L’arbre qui cache la forêt.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais toujours finit par me venir la question du pourquoi. Pas nécessairement le pourquoi de la fatalité qui s’abat, plus simple le « mais pourquoi je fais ça, bordel ? ».

Cette question s’est posée à chaque instant de ma vie ésotérique. Pourquoi je m’embarque cette fois volontairement et consciemment là dedans ? Et pourquoi je continue ? Pourquoi je me renseigne et pratique au lieu de simplement m’adonner à la bien connue réunion façon wicca tupperware (expression de feu Dorian si ma mémoire est bonne) à grands renforts de « moi je crois que » et autres « ma chériiiiie cette énergie ça va pas du tout »?

rune-surprise

Vieille photo insta’ d’un petit biscuit rituel. La jolie surprise de la rune alors que j’avais mêlé à la préparation des fleurs de lavande.

Je ne cherche pas de vérité : ma copie de philo du bac peut témoigner, j’y ai cherché à démontrer la non existence même subjective de ce concept. J’ai dû faire marrer le correcteur, il m’a accordé une note bien supérieure à celle que je me suis fadée en math, ce qui est quand même embêtant pour un bac scientifique.

Je n’ai pas de croyance figée : je suis au final agnostique sur bien des sujets du package ésotérique. De « c’est quoi un dieu » à « la réincarnation » en passant sur les missions divines voire les socles communs de l’ordre des âmes, de leur passage et du tirage de carte, j’en sais foutre rien mes p’tits potes. De base faut dire que j’ai pas tant de certitudes que ça. Sorti de « le thé c’est bien », « j’aime pas le matin » et « vive l’amour » j’ai pas de gros piliers directeurs. J’ai même été jusqu’en labo de science sociale pour admettre que 1. Je bitais rien aux humains, 2. J’entravais pas grand chose de plus à ce qu’ils foutent en société -même si j’ai quelques lignes directrices à présent, 3 l’honnêteté intellectuelle, si elle existait, nous épargnerait pas mal de glose non nécessaire et bien chiante.

J’suis pas en train de vous la faire façon je sais que j’ne sais rien. Plz.

Les aspects de ma pratique que je nomme renvoient tout de même à des champs assez vaste du « on sait pas lol mais enjoy ». D’Eris la petite taquine au chaos en passant par un libertinage divin, rien de figé.

Pour autant, je ne cherche pas à contrôler, taxinomier et étudier cet univers. Non pas que ces idées là ne me plaisent pas, je les trouve très bonnes, constructives même pour que ce j’en sais. D’ailleurs je note soigneusement -ou pas, j’oublie, tête de linotte, tout ça.-  mes expérimentations diverses, mes sacros-saints ressentis (non mais si, on peut mettre un s à sacro maintenant, les mecs/meufs/autres avec des couches et des épées l’ont dit) et autres digressions. Cependant toutes ces données me sont utiles pour voir où je vais, d’où je viens etc, mais en rien ne me semblent correspondre à des données étudiables. Et des données utilisables dans un cadre analytique de tout ce bordel, il y en a, sûrement, c’est juste pas dans ma démarche.

Chaque pratique est axée différemment (c’est obvious, mais bon, captain to the rescue), en fonction des choix que font les individus à tout moment, et de leur fonctionnement. Il n’y a pas de bonne ou de mauvais approche, tout au plus, de mon point de vue, des valeurs que je vais trouver plus ou moins pertinentes.

L’extase mystique permanente n’est pas non plus ma cam. Déjà, c’est épuisant, et surtout, j’ai déjà du mal à dealer avec le quotidien, j’vais pas en rajouter hein.

Ces deux approches me semblent aux antipodes de la ligne imaginaire des axes de pratique envisageable. T’sais on pourrait faire un graphique genre…

tableau-con

Ne me remerciez pas. Oh ? Mes skills paint, oh, je rougis.

Le paradoxe lilolil (la dyslexie tue des gens chaque jour) de tout ça, c’est que plus on s’engage dans notre axe, moins on voit loin, et si on s’engage pas, on voit rien. C’est chiant un peu.

Alors j’en étais là de mes « réflexions » quand j’me suis souvenue de pourquoi je continue l’ésotérisme.

