En Fensalir, il y a …

Quelque soit le chemin que vous ayez pris, arriver en Fensalir c’est arriver sur une terre de marécages, un humus profond, des arbres torturés, un sol parfois entièrement gelé. Ce sont des nuées de brumes et des odeurs d’outre tombe. Arriver en Fensalir, c’est tomber, au débotté, dans le chaudron céleste renversé sur terre.

Pour avoir parlé des suivantes, vaguement, ici, pour avoir lancé un projet, , et pour n’avoir cessé de me pencher sur la question, je ressors la pelle et déterre le sujet.

Une ambiance sonore et visuelle, pour commencer.

Il n’est pas évident de recenser l’ensemble des suivantes de Frigg. Comme souvent, il a des évolutions, des histoires se mêlent, les choses évoluent. Les mythes sont vivants que voulez-vous.

Après fouille approfondie de livres présents chez moi (bien peu traitent du sujet, et je n’ai pas encore prévu d’ouvrir une partie de ma bibliothèque à cette thématique spécifique) et des internets, après recherche d’upg à l’ancienne, voilà ce que ça donne, déjà au niveau des sources, ensuite au niveau des suivantes.

Les sources

Je n’avais sous la main que l’edda de Snorri, voilà qui limite déjà les données. Les suivantes sont abordées dans cet ouvrage mais de manière discutable d’après ce que j’ai pu en comprendre : il positionne certaines divinités des Ases et des Vanes dans les suivantes de Frigg de manière spécifique sans qu’il ne me soit possible d’en déduire quels sont les critères d’appartenance à la suite royale. Cet écrit est assez tardif par rapport au mythe qui plus est.

Côté internets, j’aurais tellement aimé tomber sur des articles de science humaine traitant du sujet. Clairement il y a du matériau que ce soit en histoire, histoire des religions, étude comparées, psychologie, anthropologie… Bon, n’ayant plus accès aux plates-formes à la pointe des publications je n’ai pas trouvé grand chose pour le moment, mais je ne renonce pas. Reste alors les ressources de blog, l’upg d’autres personnes dont je ne me permettrais pas l’usage pour des raisons évidentes.

Finalement, la dernière et la première des sources, en tout cas dans mon parcours : la recherche personnelle, la pratique, les intuitions, les échanges.

Les suivantes.

Je ne vais ici que donner une liste et un très rapide résumé concernant les suivantes. J’aimerais par la suite développer au moins un article plus approfondi sur chacune. Il est évident, mais je le rappelle, ce n’est qu’un instant t d’une recherche. Tout est perfectible, je suis réceptive à la critique et aux conseils et bien entendu, faillible.

Je ne parle ni n’écris le vieux norrois, les noms sont orthographiés au mieux selon les diverses sources que j’ai pu croiser.

Le nombre de suivantes varie, je le sais bien, mais en ai répertorié douze pour le moment.

Gna

Gna. source inconnue

Dite aussi, « celle qui s’élève », est la fille de Bertha (divinité de la neige, de l’hiver, prophétesse ayant à charge l’âme des enfants) et Niorun (dieu des montagnes). Sur son cheval Holfvarpnir, « celui qui lance ses sabots » et sait galoper tant sur la mer que sur l’air, elle transmet les ordres de Frigg dans les neuf mondes.

Une figure de messagère, une verticalité descendante : elle transmet les ordres mais n’est pas là pour récolter d’informations à première vue. Son cheval (métaphore chamanique habituelle ?) a accès à l’ensemble des sphères a priori.

Hlin

Hlin Un dessin de JonnaN sur la pin, ici => https://www.pinterest.fr/jona74/a-little-bit-of-me/

« Celle qui s’élève » avait à coeur la protection de ceux que Frigg jugeait dignes d’être préservés du danger et était envoyée comme émissaire auprès d’eux. La protectrice, comme le signifierait son nom, a pour devoir de protéger les humains, de les consoler de leurs larmes de deuil. Elle est un lien entre Frigg et l’humanité, écoutant les prières et en référant à la patronne. Quelque chose de l’archétype du paladin mais à la nordique avec ce lien avec la mort en sus de la protection. Il y a encore bien à creuser !

