Random

D’après Potterhead, je suis une serdaigle. Mouais. Admettons. Et même que mon patronus est un genre de belette en encore moins sympathique. Oui oui. C’est un peu sanguinaire ces bêtes là.

Alors que je méditais, j’ai vu une succube s’approcher de moi, puis me piquer la main. Je l’ai dézinguée, saloperies de moustiques (non, je n’ai pas atteint l’éveil de la non violence).

Un jour, Odin m’a conseillé des cosmétiques pour faire du bien à ma peau.

Aphrodite aime bien balancer des petits encouragements aux maladies vénériennes chez les gens qui la gonflent. Elle n’est pas forcément très sympa.

J’ai la foi.

Ce qui m’aide à me lever tous les jours, c’est de penser au petit déjeuner que je vais me faire. Je suis tellement pas du matin….

Ce qui fait que j’ai la force de me lever chaque jour c’est d’investir chaque instant pour changer les choses. Mon boulot est un acte militant (pas au sens prospectus et tout, au sens où je me mobilise pour agir en accord avec mes convictions), ma sphère sociale se veut bienveillante et épanouissante pour ceux qui la partagent et enfin, c’est la seule façon que j’ai trouvé pour survivre à mon empathie, le fait de me battre pour un mieux.

J’ai fais mon premier rituel en instinct total, je sortais de la maternelle.

Le problème c’est pas quand ça marche pas.

Il est temps d’aller en griller une.

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Instant fugace.

23h41.

Le repas pour demain midi fini de cuire. Fenêtre ouverte pour laisser entrer l’air, la fraîcheur également, des bruits de voix montent de la place, juste en dessous. Je choisis de m’rouler une clope, de me poser devant le pc, d’écrire un peu. Pourquoi pas sur le blog ma foi. Ceux qui passent par ici seront probablement contents d’avoir quelques nouvelles, d’autres euh well, que faîtes-vous ici au juste ?

J’ai passé les derniers -longs- mois à oeuvrer pour avancer dans ma vie, ma vie pro. Bien que n’ayant pas de syndrome de peter pan lattant ou de crainte spéciale sur l’âge adulte, j’ai pris le temps dont j’avais besoin pour avancer dans mes études (en travaillant toujours à côté et ce depuis l’âge de dix’sept ans, allez pas croire que c’était les vacances intellos non plus) et aborder avec la naïveté qui me caractérise ce merveilleux univers qu’est « le monde du travail ». Je ne sais pas pourquoi nombre de gens choisissent de reproduire l’ambiance collège en encore pire dans leur vie quotidienne, mais soit, ok. Bon, j’vais aller voir ailleurs. Et de fil en aiguille, depuis deux ans et demi, je poursuis mon bout de chemin dans cette recherche. Le scoop les copains, c’est que j’ai « trouvé ma voie ». Quand j’ai annoncé ça, avec ces mots suivis de « ma place dans la société », un ami s’est mangé un fou rire. Il m’en a expliqué la raison devant mon air perplexe/géné : « quoi toi, une putain de mame chaotique, dise ça, c’est trop fort ». Ok, j’entends cet avis, j’ai ris aussi.

Mais en fait, ça m’a ramené à un nœud qui longtemps m’a taraudé. C’pas évident d’avoir la fatalité du travailler pour vivre, savoir que même si tu es plus fatigable que pas mal de monde, même si ton caractère et ton charisme sont à double tranchant et bien souvent te causent moult emmerdes improbables, même si [statistique random]% du temps tu planes plus ou moins malgré toi, bah faut aller au turbin comme tout un chacun. Tout le monde a ses points de faiblesses et ses galère, je parle juste des miens, sans donner de valeur à quelque situation que ce soit, je juge pas ici, je parle de mon nombril hein, don’t worry.

La voie dont j’parle, et que je ne développerai pas ici, c’pas une nouveauté en vrai. Le pépé l’avait dit. La petite fille, elle sera [nom de la voie]. Mais la petite fille, elle a un caractère de merde, donc elle a, comme toujours, tout tenté pour faire les choses à SA façon, et bon, pourquoi aller tout droit quand on peut partir en couille et se bouffer des murs ?

Bref, j’y suis. Je fais de mon mieux pour me donner les moyens de faire aboutir ce projet. Incha’chatte.

