L’arbre qui cache la forêt.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais toujours finit par me venir la question du pourquoi. Pas nécessairement le pourquoi de la fatalité qui s’abat, plus simple le « mais pourquoi je fais ça, bordel ? ».

Cette question s’est posée à chaque instant de ma vie ésotérique. Pourquoi je m’embarque cette fois volontairement et consciemment là dedans ? Et pourquoi je continue ? Pourquoi je me renseigne et pratique au lieu de simplement m’adonner à la bien connue réunion façon wicca tupperware (expression de feu Dorian si ma mémoire est bonne) à grands renforts de « moi je crois que » et autres « ma chériiiiie cette énergie ça va pas du tout »?

rune-surprise

Vieille photo insta’ d’un petit biscuit rituel. La jolie surprise de la rune alors que j’avais mêlé à la préparation des fleurs de lavande.

Je ne cherche pas de vérité : ma copie de philo du bac peut témoigner, j’y ai cherché à démontrer la non existence même subjective de ce concept. J’ai dû faire marrer le correcteur, il m’a accordé une note bien supérieure à celle que je me suis fadée en math, ce qui est quand même embêtant pour un bac scientifique.

Je n’ai pas de croyance figée : je suis au final agnostique sur bien des sujets du package ésotérique. De « c’est quoi un dieu » à « la réincarnation » en passant sur les missions divines voire les socles communs de l’ordre des âmes, de leur passage et du tirage de carte, j’en sais foutre rien mes p’tits potes. De base faut dire que j’ai pas tant de certitudes que ça. Sorti de « le thé c’est bien », « j’aime pas le matin » et « vive l’amour » j’ai pas de gros piliers directeurs. J’ai même été jusqu’en labo de science sociale pour admettre que 1. Je bitais rien aux humains, 2. J’entravais pas grand chose de plus à ce qu’ils foutent en société -même si j’ai quelques lignes directrices à présent, 3 l’honnêteté intellectuelle, si elle existait, nous épargnerait pas mal de glose non nécessaire et bien chiante.

J’suis pas en train de vous la faire façon je sais que j’ne sais rien. Plz.

Les aspects de ma pratique que je nomme renvoient tout de même à des champs assez vaste du « on sait pas lol mais enjoy ». D’Eris la petite taquine au chaos en passant par un libertinage divin, rien de figé.

Pour autant, je ne cherche pas à contrôler, taxinomier et étudier cet univers. Non pas que ces idées là ne me plaisent pas, je les trouve très bonnes, constructives même pour que ce j’en sais. D’ailleurs je note soigneusement -ou pas, j’oublie, tête de linotte, tout ça.-  mes expérimentations diverses, mes sacros-saints ressentis (non mais si, on peut mettre un s à sacro maintenant, les mecs/meufs/autres avec des couches et des épées l’ont dit) et autres digressions. Cependant toutes ces données me sont utiles pour voir où je vais, d’où je viens etc, mais en rien ne me semblent correspondre à des données étudiables. Et des données utilisables dans un cadre analytique de tout ce bordel, il y en a, sûrement, c’est juste pas dans ma démarche.

Chaque pratique est axée différemment (c’est obvious, mais bon, captain to the rescue), en fonction des choix que font les individus à tout moment, et de leur fonctionnement. Il n’y a pas de bonne ou de mauvais approche, tout au plus, de mon point de vue, des valeurs que je vais trouver plus ou moins pertinentes.

L’extase mystique permanente n’est pas non plus ma cam. Déjà, c’est épuisant, et surtout, j’ai déjà du mal à dealer avec le quotidien, j’vais pas en rajouter hein.

Ces deux approches me semblent aux antipodes de la ligne imaginaire des axes de pratique envisageable. T’sais on pourrait faire un graphique genre…

tableau-con

Ne me remerciez pas. Oh ? Mes skills paint, oh, je rougis.

Le paradoxe lilolil (la dyslexie tue des gens chaque jour) de tout ça, c’est que plus on s’engage dans notre axe, moins on voit loin, et si on s’engage pas, on voit rien. C’est chiant un peu.

Alors j’en étais là de mes « réflexions » quand j’me suis souvenue de pourquoi je continue l’ésotérisme.

  1. Je suis libre de le faire. Même si en fait non vu que si je le fais pas j’ai des soucis. Mais c’est peut-être dans ma tête ? Agnosticisme sceptique et rebel qui fait parce qu’il a envie même si il a peut-être pas le choix, mais surtout il se sent libre de le faire. (putain mais respect à ceux et celles qui viennent me lire régulièrement quand même. Keur)
  2. Là je reprends des idées déjà évoquées dans un article précédent, j’sais plus lequel, si j’étais une bonne blogueuse j’vous mettrais l’lien t’sais. On verra. Donc l’idée c’est que je fais ce que je veux, et comme je le veux. Et ça putain….
  3. J’aime ça. J’aime partir dans l’wild et voir des trucs, discuter avec des machins divins ou pas, boire des bières avec des copines sorcières, fantasmer sur Dist, lire des articles parfois chiant à se rouler par terre mollement et parfois brillants. J’aime tirer des cartes, baver sur des jeux hors de prix, regarder des photos instagram super travaillées, essayer d’en faire et renoncer. J’aime rencontrer des gens passionnants, merveilleux, intelligents, et d’autres aigris, toxiques et nocifs. C’est enrichissant putain. Toujours de nouvelles découvertes, idées, trucs à la con à tester. Tout un bagage culturel également. Récemment j’ai aimé une page fb qui fait des memes avec des cartes de tarot. Genre :
issue de la page fb "Tarot Memes"

issue de la page fb « Tarot Memes » (elle me fait tellement rire cette image)

C’est un univers qui me plait. Et même ses mauvais côtés, humains en général, me plaisent, parce qu’ils me permettent d’avancer. Oui, survivre à la haine est aussi un moteur même si j’préfère celui qui fonctionne à l’amour, mon côté cucul.

Pourquoi j’fais ça ? Parce que j’aime ça, ce qui est, soyons clair, mon moteur principal. D’autres ? Sûrement pour des raisons structurellement similaires : parce qu’ils veulent comprendre, expérimenter, s’extasier, contrôler….

Est-ce que j’aurais pu faire autrement ? Certainement, nous faisons à chaque instant des choix. Certains en ont juste plus que d’autres.

En admettant la subjectivité totale de chaque pratique j’me dis qu’au final, le choix d’un axe relève moins de l’arbre qui cache la forêt que de la constitution de ladite forêt. L’éso, l’occulte, etc, c’est aussi ce que chacun en fait. On peut avoir l’irrésistible pulsion de chier sur certaines pratiques : elles sont dans la même forêt que nous, faut faire avec. C’est pénible de prendre en compte Doreen Virtue mais bon, un écosystème se doit d’être diversifié et équilibré. Par contre je sais ce qu’elle équilibre ou quoi l’équilibre mais j’veux rien avoir à faire avec O___o.

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[How To n°2] : Charger une bougie, faire un autel et pourquoi grands dieux faire ce genre de choses ? (partie 1)

Ce n’est pas forcément évident, au début, de savoir comment se positionner par rapport à tout le matériel existant, tous les conseils émanent tant de personnes plus « avancées » (en tout cas ayant plus d’expérience à première vue) que des diverses traditions et de leurs appropriations. Je me souviens avoir été grandement perplexe au début, quand ma pratique commençait à s’inscrire dans une démarche également matérielle.(1)

Ce que je nomme démarche matérielle est le simple fait de mettre en place et en oeuvre, physiquement, des témoins et acteurs de notre pratique. C’est à dire un élément matériel, symbolique et/ou pratique qui va intervenir dans certains moments de notre pratique, qui va tenir un rôle de part sa dimension et physique et symbolique.