Var

Var Par Grace Palmer, sur Etsy

Le nom de cette déesse est lié au mot utilisé pour nommer les serments faits (varar), elle écoute et prend note des serments : mariages, pactes d’union, alliances…Et puni les parjures. Il est à considérer que les cultures nordiques avaient développé un système législatif très poussé, il faut que je retrouve la source de cette information d’ailleurs. Non seulement elle reçoit donc les paroles données mais en plus intervient de manière terrible sur ceux qui briseraient leurs paroles données, cette association est intéressante, il ne s’agit pas d’une réception « passive » mais bien d’une prise de note vérifiée et surveillée.

Grefjon

Grefjon, source inconnue.

Une vierge qui serait entourée par celles mourant vierges, protectrice des dîtes vierges. Pour autant, mère de géants dans une sombre histoires de création du pays vivant 4m sous le niveau de la mer (la Hollande), elle donnerait avant que le besoin ne s’en fasse sentir et est associée à la fertilité. Son don de clairvoyance est puissant mais elle n’influe pas sur le cours des événements, ce qui ressemble à Frigg.

Une divinité qui me laisse encore perplexe, ses domaines de compétences étant très vastes et un peu fourre-tout.

Snotra

Snotra par Thorskegga

Celle qui est associée à la sagesse présente des champs d’actions de prime abord assez surprenants dans leur association : annoncer le beau temps, amener la brise, le contrôle de soi, la connaissance, la prudence. La sagesse.

Elle n’est mentionnée que dans l’oeuvre de Snorri (« La 13eme est Snotra : elle est sage et affable. D’après son nom on qualifie « d’avisé » [snotr] une femme ou un homme circonspect. »p66 chez Gallimard) ce qui peut amener à questionner son histoire. Le lien entre le climat positif et le domaine de la quête intérieure de contrôle et de connaissance, de prudence, peut être, et là il s’agit de pure supposition, un lien entre le climat intérieur et la perception de l’environnement, ce qui fait revenir sur la notion de contrôle de soi et de sagesse. Mais allez savoir.

Sygna

Cette suivante m’a interloquée, dur de trouver quelque information si ce n’est qu’une grosse boîte d’avocat porte son nom. Pas un autre bruit sur les internets. Elle présiderait les procès. Cocasse.

Lofn

Lofn, par G Palmer

La consolante, qui favorise l’union des amants, la clé en or qui passe outre des interdits et du culturellement correct. Restant tout de même dans la lumière du légitime avec son côté déesse des amoures perdues. C’est charmant ce lien entre échec et relation non normée.

Qualifiée de « douce et bonne » par Snorri, elle a obtenu la permission d’Odin et Frigg des individus pour qui le mariage était interdit. C’est un point intéressant qui remet en perspective le côté « charmant » du paragraphe précédent : dans toutes les cultures, les unions sont légitimées, sont normées, soumises à des impératifs etc. (je ne dis pas que j’approuve, j’énonce juste un fait), Lofn guide donc l’union, l’amour et la permission aux unions de marge. Ce qui est intéressant : même la marge est prise en compte par le panthéon.

Fulla

Fulla et Frigg, source inconnue.

Décrite comme vierge à la chevelure flottante enserrée de bandeaux d’or, Fulla ou la plénitude, dite favorite de Frigg, est en charge de cette boite qu’on la voit porter. Une boite contenant bijoux et outils cérémoniels et magiques appartenant à Frigg, Fulla en est en gardienne, elle aurait aussi en charge ses chaussures. Alors en tant qu’ancienne propriétaire d’un nombre aberrant de chaussures j’ai un peu ris.