Dans le même temps, le reste de ma vie. Ah, j’ai bien un autre projet, qui me tient plus qu’à coeur, et sa mère si ça pouvait bien se goupiller, bah promis, j’arrêterai d’en faire qu’à ma tête, enfin, j’essaierai de faire de mon mieux dans ce sens.

23h59

Le mec chelou dont l’appart donne à l’autre bout de la place envoie des « shhhhhht » super fort pour signifier aux pécores ci-dessous que leurs discussions estivales l’emmerde et qu’il aimerait dormir. Marrant.

00h00

Depuis un an que j’me suis retrouvée le nez dans Afwodite, ça avance, petit à petit, je suis butée. Mais j’fais pas exprès, j’vous jure, j’ai juste du mal à comprendre, à sortir de ma zone de survie affective. Vingt-neuf ans de conditionnement, ça part pas comme ça. Quand finalement je touche du doigt une soluc’ pour ce mode hardcore, je tente de l’appliquer. J’me crash souvent, mais ça avance. Je vais finir par y arriver.

00h06.

J’relis, je vire la moitié des fôtes, j’men fais pas, il en restera bien assez pour vous faire saigner les yeux. Sorry.

J’me rends compte que bien souvent, j’ai besoin de faire à « ma façon ». C’est à dire qu’à moins avoir eu une explication qui permette à mon système cognitif de réellement comprendre le propos, je sais, fatalité, que je ne comprends pas. La défense que j’ai trouvé semble être l’attaque : ah, je sais pas comment faut faire et j’ai pas bien compris ce qu’il fallait faire, hmmmm *gratte sa barbe* alors on a qu’à dire que j’ai compris ça, oui, non ? Bon, allé, yolo. Leeeeeeerooooooy Jeeeenkins.

Soyons honnêtes, c’est une merveilleuse technique de bluff face à la vie. Mais tellement.

Par contre, ça me fragilise de repenser à un souvenir, mais tellement tout con, ridicule, une anecdote de gamine, qui résume le problème en fait. Cours d’art-plastique, classe de sixième, j’ai dix ans. Je débarque de ma petite école de quartier à multiples niveaux, on était moins de cent gosses sur toute l’école, t’avait une classe de mater, une de CP/CE1, et les trois autres dans la troisième. Je débarque donc de là dans un collège privé avec quatre classes par lvl. Trente gamins par classe. J’étais fin larguée de base. Bref, exercice pour la semaine prochaine : un camaïeu sur une couleur de notre choix. Elle nous donne la def, peut-être, j’écoutais pas alors. Je me souviens avoir cherché dans le dico ce qu’était un putain de camaïeu de couleur, et ce que j’y ai lu m’a fait comprendre que c’était une représentation des différentes nuances de ladite couleur. Je réfléchis à comment faire ça, je choisi le bleu, et m’attelle au taf, couvrant une feuille A4 canson tout bien comme elle avait dit la dame avec ce camaïeu. L’avantage du bleu, c’était de pouvoir mêler les tons, pour évoquer tant le ciel que la mer, quelque chose de mouvant, où chaque nuance était visible mais où d’autres pouvaient se créer, bref. Comment vous dire, j’ai eu zéro, et un petit tapage de honte gratis. Elle montre à la classe le meilleur dessin, des ronds, disposés en rond, avec chacun une teinte de couleur dedans. J’ouvre des grands yeux en mode « mais cay chiant ça ». Puis elle montre le plus mauvais, qui n’avait pas compris la consigne, le mien, dans lequel tout se mêle. Zéro, hors sujet, n’a pas compris ce qui était demandé. On m’avait pas dit pour les cases dans le dico. La classe se marre, la prof me regarde d’une façon que je n’ai toujours pas identifié.

C’pas un gros drame hein, on est bien d’accord, et j’fais clairement nawak en racontant ça ici parce que l’intérêt est fin limité. Le problème est juste le suivant : quand je ne comprends pas bien, je fais à ma façon. Comme bien souvent je n’ai pas moyen de me faire expliquer mieux ce qui est demandé, j’apprends, chaque jour, à deviner un peu mieux. Et quand je n’y parviens pas, éh bien, je fais à ma façon. Parfois bonne, parfois hors sujet.

