La routine du matin.

Il y a des jours avec, et des jours sans. Avec ou sans quoi ? Tout dépend. Bonne humeur, envie de, énergie, motivation, créativité, ou le pack de douze.

Ayant une petite tendance à être pour le moins caractérielle et ayant noté que mon degré de fatigue influence fortement ma capacité à faire preuve de patience et de bienveillance, deux éléments nécessaires à très haute dose dans mon quotidien, j’me suis cordialement sorti les doigts du cul et ai tenté de mettre de l’ordre dans ma vie.

Tout a commencé par un tri relationnel qui s’est fait tout seul, sur le temps, avec un brin de velléité de ma part tout de même. Cesser progressivement de répondre à certaines personnes, laisser les amarres foutre l’camp sans pression. Trier ce que j’ai envie de faire du simple effet de groupe.

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Ensuite : ce que je fais du temps qui m’est alloué #Gandalf. Là un constat s’est imposé : la procrastination n’était plus un mode viable. Comme si ça l’avait été vous m’direz.

Pleine de bonne volonté, j’me suis lancée dans des listes sur ce que je voulais faire, les projets. Pis du coup bien entendu j’allais accorder du temps à ce que je voulais réaliser, c’est la logique et le bon sens même, n’est-ce pas ?

Mmmmh.

J’ai alors tenté un nouvel angle d’approche.

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J’me suis souvenue que ce qui structurait les chiards c’était le rythme de vie. Déjà quand tu les cadre sur les quatre trucs sus-cités, enfin moi trois t’sais, bref, et bien déjà tout se passe mieux, ça colle des rails. Plus efficace que ceux que je croisais fut un temps.

Alors pour être sûre d’être bien reposée et dans de bonnes dispositions, sachant que je peux pas supporter le matin. Genre tu m’parles j’te bute, tu me souris je te bute, tu respires, j’te bute. Avec amour et tout, on n’est pas des bêtes. Mais voilà.

J’ai avancé mon réveil.

Il sonne maintenant à six heure du matin.

C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup. ♪

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Alors avec ce nouvel état est arrivé une nouvelle routine. Que voici, en espérant vous inspirer. Lel. Non en vrai je suis curieuse de ce que les gens font le matin pour survivre au fait d’avoir survécut un jour de plus et de devoir faire des trucs en plus.

4h27 : ma vessie me hurle dans mon rêve sur la grammaire française que oui, la tisane était bien de trop. Je cherche mon chemin pour les toilettes, me cogne l’orteil dédié à la douleur dans une embrasure de porte. Me jette à nouveau sous la couette.

5h10 : ha, le coloc vient de rentrer de soirée. Veinard.

5h45 : Ah, l’autre aussi a une vessie expressive.

6h : Va chier.

6h10 : ok ok. J’allume la lumière.

6h20 : regard ahuri sur le mur face au lit. Je dresse une liste mentale de haute précision : habits sdb thé eau thé plante repas sac tapis sac boire.

6h40 : le thé infuse, j’étale mon tapis de yoga, en grinçant. Et je commence à saluer ce connard de soleil qui se lève visiblement plus tard que moi.

6h45 : je grince.

6h50 : non mais ça va, j’en ai fait qu’une mais j’ai fait les deux côtés pour les guerriers alors bon.

7h00 : Ah meeeeeerde, heureusement que j’ai pris ma doucher hier soir.

7h15 : non mais les yeux pandas ça va, ça fait pro.

7h25 : je claque la porte de l’appart oubliant au choix : mon repas de midi / mes clés / mes clopes / mon thé /mon petit dej / mes documents pour le taf. C’est en rotation permanente bien entendu.

7h38 : et merde, le bus.

7h42 : non mais large.

Et c’est parti pour bus, métro, marche, et une journée de boulot. Avec quelques éléments qui me semblent également pertinents pour des rails solides tout ça :

  • je prépare mes repas (ou les gens qui vivent ici aussi) avec des trucs simples, végétariens (mon choix, faites ce que vous voulez, pas mon problème et vice et versa), et fait maison. Moins cher, meilleur qualité et witch touch sisisi.
  • Je tente de manger à heure fixe, en l’occurrence entre 11h45 et 12h20.
  • Même si je taf en même temps, je me laisse vingt minutes sur la pause totale pour buller dans le vide, en fumant clope sur clope ou en ronflant sur mon bureau.
  • Je garde dans mes poches quelques sigils à coller de ci, de là, sur les murs ou dans le bus.
  • J’ai une craie sur moi au cas où j’vois un coin de mur accueillant.
  • J’ai mes carnets pour noter ce qui pourrait être impératif.
  • J’ai une demi douzaine de sachets de thé et un thermos (rose) toujours sur moi. Parce que : une bonne hydratation prend soin de votre peau, de votre cerveau et de votre santé (oui, c’était par ordre d’importance).