  1. Je suis libre de le faire. Même si en fait non vu que si je le fais pas j’ai des soucis. Mais c’est peut-être dans ma tête ? Agnosticisme sceptique et rebel qui fait parce qu’il a envie même si il a peut-être pas le choix, mais surtout il se sent libre de le faire. (putain mais respect à ceux et celles qui viennent me lire régulièrement quand même. Keur)
  2. Là je reprends des idées déjà évoquées dans un article précédent, j’sais plus lequel, si j’étais une bonne blogueuse j’vous mettrais l’lien t’sais. On verra. Donc l’idée c’est que je fais ce que je veux, et comme je le veux. Et ça putain….
  3. J’aime ça. J’aime partir dans l’wild et voir des trucs, discuter avec des machins divins ou pas, boire des bières avec des copines sorcières, fantasmer sur Dist, lire des articles parfois chiant à se rouler par terre mollement et parfois brillants. J’aime tirer des cartes, baver sur des jeux hors de prix, regarder des photos instagram super travaillées, essayer d’en faire et renoncer. J’aime rencontrer des gens passionnants, merveilleux, intelligents, et d’autres aigris, toxiques et nocifs. C’est enrichissant putain. Toujours de nouvelles découvertes, idées, trucs à la con à tester. Tout un bagage culturel également. Récemment j’ai aimé une page fb qui fait des memes avec des cartes de tarot. Genre :
issue de la page fb "Tarot Memes"

issue de la page fb « Tarot Memes » (elle me fait tellement rire cette image)

C’est un univers qui me plait. Et même ses mauvais côtés, humains en général, me plaisent, parce qu’ils me permettent d’avancer. Oui, survivre à la haine est aussi un moteur même si j’préfère celui qui fonctionne à l’amour, mon côté cucul.

Pourquoi j’fais ça ? Parce que j’aime ça, ce qui est, soyons clair, mon moteur principal. D’autres ? Sûrement pour des raisons structurellement similaires : parce qu’ils veulent comprendre, expérimenter, s’extasier, contrôler….

Est-ce que j’aurais pu faire autrement ? Certainement, nous faisons à chaque instant des choix. Certains en ont juste plus que d’autres.

En admettant la subjectivité totale de chaque pratique j’me dis qu’au final, le choix d’un axe relève moins de l’arbre qui cache la forêt que de la constitution de ladite forêt. L’éso, l’occulte, etc, c’est aussi ce que chacun en fait. On peut avoir l’irrésistible pulsion de chier sur certaines pratiques : elles sont dans la même forêt que nous, faut faire avec. C’est pénible de prendre en compte Doreen Virtue mais bon, un écosystème se doit d’être diversifié et équilibré. Par contre je sais ce qu’elle équilibre ou quoi l’équilibre mais j’veux rien avoir à faire avec O___o.

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Un an.

Voilà un an, ou presque, que j’ai finis par cesser de grincer des dents, de grogner et de ricaner à l’idée de travailler avec Aphrodite. Même au-delà de ça, de juste admettre que cette divinité et je avions possiblement des choses à nous dire.

Je ne suis pas butée. Chut.

Un an plus tard : un bilan mitigé.

En vrai non, c’était pour la référence. Bref.

Je tortille.

mon quotidien

mon quotidien (je suis les deux, mais surtout le cake)

Banalité évidente : faire le bilan sur une durée de l’influence d’un travail aussi intérieur est pour le moins épineux. Clairement le chantier est en cours, mais il y a eu de belles évolutions.

J’suis tombé sur un texte, sur deviantart, où la personne écrit les dix choses qu’Aphrodite lui a appris. J’suis pas convaincue d’apprécier que quelqu’un prenne mon texte pour le traduire, même en collant la référence, et lui demander sur une plate forme sur laquelle je n’échange pas est à perte. Donc j’vais chercher, sans plagier ou autre (c’est en anglais, j’ai lu une fois le texte, y’a deux jours, vous en faites pas, ma mémoire étant ce qu’elle est…) à mettre en avant ce qu’Afwodite a pu m’apprendre sur moi ou sur le monde. Donc ouai, on pourrait dire que je pompe l’idée.

J’crois y’a un terme pour ça, qu’est plus joli, que les gens mettent tout le temps, attendez voir….aaaaah oui: « ça m’a inspiré » :3 Vala.