Mais comme tout ce qui me blesse, c’est dans un coin, caché sous les remparts, et ça pique, ça tire, ça s’infecte. Et ça appuie très fort sur le manque de confiance en moi, que ça nourri même.

Pour mon projet pro : le plus dur ça va pas être de bosser les compétences demandées, ça va être de bien cerner ce qu’on attend, pourquoi, comment. Si j’ai ça dans la tête, ça passera plus aisément.

Et au quotidien, dans mes rapports humains, ce mécanisme est là aussi. Si j’bite pas ce qui se passe en face, je perds pied.

Dans ma pratique ésopagan, la lutte se joue à un autre niveau. Dans ce monde là, j’ai pas zéro, et j’comprends ce qui se passe. Mais si je comprends, c’pas normal, donc c’est sûrement mieux de pas écouter et de faire autrement….Voyez-vous les emmerdes que l’on peut se créer tout seul sous prétexte mais « na mais c’est dans ma tête », « na mais en quoi ça serait pertinent mes délires, de toute façon j’ai sûrement une couille psychiatrique » ?

TODOLIST

  • accepter la réalité de cette part esopagan, la suivre avec discernement et pertinence, même quand mon instinct de conservation me hurle dans les oreilles « FAITPASCAGROGNASSETOTALEMENTTAREE ». Sorry caplock.
  • si 1 check, s’appuyer dessus pour avancer de façon à avoir plus d’atouts dans la compréhension et la gestion et moins de pression pour éviter de partir en mode Leeroy fait de la merde à chaque occasion
  • apprendre à ouvrir les portes au lieu de péter les murs avec ma tête
  • sauter ce putain de paradigme, rien que pour lui coller une gapball en le chevauchant après coup, do it for the lelz.
  • mettre le repas dans le tup
  • préparer mes saps pour demain
  • aller ronquer.

Euh, j’espère avoir inversé l’ordre chronologique…Ah, on me dit que « hahahaha » dans l’oreillette T_T.

00h32, bonne nuit, bonne journée, amour sur vous.

Ces choses qui me pourrissent la vie.

Comme je suis présentement tout à fait disponible à la plus séduisante des tentations -la sainte procrastination- et je n’ai rien du tout, mais alors rien du tout à faire de façon nécessaire péremptoire et vitale (haha) et bien je zone sur internet.

Classique.

Le fait est que je me suis retrouvée à regarder ça :

On aime ou on n’aime pas les vlogs et autres vidéos useless, de même pour Jenna, la grande prêtresse du genre, le fait est…que j’aime bien.

Puis ça me plait cette idée, de mettre en mot de façon légère ces plaies qui me pourrissent le quotidien, le rapport à la vie. J’vous cache pas qu’un peu de légèreté ne nuirait pas à l’ambiance actuelle…

Ces choses qui me pourrissent la vie.

1. Le soleil. Grands dieux, j’adore le soleil, l’été, la chaleur. Je revis. Mais ce bâtard lumineux ruine ma peau. Non seulement je bronze (on aime, on aime pas, moi j’aime pas; j’aime avoir un teint de connasse aimant le noir et la musique alternative, et j’aime pas les démarcations que ça peut faire. Je pense que si je prenais intégralement le soleil ça serait ok, pas là.) mais en sus ma peau fait sa chochotte : les petites réactions de sensibilité type boutons, irritation et autres « hahahaha j’ai décidé qu’en fait j’allais devenir réactive au soleil ». Putain.

2. Mes écouteurs pour la musique : kit main libre qui te viole l’oreille, qui produit un son à la qualité au-delà du nul… Quand ze serais grande et que j’aurais ce truc incroyable qu’on donne aux banques pour qu’elles nous enculent toujours plus fort, hé bien je me prendrais un mothafuckin’ casque qui roxx du petit poney nain.

3. Vivre encore trois semaines en coloc’ avec mon récent ex. Je ne pense pas avoir besoin de développer. Putain la mi-août je t’attends et je crierais ton nom.

4. Mon débit internet par trop random qui ne me permet pas de jouer autant que je le voudrais. C’est à dire que le lag tue des gens. De rage. C’est pas facile.

5. Avoir toujours de tels doutes sur ma valeur, quel que soit le domaine, que j’en viens à me pourrir la vie, à me saboter, de peur. Meh.