Le choix de faire du yoga, même un tout petit peu est assez important pour moi. Même si c’est un tout petit peu, et j’insiste. Pas besoin de faire quarante cinq minutes de courses le matin pour dire que l’on a fait du sport. Notre société est un peu poussive en terme de performance et j’ai tendance à préférer les changements doux et durables aux trucs bourrins. Alors chaque matin, ou presque, je ne suis qu’humaine, je me fais ma salutation. Et bientôt il y en aura plusieurs, etc. Le yoga est de plus assez cool pour réveiller doucement le corps, ré-aligner tous les autres et se mettre dans de bonnes dispositions.

Depuis que j’ai adapté mon mode de vie à cette routine, je suis….nettement plus fatiguée le soir. Mais, et il est de taille ce mais : ma productivité sur la journée n’a rien à voir. Elle a été multipliée oula par tout ça au moins. Et du coup oui, j’ai besoin de dormir au final. Ce qui est bien, ce qui est sain, et ce qui prend en fait vachement de temps. Mais c’est bon pour la peau il parait.

Et à bientôt pour une routine soir.

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L’arbre qui cache la forêt.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais toujours finit par me venir la question du pourquoi. Pas nécessairement le pourquoi de la fatalité qui s’abat, plus simple le « mais pourquoi je fais ça, bordel ? ».

Cette question s’est posée à chaque instant de ma vie ésotérique. Pourquoi je m’embarque cette fois volontairement et consciemment là dedans ? Et pourquoi je continue ? Pourquoi je me renseigne et pratique au lieu de simplement m’adonner à la bien connue réunion façon wicca tupperware (expression de feu Dorian si ma mémoire est bonne) à grands renforts de « moi je crois que » et autres « ma chériiiiie cette énergie ça va pas du tout »?

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Vieille photo insta’ d’un petit biscuit rituel. La jolie surprise de la rune alors que j’avais mêlé à la préparation des fleurs de lavande.

Je ne cherche pas de vérité : ma copie de philo du bac peut témoigner, j’y ai cherché à démontrer la non existence même subjective de ce concept. J’ai dû faire marrer le correcteur, il m’a accordé une note bien supérieure à celle que je me suis fadée en math, ce qui est quand même embêtant pour un bac scientifique.

Je n’ai pas de croyance figée : je suis au final agnostique sur bien des sujets du package ésotérique. De « c’est quoi un dieu » à « la réincarnation » en passant sur les missions divines voire les socles communs de l’ordre des âmes, de leur passage et du tirage de carte, j’en sais foutre rien mes p’tits potes. De base faut dire que j’ai pas tant de certitudes que ça. Sorti de « le thé c’est bien », « j’aime pas le matin » et « vive l’amour » j’ai pas de gros piliers directeurs. J’ai même été jusqu’en labo de science sociale pour admettre que 1. Je bitais rien aux humains, 2. J’entravais pas grand chose de plus à ce qu’ils foutent en société -même si j’ai quelques lignes directrices à présent, 3 l’honnêteté intellectuelle, si elle existait, nous épargnerait pas mal de glose non nécessaire et bien chiante.

J’suis pas en train de vous la faire façon je sais que j’ne sais rien. Plz.

Les aspects de ma pratique que je nomme renvoient tout de même à des champs assez vaste du « on sait pas lol mais enjoy ». D’Eris la petite taquine au chaos en passant par un libertinage divin, rien de figé.

Pour autant, je ne cherche pas à contrôler, taxinomier et étudier cet univers. Non pas que ces idées là ne me plaisent pas, je les trouve très bonnes, constructives même pour que ce j’en sais. D’ailleurs je note soigneusement -ou pas, j’oublie, tête de linotte, tout ça.-  mes expérimentations diverses, mes sacros-saints ressentis (non mais si, on peut mettre un s à sacro maintenant, les mecs/meufs/autres avec des couches et des épées l’ont dit) et autres digressions. Cependant toutes ces données me sont utiles pour voir où je vais, d’où je viens etc, mais en rien ne me semblent correspondre à des données étudiables. Et des données utilisables dans un cadre analytique de tout ce bordel, il y en a, sûrement, c’est juste pas dans ma démarche.

