Kuji In, kuji out, lalala ♪

Ou comme je préfère l’appeler : le machin des mudras là.

Les sceaux du Kuji sont des outils ayant divers usages  habituellement situés comme japonnais, affiliés au bouddhisme ésotérique (remasterisé en nipponie ), donc, au Shugendo. Sinon sur internet ils parlent aussi d’art secret des ninjas et autres machins plutôt marrant, mais je vous laisse juge. Histoire d’expliciter les termes, le Shugendo est, pour faire « simple », une voie de l’ascèse liée à la pratique de la montagne, avec option initiation et tout le tralala. L’image de l’ascète aux cheveux longs à getas de bois d’une hauteur stupéfiantes ( adaptées à la vie en forêt et à l’escalade en montagne en fait ), pour les p’tits malins qui aiment les mangas, Jiraya de Naruto en est un genre d’exemple. Un jour, je tenterais un article résumant mes maigres connaissances sur le Shugendo et quelques références, c’est une voie très intéressante.

Je vais essayer de présenter pour le mieux cet outil et ma petite expérience autour, du coup ce n’est ni une vérité, non plus qu’un machin traditionnel et encore moins exhaustif. Bisous Cap’tain Obvious.

J’ai découvert ces sceaux d’une façon détournée, dans un bouquin que je vous conseille vivement ; la médium dont il est question dans l’ouvrage se sert dans ces rituels d’une grille composée des neufs sceaux. Je ne me souviens plus exactement de ce qu’elle raconte à ce propos, mais j’ai appris à m’en servir pour purifier, exorciser, etc.

Onna Bugeisha

A. Les Kuji in, pour quoi faire et qu’en faire ?

Non pas pour faire surgir des éclairs ou autres effet spécial. Sans rire.

Je perçois ces acrobaties manuelles telles des raccourcis claviers. Chaque choix de posture correspond à un modèle de circuit de l’énergie physique qui, avec l’intention et le contrôle énergétique nécessaire peut amener à une efficacité performative.

Le Kuji in a ça de bien qu’il s’inscrit à la fois dans une réalité physique et une réalité subtile dans le même temps. C’est banco.

On peut donc s’en servir tant pour travailler ses perceptions sensibles : la circulation de notre énergie dans notre corps, les différents types d’énergie, mais aussi leurs usages.

B. Le contexte.

Vous ne comptez pas aller vivre tout un hiver dans une grotte située dans les montagnes sacrées Jap, en mangeant 500g de riz par mois, en vous fadant des fumigations purifiantes au piment et en laissant la mousse et le lichen coloniser votre corps en raison de votre symbiose totale ou presque avec l’environnement ?

Vous n’êtes pas trop trop sur d’avoir envie de croire à ces machins de manga ? (bordel, get a culture, la plupart des éléments « fantastiques » de la culture japanim ou manga sont issus de traditions historiques)

Meh ?

Dans tous les cas, c’est très bien. Nous sommes ici sur une technicité. HipsterKaos, je te salue. Ces machins avec les mains, pris comme techniques sont à peu près à situer au niveau des sigils : synthétiques, factuels, à cheval sur des réalités diverses : faire et non croire. Expérimenter et non reproduire.

C. Et concrètement ?

Problème d’impatience ? Un petit retsu pour la route. Besoin d’un boost de combativité ? Rin peut aider. Et j’en passe.

Petite faveur personnelle pour Sha qui me tient bonne compagnie quand je vrille dans les transports en commun ou dans d’autres situations d’angoisse : il me permet de me recentrer sur la « réalité » qui m’entoure et de sortir progressivement de mon état de parano flippé. Avec une mention spéciale pour les fois où il a été un warning salvateur. Et bonjour à ma parano.

(oui)

(oui)

Je le précise tout de même : non, je ne pense pas qu’un simple geste des mains effectué dans un but puisse guérir du cancer hein, ma formulation se voulait légère. Ce que je pense en revanche est qu’une pratique disciplinée de ces techniques peuvent être bienfaisantes et amener pas mal de bonnes choses.