Et puis comme la légèreté narrative n’est pas mon fort, une obole dans l’autre plateau de la balance…

8 Justice Tarot of the III Millennium

8 Justice Tarot of the III Millennium (trouvée sur pinterest)

Ces choses qui me rendent la vie douce, soyeuse et suave.

1. Mes cheveux. Doux, longs, avec une couleur naturelle au random sans égal. Leur lavage au rhassoul (rinçage vinaigre de cidre, tout ça, tout ça) et le plaisir de les brosser.

2. L’eau. Dans les fleuves, dans mon verre, dans la douche. L’eau cay la vie bowdel.

3. Ce foutu tchaï tea latte soja frappé. Je suis une vendue au grand capitalisme par ce seul geste, j’le sais bien. Mais putain c’est bon. Pis cette satisfaction de faire pour une fois un truc socio/psycho normé, rha. T’as la moitié de ma lignée qui me toise avec un mépris froid à chaque fois que je prend cette décision risquée qu’est aller dans un Starbuck, mais….worth it.

4. Les gens, mais pas tous, déconnez pas.

5. Internet :3

Là si j’étais une vraie blogueuse je tenterais une ouverture prétendant que l’avis/la vie des lecteurs me fait bander au-delà du réel et que je ne vis que pour les lire, tant qu’ils continuent en fait à me faire vivre en me lisant.

Mais comme je suis juste une Nemn, je ne vous imposerai pas cette hypocrisie de bon aloi. Cependant, comme je n’ai pas des [lecteurs] mais juste des gens cools qui parfois viennent butiner les trucs posés ici, ça m’intéresse :o et vous, qu’est ce qui enjoie ou pourri votre vie en ce moment ?

(ce retournement de cape, putain ni vu ni connu quoi)

Amour, amandes et cerises dans vos bouches.

Pokévolution.

Voilà, c’est terminé pour la boucle [roue d’argent], l’ensemble ou presque des articles de mon ancien blog ont à présent été rapatrié ici.

J’vous cache pas que c’était un peu bizarre de me relire, et de mettre ça ici. Un léger malaise…. »quoi, c’était il y a cinq ans ? Oula, j’en racontais des choses….oula, j’étais pas bien bien… ». Un peu de mal à assumer et à la fois la satisfaction d’avoir fait se rejoindre ces deux périodes, ces deux blogs. Ces deux « moi ».

Imbolc 2013

Imbolc 2013 

Une réunion, un renouveau, un peu comme cet Imbolc de l’an de grâce 2013. La flamme se modifie et évolue, tout ça, tout ça.

Lors de mes débuts sur la toile « païenne », j’étais intégrée dans un groupe de recherche spirituelle sur le féminin sacré. Grâce à cette structure j’ai pu apprendre énormément sur moi, mais aussi sur les autres. Durant cette période, j’avais besoin de donner de la réalité à mes émotions, de les exprimer, et ça transparaît énormément dans les articles je trouve. Par la suite, sur ce blog autrefois nouveau, j’ai tenté de me donner plus de sérieux, d’accorder à ma démarche plus de poids vis-à-vis de l’aspect personnel du cheminement. Ainsi, une émotion n’était pas communiquée, mais les pensées et autres réflexions, si. Je pense que le complot des extrêmes a encore frappé.

Bref, plus d’équilibre, et puis plus d’article tant qu’on y est !

Bonne journée à vous les p’tits loups.

[roue d’argent] Fatigue

01/09/2010

Je suis fatiguée.

Fatiguée des gens et de leur hypocrisie. Le paraitre avant l’être. Des distinctions de merde « ha mais moi mes chaussures c’est telle marque » qui devient dans le milieu païen-éso « ha mais mes oeufs ils sont de telle marque bio ». Je rêve d’individus ne faisant pas de simple transferts. Vous savez, un peu comme dans les jeux de rôles ou certains se contentent de transporter les valeurs sociales humaines et de les coller sur un race qui n’a mais alors rien à voir avec cette façon là de penser ? Et bien visiblement de nos jours être païen c’est ça, c’est coller de l’ancien (produits, comportement, déséquilibre) sur un domaine neuf. Sans rire !!! « i have a dream » et là pardon, mais je vais être vulgaire, sortez vous les doigts du cul bande de moule et libérez vous au lieu de vous créer des problèmes !!! mais j’en ai rien à carrer que tu vois des fantômes, t’es même pas foutue de faire tes lacets !!!