En un an, qu’ai-je le sentiment d’avoir appris. Sinon réellement, du moins dans l’idée vague du truc ?

  • Que j’ai le droit de vivre. Genre réellement. J’ai pas à me punir, me saboter, tenter de me détruire directement ou indirectement. J’ai le droit de vivre, d’exister. En tant que moi. Moi-même. Pleinement.

Un psy aurait sûrement pu faire ce taf. Ou peut-être pas. Je ne sais pas, pis si je voulais aller voir un psy, bhé j’irai le faire en fait. Ce n’est pas encore totalement au point mais ça avance bien. Genre parait que j’suis épanouie et tout.

  • L’amour est une chose éminemment complexe. Tout jugement extérieur est forcément biaisé, et toute réflexion sur le sujet va dévier du propos. La pensée par contre va de paire avec l’amour.
  • D’ailleurs, arrêter de se prendre la tête est salvateur. Penser, parfois réfléchir, analyser, ok mais cesser de pédaler en rond : y’a du mieux aussi, bordel l’énergie que je peux perdre à me bouffer moi-même pour éviter de vivre ce qui se passe….
  • Si les gens sont heureux grâce à des conneries, tant mieux pour eux. Je ne suis pas là pour juger éternellement le con et l’obscur de cette société. Tant que ça ne nuit à personne ma foi, faîtes comme bon vous semble, j’irai pas vous jeter des patates.
  • De moins en moins l’angoisse de « me faire avoir ». J’ai pas forcément un passif smooth que ce soit en amitié ou en amour, ça avait laissé des marques. La grande muraille de Chine à côté d’moi c’est un renfoncement vague au fond d’un champs…. La logique avec laquelle je fonctionne présentement et qui semble pertinente est : dans le doute sois toi même. Si ça passe, c’est cool sinon, tant pis mais tant que je suis claire sur ce que je ressens, ce à quoi j’aspire, le reste s’agence, ou pas et puis j’avance, je vais pas rester bloquée 254664656 ans sur un truc.
  • Il est important de s’hydrater.
  • Traite le futile comme important et le sérieux comme léger. J’te promet, ça change pas mal de choses.
  • Tu ne peux pas être parfait-e. Alors lâche prise et va profiter d’la vie.

J’vais aller faire ça d’ailleurs. Cet article ressemble un peu trop à mon goût à un ensemble de truismes et autres phrases toutes faîtes, ce que je n’aime pas. Mais il faut bien assumer que tout ça a pris du sens pour moi, alors soit. Assumons.

Bonne journée à vous ! et bon début de semaine !

mighty_aphrodite_by_dalaiharma

 

 

Ne vous inquiétez pas.

Vous inquiétez pas, les anciens dieux ont encore un public.
Ce matin, alors que nous revoyions les planètes du système solaire, une discussion s’engage avec ces marmots, de sept ans en moyenne, sur les dieux grec-romains.

Ah mais en fait la planète Mars, c’est pour le Dieu ? Et pis Mercure en vrai c’est Hermès !

Je souris, et tente de revenir sur les planètes. Donc, les rocheuses, les gazeuses, et..et ? *levé de bras signifiant autorisation pour la classe de répondre à tue-tête (gérer les moments d’emphase, coeur)*

« Les planètes naines !!!! »

Ahaha, oui, vous vous souvenez de leurs noms ? *s’attends à Pluton, tout ça (rapport que le documentaire est un peu old)*

« Eris! » s’écrie le petit brun trop choupi que je demande à voir le papa.

Je bloque.

Il continue « c’est comme la déesse, celle des pommes ! »

« ah, tu connais le mythe ? « 

« J’me souviens plus, tu nous raconte ?? »

*insistance de la classe*

Et c’était parti pour quarante minutes à discuter vieux mythes. Bah mes salops, si on m’avait dit, ils étaient à fond.

L’explication : ils avaient vu un livre à ce sujet en grande section, et tout séduits qu’ils étaient, avaient demandé à continuer à apprendre sur le sujet.

Une classe de mômes de sept ans, avec certes des lacunes, mais une connaissance extrêmement développée des mythes, et de leur sens. Plus que pas mal d’adultes. *toussote*

Sinon on a fait des maths, du vocabulaire et de l’expression écrite, un peu de culture générale, et une bonne matinée que voilà.