Chaque pratique est axée différemment (c’est obvious, mais bon, captain to the rescue), en fonction des choix que font les individus à tout moment, et de leur fonctionnement. Il n’y a pas de bonne ou de mauvais approche, tout au plus, de mon point de vue, des valeurs que je vais trouver plus ou moins pertinentes.

L’extase mystique permanente n’est pas non plus ma cam. Déjà, c’est épuisant, et surtout, j’ai déjà du mal à dealer avec le quotidien, j’vais pas en rajouter hein.

Ces deux approches me semblent aux antipodes de la ligne imaginaire des axes de pratique envisageable. T’sais on pourrait faire un graphique genre…

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Ne me remerciez pas. Oh ? Mes skills paint, oh, je rougis.

Le paradoxe lilolil (la dyslexie tue des gens chaque jour) de tout ça, c’est que plus on s’engage dans notre axe, moins on voit loin, et si on s’engage pas, on voit rien. C’est chiant un peu.

Alors j’en étais là de mes « réflexions » quand j’me suis souvenue de pourquoi je continue l’ésotérisme.

  1. Je suis libre de le faire. Même si en fait non vu que si je le fais pas j’ai des soucis. Mais c’est peut-être dans ma tête ? Agnosticisme sceptique et rebel qui fait parce qu’il a envie même si il a peut-être pas le choix, mais surtout il se sent libre de le faire. (putain mais respect à ceux et celles qui viennent me lire régulièrement quand même. Keur)
  2. Là je reprends des idées déjà évoquées dans un article précédent, j’sais plus lequel, si j’étais une bonne blogueuse j’vous mettrais l’lien t’sais. On verra. Donc l’idée c’est que je fais ce que je veux, et comme je le veux. Et ça putain….
  3. J’aime ça. J’aime partir dans l’wild et voir des trucs, discuter avec des machins divins ou pas, boire des bières avec des copines sorcières, fantasmer sur Dist, lire des articles parfois chiant à se rouler par terre mollement et parfois brillants. J’aime tirer des cartes, baver sur des jeux hors de prix, regarder des photos instagram super travaillées, essayer d’en faire et renoncer. J’aime rencontrer des gens passionnants, merveilleux, intelligents, et d’autres aigris, toxiques et nocifs. C’est enrichissant putain. Toujours de nouvelles découvertes, idées, trucs à la con à tester. Tout un bagage culturel également. Récemment j’ai aimé une page fb qui fait des memes avec des cartes de tarot. Genre :
issue de la page fb "Tarot Memes"

issue de la page fb « Tarot Memes » (elle me fait tellement rire cette image)

C’est un univers qui me plait. Et même ses mauvais côtés, humains en général, me plaisent, parce qu’ils me permettent d’avancer. Oui, survivre à la haine est aussi un moteur même si j’préfère celui qui fonctionne à l’amour, mon côté cucul.

Pourquoi j’fais ça ? Parce que j’aime ça, ce qui est, soyons clair, mon moteur principal. D’autres ? Sûrement pour des raisons structurellement similaires : parce qu’ils veulent comprendre, expérimenter, s’extasier, contrôler….

Est-ce que j’aurais pu faire autrement ? Certainement, nous faisons à chaque instant des choix. Certains en ont juste plus que d’autres.

En admettant la subjectivité totale de chaque pratique j’me dis qu’au final, le choix d’un axe relève moins de l’arbre qui cache la forêt que de la constitution de ladite forêt. L’éso, l’occulte, etc, c’est aussi ce que chacun en fait. On peut avoir l’irrésistible pulsion de chier sur certaines pratiques : elles sont dans la même forêt que nous, faut faire avec. C’est pénible de prendre en compte Doreen Virtue mais bon, un écosystème se doit d’être diversifié et équilibré. Par contre je sais ce qu’elle équilibre ou quoi l’équilibre mais j’veux rien avoir à faire avec O___o.

Un an.

Voilà un an, ou presque, que j’ai finis par cesser de grincer des dents, de grogner et de ricaner à l’idée de travailler avec Aphrodite. Même au-delà de ça, de juste admettre que cette divinité et je avions possiblement des choses à nous dire.

Je ne suis pas butée. Chut.

Un an plus tard : un bilan mitigé.

En vrai non, c’était pour la référence. Bref.

Je tortille.

mon quotidien

mon quotidien (je suis les deux, mais surtout le cake)

Banalité évidente : faire le bilan sur une durée de l’influence d’un travail aussi intérieur est pour le moins épineux. Clairement le chantier est en cours, mais il y a eu de belles évolutions.