Je manque de clés historiques et culturelles pour faire du sens sur ces attributs de façon précise, mais c’est intéressant cette histoire de boite, de chaussures et d’objets rituels.

Saga

Saga, par G Palmer

Elle serait fille d’Odin, le père de tout, ce qui manque de précision pour le coup et fait partie des vierges lui apportant chaque matin une coupe d’hydromel. Déjà, comment ne pas approuver cette entrée dans la journée, ensuite, considérant, il me semble que l’hydromel est lié à certains types de rites, on pourrait la voir comme porteuse du sens et des serments ayant été effectués autour d’Odin grâce à l’hydromel ? Qui sait.

Saga est une déesse des histoires, de l’Histoire. Nous parlons encore de saga pour parler de certains types de récits.

Eir

Eir par Nicole Cadet

Celle qui apaise, déesse de la guérison et de la médecine. Concernée tant par les plantes, le corps, le chamanisme. Eir est fille de Njord (dieu de la mer, des vents). Snorri se contente d’en parler comme « d’un excellent médecin », ailleurs j’ai pu lire que c’était également une Valkyrie, également une servante de Freyja, donc une Vanes, voire une de ses huit soeurs. Elle semble donc rattachée à beaucoup d’univers et les sources se contredisent, Snorri la disant Ases, ailleurs on la lit Vanes.

Syn

Syn, par G Palmer

Syn, associée au refus elle garde l’accès aux lieux dans lesquelles se rassemblent les Ases. Une aiguilleuses inversée ? C’est intéressant cette idée de verrou.

Elle défendrait les causes perdues, les portes et représente donc le refus. Avec Gna et Hlin elle est la troisième que je regroupe sous l’archétype guerrier, chacune à sa manière représentant une branche possible d’application de ces compétences archétypales.

Vör

Vör par Sunao17

Vör serait liée à la prudence. J’ai pu lire qu’elle personnifiait la sagesse et la connaissance des choses. Rattachée à l’inconscient, représentée par un voile sombre, rien ne lui serait étranger, rien ne pourrait lui être caché. J’ai également lu qu’elle pouvait être associée à l’intuition féminine.

C’est une des suivantes où ce que je ressens me semble discorder de mes lectures.

 

Snorri recense certaines des suivantes comme étant « les déesses Ases » (p65) : Frigg, Saga, Eir, Gefion, Fulla, Freyja, Siofn, Lofn, Var, Vor, Syn, Hlin, Snotra, Gna. D’autres semblent provenir du panthéon des Vanes, et si certaines sont des divinités existant par ailleurs, hors de Fensalir (Saga par exemple), d’autres (Fulla) semblent intimement lié au lieux et à la déesse Frigg.

Je n’ai pas de conclusions pour le moment, je recueille les données et les regroupe ici. Affaire à suivre avec, je l’espère, si j’ai le temps et réellement l’occasion de faire ça bien un article pour chacune en lien avec un travail dévotionnel.

Initialement je voyais cette recherche comme un projet collectif, c’est toujours le cas si certain-e-s sont hypées ou autre, dans tous les cas, j’avance.

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Random

D’après Potterhead, je suis une serdaigle. Mouais. Admettons. Et même que mon patronus est un genre de belette en encore moins sympathique. Oui oui. C’est un peu sanguinaire ces bêtes là.

Alors que je méditais, j’ai vu une succube s’approcher de moi, puis me piquer la main. Je l’ai dézinguée, saloperies de moustiques (non, je n’ai pas atteint l’éveil de la non violence).

Un jour, Odin m’a conseillé des cosmétiques pour faire du bien à ma peau.

Aphrodite aime bien balancer des petits encouragements aux maladies vénériennes chez les gens qui la gonflent. Elle n’est pas forcément très sympa.

J’ai la foi.

Ce qui m’aide à me lever tous les jours, c’est de penser au petit déjeuner que je vais me faire. Je suis tellement pas du matin….