Je suis naïve. Certes. J’aurais du me douter que de me (re)lancer dans ce monde de façon active ferait ressurgir les gens comme ça. Les gens qui veulent paraitre, qui fuient le monde et se fuient eux-même en surcompensant dans le « spirituel ». Un simple transfert. Presque adolescent. Attention, je ne leur renie pas toute reconnaissance, ils ne sont en rien des escrocs ou fake, ça n’est pas le propos. Mais refuser d’affronter le réel en bloc et d’évacuer la frustration qui a causé ce refus dans un monde que l’on dénature par là même…*grognement/soupir*. Je cite un gars d’une trentaine d’année qui m’a prise à témoin il y a pas mal de temps « non mais tu vois moi je suis trop spirituel pour ce monde matériel quoi. C’est pour ça que ma vie bha elle est marginale. » Et moi de demander en quoi sa vie était marginale.  » Les esprits me parlent et du coup bha j’ai pas de travail et j’en veux pas, ma mère me laisse vivre chez elle et je me concentre sur le spirituel parce que quand tu es païen bha tu n’as rien à voir avec le matériel » Je n’ai rien dit sur le coup mais quand même…

Oui chacun sa vision, hé bien voilà la mienne. Les Sabbats célèbrent le cycle de la nature et de la vie. Dans le genre matériel ça se pose là quand même non ?? Les esbats célèbrent la Lune…on peut pas la rater Dame Lune, elle est concrète également. Et là qu’on me rétorque que « ouai non mais les énergies c’est spirituel tu vois et pas matériel » et je vous promet que je met une pile dans la bouche de l’impudent. Que tu les vois, les sente ou les perçoive. Que ça soit conscient ou inconscient, les énergies font parties de nous et du monde matériel. Certaines personnes sont myopes et d’autres voient des fantômes. Il n’y a pas un culte des gens à la sensibilité auditive supérieure que je sache ??? (ça serait marrant ceci dit, c’est mon cas) La sensibilité est celle de l’âme à la vie. Le regard non morbide que l’on jette sur ce qui nous entoure et la capacité de célébrer la vie de quelque façon que ce soit ! Et pour ça… la marginalité est toute autre.

J’ai faillit céder à la vision utopique du…enfin je peux être entièrement moi, m’exprimer dans ce domaine. Vivre ma vision de la vie m’épanoui et me permet de m’ouvrir comme une fleur et m’aide à me libérer et à avancer sur un chemin d’équilibre. Le chemin de la prêtresse, le chemin de la femme paienne, le chemin de la femme libre, le chemin de la vie. C’est mon cheminement et ma vision de la vie, chacun le sien en quelque sorte, ça ne me regarde pas et ne doit donc pas m’atteindre si je ne le veux pas.

J’ai réagit sans pouvoir m’en empêcher. Mais maintenant que cet article est écrit hé bien il sera édité et advienne que pourra. Une chose est sure, là je fais un choix d’action. Je sais qui je suis et ou je vais. Si j’ouvre bien les yeux il n’y a pas de raison que je ne sache discerner ce genre de personnes. A partir de là… ça ne me regarde pas. Que je continue d’enchanter mon univers et il continueras à se dilater et à grandir avec moi. (et je ne me laisserais plus fatiguer !)

Allez, fin de la diatribe, et vive la Vie !

Le féminin sacré, dans quelle étagère.

Si j’affirme, dans un article précédent (qui date fortement en fait) que l’entité femme n’existe pas plus que l’entité homme, ou tout du moins manque clairement de sens (en tout cas de celui qui lui est donné en règle générale) hors des mécanismes sociaux qui nous piègent, nous enrobent, nous rôtissent et nous font nous manger les uns les autres pendant que les licornes comptent les points, on pourrait légitimement être perplexe sur la notion de féminin sacré. Notion sur laquelle je me penche depuis quelques temps à présent.

Alors, le féminin sacré, c’est quoi ? Et puis pourquoi ?

Le féminin sacré est l’étude du principe féminin, vu ici comme faisant sens par rapport à l’ordre du monde.