C’est le cas par exemple des objets rituels que l’on peut associer à la Wicca : chaudron, coupe… Mais également des « consommables » type encens, mélanges d’huile, etc…

Le starter kit matériel c’est très bien, mais ça n’suffit pas. Enfin si pour vous c’était immédiatement fluide, tant mieux ! De mon côté j’ai plus eu l’impression d’être un chat attelé à un char …(Et Pas de grande déesse scandinave pour me faire aller droit dans la métaphore.) J’avais certes une vague connaissance de identité symbolique de ces objets mais immanquablement…l’impression de jouer à la dînette.

Voilà voilà.

Voilà voilà.

Avec le recul, je pense que diverses raisons peuvent expliquer ce départ compliqué :

1. La personnalisation de la voie, ou comment ça ne sert à rien de faire comme les autres vu que tu ne l’es pas, les autres. Vu que tu es toi en fait.

Sur l’idée oui, je voyais bien pourquoi faire un autel, pourquoi charger une bougie, après tout, je m’étais documentée t’sais. De forum en forum, tout ça. Bon, le fait est que d’avoir les infos ne m’a pas aidé dans les faits. Oui intellectuellement je vois bien la théorie, enfin, les théories (faudrait pas qu’on soit tous unanimes sur un sujet, ça ferait bizarre, et c’est très bien ainsi) mais sur toutes ces voix, il en manquait une : la mienne. Savoir comment résoudre des intégrales, c’est bien, mais si t’as pas appris à faire des soustractions, la vie va être compliquée. Là, c’était la même chose.

(1) =>ma « pratique » était alors absolument pas matérielle. Je méditais, m’occupais de mes rêves, j’explorais les ressentis énergétiques. Or, tout le monde (la généralité qui pue qui veut dire en gros que je voyais surtout des photos d’autels, de la vente de matériel dans les boutiques….accessoires rituels, plantes, pierres…), avais-je l’impression était dans une démarche autre. Je débutais dans cette communauté et cet univers (mes expériences enfantines ne comptant pas d’après moi à cette époque) et me suis donc dis que [les autres] savaient mieux que moi ce que c’était que le rapport au divin, que d’être sorcière. Bien entendu ce processus fut inconscient, un genre de mimétisme d’intégration et surtout d’apprentissage.

J’ai dépensé alors des fortunes que je n’avais pas en minéraux, porte-encens, charbon, encens divers, bougies, coupe, cartes, bol tibétain…

Il me fallait le kit bordel. Et je l’ai eu. Et là, je me suis retrouvée couillonne.

2. Ok, trop de choix, comment faire ?

Si la tradition machin dit qu’il faut faire ainsi mais que la trad truc dit le contraire, qui croire ?

Là, une cohérence : que ce soit dans l’temps ou présentement je pense la même chose sur le sujet : tu considères la pertinence de chacun dans son système. Si dans le premier système l’encensoir est là pour qu’on mette de l’eau dedans ok, si dans le second au contraire il est là pour faire cramer un charbon, ok (alors oui, je sais bien qu’en général un outil a un usage assez constant, c’est surtout pour l’exemple). J’ai considéré que je pouvais explorer chaque façon de faire, et au final choisir celle qui me parlait le plus. Non pas pour piocher sur ce qui m’arrangeait mais pour une raison très simple : le rôle donné par un système à un élément dépend de son fonctionnement interne, et j’ai supposé qu’un système viable était un système cohérent. Bon, j’étais un peu naïve.

Nombre de systèmes manquent de cohérence selon moi, mais c’est un autre débat. Reste que dans l’apprentissage, explorer différents paradigme est particulièrement efficace et enrichissant et permet de voir la chose primordiale : son propre système.

3. La voie est sous tes pieds petit scarabée. 

Parlons quelques instants de la psychologie : les personnes suivies par un psy freudien vont développer des rêves liés à ses théories, alors que d’autres suivis par des jungiens, oh surprise, développeront des rêves rentrant cette fois dans le système de Jung. Cessons de parler de psychologie.

Sachant ça, j’ai supposé que d’inscrire sa pratique dans une tradition permettait une cohérence globale dans les faits et « intérieurement » par rapport à l’inconscient et à tous ces mots très techniques des sciences du dedans de la tête de l’humain qui décrivent les processus qui nous échappent.

C’est pour cette raison que j’évite autant que possible les bricolages (ou bris-collage si toi aussi tu as trop lut d’articles de sociologie sur la nébuleuse mystico-ésotérique), pour assurer une cohérence et une cohésion dans ma pratique, et surtout dans ma tête.

Ceci étant dit, oui, il y a bien des écrits/théories/avis sur l’usage et la pratique matérielle selon le contexte, l’outil, etc…Cependant, l’individu tranche pour lui-même et par lui-même en dernier recours.

Et c’est une chose qui me pose soucis sous un certain angle. Oui, les ressentis sont personnels et les choix faits également, et jamais je n’irais dire à une personne qu’il fait trop de la merde et qu’on fait pas comme ça. Et pourtant, il y a des situations où l’ont sort du système de « croyance » et qui rendent invalides certains usages/théories/etc. Bref, je digresse mais j’en reparlerais ultérieurement, dans un autre article.

Le fait est que j’ai mis du temps, bien trop longtemps à comprendre que j’avais le droit, voire le devoir de mener ma propre barque à ma façon dans ma pratique. Et ce processus a été accompli également par la galère que j’ai eu à user du matériel dans ma pratique. L’appropriation donne du sens, parce que faire comme dans le livre parce que c’est écrit manque selon moi (avis hautement personnel qui n’est pas pour autant un jugement de valeur)de profondeur et de pertinence. Je ne dis pas que ça ne marche pas. Je dis juste que pour moi l’idée de pleine conscience est très important, également dans ma pratique.

Alors, comme le dit le Koan Zen : la voie est sous tes pieds. Et c’est valable pour tout.

4. Le rôle paradoxal des outils.

Un outil est une production humaine (crée par l’humain) ou que l’humain s’approprie( l’ortie de devant ta maison, par exemple devient un outil ou rituel ou médicinal en tant qu’ingrédient) qui a pour but de lui faciliter la vie (le parapluie). Un outil nous fait gagner du temps, nous permet d’être plus efficace, et pourtant il en coûte une dépendance assez terrible : sans l’outil sur lequel on base un usage, on se retrouve dans une situation pire que si nous n’avions jamais eu l’outil.

L’exemple le plus connu à ce propos est, il me semble, celui des pierres taillées lors de ces temps reculés de la préhistoire. L’humain avait alors des savoirs et des techniques autour du traitement des peaux de bête (tannage, tout ça), puis un jour il a introduit la découverte de René, le petit dernier de Sylvie du cailloux d’en face, ce gaillard avait réussit à utiliser une pierre faîte d’une certaine façon pour traiter plus vite la peau dans une des étapes. Grâce à René la communauté a pu tellement mieux gérer sa production de peaux que le monde est devenu fou fou fou, ils ont même eu assez de temps pour aller inventer la bière. Grosse folie te dis-je. Sauf que voilà, suite à un coup en trop, le R’né s’est trompé de chemin et a finit dans la rivière. Sauf que voilà, lui seul connaissait la méthode pour faire ces petites pierres-là. Au bout d’un moment, il n’y en a plus eu de fonctionnelle, et la communauté s’est retrouvée bien emmerdée vu que ça faisait bien longtemps qu’ils n’avaient pratiqués ça à l’ancienne. Des vieux étaient morts, le reste trop saouls, et surtout les techniques avaient été oubliées. La communauté a donc du se baser sur ses vagues souvenirs de savoir et recréer à nouveau une méthode sans cailloux (en attendant qu’un-e autre la réinvente- ou un truc ayant un usage proche, blabla², tout ça) qui était moins efficace que l’ancienne car plus récente (et quelques autres éléments, mais je vous l’fait en gros). Au final, l’outil qui soulageait et permettait de nouvelles choses a également entraîné la perte d’autres éléments jusqu’alors acquis.