Sont pas encore près à voir ce qu’on fait à la déesse quand on la trouve, mais j’vais aller repenser à la question moi.

Morrigan

Morrigan fait partie de ces divinités que j’ai tenté d’esquiver pendant des années. Par ignorance, par préjugés, mais surtout par instinct de conservation je crois. Elle secoue là où il faut…Non pas que j’ai peur de me faire mettre à terre, de contempler mes conneries, de les assumer, le dark side et tout l’tralala. Non. Mais avec Morrigan, il n’est pas que question de voir, de sentir, de percevoir, de comprendre. Il est question d’action, de pouvoir, de réalité. Il est question d’avancer.

Il est évident mais « on sait jamais » hein, que tout avis est le mien et n’a pas prétention à vérité, que je suis sensible à la critique constructive et que je fais part d’une expérience personnelle qui n’a pas d’autres prétention.

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Tout a commencé par un soir de nouvelle lune comme les autres, je zonais sur le net, bossant à moitié, moitié parlant sur le chat facebook, classique. Une amie commença alors à me parler de Morrigan. Je tente de mettre fin à l’échange, me sentant mal à l’aise, elle me fait judicieusement remarquer que ce n’est peut-être pas pour rien. Un petit rire dans mon dos. Bien entendu, je vivais seule alors, dans ce vieil appart sous les toits qui en a vu passer des vertes et des pas mures.

Ha ha…crispation +12, boule au ventre +32, pression atmosphérique + [non viable]

Je pris alors congé des internets, en mode « j’suis pas wassuwée ».

Je suis la procédure attribuée, bougie, oindre, charger, respirer, faire le pont. Ce qui est bien avec les rituels c’est que ça peut aider, ça aide à recadrer, à mettre dans des dispositions adaptées. Ce qui est con avec les rituels, c’est quand ils servent les fins opposées à leur raison d’être : quand on les brandi pour écarter une situation, quand on se retrouve connement à tenter de joindre par téléphone, skype et autres une « personne » en face de soi.

Ha ha….ridicule +12, fou rire nerveux + 13, mise au point de situation => mieux.

Passons sur mon malaise maladroit et sur les détails de la soirée.

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Morrigan m’a, ce soir-là, ramenée à mes racines. Non pas familiales, ancestrales ou que sais-je, mes racines à moi, en tant que Nemn, mon histoire personnelle, les lieux qui m’ont marqués. Le lieu auquel je suis rattachée.

C’est une chose que l’on trouve souvent rattaché à Morrigan, ce lien avec le lieu, le travail de « terrain », la souveraineté.

Je n’ai pu qu’admettre le lien avec ce lieu si spécial. Un lien pour le moins étrange et qui, pour l’instant, a un sens assez flou pour moi, même plus de deux ans après cette soirée avec Morrigan.

Cet article est à l’état de petit embryon depuis ce soir là…et je n’ai toujours pas trouvé réellement par quel bout attraper la narration, alors je lâche prise et raconte les choses comme elles me viennent. Parce que.

Le lien avec le lieu, le taf de fond de la sorcière sur le terrain. Cette démarche a un aspect à la fois local mais « pas que » comme le prouve ma situation. Rattachée à un lieu dans lequel je n’ai plus vécut depuis des années, qui n’est pas chez moi, plus chez moi. La connexion est pourtant là, toujours vivace à chaque instant. Pas besoin d’être sur place. Même si le besoin d’y retourner régulièrement est nécessaire. Non pas vital, mais je me sens tout de même mieux après chaque pèlerinage.

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Un second aspect qu’a révélé cette soirée si étrange : en sus de mes racines personnelles, mon identité.

C’est quelque chose de complexe à définir, je pourrais tenter de synthétiser en évoquant cette identité ici comme étant ce qui va me définir dans ma pratique, dans mes possibles. Rien de définit, une simple base, une structure avec laquelle il faut composer car elle est au fondement des possibles.

