, suivant le fil. Après tout, c’est la femme d’Odin, si il y en a une qui a dû en apprendre en voyage spécial et dissimulation on peut supposer qu’elle est concernée. (théorie personnelle) Dans quel but, je n’en sais foutre rien.

Ragnarök par DZO Olivier

Ragnarök par DZO Olivier

Les Dieux peuvent mourir. Ils ne sont pas immortels, dans le nord, les pommes d’Iduna prolongent leur vie et leur amène des bénéfices nombreux, mais la mort peut les frapper. Et après ? Baldr dans le monde d’Hel témoigne que ce n’est pas la fin pour autant. Considérant la réalité des Dieux, on peut supposer que quelque chose change, de façon irrémédiable, mais quoi ? Je suppose (tapez pas les gens, c’est de l’élucubration perso là) qu’ils sont délocalisés en somme. Non plus lié à un lieu, mais « chargés » sur une trame qui leur permet d’être partout et nulle part à la fois. Morts en somme, mais toujours là, mais en pas pareil. Voilà voilà.

Sassafrass est un groupe américain qui chante a capela. Aranna en avait linké un morceau lors du Loki project et j’avais été subjuguée par la performance de ce groupe, par leurs textes et l’intensité de l’interprétation.

A New World met en scène Frigg, qui parle à Magni et Modi, les enfants de Thor (son beau-fils), survivants du Ragnarök.

Cette chanson m’a touchée au-delà des mots. J’ai une compréhension euh relative de l’anglais, mais là même sans le texte, j’ai été dévastée par la charge portée par la voix de la chanteuse.

Frigg n’est pas une mamie nova fluff, décidément pas.

Les paroles, trouvées sur le site du groupe

Grandchildren, Thunder-sons, pride of your father
And light of your grandfather’s all-seeing eye,
The day is approaching of Ragnarok battle,
When all of your family will die,
except you.

But a new world will rise from the waters,
And new life will stir in her seas,
And the old sun will leave us a daughter,
As bright and as precious as she.

Well we know, Grandmother, all that must come
How the wolf and its children will swallow the sun,
And our father and grandfather fall to the beasts,
And the fires of Musphell will feast
on the dead.

But a new world will rise from the waters,
And new eyes will wake to her dawn,
And the last pair,
Lif and Lifthrasir,
The woman and husband,
Will guard in their hiding place
Life and the will to live on.

Well we know, Grandmother, all we must do
When the humans establish their homesteads anew.
We must teach them, like grandfather, all that they need,
How to stand, how to speak, how to fight, how to lead,
Why the old worlds have fallen, and why they still live,
But we don’t know what answer to give
When they ask of us

What was Odin?
(Answer me, answer me, somebody answer me)
This strange Allfather,
(oldest of questions and deepest of needs)
Who built such wonders
(our mystery, mystery, teach us our history)
And lost them again to the dark?
(lost them again to the dark of the grave)

Was he cruel? Was he kind?
Was he wise? Was he blind
To the needs of the humans
who suffered and died?
As he kept his worlds locked
On their desperate course
With his justice and witchcraft
And guile and force?

What was Odin?
(Answer me, answer me, somebody answer me)
This teacher and soldier 
And trickster and king? 
Who lost such wonders?
(who mystery, mystery, fathered our history)
Seducer and savior
And rapist and king.

Grandchildren, take with you only one answer
To teach a new world what your grandfather was:
That from fire and ice, where no man can live easy
He carved out a place where a man can live proud.

And a new world will rise from the waters,
And new men will bask in her day.
And my lost sons:
Dear shining Baldur
And unlucky Hod will
Return from the darkness
And join you in guiding their ways.

And they know
From Hel and Valhalla
What Fate shows
At their father’s last stand
That from fire and ice, where no man can die easy
He carved out a place where a man can live long
And die proud.

And they know
From Hel and Valhalla
What your grandfather gave to you
So carry him with you
In all that you teach and do.

When the new world will rise from the waters,
And new men will ask you our names.
And my lost sons…
Tell them I love them,
And tell them I miss them,
And tell them I thought of them
Even as Ragnarok came.

Grandchildren, Thunder-sons, pride of your father
And light of your grandfather’s all-seeing eye,
The day is approaching of Ragnarok battle,  (Help me know why I live)
When all of your family will die, (When all will die)
except what lives on inside you.  (Even you)