J’suis tombé sur un texte, sur deviantart, où la personne écrit les dix choses qu’Aphrodite lui a appris. J’suis pas convaincue d’apprécier que quelqu’un prenne mon texte pour le traduire, même en collant la référence, et lui demander sur une plate forme sur laquelle je n’échange pas est à perte. Donc j’vais chercher, sans plagier ou autre (c’est en anglais, j’ai lu une fois le texte, y’a deux jours, vous en faites pas, ma mémoire étant ce qu’elle est…) à mettre en avant ce qu’Afwodite a pu m’apprendre sur moi ou sur le monde. Donc ouai, on pourrait dire que je pompe l’idée.

J’crois y’a un terme pour ça, qu’est plus joli, que les gens mettent tout le temps, attendez voir….aaaaah oui: « ça m’a inspiré » :3 Vala.

En un an, qu’ai-je le sentiment d’avoir appris. Sinon réellement, du moins dans l’idée vague du truc ?

  • Que j’ai le droit de vivre. Genre réellement. J’ai pas à me punir, me saboter, tenter de me détruire directement ou indirectement. J’ai le droit de vivre, d’exister. En tant que moi. Moi-même. Pleinement.

Un psy aurait sûrement pu faire ce taf. Ou peut-être pas. Je ne sais pas, pis si je voulais aller voir un psy, bhé j’irai le faire en fait. Ce n’est pas encore totalement au point mais ça avance bien. Genre parait que j’suis épanouie et tout.

  • L’amour est une chose éminemment complexe. Tout jugement extérieur est forcément biaisé, et toute réflexion sur le sujet va dévier du propos. La pensée par contre va de paire avec l’amour.
  • D’ailleurs, arrêter de se prendre la tête est salvateur. Penser, parfois réfléchir, analyser, ok mais cesser de pédaler en rond : y’a du mieux aussi, bordel l’énergie que je peux perdre à me bouffer moi-même pour éviter de vivre ce qui se passe….
  • Si les gens sont heureux grâce à des conneries, tant mieux pour eux. Je ne suis pas là pour juger éternellement le con et l’obscur de cette société. Tant que ça ne nuit à personne ma foi, faîtes comme bon vous semble, j’irai pas vous jeter des patates.
  • De moins en moins l’angoisse de « me faire avoir ». J’ai pas forcément un passif smooth que ce soit en amitié ou en amour, ça avait laissé des marques. La grande muraille de Chine à côté d’moi c’est un renfoncement vague au fond d’un champs…. La logique avec laquelle je fonctionne présentement et qui semble pertinente est : dans le doute sois toi même. Si ça passe, c’est cool sinon, tant pis mais tant que je suis claire sur ce que je ressens, ce à quoi j’aspire, le reste s’agence, ou pas et puis j’avance, je vais pas rester bloquée 254664656 ans sur un truc.
  • Il est important de s’hydrater.
  • Traite le futile comme important et le sérieux comme léger. J’te promet, ça change pas mal de choses.
  • Tu ne peux pas être parfait-e. Alors lâche prise et va profiter d’la vie.

J’vais aller faire ça d’ailleurs. Cet article ressemble un peu trop à mon goût à un ensemble de truismes et autres phrases toutes faîtes, ce que je n’aime pas. Mais il faut bien assumer que tout ça a pris du sens pour moi, alors soit. Assumons.

Bonne journée à vous ! et bon début de semaine !

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Instant fugace.

23h41.

Le repas pour demain midi fini de cuire. Fenêtre ouverte pour laisser entrer l’air, la fraîcheur également, des bruits de voix montent de la place, juste en dessous. Je choisis de m’rouler une clope, de me poser devant le pc, d’écrire un peu. Pourquoi pas sur le blog ma foi. Ceux qui passent par ici seront probablement contents d’avoir quelques nouvelles, d’autres euh well, que faîtes-vous ici au juste ?