C’est un élément technique que je trouve intéressant comme pont entre le concret et le subtil.

Publicités

Faites ce que vous avez à faire.

Quand vous aurez accompli les révolutions souhaitées autour de votre nombril,
quand les concepts et les structures vous seront apparus,
quand votre être aura accepté le poids de la vie et de sa nécessité,
quand vous serez vous-même aligné sur ses frondaisons,
alors le chaos s’éclairera et la mort vacillera dans son état.

Vous saisirez les tensions et les paradoxes ; les embrassant, laissant vos nerfs danser sur leurs pulsations.

Et quand vos mains, d’un réflexe enfantin, voudront agripper et retenir vous, vous-même et votre être les ouvrirez ; accueillant le grondement du temps, le fardeau de l’héritage.

Détendez vos épaules et redressez votre tête.
Le menton fier et le regard humble.
Sacrifié suppliant et bourreau tourmenté.

Seul.

Ouvrir la voie à une respiration, première du genre, pour enfin avancer.

Ondoyante sera la marche, liquide, souple.
Regard de braise qui sondera, ouvrant l’âme aux sens.
L’esprit foulera souplement le sol, liant.

Hors de vous, enfin intègre.

Paradoxe nécessaire.

Faites ce que vous avez à faire.

Et priez mes enfants, vos larmes ne vous sauveront pas, car les velléités demeurent et l’heure approche où….

nota : « Qu’est l’énergie sinon ce qui anime les gens et porte le nom étrange de civilisation, société ou gouvernement ? »*

* in Les hérétiques de Dune de Franck Herbert.

Nemn, lundi 3 août 2015, 11h30, train partant de Genève.

[How To n°2] : Charger une bougie, faire un autel et pourquoi grands dieux faire ce genre de choses ? (partie 1)

Ce n’est pas forcément évident, au début, de savoir comment se positionner par rapport à tout le matériel existant, tous les conseils émanent tant de personnes plus « avancées » (en tout cas ayant plus d’expérience à première vue) que des diverses traditions et de leurs appropriations. Je me souviens avoir été grandement perplexe au début, quand ma pratique commençait à s’inscrire dans une démarche également matérielle.(1)

Ce que je nomme démarche matérielle est le simple fait de mettre en place et en oeuvre, physiquement, des témoins et acteurs de notre pratique. C’est à dire un élément matériel, symbolique et/ou pratique qui va intervenir dans certains moments de notre pratique, qui va tenir un rôle de part sa dimension et physique et symbolique.

C’est le cas par exemple des objets rituels que l’on peut associer à la Wicca : chaudron, coupe… Mais également des « consommables » type encens, mélanges d’huile, etc…

Le starter kit matériel c’est très bien, mais ça n’suffit pas. Enfin si pour vous c’était immédiatement fluide, tant mieux ! De mon côté j’ai plus eu l’impression d’être un chat attelé à un char …(Et Pas de grande déesse scandinave pour me faire aller droit dans la métaphore.) J’avais certes une vague connaissance de identité symbolique de ces objets mais immanquablement…l’impression de jouer à la dînette.

Voilà voilà.

Voilà voilà.

Avec le recul, je pense que diverses raisons peuvent expliquer ce départ compliqué :

1. La personnalisation de la voie, ou comment ça ne sert à rien de faire comme les autres vu que tu ne l’es pas, les autres. Vu que tu es toi en fait.

Sur l’idée oui, je voyais bien pourquoi faire un autel, pourquoi charger une bougie, après tout, je m’étais documentée t’sais. De forum en forum, tout ça. Bon, le fait est que d’avoir les infos ne m’a pas aidé dans les faits. Oui intellectuellement je vois bien la théorie, enfin, les théories (faudrait pas qu’on soit tous unanimes sur un sujet, ça ferait bizarre, et c’est très bien ainsi) mais sur toutes ces voix, il en manquait une : la mienne. Savoir comment résoudre des intégrales, c’est bien, mais si t’as pas appris à faire des soustractions, la vie va être compliquée. Là, c’était la même chose.