En ce temps j’étais dans une démarche d’apprentissage telle que je ne voyais comme bon et pertinent que ce qui provenait de l’extérieur : les livres, les avis des gens à l’évidence bien plus compétents que moi (trololo), les formations diverses et variées. Cependant, Morrigan m’a prouvé en toute simplicité, qu’au bout d’un moment si je voyais les choses d’une certaine façon ce n’était pas spécialement pour juste être reloue (non pas que je ne le sois pas parfois hein, keur keur) mais aussi et surtout parce que chaque regard a son importance, chaque regard porte des possibles nécessaires. Et qu’il est bon de varier les plaisirs.

La nécessité de l’altérité. Ce scoop. Bref.

Le rappel de la valeur de son propre regard. Chaque regard, à son échelle, a de la valeur, dans une certaines situation, pour une chose peut-être anodine, peut-être pas. Passons

Je n’ai pas à proprement parler de pratique suivie avec la Morrigan. Je ne saurais trop comment définir le positionnement actuel, et peu importe. Cependant, elle a toujours une place, elle peut parfois se pointer, balancer quelque chose et repartir. Faire quelques clins d’oeils et autres petits trolls, ça reste léger.

Morrigan, une divinité qui aime bien mettre les choses à plat. Un travail propre, presque chirurgical mais terriblement créatif et dans l’émotion dans le même temps. Quelque chose de dense, l’éthéré n’est pas le plus prégnant.

Les conséquences.

Je voulais revenir avec légèreté, mais je me rend compte que le sujet peut-être un peu grave en fait. Et que le décalage que j’aurais instauré n’aurait été compris que par….deux personnes ?

Anyway, changeons d’axe.

L’été précédent, j’avais pris un taf contre avis des [esprits], manifesté lors d’un tirage de carte. L’été précédent, j’ai emménagé avec une personne contre avis des [esprits] manifestés de façon directe.

Autant j’avais parlé du premier élément de façon anecdotique par ici, autant le second est plus complexe et a nécessité son dénouement pour être finalement sujet à réflexion.

Dans le premier cas, l’avis avait été clairement « tu as bien mieux à faire que de prendre ce taf, fais ton job on te dit que tout va bien se passer ». Je n’ai pas écouté et me suis probablement mis en vrac pour rien, comme ça, pour le fun d’être reloue. Les conséquences immédiates ont été douloureuses, mais rien sur le long terme.

Cependant, faire ce choix a ouvert la porte à d’autres, m’a affaibli sur certains points et je pense que ça a joué dans la mise en oeuvre du second élément.

Nos enjeux personnels, nos peurs, nos attentes sont autant de moteurs plus ou moins sains, fonctionnels et pertinents. Ils sont cependant là, lié intimement à notre identité et à notre vie.

Lorsque notre vie est aussi mindfuckée que peut l’être la vie d’un sorchamanpaganautre, alors ça se complique….

Nous apprenons (le nous est ici général, je n’inclus ni n’exclu personne, il est communautaire large et neutre, et bien entendu je ne parle au final qu’en mon nom, par le biais de mes expériences vécues et de ce que j’ai pu observer par ailleurs) à aller profondément en nous, à gratter et creuser notre identité, notre esprit, nos émotions. De l’introspection poussée au-delà de ses limites humaines, pour contempler les miroirs brisés et rétablir l’équilibre, réunir l’âme scindée et le coeur part trop brisé. Une réalité dure, éprouvante, qui demande des trésors d’imagination, de sentiments et de ressources diverses.

Nous apprenons à voir les rictus sous la trame d’une main tendue ainsi que les tensions incompressibles, et à cependant poursuivre comme si de rien, à estimer les enjeux, les intentions, les possibilités. Magiciens du néant nous avançons sur la corde raide d’une société aliénée qui nous rejette et qui a besoin de nous, avec comme seul filet de sécurité notre présence ici et maintenant en cette humanité, en cette société. Pas après pas nous franchissons les voiles du sens, de l’absurde; nous étiolant à chaque plateforme en fumerolles et étincelles.

Puis renaissant du chaos, nous empoignons des trames de sens pour les faire vivre, revivre et pour toujours faire ce qui est attendu de nous. Faire ce qui est nécessaire.

Alors avec ce genre de vie, comment sérieusement prétendre gérer la notre pour le mieux ?

J’ai le sentiment ne pas gérer grand chose. Ma marge d’anticipation est ou très proche ou très lointaine, le moyen terme semble handicapant. Je peux mettre en oeuvre, je peux au contraire mettre des limites mais les nuances et les nuages sociaux me semblent bien lointains.