Car le sacré, c’est ça : ce qui donne du sens au monde. Cette affirmation péremptoire ne vient pas de moi, c’est un vieux barbu qui sent la naphtaline qui l’a pondue, y’a un siècle de ça, alors qu’il se penchait sur la question sociologique de la religion. Ce vieux, Emile Durkheim a constaté que le lien entre une société et une religion n’est pas anecdotique : non seulement les deux sont plus que liés mais en plus, quand la société va rendre un culte « religieux » c’est elle-même qu’elle va vénérer.

Pour rester dans le résumé hâtif et pauvre, disons qu’à passer son temps à vouer un culte au principe de travail, d’austérité et d’avancée social, on comprend le lien entre la pensée protestante et l’esprit du capitalisme. ( Weber inside)

Positionner le principe féminin comme sacré, c’est entrer dans une réflexion sur l’image d’un monde organisé autour de cet axe.

Alors, pourquoi grands dieux, balancer le principe féminin comme principe sacré ?

Je n’ai jamais cru à des mythes tel que celui des Amazones. Non plus que fantasmé dessus. Faut dire que ce mythe m’a fait flipper quand j’en ai pris connaissance, petite. Je trouvais ces amazones super méchantes envers les hommes. Les utiliser de la sorte c’était manquer de respect à l’humain à mes petits yeux. (et donc aussi à elles-même, bref)

Je ne prône pas un féminin total supérieur à l’homme. Non plus que de hiérarchie en fait.

Je ne me prononce pas sur la nature ou la polarité de l’univers.

Par contre j’aime beaucoup le chocolat et le saucisson.

D’ailleurs je vais aller me re-prendre une part de gâteau à l’orange.

Voilà. Et des pringles et de la compote. c’est important.

Bref.

J’ai découvert le féminin sacré à un moment de ma vie où j’avais besoin de guérir et de reconstruire mon identité de femme. Cette démarche était d’ailleurs au centre de la motivation de beaucoup de femmes que j’ai pu croiser.

Se (re)découvrir et se (re)construire autour d’images piliers, d’entités et de concepts « féminins », d’archétypes etc.

Toute une démarche thérapeutique en réalité. Une démarche qui s’opérait dans un but ouvert, celui de découvrir cet univers, cette sacralité. Puis qui est devenue une voie d’accession à la prêtrise. Le fait de se consacrer à une divinité féminine dans le cadre du féminin sacré vécut comme une voie à part entière, sans rejet du masculin, qui l’intègre, après.

Je sais qu’il existe beaucoup de débats autour de tout ça, je ne me positionne pas réellement. Pas par esquive, juste de part mon expérience : pour moi, cette voie a été une ballade de guérison et d’avancée personnelle. Un catalyseur excellent pour mon travail avec les entités en général. J’ai du mal à associer tout ça à un cadre religieux/spirituel. Puis moi et les cadres vous savez….

A mes yeux, le féminin sacré est donc une thérapeutique, une voie de recherche également. Se replonger dans les vieux mythes, les mythologies, les textes et les recherches d’autres. c’est inspirant et enrichissant je trouve. Tant à titre individuel que dans une vision plus globale.

Une voie d’union aussi. Des personnes se rencontrent, nouent des liens et paf nous voilà parti-e-s pour changer le monde. C’est un troisième point (l’union communautaire à but de changements sur la société  les gens, les poneys…) que j’apprécie beaucoup et crains à la fois. Parce que ça peut donner lieu à des initiatives qui vont me parler et à d’autres qui vont me faire flipper, et ça, c’est totalement personnel, il est vrai.

Dans quelle étagère le féminin sacré ? Bha à mes yeux, dans celle qui fait du bien. C’est une vision guérisseuse avant tout je trouve. C’est une démarche qui m’a aidée sur bien des points. Puis, sur un plan plus personnel et engagé, c’est une vision des choses qui enrichie et permet de questionner pas mal de choses, ce qui est très constructif.

Il est évident que je ne parle ici que de ma petite expérience. Je ne développe pas les aspects spirituels, ils sont trop personnels pour ça, non plus qu’une critique du mouvement ou des communautés. Je n’en ai ni assez de connaissance ni de pratique pour ça. Puis soyons lucide, les dérives classiques sont toujours les mêmes, quel que soit le mouvement. L’humain reste une valeur sûre face à ça.