(1) =>ma « pratique » était alors absolument pas matérielle. Je méditais, m’occupais de mes rêves, j’explorais les ressentis énergétiques. Or, tout le monde (la généralité qui pue qui veut dire en gros que je voyais surtout des photos d’autels, de la vente de matériel dans les boutiques….accessoires rituels, plantes, pierres…), avais-je l’impression était dans une démarche autre. Je débutais dans cette communauté et cet univers (mes expériences enfantines ne comptant pas d’après moi à cette époque) et me suis donc dis que [les autres] savaient mieux que moi ce que c’était que le rapport au divin, que d’être sorcière. Bien entendu ce processus fut inconscient, un genre de mimétisme d’intégration et surtout d’apprentissage.

J’ai dépensé alors des fortunes que je n’avais pas en minéraux, porte-encens, charbon, encens divers, bougies, coupe, cartes, bol tibétain…

Il me fallait le kit bordel. Et je l’ai eu. Et là, je me suis retrouvée couillonne.

2. Ok, trop de choix, comment faire ?

Si la tradition machin dit qu’il faut faire ainsi mais que la trad truc dit le contraire, qui croire ?

Là, une cohérence : que ce soit dans l’temps ou présentement je pense la même chose sur le sujet : tu considères la pertinence de chacun dans son système. Si dans le premier système l’encensoir est là pour qu’on mette de l’eau dedans ok, si dans le second au contraire il est là pour faire cramer un charbon, ok (alors oui, je sais bien qu’en général un outil a un usage assez constant, c’est surtout pour l’exemple). J’ai considéré que je pouvais explorer chaque façon de faire, et au final choisir celle qui me parlait le plus. Non pas pour piocher sur ce qui m’arrangeait mais pour une raison très simple : le rôle donné par un système à un élément dépend de son fonctionnement interne, et j’ai supposé qu’un système viable était un système cohérent. Bon, j’étais un peu naïve.

Nombre de systèmes manquent de cohérence selon moi, mais c’est un autre débat. Reste que dans l’apprentissage, explorer différents paradigme est particulièrement efficace et enrichissant et permet de voir la chose primordiale : son propre système.

3. La voie est sous tes pieds petit scarabée. 

Parlons quelques instants de la psychologie : les personnes suivies par un psy freudien vont développer des rêves liés à ses théories, alors que d’autres suivis par des jungiens, oh surprise, développeront des rêves rentrant cette fois dans le système de Jung. Cessons de parler de psychologie.

Sachant ça, j’ai supposé que d’inscrire sa pratique dans une tradition permettait une cohérence globale dans les faits et « intérieurement » par rapport à l’inconscient et à tous ces mots très techniques des sciences du dedans de la tête de l’humain qui décrivent les processus qui nous échappent.

C’est pour cette raison que j’évite autant que possible les bricolages (ou bris-collage si toi aussi tu as trop lut d’articles de sociologie sur la nébuleuse mystico-ésotérique), pour assurer une cohérence et une cohésion dans ma pratique, et surtout dans ma tête.

Ceci étant dit, oui, il y a bien des écrits/théories/avis sur l’usage et la pratique matérielle selon le contexte, l’outil, etc…Cependant, l’individu tranche pour lui-même et par lui-même en dernier recours.

Et c’est une chose qui me pose soucis sous un certain angle. Oui, les ressentis sont personnels et les choix faits également, et jamais je n’irais dire à une personne qu’il fait trop de la merde et qu’on fait pas comme ça. Et pourtant, il y a des situations où l’ont sort du système de « croyance » et qui rendent invalides certains usages/théories/etc. Bref, je digresse mais j’en reparlerais ultérieurement, dans un autre article.