Ce qui fait que j’ai la force de me lever chaque jour c’est d’investir chaque instant pour changer les choses. Mon boulot est un acte militant (pas au sens prospectus et tout, au sens où je me mobilise pour agir en accord avec mes convictions), ma sphère sociale se veut bienveillante et épanouissante pour ceux qui la partagent et enfin, c’est la seule façon que j’ai trouvé pour survivre à mon empathie, le fait de me battre pour un mieux.

J’ai fais mon premier rituel en instinct total, je sortais de la maternelle.

Le problème c’est pas quand ça marche pas.

Il est temps d’aller en griller une.

Très cher blog

Très cher blog, je reviens vers toi alors que je suis dans le bus. La beauté de la technologie, de la couverture réseau et de mon manque de motivation pour aller chercher ce bouquin en anglais Fourré au fond de mon sac. 

En ce moment rien de spécial n’est à narrer. Il est vrai que je pourrais poursuivre quelques séries articles entamées, parler de mes jeux de tarots ou oraculaires, expliquer que les runes ont des noms un peu différents pour moi ou encore gloser à coup de jolies photos et de remarques vagues sur le printemps, les petites abeilles et la situation sociale qui me provoque une nausée physique chaque fois que j’y pense. 

Le temps me manque, mais aussi une chose nouvelle. Je me retrouve de plus en plus circonspecte quant à ce blog. Ma pratique d’écriture a changé, les longs textes torturés commencent à dater et je commence à considérer de plus en plus l’utilité que pourrait avoir ce blog. Peut être y a t il des sujets que certaines personnes aimeraient me voir traiter, ou peut être juste qu’on s’en ballec et que de lire de ci de là est OK comme ça, à vous de me le dire. ^-^

J’ai une flopée de brouillons, d’idées d’articles et j’en passe, mais ça ne sera pas avant un certain temps. 

Mamaji, au même endroit.

Un copain vu au musée d’ethnographie de Genève cet été.

Dans quelle étagère…

…ais-je rangé mes pierres ? Mes livres ? Mes outils rituels ?

Dans quelle étagère ais-je rangé ma passion expérimentale ? Mon envie de ritualiser. Mes moments de pratique fifous voire addictifs ?

 

Dans quelle étagère, dans ce nouveau lieu de vie, dans cette coloc, vais-je ranger mes livres, et expliquer mon autel ?

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Point de suspense : ce fut le plus simplement du monde.

La vie est si simple si tout est clair dans la tête ♪,en tout cas ça fonctionne ainsi pour moi.

 

Pas mal de changements donc qui expliquent ce long silence. Les projets ne sont pas oubliés ou enterrés pour autant, il est juste besoin du temps, qui s’offre de plus en plus.

La bise et bonne journée/whatever à vous ♪.

Dit vagations.

Pourquoi la Vierge pleure ? Pourquoi les saints aux stigmates sont honorés ? Pourquoi les bodhisattvas nous parlent de la souffrance de l’amour, version universelle ?

Avez-vous déjà essayé de vous ouvrir, pleinement. Et de rester ainsi. Quels que soit le contexte, les individus autour de vous, l’heure, la lune, l’âge du capitaine.

Laissez tomber vos sept voiles. L’un après l’autre, bruissement de soie, grincements des lames qui déchirent votre structure quand le plastron se fend. Les pierres deviennent liquide à nouveau, le feu s’affine, la structure elle-même finit par tomber en poussière. Ne restent que vos os, la douleur dans vos dents. Par dessus, la chaire, tendre, la pulsation des fluides. Et vous, tout autour, en-dedans, partout.

Nimbés de vous-même, nus.

Une couche d’argile s’agglomère alors, petit à petit. Réaction naturelle, défense obligée. Forcez cet argile à redevenir poussière.

Restez nus.

Et maintenant ?

La crise d’angoisse. Ce que « l’énergie » n’a pu résoudre, l’émotion va tenter de le faire. Se fermer, boucler si il le faut, mais fermer, protéger, défendre.