Digression son papa le politicien.

Deux lamas pour la peine.

Deux lamas pour la peine.

BREF.

Un outil peut aider dans un cadre rituel, bien entendu. Cependant, à trop en dépendre ne risque-t-on pas de se retrouver un peu le bec dans l’eau sans ?

5. Identité et matériel.

Notre société est assez marrante par rapport au rapport entre l’identité et le matériel. Que ça soit une voiture, un smartphone avec une pomme dessus, un bracelet que c’est trop celui de l’été t’as vu ou encore certaines vêtements, tous ces éléments matériels jouent dans la perceptions des humain-e-s entre eux et envers eux-même.

On peut bien entendu être plus ou moins distancié quant à ça, reste que notre société est ainsi, pas mal d’autres également.

Lors de mes débuts, il était pour moi important de trouver des objets qui pouvaient remplir leur rôle tout en me plaisant; qu’ils joignent l’utile à l’agréable et surtout qu’ils soient raccord avec la couleur que je donnais à ma pratique. Le risque était que je me retrouve avec une déco ésotérique plus qu’avec des outils rituels, que l’expression de mon identité prenne le pas sur l’aspect fonctionnel possiblement neutre que peuvent avoir ces outils.

Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, cependant j’ai tendance à considérer que le rôle des outils est avant tout de permettre des connexions avec d’autres chose que moi-même. Qu’ils permettent le lien avec d’autres individus qui pourraient partager mes goûts est une bonne chose, que ce soit des beaux objets de qualité l’est également, mais il ne faudrait pas que je perde de vue leur usage principal.

J’aime beaucoup regarder les photos d’autel que ce soit sur instagram ou tumblr, ou encore sur les blogs. De beaux objets, de belles « natures mortes » mais au final, un espace vivant et vibrant me semble plus important si un choix devait être fait.

Et fort heureusement, je ne vois pas de raison que ce choix s’impose. :D

6. Problématique du sacré/chargé, outil hors du monde, outil matériel.

En fait, vous me dîtes que ma tasse à thé ne peut pas me servir de coupe rituelle puis juste de tasse à thé ? Que l’objet une fois consacré et au service du sacré ne peut plus devenir occasionnellement profane ?

C’est une donnée qui m’a longtemps posée problème. Ayant une tendance à voir le sacré dans le profane, l’immanence, tout ça, j’étais bien embêtée avec le côté tabernacle de la chose. Et à vrai dire ça me fait toujours buger par moment, selon les outils.

Ce qui a changé la donne ? Quand j’ai eu trouvé les outils qui m’étaient réellement nécessaires dans ma voie, qu’ils ont trouvé du sens réellement et pas juste par rapport à une tradition ou théorie qui m’était extérieure.

La suite est à suivre ! Sur l’autel, les outils en eux-mêmes et le principe de charge ! Bonne journée les minous.

[roue d’argent] C’est pas moi qui l’ai dit !

08/04/2012

Ce n’est donc pas moi qui l’ai dit, mais je relaie l’information, et la traduit. Approximativement. Page transmise ce matin par intercession facebookienne. ça s’agit de ça . Je ne connais pas le site, mais il faut bien admettre que les vingt-deux choses que les étudiants en occulte devraient savoir, font sens. L’auteure, Sheta Kaey s’est basée sur les lames du tarot pour ce faire. Alors étudiant en occulte au sens large du propos. Les paganiaiseries et autres ésogeekeries sont également concernées à mon sens !
Je n’ai pas pu m’empêcher de faire quelques commentaires ( en italiques) et bien que j’ai fais de mon mieux, je suis ni littéraire de base, ni compétente en langue en fait. Toute remarquer/correction est donc la bienvenue si jamais ! Et Merci à celle qui m’a aidé à traduire ♥ ( je partais de loiiiiin)

0. Le Fou. Les idées neuves sont toujours stupides.
C’était Einstein , je crois, qui a dit que les nouvelles idées sont toujours ridiculisées et rejetées avant d’être assimiliées et finalement acceptées comme des vérités ( jusqu’à l’arrive de nouvelles révélations/vérités). Votre intuition personnelle de ce matin pourrait devenir une évidence collective d’ici ce soir. De façon objective et subjective. Le net et les citations…halalala, puis je comprends pas la dernière phrase, et vous ?

I. Le mage. Repoussez les limites.
Les limites n’existent que dans votre esprit. Tout serait dans votre tête ? Peur-être pourriez-vous penser plus ce qui n’est pas dans ladite caboche. Pouvez-vous expérimenter quoi que ce soit depuis n’importe où ailleurs ? Okay…donc..? ( Ici gros doute sur le sens de la phrase : part-elle du principe que tout est dans la tête ou pas que ? Je n’arrive pas à comprendre )

II. La Grande-Prêtresse. Le travail personnel n’est pas à mésestimer.
La carte n’est pas le territoire, le menu n’est pas le repas. Au bout d’un moment, vous devez arrêter de lire et de tout régurgiter en bloc, sans pensée ou réflexion. Ayez le courage de vous attaquer à un territoire inconnu, étranger. Si vous ne le faites pas, vous ne ferezque tourner en rond. Si vous ne le faites pas, vous serez condamnés à tourner en rond, errer en mordor pour toujours, sans même un poisson frais.1.  » un Tao sur lequel des mots peuvent être mis, n’est pas un vrai Tao. »2. Le vrai mystère est ineffable, et doit être vécus.

III. L’impératrice. Partagez vos idées.
Les gens adorent suivre votre parcours et comment vous êtes arrivé à une conclusion ou une manifestation. Ne faites pas que vanter les résultats – dites-leur comment vous y êtes arrivé Et quant on voit ce que font les gens des trucs sans explications, autant faire de la prévention.

IV. L’empereur. à problème terre à terre, réponse…
Si vous avez besoin d’un travail, d’améliorer vos relations…N’espérez pas trop de la magie, même si ça peut aider. Vous devez être près à entreprendre des actions pour changer votre vie, et non seulement le vouloir fortement. en espérant qu’une licorne vous vomisse un arc-en-ciel qui contiendra la réponse. De même, avant d’attribuer une cause surnaturelle à quoi que ce soit, vérifiez bien que les raisons plus concrètement bassement matérielles, triviales, terre à terre et quotidiennes en somme ne sont pas concernées.

V. Le Hiérophante. Marquer sans but tu ne peux.
La théorie peut vous mener jusqu’à un certain point. Si vous ne vous levez pas de ce fauteuil pour pratiquer réellement, vous aurez peut-être l’air d’un magicien sur internet, mais n’êtes probablement qu’un dodu mal rasé en maillot de corps sale et dont les frasques gagnent en couleurs avec chaque bière. ( cette femme est pleine de préjugés à propos des joueurs de wow et de Cs et CoD)

VI. Les amants. Soyez éthique. Voilà, comme les dosettes de café, presque.
Peut-être que les autres, y comprit des gens que vous admirez, ne sont pas spécialement concernés par le propos, et n’hésitent pas à ne pas avoir de scrupules ou autres compassion, au point de faire passer ladite compassion pour un vice. Essayez de vous souvenir d’à quoi ressemblait la brute de la cour de récré et quels autres gamins traînaient avec lui. Ils agissaient de la sorte afin de ne pas être pris pour cible. Nombre de sorciers, mages, sont dans cette optique. Ne soyez pas comme eux.