Le fait est que j’ai mis du temps, bien trop longtemps à comprendre que j’avais le droit, voire le devoir de mener ma propre barque à ma façon dans ma pratique. Et ce processus a été accompli également par la galère que j’ai eu à user du matériel dans ma pratique. L’appropriation donne du sens, parce que faire comme dans le livre parce que c’est écrit manque selon moi (avis hautement personnel qui n’est pas pour autant un jugement de valeur)de profondeur et de pertinence. Je ne dis pas que ça ne marche pas. Je dis juste que pour moi l’idée de pleine conscience est très important, également dans ma pratique.

Alors, comme le dit le Koan Zen : la voie est sous tes pieds. Et c’est valable pour tout.

4. Le rôle paradoxal des outils.

Un outil est une production humaine (crée par l’humain) ou que l’humain s’approprie( l’ortie de devant ta maison, par exemple devient un outil ou rituel ou médicinal en tant qu’ingrédient) qui a pour but de lui faciliter la vie (le parapluie). Un outil nous fait gagner du temps, nous permet d’être plus efficace, et pourtant il en coûte une dépendance assez terrible : sans l’outil sur lequel on base un usage, on se retrouve dans une situation pire que si nous n’avions jamais eu l’outil.

L’exemple le plus connu à ce propos est, il me semble, celui des pierres taillées lors de ces temps reculés de la préhistoire. L’humain avait alors des savoirs et des techniques autour du traitement des peaux de bête (tannage, tout ça), puis un jour il a introduit la découverte de René, le petit dernier de Sylvie du cailloux d’en face, ce gaillard avait réussit à utiliser une pierre faîte d’une certaine façon pour traiter plus vite la peau dans une des étapes. Grâce à René la communauté a pu tellement mieux gérer sa production de peaux que le monde est devenu fou fou fou, ils ont même eu assez de temps pour aller inventer la bière. Grosse folie te dis-je. Sauf que voilà, suite à un coup en trop, le R’né s’est trompé de chemin et a finit dans la rivière. Sauf que voilà, lui seul connaissait la méthode pour faire ces petites pierres-là. Au bout d’un moment, il n’y en a plus eu de fonctionnelle, et la communauté s’est retrouvée bien emmerdée vu que ça faisait bien longtemps qu’ils n’avaient pratiqués ça à l’ancienne. Des vieux étaient morts, le reste trop saouls, et surtout les techniques avaient été oubliées. La communauté a donc du se baser sur ses vagues souvenirs de savoir et recréer à nouveau une méthode sans cailloux (en attendant qu’un-e autre la réinvente- ou un truc ayant un usage proche, blabla², tout ça) qui était moins efficace que l’ancienne car plus récente (et quelques autres éléments, mais je vous l’fait en gros). Au final, l’outil qui soulageait et permettait de nouvelles choses a également entraîné la perte d’autres éléments jusqu’alors acquis.

Digression son papa le politicien.

Deux lamas pour la peine.

Deux lamas pour la peine.

BREF.

Un outil peut aider dans un cadre rituel, bien entendu. Cependant, à trop en dépendre ne risque-t-on pas de se retrouver un peu le bec dans l’eau sans ?

5. Identité et matériel.

Notre société est assez marrante par rapport au rapport entre l’identité et le matériel. Que ça soit une voiture, un smartphone avec une pomme dessus, un bracelet que c’est trop celui de l’été t’as vu ou encore certaines vêtements, tous ces éléments matériels jouent dans la perceptions des humain-e-s entre eux et envers eux-même.

On peut bien entendu être plus ou moins distancié quant à ça, reste que notre société est ainsi, pas mal d’autres également.

Lors de mes débuts, il était pour moi important de trouver des objets qui pouvaient remplir leur rôle tout en me plaisant; qu’ils joignent l’utile à l’agréable et surtout qu’ils soient raccord avec la couleur que je donnais à ma pratique. Le risque était que je me retrouve avec une déco ésotérique plus qu’avec des outils rituels, que l’expression de mon identité prenne le pas sur l’aspect fonctionnel possiblement neutre que peuvent avoir ces outils.

Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, cependant j’ai tendance à considérer que le rôle des outils est avant tout de permettre des connexions avec d’autres chose que moi-même. Qu’ils permettent le lien avec d’autres individus qui pourraient partager mes goûts est une bonne chose, que ce soit des beaux objets de qualité l’est également, mais il ne faudrait pas que je perde de vue leur usage principal.

J’aime beaucoup regarder les photos d’autel que ce soit sur instagram ou tumblr, ou encore sur les blogs. De beaux objets, de belles « natures mortes » mais au final, un espace vivant et vibrant me semble plus important si un choix devait être fait.

Et fort heureusement, je ne vois pas de raison que ce choix s’impose. :D

6. Problématique du sacré/chargé, outil hors du monde, outil matériel.

En fait, vous me dîtes que ma tasse à thé ne peut pas me servir de coupe rituelle puis juste de tasse à thé ? Que l’objet une fois consacré et au service du sacré ne peut plus devenir occasionnellement profane ?

C’est une donnée qui m’a longtemps posée problème. Ayant une tendance à voir le sacré dans le profane, l’immanence, tout ça, j’étais bien embêtée avec le côté tabernacle de la chose. Et à vrai dire ça me fait toujours buger par moment, selon les outils.

Ce qui a changé la donne ? Quand j’ai eu trouvé les outils qui m’étaient réellement nécessaires dans ma voie, qu’ils ont trouvé du sens réellement et pas juste par rapport à une tradition ou théorie qui m’était extérieure.

La suite est à suivre ! Sur l’autel, les outils en eux-mêmes et le principe de charge ! Bonne journée les minous.

[roue d’argent] hum.

09/06/2011

Parfois, je fais de l’écriture automatique. J’ai tenté manuellement, puis en bonne geekette, je suis passé au clavier. La plupart du temps ça manque cruellement de sens, on distingue des mots, quelques trucs signifiants. Mais là, j’avais besoin d’évacuer un truc on dirait :

« Fuis, va là ou ton corps te porte là ou ton coeur le tire et sème le vent. Déchirre la tempête la trame du temps et enfin quand le sursaut de l’infini segmente la vie, arrive l’éon. Brule, brule créon les ailes d’antigone trop tôt l’outrage fut fait et voilà consommé la science de l’inconstante virilité. »

Les fautes sont d’origine, je m’en voudrais de les corriger. Je dois bien avouer ma perplexité. Si des interprétations vous viennent, n’hésitez pas :)

 

tumblr_lacvglHeLn1qd2sr5o1_500

[roue d’argent] Médecine douce ?

09/11/2010

Voilà qu’en larme, dévastée et ravagée par plusieurs années d’émotions renfermée et bien verrouillées je m’interroge sur l’appellation « médecine douce ». Qui est le crétin congénital qui ose nommer ça ainsi ??

Précisons. De base je suis plutôt homéopathie, phyto, aroma, litho, bref tous les trucs de sale païens et/ou hippie à franges. Je Sors doucement de ma rencontre avec ma Dame Blanche et forte de mon avancée me jette dans la gueule du loup, j’ai nommé les fleurs de Bach. Ho sympathique docteur, ne prenez pas ses fleurs à la légère ^^

Tout avait plutôt bien commencé. J’ai été (comme toujours) très réactive et j’ai sentis que tout se passait à une vitesse folle. J’ai commencé vendredi pour tout dire. Quelques jours de niaiserie complète « tout le monde il est bô j’aime tout le monde » (véridique, aucune exception…). Et voilà qu’aujourd’hui je me sens…bof. Pas top. Je laisse allez, me réfugie en geekant et la vie me rattrape. (elle est taquine). Le boulot m’a sauvé, triste à dire mais vrai. Avant de partir je constate que mes yeux font un truc bizarre. Du côté gauche de chacun, les vaisseaux sont explosés. Etrange et inesthétique pour le coup… Je me dis que c’est d’avoir trop geeké justement. Je reviens du taf à bout. Débordée d’émotion et je sais qu’il faut que je pleure, qu’enfin ça sorte. Toutes ces années de fanfaronnade, de cynisme, de détachements, de tentatives plus ou moins foireuse pour dépasser cette petite phrase enfantine « mais je t’aime moi pourquoi tu m’aimes pas ? »