La pulsion de vie est isolante. Elle doit après tout séparer de la mort, le temps de vivre.

Si votre volonté peu gérer les pulsions au niveau de l’énergie vive, elle peut gérer les émotions. Pour peu que vous vous connaissiez, que vous vouliez atteindre cet objectif, rester nu.

Ah, oui. La vulnérabilité, le danger, la protection. Je suis d’accord. Choisir avec discernement alors. être conscient des risques.

Rester nu.

Le mental maintenant. Qui va contrôler, analyser, calculer les risques, notifier tout changement. Quel beau et efficace moniteur. Quelle belle façon de cercler et de protéger. Le dedans, le dehors. Ce que je perçois est dehors; en témoignent mes réactions, mon analyse se fait en interne.

Tirer la langue est une option envisageable.

Et maintenant ?

Le passage difficile.

La dissolution. Dans ce qui va être absorbé par d’autres, l’épuisement nerveux, les tentatives pour résister. Est-ce normal de ne pas vouloir se dissoudre ? Oui. C’est même sain. C’est résister, prouver qu’on existe (même pas désolée).

Pourquoi ces connards d’orientalistes, ces perchés du spirituel, ces croyants de canapé parlent de l’amour universel ? Qu’en savent-ils ?

Que savent-ils de la dissolution au-delà de l’entendement. Celle qui nourrie le reste. Ce moment où la Vierge devient la pomme de sang de la relation (lapsus, ici je voulais écrire religion…) qui se veux universelle ? Où chaque prière n’est que l’occasion de se gaver de ses fluides, de sa vie ?

La prière nourrie l’entité ? Ah. Soit. Et ses actions lui pompent le lait. Soit. J’suis pas médecin, mais si j’ai une boite de petit poids dans mon placard, j’aurais du mal à faire un couscous pour vingt avec juste ça.

La souffrance est un moteur. Est-ce que cela suffit ? J’en doute.

La vie est générée par ce frottement entre l’intérieur et l’extérieur.

Voir si le fonctionnement du cercle magique n’a pas un effet à ce niveau-là. En sus de faire un dedans et un dehors, générer une tension entre les deux, créer assez de puissance dissonante pour alimenter le nouveau pattern créé.

La drogue m’voyez.

 

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Un an.

Voilà un an, ou presque, que j’ai finis par cesser de grincer des dents, de grogner et de ricaner à l’idée de travailler avec Aphrodite. Même au-delà de ça, de juste admettre que cette divinité et je avions possiblement des choses à nous dire.

Je ne suis pas butée. Chut.

Un an plus tard : un bilan mitigé.

En vrai non, c’était pour la référence. Bref.

Je tortille.

mon quotidien

mon quotidien (je suis les deux, mais surtout le cake)

Banalité évidente : faire le bilan sur une durée de l’influence d’un travail aussi intérieur est pour le moins épineux. Clairement le chantier est en cours, mais il y a eu de belles évolutions.

J’suis tombé sur un texte, sur deviantart, où la personne écrit les dix choses qu’Aphrodite lui a appris. J’suis pas convaincue d’apprécier que quelqu’un prenne mon texte pour le traduire, même en collant la référence, et lui demander sur une plate forme sur laquelle je n’échange pas est à perte. Donc j’vais chercher, sans plagier ou autre (c’est en anglais, j’ai lu une fois le texte, y’a deux jours, vous en faites pas, ma mémoire étant ce qu’elle est…) à mettre en avant ce qu’Afwodite a pu m’apprendre sur moi ou sur le monde. Donc ouai, on pourrait dire que je pompe l’idée.

J’crois y’a un terme pour ça, qu’est plus joli, que les gens mettent tout le temps, attendez voir….aaaaah oui: « ça m’a inspiré » :3 Vala.

En un an, qu’ai-je le sentiment d’avoir appris. Sinon réellement, du moins dans l’idée vague du truc ?