VII. Le Chariot.Faites vous des amis, plutôt que des ennemis.
Le réseau ésopaïenocculte est tout petit petit… Un réseau où tout le monde a entendu parler de tout le monde. Rappellez-vous en avant d’énerver qqun. Si les gens doivent entendre parler de vous, assurez-vous qu’ils entendent de bonnes choses.

VIII. La Force. Une bonne image de toi est la base.
Question de survie, en tant que débutant, sous peine de se faire rouler dessus par les vieux de la vieille sans même qu’ils sourcillent. Puis c’est seulement en passant par le fou que l’on peut escompter devenir le mage. Il ne faut pas le prendre personnellement, et ne pas hésiter à retourner vers le fou autant de fois que nécessaire, question d’humilité…

IX. L’Ermite. Tu n’es pas le premier !
Quelqu’un d’autre est passé par là avant vous. Vous n’en avez juste pas encore entendu parlé. Ne pensez pas que vous êtes le premier ou le plus sage, parce que vous serez douloureusement gênés d’apprendre le contraire avant la fin de la semaine.

X. La Roue de la Fortune. L’écriture à la main, évitez ( les geeks sont sauvés)
Occultistes, ne laissez pas traîner vos écrits, ou encore votre brosse à dent. Si souvenez-vous, celle de la chambre d’hôtel de Panteacon, l’an dernier, vous la pensiez perdue ? Mwouhahaha. Votre touche personnelle risquerait de se retrouver dans la magie d’une autre personne un jour sinon… Erk. ( bwarf…)

XI. La Justice. Laissez votre travail parler pour lui-même.
De façon typique, plus la fanfare est grande, moins le contenu est au rendez-vous. Plus la reconnaissance est réclamée, moins elle risque d’arriver, ou de durer. Soyez prêts à montrer, faire, et assumer vos erreurs. Se sont elles qui vont vous faire grandir.

XII. Le Pendu. Long est le chemin de la réussite, plus que vous ne le pensiez.
Si vous avez déjà été à Disney, vous devez vous rappeler comment sont faites les files d’attentes : peu de monde à première vue, puis, plus vous avancez, plus il y en a, au détour d’un virage, le choc de la foule en attente, et la patience….si vous aviez vu ça dès le départ vous auriez peut-être renoncé à attendre. Mais à présent que vous y êtes, hors de question de laisser la place, après tout, vous y êtes presque, en tout cas vous n’avez jamais été si proche. La Magie est similaire.

XIII. Tout commencement nécessite de l’énergie.
Soyons bien d’accord, il s’agit de l’énergie pour bouger votre gras de la chaise, là. Pas cette bien trop métaphysique « énergie » que vous rayonnez astralement pendant ces rituels pour rendre vos rêves réalité. ( il devrait y avoir un meilleur mot qu’énergie pour ces trucs métaphysiques.)

XIV. La Tempérance. Enregistrez votre travail.
N’omettez rien dans vos dossiers. Ajoutez des commentaire, mais n’enlevez jamais rien. Et il ne s’agit pas de se limiter à des informations factuelles : les impressions subjectives détaillées sont également porteuse de sens, plus tard cela en aura certainement plus qu’aujourd’hui. Le risque si tout n’est pas enregistré est d’oublier, en tout cas de ne pas se rappeler clairement de certaines choses, et de perdre le bénéfice de ce qui a été vécut et expérimenté alors. ( sinon y’a la solution de tout noter sur des carnets qu’on perd, qu’on date pas et qu’on arrive pas à relire…)

XV. Le Diable. Par pitié…pas de site Web.
Bon, si vous voulez, ok. Mais laissez de côté votre expertise, surtout si elle est toute nouvelle. Si malgré cet avertissement vous persistez à en créer un, évitez le mauvais gout, notamment le rouge et le noir, c’est le genre de dossier qu’il vaut mieux éviter de créer sur soi. Sûrement une sur-abondance de blogs et autres forum ésocultes à tendance pentacle inversé et sacrifices de tamagochi qui ont choqués cette bonne dame

XVI. La Tour. Choisissez vos batailles.
Autant l’apprendre tôt plutôt que tard : les conflits n’en valent pas la peine en général. évitez les, sauf si la cause est primordiale pour vous. Sachez reconnaître lorsque l’on vous appâte. Laissez couler. Avancez

XVII. L’Etoile. Posez des questions.
Ne présupposez rien, remettez en question, même si vous pensez connaitre les réponses. Vous seriez surpris du peu que vous pensiez savoir. Soyez ouverts aux idées d’autrui et n’ayez pas peur d’étirer un peu votre paradigme. Encore moins attirante que l’arrogance est l’ignorance obstinée

XVIII. La Lune. écoutez votre instinct.
Quand l’esprit rationnel se manifeste en signifiant  » ce n’est pas logique/possible », notez l’information. Mais donnez également la parole à votre intuition, pour apprendre à discerner l’information valide de l’information foireuse.

XIX. Le Soleil. Réseaux.
Il y a une certaine vérité dans  » ce n’est pas ce que tu connais, mais qui tu connais ». Rendez-vous disponible, sans être trop poussif quand même. Sympa mais pas sangsue. Tout un art à apprendre.

XX. Le Jugement. Ne vous prenez pas trop au sérieux.
La seconde ou vous penserez ne plus rien avoir à apprendre, vous deviendrez incapable d’apprendre quoi que ce soit. On se détend, on rigole, on arrête de se sentir offensé ou insulté. Faites de votre mieux, et sachez que vous avez fait de votre mieux, mais ne pensez jamais que la barre ne peut être mise un peu plus haut la prochaine fois. Si vous continuez de la mettre cette barre plus haut et d’étirer vos limites, vous irez plus loins que vous ne l’auriez jamais imaginé

XXI. Le Monde. Le savoir n’est pas une ressource limitée.
Les occultistes se veulent dans une vision mentale centrale, proche de la somme non-nulle, du coup ils boudent quand ils sont accusés de dualité. Puis ils se sentent offensés si vous pouvez citer plus de références qu’eux. Face à la guerre de citation, deux choix : refuser d’y participer, ou faire un quote nazi en lien direct avec le propos. Point Godwin.

Je ne la rejoins pas sur tout, et il y a aurait pas mal à dire encore. Mais les grandes lignes sont plutôt pertinentes d’une certaine façon.

Véhicule céleste : de la boue aux vers de terre.

Que l’humain soit à l’origine de la boue, de la poussière ou un arbre, le souffle divin l’a fait être, ou alors c’est l’évolution. Dans tous les cas il s’agit de narrer sa création en tant que matière. Que l’explication des origines soit factuelle ou symbolique, chacune apporte beaucoup de sens et permet d’ouvrir les horizons de compréhension. Le rapport du Nord avec les arbres, du judéo-christianisme avec le sol nous mettent en avant les éléments de structure de chacune de ces pensées quant à ce qui lie l’humain à son environnement. D’un autre côté, biologiquement, nous sommes issus de la marmite initiale (chaudron mystique) et ce n’est pas si surprenant de voir le je m’en foutisme général quant à l’environnement : un lien ironique avec la façon dont nous traitons nos ancêtres de nos jours, nos personnes âgées, tout ça…?

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J’ai toujours adoré le début des histoires, la mise en place, les espoirs. Le développement initial comme on dit. Les cosmologies qui vont décrire un monde et son origine, son sens.

Chaque courant religieux ou spirituel a la sienne, la science nous en a apporté également. J’aurais tendance à les placer côte à côte car chacune donne des informations précieuses, intéressantes et enrichissantes et dans le fond, complémentaires .