Au final, cette altérité nous touche en profondeur dans nos vies et leurs structures. Chacun-e-s à notre façon nous avons, je pense, fait des sacrifices, tourné le dos avec plus ou moins de détermination à des rêves brisés, osé envisager un « avenir », une notion pourtant fragile.

Oui chaque humain vit ce genre d’expérience dans sa vie. Cependant, avec la focale que nous pouvons avoir, avec l’intensité que ça implique, je pense que là encore, le même est pourtant différent.

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Ce second choix, on m’a dit non, non, non. Non.

J’ai pas écouté, je ne me suis pas sentie concernée. Alors j’ai continué, fidèle à mon obstination naturelle.

Alors oui, [ils] avaient raison. Clairement. Cependant, je n’ai pas été abandonnée pour autant, personne n’est mort, et [ils] m’ont, pour certains, soutenus au mieux.

Cette expérience a été importante pour moi car elle m’a permis de penser le fonctionnement de ces avis que donnent les esprits, de leur soutiens, de leurs conseils, de leur rejet. Je n’ai clairement pas de réponse à généraliser, je note simplement que leur avis est dur à estimer. Trop de « monde », de niveaux de compréhension, d’interprétation…

Quel que soit le choix que l’on prenne, peut importe nos intentions, la pureté de nos amygdales ou le chant du rossignol, il y a des conséquences.

Le tout est non plus de vivre avec mais simplement de vivre.

Des réponses ? Pourquoi faire enfin ?

Owh, i love my ugly boy ♪

Avec en guest un Jack Black borgne qui me colle des frissons désagréables dans le dos ce morceau me laisse perplexe. J’ai entendu pas mal de barrouf à sa sortie (celle du clip surtout) et je me disais que c’était beaucoup de bruit pour rien (comme l’aurait dit celui qui a écrit des sonnets d’amour pour des individus de même sexe que lui, que la postérité a rapidement féminisé, cocasse et dérangeante information qui me perturbe et que j’ai donc calé ici, l’air de rien).

Ce groupe, « la réponse » donc, si l’on traduit m’a enjoyée hautement à sa découverte : décalé, un brin malsain et très engagé socialement tant dans les textes et le fonctionnement du clan ZEF. Un couple de creep comme on n’en fait plus : un furet sous acide taille 32 avec option énigme anatomique et un squelette tatoué qui montre les dents. Oh que nous sommes loin du glamour, des paillettes et de l’image de l’humain lisse que l’on voit trop souvent. Oh que c’est bien.

Je m’étais moultement renseignée sur l’identité de ce groupe et leur parcours, leurs intentions, leur vision, et…je n’ai pas été déçue. Des combattants aux dents qui rayent le plancher, ça questionne et ça avance ! Afrique du sud, misère sociale et humaine, la rage, l’engagement, la violence et une spiritualité alternative. Je ne me souviens plus des détails mais ils avaient répondus à quelques questions à leurs débuts sous forme de vidéo et ça partait sur des dieux hindous de mémoire.

J’aimais à l’époque tenter de deviner la spiritualité/religion des gens (ça et leur vie sexuelle, mais sinon je vais bien hein), et la confirmation de l’existence de la leur m’avait ouvert des horizon de réflexions oiseuses comme je les aime : quid des liens entre l’art et l’occulte, quid de la vision d’un individu et son parcours (option combo pertinence de la voie), quid du sens social des alternatives (de tout domaines : consommation, alimentation, spi…).

Puis ce qui est bien avec les réflexions oiseuses c’est leur vacuité ♪ alors je n’ai aucune réponse pertinente à apporter, mais quand je vois leur parcours et l’univers esthétique qui évolue au sein de leurs clips (je préfère leur univers graphique à leur musique) je suis contente, je contemple, savoure et laisse venir les idées.

Clairement pas mon son préféré, ni des gens que j’aimerais rencontrer autour d’une tasse de thé, mais un élément de culture déviant qui me plait, qui me parle et dont l’esprit a du sens. Lequel ? No fucking idea. Mais …

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[roue d’argent] Fatigue

01/09/2010

Je suis fatiguée.