J’essaye de méditer. Les vaisseaux explosés deviennent une espèce de bouton sur le blanc de l’oeil gauche côté gauche. (assez inconfortable et moche…^^). Puis de pleurer, mais je n’y arrive pas, ça reste sec. Alors j’appelle ma mère. On papote je lui demande pour l’oeil et là elle le sent et le dis encore une fois « mais ça ne sert à rien d’angoisser ». Et là alors que toutes les autres fois j’avais dis en riant « mais j’angoisse pas moi, parfois je psychote un peu c’est tout » là j’admet : « oui, je suis angoissée ». Anodin pour elle, énorme pour moi. Les larmes commencent. Et on continue à parler. Et la une énième mesquinerie de ma petite soeur, via facebook, admirez la classe qui plus est. Et c’est là que la phrase sortie de la bouche d’une petite fille retentis dans ma tête. Voir comment elle s’obstine à me voir me fait du mal. Je sais qu’elle est encore jeune et a besoin de régler ses problèmes (comme tout le monde) et a des défauts (comme tout le monde) mais j’en ai marre qu’elle me dise « méchante » à tout bout de champ. Que je lui pourrisse la vie, que je la pourrisse à beaucoup de monde etc. Mais merde a la fin. Le doute m’envahie, je demande à ma mère son avis. La réponse « pas du tout, mais tu ne fais pas de cadeaux ». Et moi au tac au tac « ha parce qu’on m’en a fait des cadeaux ? « 

Les larmes se calment un peu.

Bon bha je suis une angoissée avec soucis affectifs/émotionnels. La routine *sourire crispé*. L’angoisse étant liée je pense à cette émotion. Petite j’aimais, avec confiance et entièrement. Je voulais protéger, guider, enseigner…Mais j’avais mes défauts bien sur, petite tyran un peu autoritaire, qui savait tout mieux que tout le monde… et surement bien d’autre que je ne situe pas pour le moment ^^ Mais avec mes défauts comme tout le monde, pourquoi elle/il/elles/ils/eux m’aiment pas ? Pas socialement ou autre. Mais aimer, aimer comme accepter, encourager, enseigner, guider, sublimer… Pas aimer comme tes potes croient t’aimer parce qu’au final tu leur apporte, pas aimer égoïstement pas ça..Mais juste aimer tout simplement, presque de façon enfantine et entière, sans malentendu ou compromis.

J’ai passé la leçon de la Dame Blanche a me bloquer « mais je sais pas aimer » tout en sachant que ce n’était pas un savoir mais un état « aimer » « aimante »…Je sais pourquoi je me bloquais, par peur et par souffrance. J’aime. C’est là c’est indéniable. Mais pourquoi j’ai pas l’impression qu’on me le rende ? Pourquoi je me sens si isolée et non entourée d’un amour que j’offre aux autres ?

Voilà c’était la vie de Maïa en direct. Mais du vrai direct hein, pas du direct du paf. Les larmes se sont remises à couler et je me pose encore la question.

(ps : n’y voyais là rien de personnel, je vous inflige pas ces moments assez particulier de ma vie pour vous mettre mal à l’aise, j’ai juste besoin d’un support pour pouvoir penser et l’écriture aide. Et tant qu’à faire autant partager, ça pourrait faire du bien à quelqu’un voir me faire du bien…)

(ps 2 : comme de par hasard plus de bouton sur l’oeil…il a l’air partit, par contre là ils sont tous rouge mais au moins ça leur et m’a fait du bien …)

Morrigan

[roue d’argent] obsidienne argentée ou la pierre de lune des barbares.