Toujours est-il que l’espèce humaine se caractérise notamment par sa morphologie, son anatomie. Les capacités physiques et cognitives associées. Cependant, dans l’univers magique, l’humain n’est pas que de la chaire, de la boue et de la poussière (ainsi que des bactéries et autres petites choses qui vivent en symbiose dans notre organisme) : il a une âme. Voyez-vous ça. Une âme comme un truc en plus, qui, selon la période va le différencier de l’animal, ou l’homme de la femme…Toi aussi souviens-toi de cette époque lointaine où femme tu n’étais qu’un corps voué à en produire d’autres.

Un corps, une âme, des esprits. Tout ça tout ça quoi.

Pour moi, le new age commence là où l’esprit prend la priorité en terme de valeur sur le corps. Quand l’humain se voit limité à une âme ou un esprit, à des compétences hors du matériel. Je comprends ce regard sur la situation, je comprends la nécessité du coup de balancier contraire pour redonner de la valeur à ces aspects sans substance de l’humanité, mais je n’y adhère pas.

Pour moi, ce qui fait chaque humain est justement ce foutu mélange entre son corps, ce qu’il en fait de même que ces différentes énergies qui le composent (héritées va savoir comment parfois) et également, ce qu’il en fait. Une certaine propension à chercher l’équilibre me fait dire ça, ainsi qu’un constat simple : l’humain = corps+le reste (esprit, intelligence, sensibilité, bref : les capacité cognitives et sensibles de chacun). Parce que juste corps sans rien, j’ai du mal à concevoir ça…ne serait-ce que parce que tout objet ne l’est pas tant que ça, à sa façon (je suis un peu animiste sur les bords parfois, toi aussi rend gloire à l’esprit de la bassine en plastique). Et que juste esprit bah… Esprit ? Au hasard hein.

On m’a dit un jour que l’énergie, les esprits, blabla, ne cherchaient qu’une chose, à s’incarner dans la matière. Je ne connais pas l’historique de cette idée, mais j’ai tendance à la trouver pertinente dans certaines situations.

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En tant que sorcière, j’ai un corps, des esprits, une âme je sais pas trop mais on va faire comme si.

Le corps : j’ai senti très tôt la nécessité de s’en occuper avec sérieux et minutie. J’ai appris à parler comme une adulte avant de daigner lever mon fessier pour marcher, la flemme : il suffisait de s’exprimer bien et hop, le monde venait à moi. Mais en fait non, certaines bêtises d’enfant ne peuvent être fait que sur nos deux pieds, ainsi soit-il. La même année que mon entrée dans le merveilleux système scolaire français, j’ai intégré un cours de danse classique, et là, tout a changé. J’ai poursuivi ces cours de danse jusqu’à passer mon bac (ainsi que des cours de bien d’autres danses, mais passons), avec une seule année d’interruption suite à une blessure franchement reloue et franchement toujours pas guérie. Mais tant pis : le prix à payer pour torturer mon corps avec régularité. Pourquoi dis-je torturer ? Parce que la danse classique n’en a pas grand chose à faire de l’anatomie humaine (même si les mentalités ont clairement énormément progressé ces dernières années, et c’est une très bonne chose). J’ai d’ailleurs repris cette année la danse classique et c’est un bonheur ineffable.

J’ai donc très jeune soumis mon corps à ma volonté, à une discipline prônant des idéaux si difficiles à atteindre que les rares élu-e-s y parvenant sont nommé-e-s des étoiles…

Dans le même temps, mon esprit était également soumis à une volonté aussi forte si ce n’est plus et ce dans un but douteux : me conformer aux attentes scolaires. Pour la faire simple, j’ai dû apprendre à fortement développer mes quelques atouts pour compenser mes nombreuses faiblesses : quand ton système cognitif n’est pas spécialement rependu en terme de modèle, que l’incompréhension est ton quotidien et qu’en plus tu as la joie d’être dyslexique. Kiffe ta vie scolaire.

Peut-être est-ce pour ça que j’ai développé une volonté presque inhumaine, également pour ça que le combat est pour moi un concept rattaché au quotidien et au travail sur soi. Je me suis faite saigner, rendue malade, j’ai été à une période tellement en pression mentale et intellectuelle que j’avais développé des migraines assez particulières. Migraines qui ont d’ailleurs finit par ne plus revenir une fois que j’ai eu trouvé ma « voie intellectuelle » lors de mes études. Bref, je me suis tordue dans tous les sens pour plier mon corps et mon esprit à des échelles de valeurs extérieures à ce qui pouvait me composer réellement. C’est moisi.

Mon corps est l’espace interactif entre moi et le monde, entre mon esprit, mon intelligence et mon coeur (principe de somatisation), entre moi et moi-même. Entre les autres mondes et ce monde-ci.

Je n’ai jamais eu la sensation de m’appartenir physiquement. Mon corps, chacun avait un avis dessus, positif ou négatif, chacun le regarde sans pudeur (c’est lié à notre société, c’pas pour ça que j’aime ça, plus jeune j’aurais tellement aimé me trimbaler masquée, le corps dissimulé, pour ne pas subir cette intrusion du regard considéré comme ok de nos jours), le juge, m’en fait part ou non, mais j’ai jamais trop compris le but. Tu veux un bout de moi ? Prendre le contrôle sur mon corps ?

La danse et la sexualité, ainsi que la sensualité sont les seuls domaines grâces auxquels je me sens chez moi en moi. J’ai le contrôle (ou je le perds…), j’agis, je crée, je sens, je ressens, je provoque….

Au quotidien, je prends soin de moi, je « me fais belle ». J’aime l’art du maquillage et du vêtement, pas pour une éventuelle mode ou une esthétique socialement valorisée, parce qu’il s’agit d’armes. Des protection en soie et en coton, des diversions en laine. De la peinture de guerre dont les couleurs vont ramener à des esprits, à des énergies, à des détournements d’attention sur ce qu’il y a derrière. Ma guerrilla personnelle pour ne pas trop me faire bouffer par molduland, pour ne pas trop sentir la pression sur mon dos voulant me faire tomber au sol, pour me fondre et dissimuler mon altérité par le biais d’une image en exposant une autre : non conforme mais reconnue. Pour avoir un semblant de paix.

Dans ma pratique, je suis sans ces artifices, sauf « indication contraire ». Certaines tresses, certains pigments qui vont être une aide parfois seront utilisés, mais cette fois pour révéler et non dissimuler. En pleine possession de mon corps là aussi, dernier domaine avec les trois cités plus haut. En pleine possession de moi-même, quand les ondes brillent et vrillent, quand les spasmes commencent. Quand les secondes paupières s’ouvrent sur les premières fermées. Quand les voix dont la provenance ne peut être localisée se font entendre. Et alors, hors de mon corps mais plus en moi que jamais, je voyage, explore, vit, je fais ce que j’ai à faire, dis ce que j’ai à dire. Et au retour, les pulsations continuent sous ma peau, vont vibrer mes organes et crisser l’air sur ma peau. Le chant s’apaise et s’éloigne, il est alors temps de réintégrer ce monde-ci. De sourire. De faire attention à toutes ces règles sociales apprises dans la douleur ou à la fac, par le biais de mes études.

Nombre de cultures désignaient comme voués aux esprits des personne présentant une altérité, qu’elle soit physique ou mentale. Quand l’humain qui ne ressemble pas à l’image que l’humanité se fait d’elle-même se voit « relégué » au rôle de pont entre les autres mondes et celui-ci. Préjugés ou considération pertinente ? Je n’en sais rien. Il y a tellement d’altérités….

Mais aussi quand parfois l’altérité conduit sur certains sentiers….

 

Autres participation sur cette thématique au sein du projet Sylphe

Brume : Le Garde Fou

Rhi : Le corps et la cuisine.