  • Que j’ai le droit de vivre. Genre réellement. J’ai pas à me punir, me saboter, tenter de me détruire directement ou indirectement. J’ai le droit de vivre, d’exister. En tant que moi. Moi-même. Pleinement.

Un psy aurait sûrement pu faire ce taf. Ou peut-être pas. Je ne sais pas, pis si je voulais aller voir un psy, bhé j’irai le faire en fait. Ce n’est pas encore totalement au point mais ça avance bien. Genre parait que j’suis épanouie et tout.

  • L’amour est une chose éminemment complexe. Tout jugement extérieur est forcément biaisé, et toute réflexion sur le sujet va dévier du propos. La pensée par contre va de paire avec l’amour.
  • D’ailleurs, arrêter de se prendre la tête est salvateur. Penser, parfois réfléchir, analyser, ok mais cesser de pédaler en rond : y’a du mieux aussi, bordel l’énergie que je peux perdre à me bouffer moi-même pour éviter de vivre ce qui se passe….
  • Si les gens sont heureux grâce à des conneries, tant mieux pour eux. Je ne suis pas là pour juger éternellement le con et l’obscur de cette société. Tant que ça ne nuit à personne ma foi, faîtes comme bon vous semble, j’irai pas vous jeter des patates.
  • De moins en moins l’angoisse de « me faire avoir ». J’ai pas forcément un passif smooth que ce soit en amitié ou en amour, ça avait laissé des marques. La grande muraille de Chine à côté d’moi c’est un renfoncement vague au fond d’un champs…. La logique avec laquelle je fonctionne présentement et qui semble pertinente est : dans le doute sois toi même. Si ça passe, c’est cool sinon, tant pis mais tant que je suis claire sur ce que je ressens, ce à quoi j’aspire, le reste s’agence, ou pas et puis j’avance, je vais pas rester bloquée 254664656 ans sur un truc.
  • Il est important de s’hydrater.
  • Traite le futile comme important et le sérieux comme léger. J’te promet, ça change pas mal de choses.
  • Tu ne peux pas être parfait-e. Alors lâche prise et va profiter d’la vie.

J’vais aller faire ça d’ailleurs. Cet article ressemble un peu trop à mon goût à un ensemble de truismes et autres phrases toutes faîtes, ce que je n’aime pas. Mais il faut bien assumer que tout ça a pris du sens pour moi, alors soit. Assumons.

Bonne journée à vous ! et bon début de semaine !

mighty_aphrodite_by_dalaiharma

 

 

Afwodite

Aphrodite est la force primaire. Non nécessairement primordiale, simplement primaire : celle sans qui rien ne peut être.

Que ce soit l’ondoyance luxuriante de sa chevelure, sa générosité sensuelle, son esprit si méditerranéen, Aphrodite est non seulement liante, elle est force, puissance, fondement de l’être.

Générosité dans l’acceptation, dans la bienveillance, dans la prise en charge. Force dans dans l’amour, le rayonnement et l’être.

Il peut s’agir de beauté, si c’est votre choix. Il peut s’agir de liens, de sentiments, de positionnement social.

Il ne s’agit pourtant en rien de tout ça.

C’est bien plus profond, personnel et vibrant.

Il s’agit de vous, de toi. Au plus profond, ta force, ce qui va rayonner. Pour toi-même, être toi-même.

Aphrodite est le passage primaire. Celui de l’intérieur vers l’extérieur. Celui de la vie à la mort.

Sombre Aphrodite.

Pareil à la gravité qui amène le ruissèlement de l’eau elle fait graviter les limbes et les portails s’inclinent sous sa force liante.

Point de ruptures.

Que ce soit le félin, la mère dans la Casbah, la courtisane alanguie, la vieille ricanante, l’ado mal dans sa peau, le reflet d’un sourire, un coeur brisé, une détermination, un chemin de vie; il y a des chances qu’il y ait quelque éclat d’Aphrodite.