Fatiguée des gens et de leur hypocrisie. Le paraitre avant l’être. Des distinctions de merde « ha mais moi mes chaussures c’est telle marque » qui devient dans le milieu païen-éso « ha mais mes oeufs ils sont de telle marque bio ». Je rêve d’individus ne faisant pas de simple transferts. Vous savez, un peu comme dans les jeux de rôles ou certains se contentent de transporter les valeurs sociales humaines et de les coller sur un race qui n’a mais alors rien à voir avec cette façon là de penser ? Et bien visiblement de nos jours être païen c’est ça, c’est coller de l’ancien (produits, comportement, déséquilibre) sur un domaine neuf. Sans rire !!! « i have a dream » et là pardon, mais je vais être vulgaire, sortez vous les doigts du cul bande de moule et libérez vous au lieu de vous créer des problèmes !!! mais j’en ai rien à carrer que tu vois des fantômes, t’es même pas foutue de faire tes lacets !!!

Je suis naïve. Certes. J’aurais du me douter que de me (re)lancer dans ce monde de façon active ferait ressurgir les gens comme ça. Les gens qui veulent paraitre, qui fuient le monde et se fuient eux-même en surcompensant dans le « spirituel ». Un simple transfert. Presque adolescent. Attention, je ne leur renie pas toute reconnaissance, ils ne sont en rien des escrocs ou fake, ça n’est pas le propos. Mais refuser d’affronter le réel en bloc et d’évacuer la frustration qui a causé ce refus dans un monde que l’on dénature par là même…*grognement/soupir*. Je cite un gars d’une trentaine d’année qui m’a prise à témoin il y a pas mal de temps « non mais tu vois moi je suis trop spirituel pour ce monde matériel quoi. C’est pour ça que ma vie bha elle est marginale. » Et moi de demander en quoi sa vie était marginale.  » Les esprits me parlent et du coup bha j’ai pas de travail et j’en veux pas, ma mère me laisse vivre chez elle et je me concentre sur le spirituel parce que quand tu es païen bha tu n’as rien à voir avec le matériel » Je n’ai rien dit sur le coup mais quand même…

Oui chacun sa vision, hé bien voilà la mienne. Les Sabbats célèbrent le cycle de la nature et de la vie. Dans le genre matériel ça se pose là quand même non ?? Les esbats célèbrent la Lune…on peut pas la rater Dame Lune, elle est concrète également. Et là qu’on me rétorque que « ouai non mais les énergies c’est spirituel tu vois et pas matériel » et je vous promet que je met une pile dans la bouche de l’impudent. Que tu les vois, les sente ou les perçoive. Que ça soit conscient ou inconscient, les énergies font parties de nous et du monde matériel. Certaines personnes sont myopes et d’autres voient des fantômes. Il n’y a pas un culte des gens à la sensibilité auditive supérieure que je sache ??? (ça serait marrant ceci dit, c’est mon cas) La sensibilité est celle de l’âme à la vie. Le regard non morbide que l’on jette sur ce qui nous entoure et la capacité de célébrer la vie de quelque façon que ce soit ! Et pour ça… la marginalité est toute autre.

J’ai faillit céder à la vision utopique du…enfin je peux être entièrement moi, m’exprimer dans ce domaine. Vivre ma vision de la vie m’épanoui et me permet de m’ouvrir comme une fleur et m’aide à me libérer et à avancer sur un chemin d’équilibre. Le chemin de la prêtresse, le chemin de la femme paienne, le chemin de la femme libre, le chemin de la vie. C’est mon cheminement et ma vision de la vie, chacun le sien en quelque sorte, ça ne me regarde pas et ne doit donc pas m’atteindre si je ne le veux pas.

J’ai réagit sans pouvoir m’en empêcher. Mais maintenant que cet article est écrit hé bien il sera édité et advienne que pourra. Une chose est sure, là je fais un choix d’action. Je sais qui je suis et ou je vais. Si j’ouvre bien les yeux il n’y a pas de raison que je ne sache discerner ce genre de personnes. A partir de là… ça ne me regarde pas. Que je continue d’enchanter mon univers et il continueras à se dilater et à grandir avec moi. (et je ne me laisserais plus fatiguer !)

Allez, fin de la diatribe, et vive la Vie !