Aranna : D’ac-corps

Lyra : Corpus Lyrare

Touseg : Le Golem qui grince

Aegiale : Le corps

 

Dieux et Histoire(s).

Ainsi, l’automne est de retour, avec elle cette période de lien, de transition. Je cherche mes marques, tâte les limites et tente de me centrer, pour mieux jaillir une fois que le temps sera venu. (et que Mercure arrêtera de faire le con. Bisous la baignoire.)

Côté lecture, je butine; alternant un joli manga qui parle de petits esprits et du folklore japonnais sous forme de mélange de vieilles histoire et d’imaginaire, un anthropologue qui raconte des choses merveilleuses , un autre universitaire, cette fois côté préhistoire (j’ai eu l’honneur de l’avoir comme prof lors de ma seconde année archéo/histoire de l’art, ce mec est génial) et, toute à l’heure, j’ai récupéré au fond de ma bibliothèque chancelante un petit ouvrage de la collection « découvertes » de Gallimard à propos du Chamanisme de Sibérie et d’Asie Centrale.

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C’est à ce moment précis, sur ma terrasse, entre les bruits assourdis de la rue et la pluie ruisselante sur les bouleaux, devant moi, dans l’odeur insistante de mon éternelle clope, qu’un petit truc s’est agencé dans mon encore plus petite tête. Une des illustrations montrait une amulette en cuivre représentant ce bon vieux Jésus, cet objet appartenait à un chaman évenk du début du XXeme et était considéré par ce dernier comme une divinité céleste, entrant dans son « panthéon ».

Le syncrétisme, concept dont le sens original s’est étendu pour désigner les unions de doctrines disparates m’est alors apparu comme étant une clé. Toute religion, tout courant idéologique, spirituel, politique, culinaire (oui.) est un amas de différentes choses. Des éléments se voient réinterprétés, ajoutés, déformés, étirés, mais même modifiés, ils perdurent. Que Frigg soit associée à Marie, que l’on voit dans le passé des ombres de notre présent, c’est « logique ».

Le présent a été construit sur le passé. L’Histoire a tenté d’écrire le passé avec les outils du présent de façon à les comprendre tant l’un que l’autre.  Il est entendu que l’être humain a une histoire : celle de l’humanité, de ses cultures, de ses évolutions mais aussi de ses conneries. Devoir de mémoire. Je ne crois pas en l’Histoire, la discipline, comme étant « réelle » dans ce qu’elle raconte. Ce sont des documents étudiés, contextualisés et analysés, interprétés.

Il est entendu que le règne animal a également une histoire, cette fois-ci on la considère biologique, « évolutive », merci Darwin et ses Bro’.

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Quid de l’Histoire des entités, des esprits des Dieux ?

Quand je parle d’Histoire, avec la grosse majuscule codifiée, j’évoque ici la prise au temps, aux événements et à leurs conséquences. Nous avons des textes racontant la vie des Dieux, leurs liens avec les humains…Mais quid de la leur, de leur côté ? Sont-ils justement sensible au temps et ce qu’il peut construire en tant que sens et évolution comme nous le sommes nous ? Cette question est assez tordue, j’en convient. Mais comme je me la suis posée, autant en faire quelque chose…

Certes, des événements de type Ragnarök, Armageddon… évoquent une historicité, un avant et un après. Mais le soucis de ce genre de marqueur temporel total (en ça que le avant et après tu es supposément bien au courant) c’est le côté un peu flou, sans vouloir être paradoxale. Ils racontent une situation de crise, de confrontation et de dénouement. Sont-ils uniquement « métaphoriques » ou ont-ils une réalité « historique ». (Ok, c’est bizarre dit comme ça, vous me comprenez ou je m’enlise irrémédiablement ?)

Concernant la mythologie Grecque, nous avons trois versions différentes, trois généalogies, dans lesquelles les divinités n’ont pas le même statut, parfois existent d’autres fois non. Quand les Romains les ont repris, que s’est-il passé pour eux ? Quelle version est la « bonne » et est-ce que cela existe ?

Nonoriel, blogueur en langue anglaise avait fait ce post mettant en avant un fait constaté également par d’autres : bien souvent, les « entités » ne bitent absolument rien aux règles de la société actuelle.

Les spécialistes en science humaine sont déjà bien en peine d’établir les tenants et aboutissants de ces bonds complètement random que s’amuse à faire l’humanité en terme de choix d’avancées et sans offense pour Asimov et sa psycho-histoire, mais Fondation s’est fait taunt par le Mulet bien comme il faut (personnage Lokiesque va.) Dans ces conditions, ce n’est pas tout à fait déconnant que des figures n’ayant qu’un pied dedans aient du mal à suivre et restent sur les valeurs connues du temps où le contact avec « l’humanité » était plus intense.

Je ne me souviens plus du tout où j’ai pu lire ça, mais une personne racontait que si l’humain avait besoin des Dieux pour tout ce qu’ils pouvaient apporter, les Dieux avaient besoin des humains car ils étaient figés, incapables d’évoluer. Coincés dans l’identité que les humains leurs ont crée/reconnues. Je peux me planter, mais j’ai tendance, spontanément à dire « bullshit ». Pour les quelques raisons suivantes : certaines divinités auraient, selon les sources mythologiques (et par des processus dont on n’a tout à fait établi les modalités) refilé des apprentissages aux humains (Athéna et le tissage ainsi que la poterie par exemple) mais auraient également participé aux évolutions sociales (les différentes « castes »/ »types » de personnes faisant le lien avec les entités qui marquent également la société, étant donné que, comme Durkheim l’a démontré : une société ne saurait reconnaître des croyances et pratiques qui ne soient pas en accord avec ses valeurs et sa structure de fonctionnement)

Les Dieux vivent, interagissent, évoluent-ils pour autant ? Sont-ils sensible à l’historicité de leur existence ? (si tant est que ça veuille dire un truc ?)

Quand on prend la peine de discuter avec eux, de confronter les paradigmes comme qui dirait, on peut arriver parfois à leur « expliquer » des choses. C’est le cas d’une amie ayant échangé sur certains sujets dans ce cadre là : les Dieux sont sensibles aux mises à jour.

Si je résume les maigres connaissances que j’ai actuellement à ce sujet  : sans mise à jour factuelle de votre part, les divinités œuvreront par rapport aux valeurs et aux mécanisme sociaux qu’ils connaissent. Je pense d’ailleurs que ce n’est pas pour rien que l’on retrouve tant « d’artisanat païen » : la programmation informatique païenne est peut-être moins reconnue par cet univers là, alors que bon, un craft reste un craft. Alors que dans certains courants plus « modernes » si j’ose dire type Chaos land, les nouvelles technologies comme forme d’expression « inspirées » sont beaucoup plus répandues. Ce n’est sûrement pas pour rien : d’une part la reconnaissances des entités de cet univers mais également de la communauté des pratiquants.

Bref, beaucoup de questionnements, et si peu de réponses.

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bha merde j’avais oublié de mettre un titre. Tant pis.

Théories des égrégores.

Neil Gaiman dit en préface d’American God : « Les personnages sont fictifs, seuls les dieux sont réels ». Cette petite phrase lue en loozdé à la fnac n’a fait qu’attiser ma volonté et mon désir de lire cet ouvrage.(d’ailleurs ça y est, c’est fait, et c’était cool)

Petite, ma sœur a demandé à ma mère en revenant de son cours hebdomadaire de catéchisme (toi aussi sent le bonheur dans ton cœur, j’en ai eu deux heures par semaine jusqu’à mes seize ans.) : « je peux te poser une question, tu te fâches pas dis ? » ce à quoi, la curiosité l’emportant sur le principe de parole ma mère a répondu « mais non, dis moi ». Et là, that’s my sister : « t’y crois à toutes ces conneries ? » (oui, le langage fleuri dès l’enfance est une caractéristique des femmes de la famille).