14/09/2010

Et oui, encore et toujours !! Hier j’ai remis mon pendentif d’oeil céleste et sans que ça soit un froid, la petite étincelle n’est plus là entre nous. Pour le moment elle se repose et me le fait savoir ! Du coup, par hasard, une pure coïncidence..je me suis retrouvée ce matin devant une célèbre boutique ézo toulousaine.

Ni une, ni deux je rentre et m’atèle à la holy quest of the jolie pierre. * avance rapide* Et me revoilà à la sortie avec une obsidienne argentée et une obsidienne noire ! Pas très surprenant en soi :D

J’ai en effet appris que selon le bouquin de K. Meadows, « médecine de la terre » que non contente d’être une pénible Sagittaire je suis également Hiboux de naissance. Pierre associée ? mais l’obsidienne mes amis, l’obsidienne noire. Pourfendeuse de ténèbres et tranchante comme un rasoir cette belle pierre donne accès à la lumière, la connaissance de la vérité, chasse les illusions les mythes et les fantasmes. C’est un lien solide avec la Terre, protectrice elle est un bouclier puissant contre les énergies et les influences néfastes. Elle demanderait beaucoup de précautions. Pierre d’introspection donc !

Graaaou qu’elles sont belles ! en plus de leur soutient lors de quêtes de vérités les belles obsidiennes permettent de calmer les peurs, apaiser l’hystérie et calmer les dépressions nerveuses, convulsions et épilepsies. Je n’arrive d’ailleurs pas à quitter l’argentée, nous sommes scotchées depuis ce matin (hoho aurais-je besoin d’un peu d’humilité?? !! ) quand à la noire je sens que nous allons nos regarder un certain temps dans le blanc de l’oeil !

(sources : sites de litho de Boschiero père et fille )

———————————————————-

[réaction relecture => cucul new age la praline tout ça :D cute.]

[roue d’argent] Cornaline

08/06/2010

La cornaline est une pierre que j’ai rencontré par hasard. Je renouais alors avec cette sensibilité si longtemps refoulée et sa couleur m’a attirée. Un rouge lumineux et apaisant.

Cette pierre m’apporte un sentiment de quiétude. c’est un peu de l’antidépresseur mais en beaucoup plus agréable! elle m’aide à me recentrer « sur terre » et me permet de bien mieux gérer mon tempérament quelque peu flamboyant. Il y aurait un mythe urbain sur les pierres rouge bouh pas bien colère. Hum. Chacun sa vision des choses, dans mon cas au contraire, elle me calme. J’arrive à rester plus posée.

Depuis que je travaille avec, j’ai en effet bien plus de facilité à appréhender, comprendre et gérer mes émotions. Je peux les choisir, je n’ai plus à les subir.

La cornaline a de plus un côté langoureux très agréable. C’est vraiment une pierre que j’associe à la sensualité. Chaleureuse et sensuelle oui.

Au delà de mon ressentit, quelques précision « officielles » extraites du site pouvoir des pierres et de l’avis d’un autre litho-thérapeute .

Pour les égyptiens,la cornaline offrait la protection du sang d’Isis.

Utilisation litho sur le plexus pour travailler sur l’impuissance, la frigidité et la stérilité. La cornaline est également une pierre qui accroît la vitalité et le dynamise tout en stimulant notamment les yeux, et peut soulager des inflammations de l’estomac, des intestins, ovaires …

De plus elle aurait la capacité de chasser la peur, la timidité et la tristesse. Ainsi que de calmer les émotifs et d’apaiser les colères. Il semblerait qu’elle absorbe l’énergie au lieu de lui permettre de rayonner en l’amplifiant.

Cette pierre m’a permise de resituer ma féminité et de passer le douloureux stade de « ha tiens je ne suis plus une ado mais pas encore une femme…où me placer ? ». elle est réellement très douce et la conseille à toute femme ! (pour les hommes je ne peux pas dire !)