Anybref.

Dans au moins deux articles précédents j’ai évoqué rapidement mon point de vue concernant ces théories d’égrégores et ce qu’il en était par rapport aux dieux.

Le fait est que le positivisme a envahi le domaine de l’occulte, de la magie, les théories, leurs expérimentations se poursuivant. Et je trouve ça super hein, c’est bien qu’on commence à souhaiter avoir plus de discernement sur ce qui nous entoure et de ce dont nous sommes capables. Le seul truc qui me gène un peu personnellement est le facteur « coucou tu influence ton propre terrain/ta propre étude, bisou » qui est est genre pas pris en compte ou de façon lacunaire dans le meilleur des cas de ce que j’ai pu constater.

Alors le facteur « coucou tu influence ta propre expérience » c’est un simple fait : quand on étudie des micro-organisme, on leur confectionne un milieu de vie témoin, petites boites de pétri, alimentation standardisée, de façon à avoir un milieu assez neutre et non remarquable pour pouvoir éliminer tout facteur lié au contexte de l’étude et se concentrer sur la recherche.

Bon. Je suis navrée, réellement, mais je n’ai toujours pas le droit de mettre des humains en boîte de pétri et croyez-moi, l’envie de m’en manque pas. Pis je mettrais bien un humain à la place de ce pauvre chat enfermé dans la boîte également. Les sciences humaines sont marquées par cette limitation, et n’hésitent jamais à la sous-estimer pour valoriser telle ou telle théorie miracle. Quid du psy qui transfert, du sociologue qui ne juge que par rapport à son habitus propre ou encore de l’historien marxiste qui ne sort pas de son éternelle lutte pour jauger ? Ne parlons pas des ethnologues, ils sont perdus et le savent, enfin, par moments. Cet instant de grâce passé ils se hâtent de retourner s’accrocher à leurs branches théoriques.

C’est quelque chose de merveilleux la théorie. Même en mettant de côté le fait que ça soit un royaume fantastique où tout fonctionne toujours (mais qu’est-ce que ça signifie quelque chose qui marche toujours ?) c’est le miroir aux alouettes de la masturbation neuronale. Et quel plaisir que cette masturbation partagée.

Bon, les égrégores donc. Mon propos se base sur des discussions, des expérimentations et du vécut. Pour les références livresques (je n’ose dire littéraire au risque de voir mémé se rouler allègrement dans les orties) c’est sans moi. Comme tout développement, il est sûrement lacunaire, potentiellement biaisé et nécessaire subjectif, et surtout, surtout, ouvert à la discussion.

La messe ayant été dite, action.

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Un égrégore c’est une construction humaine, nourrie d’humains et ayant une identité décidée par ce qui l’a crée. Par identité j’entends image, perception, capacité d’évolution, capacité d’action, etc. Sa construction peut être volontaire, rituelle, mûrement pensée. Ou pas. J’ai déjà eu l’ineffable joie d’en croiser des deux types et entre la peste et le choléra je ne saurais dire.

Les divinités, les morts et tout le bordel ont une énergie « fixe » qui certes change et vit (sic) mais ça reste assez stable et facilement identifiable. Comme une amie me l’a justement fait remarquer, les énergies des égrégores c’est un peu de la saloperie. Ça tourbillonne dans tous les sens, c’est très divers de par leur nature même : un programme nourri de façon plus ou moins pertinente. Toutes les énergies le composant sont autant d’éléments dont il peut se servir pour agir en suivant son but, ou encore pour se défendre, voire se nourrir.

En somme c’est un genre de super-outil. Enfin, en théorie, je suppose, qu’un égrégore est un outil, car il en présente pas mal des caractéristiques : une extension de l’humain avec co-dépendance dans un but performatif. Co-dépendance : un silex sans la main de l’homme est un cailloux, même taillé ou quoi, il ne risque pas de dépecer quelque animal que ça soit, et sans son silex l’humain galère vaguement plus, le but performatif étant de mener l’action pour laquelle a été menée l’outil à terme. Un égrégore peut servir, je supposes toujours, de moyen de protection/défense, auquel cas il bosse en accord avec son humain dans le but choisi. C’est au créateur de programmer tout cela ainsi que des conditions de nourriture, vie et mort de la chose.

Bon, il existe des buts moins sains ou rationnels, de ce que j’ai croisé. En fait, l’égrégore permet de constater deux des maux plus que visibles dans le monde ézocult actuel : volonté stérile de puissance juste pour la taille, et une putain d’incapacité à faire bien les choses. Je veux dire, pour le syndrome de la plus grosse bite, pas nécessaire d’épiloguer, c’est symptomatique de tellement d’autres choses qu’on va éviter sous peine de digresser au-delà du réel. Quant au fait de bien faire les choses, c’est mignon de faire pop des égrégores, s’en occuper et contrôler un peu ce qui se passe ça serai choupinou également. Enfin ce que j’en dis.

J’ai croisé une nana, un jour, qui avait un esprit vaguement dérangé, et une pratique tellement tordue (limite si elle préfère pas faire ses machins dans son cercle pour le sentiment de contrôle plutôt que d’avoir une vraie action, le tout sous couvert moral de bonne magie et diverses torsions des choses pour coller à cette image, passons, c’est sale.) qu’elle avait fini par se trouver piéger au centre de l’égrégore qu’avait généré toute cette merde. À moins que ça n’ai été une forme-pensée ? Alors là, le point distinction entre forme-pensée vs égrégore. Hum.

Hahahaha. Merci Wikiiiiiii. Synonymes. ok ok . (et pourtant me semblait avoir entendu des théories hyper alambiquées à ce propos mais passons. Le rasoir c’est le bien.)

Les dieux. Là

« Les dieux sont des égrégores ».

Ok. si vous voulez, admettons.

Mais en fait non. Là c’est l’instant ou si j’étais pas une feignasse je remonterais le fil, tisserais un argumentaire éclairé et tenterais réellement d’amener de la matière. Mais là j’ai pas envie pis il me reste plus qu’une clope.

Ce que j’en dis : que le principe du mot égrégore comme issu du grec et signifiant veilleur bha moi ça me parle. J’veux dire. Oui, les dieux peuvent rentrer dans cette définition (entité pondue par des humains à coups de croyances et autres inspirations collectives) et nombre d’expérience témoignent pourtant de leur unicité malgré la subjectivité de chaque vécut (upg bisous, et pourtant même des gens avec des pratiques autres arrivent à des conclusions proches, à l’inverse, des interprétations divergentes et des univers non euh miscibles peuvent aussi être relevés auprès de praticiens d’une même divinité.) Ergo rapido : la subjectivité joue sur la bestiole humaine, les bouts d’identité divins se retrouvent anytime.

Les bouts se retrouvent et forment un truc qui a une cohérence malgré les distinctions voire les divergences notées plus haut. De cet élément je pense que l’on peut juste en déduire une adaptation de la divinité. Manque plus qu’un test de Rorcharztqsgfljswd en fait. La prochaine fois que vous croisez un dieu, demandez lui ce qu’il pense des tâches de peinture, j’suis sûre que ça pourrai être poilant. Et idem lorsque vous croisez le prochain programme énergétique. Chuis sûre qu’on finira par y arriver de façon empirique. (hahaha : » kikou misseur Hadès, je vous contacte pour un sondage » hahahahaha. Bref.)

En attendant, j’abat l’atout de mauvaise foi : le double argument de merde ; l’expérience personnelle et la croyance. (J’avoue aussi un peu de conviction intellectuelle blabla²)

Je suis assez persuadée que le divin tout comme le mortel peut user de programmes énergétiques.

Considérer que c’est une capacité humaine revient à limiter le divin à notre création. ça va pas mal dans les courants de pensée liés à hum la domination de l’environnement, l’humain tout puissant qui baise ta mère wesh.

Considérer à l’inverse que c’est un outil possiblement partagé par d’autres univers énergétiques ouvre plus de possibles, de considérations. Et ça sort un peu de l’humain nombril du monde.

Le rasoir d’otruc c’est sympa mais je préfère pour l’instant ouvrir ce possible là. Par bêtise peut-être, ou ignorance, mais suivre ce fil m’intéresse en tout cas bien plus pour l’instant.

Anyway. Je referais soon des vrais articles sympas à lire.

Mois de Frigg, épisode 7: les liens.

Les liens, la trame. la toile, les fils qui s’entrecroisent, se nouent, se coupent. Putain de merdier.

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J’ai toujours été sauvage, farouche, bref, les qualificatifs classiques en fait. Pas de prétention d’originalité à ce propos mais c’est mon blog, je raconte mes expériences alors c’est comme ça et pis vala.

Du genre à préférer me faire détester plutôt que de risquer d’être trop lié à quelqu’un (Mais à le vivre mal quand même). Paradoxe vu que je ne vis bien que les relations fusionnelles. (cohérence, bisou) De part mon vécut, je vois les liens comme des obligations, des choses qui me coupent de ma liberté et de moi-même. Des interdits, des obligations, des façons de faire, et puis cette manie de trop faire attention à l’autre. Et aussi à l’inverse d’être l’épine dans le pied, un de mes petits passe-temps. Passons, le but n’est pas de raconter ma vie et ma tendre enfance qui a amené à cela.

*se gratte la barbe en cherchant par où commencer*

*se roule une clope en écoutant Moya*

[…]

En fait, j’aurais dû mettre le paragraphe au passé.

Du lien

J’ai vécut la plupart des liens comme ça pour une raison toute con, personne n’est parfait et nous sommes tous plus ou moins noyé dans notre propre merde. Entre les peurs de l’abandon, du rejet, la jalousie, la possessivité et le reste, dur dur de vivre sainement une relation, quelle qu’elle soit. Mais en fait, un lien ce n’est pas ces merdes-là. Un lien c’est un pont. Un putain de pont, une foutue connexion. Celle qui permet l’amour, la communion, le respect, l’estime, l’affection, l’échange quoi. Mais aussi la haine, la rancune, etc, bref, toute la gamme d’émotions et d’échanges possibles. Mais alors pourquoi c’est tant la merde ? Je veux dire, ça pourrai quand même se passer bien plus souvent, non ?

Je crois que pour bien vivre un lien, quel qu’il soit, sont nécessaires un certain nombre de choses. Déjà, être au centre de sa propre toile, et que ça soit la même chose de l’autre côté. Ensuite, que le lien puisse vivre et être vécut. Qu’on ne foute pas des noeuds dans tous les sens. Certains ont une raison d’être, mais pas tous. Putain de nœuds. Jalousie, possessivité, angoisses… ça ce sont des nœuds.

Liberté. Lâcher-prise. Acceptation.

Rien n’est jamais acquis. Même une relation amicale n’a rien d’acquis et pourtant on se monte la tête. Chaque relation est unique, et pourtant il y en existe de différentes sortes. Les relations amicales sont majoritaires dans les vies, en moyenne. On pourrai supposer du coup que ça se gère bien. bon. non. Y’a qu’à voir les malentendus, les prises de tête, les non-dits et bugs de communications. Les attentes et les tensions. à l’évidence, ça ne se vit pas toujours bien, non plus que simplement. Je crois que ça vient des projections réalisés par chacun sur le lien. Au lieu de le laisser vivre, calmement, en acceptant ce qui vient, on transfert, on crée un besoin. on associe l’autre à certaines actions, discussions, à certaines sphères. Et une structure s’installe. Je ne dis pas que c’est mal. Juste qu’il ne faut pas se leurrer. Ce qui fait vivre permet aussi de tuer. Telle amitié entre deux personne basé sur tel domaine et qui explose parce que les individus n’ont pas su se laisser libre tant individuellement que dans leur lien.

Et ne parlons pas des relations « sentimentales »….

Un lien est ce qu’on en fait… Oui et non. Un lien est. On choisi comment le vivre ou pas à la limite, comment le sublimer ou le pourrir. On choisi de le suivre ou pas…

Il y a des relations qui s’imposent d’elles-même. Les coups de foudre. Amicaux ou amoureux. C’est toujours un beau bordel. Un coup de foudre c’est quand soudain, sans que vous ayez demandé quoi que ce soit, votre centre de gravité et celui de votre vie est bouleversé. Tout change.

Frigg m’a pas mal fait reconsidérer et admettre certaines choses. Faut dire qu’entre fils, liens et nœuds, elle s’y connait la Dame.

Un lien n’est pas une obligation, c’est un possible, une réalité que l’on peu ou non choisir. Un lien n’est pas une prison, c’est un pont, s’autoriser à le franchir ou non et quoi en faire, on peut le faire.

Certains liens et certains carrefours auront plus d’importances et de conséquences que d’autres. Les voir ne sert pas à grand chose à part à ..Les voir.

L’ézo et les liens

Un des trucs en magie, c’est justement d’œuvrer sur les liens. Celui avec les affaires, celui avec l’argent, la guérison les remet supposément dans le bon sens, …

Et là, mes préférés de tous (ceci est de l’ironie, ami lecteur adepte du premier degré) ceux qui sont entre les gens. Forcer l’amour (ou faire réaliser à l’autre qu’en fait il nous aime parce que tu vois c’est so white d’aider à une prise de conscience) ou oublier des sentiments, etc.

Bon.

Je sais pas exactement depuis combien de temps Frigg squatte la place, donc je peux pas dire dans quelle mesure mon propos est influencé par son mojo mais : c’est de la mârde.

Si tu es amoureuse, assume. Au pire tu vivras une belle relation, au mieux tu retourneras croupir dans ta haine de toi-même.

Si il ne t’aime pas, assume. ainsi va la vie et tu ne sais pas ce que demain te réserve.

Que cette facette-là soit tant développée témoigne, à mon sens objectif et impartial [insérer ici rire démoniaque] à quel point c’est dur de se gérer et de gérer les relations. Pis à quel point on transfert dans nos relations. Comme elles témoignent de nous, au-delà de ce qui devrai être. Il est évident que nous nous inscrivons au sein de tout un tas de liens qui sont liés à notre existence, à notre identité. Mais je peux pas m’empêcher de trouver ça creepy quand je vois des gens se voir surtout dans leur lien aux autres. S’inscrire dans une relation ou un réseau c’est bien. Se limiter à ça c’est moins bien. Pas moralement ou quoi, mais pour soi : un individu c’est un être complexe composé de pleins de trucs, pas juste d’une étiquette/affiliation/etc.

On peu mettre des tas de choses sur les fils, les liens. Et encore plus sur leur trame. Destin, nécessité, libre-arbitre, destinée, wyrd, etc… J’ai pas d’avis tranché. J’ai juste constaté qu’il y en a qui s’imposent, d’autres non, de ces fils, de ces liens. Frigg m’a permis de penser le truc hors du cadre dans lequel je l’avais enfermé, de me libérer un peu de ma peur de l’enfermement dans un lien, une relation. Et en ce moment ça continue, plus fort que jamais, la lutte.

(le premier qui fait remarquer que cet article est incohérent et ne raconte rien… aura raison.)