J’ai passé les derniers -longs- mois à oeuvrer pour avancer dans ma vie, ma vie pro. Bien que n’ayant pas de syndrome de peter pan lattant ou de crainte spéciale sur l’âge adulte, j’ai pris le temps dont j’avais besoin pour avancer dans mes études (en travaillant toujours à côté et ce depuis l’âge de dix’sept ans, allez pas croire que c’était les vacances intellos non plus) et aborder avec la naïveté qui me caractérise ce merveilleux univers qu’est « le monde du travail ». Je ne sais pas pourquoi nombre de gens choisissent de reproduire l’ambiance collège en encore pire dans leur vie quotidienne, mais soit, ok. Bon, j’vais aller voir ailleurs. Et de fil en aiguille, depuis deux ans et demi, je poursuis mon bout de chemin dans cette recherche. Le scoop les copains, c’est que j’ai « trouvé ma voie ». Quand j’ai annoncé ça, avec ces mots suivis de « ma place dans la société », un ami s’est mangé un fou rire. Il m’en a expliqué la raison devant mon air perplexe/géné : « quoi toi, une putain de mame chaotique, dise ça, c’est trop fort ». Ok, j’entends cet avis, j’ai ris aussi.

Mais en fait, ça m’a ramené à un nœud qui longtemps m’a taraudé. C’pas évident d’avoir la fatalité du travailler pour vivre, savoir que même si tu es plus fatigable que pas mal de monde, même si ton caractère et ton charisme sont à double tranchant et bien souvent te causent moult emmerdes improbables, même si [statistique random]% du temps tu planes plus ou moins malgré toi, bah faut aller au turbin comme tout un chacun. Tout le monde a ses points de faiblesses et ses galère, je parle juste des miens, sans donner de valeur à quelque situation que ce soit, je juge pas ici, je parle de mon nombril hein, don’t worry.

La voie dont j’parle, et que je ne développerai pas ici, c’pas une nouveauté en vrai. Le pépé l’avait dit. La petite fille, elle sera [nom de la voie]. Mais la petite fille, elle a un caractère de merde, donc elle a, comme toujours, tout tenté pour faire les choses à SA façon, et bon, pourquoi aller tout droit quand on peut partir en couille et se bouffer des murs ?

Bref, j’y suis. Je fais de mon mieux pour me donner les moyens de faire aboutir ce projet. Incha’chatte.

Dans le même temps, le reste de ma vie. Ah, j’ai bien un autre projet, qui me tient plus qu’à coeur, et sa mère si ça pouvait bien se goupiller, bah promis, j’arrêterai d’en faire qu’à ma tête, enfin, j’essaierai de faire de mon mieux dans ce sens.

23h59

Le mec chelou dont l’appart donne à l’autre bout de la place envoie des « shhhhhht » super fort pour signifier aux pécores ci-dessous que leurs discussions estivales l’emmerde et qu’il aimerait dormir. Marrant.

00h00

Depuis un an que j’me suis retrouvée le nez dans Afwodite, ça avance, petit à petit, je suis butée. Mais j’fais pas exprès, j’vous jure, j’ai juste du mal à comprendre, à sortir de ma zone de survie affective. Vingt-neuf ans de conditionnement, ça part pas comme ça. Quand finalement je touche du doigt une soluc’ pour ce mode hardcore, je tente de l’appliquer. J’me crash souvent, mais ça avance. Je vais finir par y arriver.

00h06.

J’relis, je vire la moitié des fôtes, j’men fais pas, il en restera bien assez pour vous faire saigner les yeux. Sorry.

J’me rends compte que bien souvent, j’ai besoin de faire à « ma façon ». C’est à dire qu’à moins avoir eu une explication qui permette à mon système cognitif de réellement comprendre le propos, je sais, fatalité, que je ne comprends pas. La défense que j’ai trouvé semble être l’attaque : ah, je sais pas comment faut faire et j’ai pas bien compris ce qu’il fallait faire, hmmmm *gratte sa barbe* alors on a qu’à dire que j’ai compris ça, oui, non ? Bon, allé, yolo. Leeeeeeerooooooy Jeeeenkins.

Soyons honnêtes, c’est une merveilleuse technique de bluff face à la vie. Mais tellement.

Par contre, ça me fragilise de repenser à un souvenir, mais tellement tout con, ridicule, une anecdote de gamine, qui résume le problème en fait. Cours d’art-plastique, classe de sixième, j’ai dix ans. Je débarque de ma petite école de quartier à multiples niveaux, on était moins de cent gosses sur toute l’école, t’avait une classe de mater, une de CP/CE1, et les trois autres dans la troisième. Je débarque donc de là dans un collège privé avec quatre classes par lvl. Trente gamins par classe. J’étais fin larguée de base. Bref, exercice pour la semaine prochaine : un camaïeu sur une couleur de notre choix. Elle nous donne la def, peut-être, j’écoutais pas alors. Je me souviens avoir cherché dans le dico ce qu’était un putain de camaïeu de couleur, et ce que j’y ai lu m’a fait comprendre que c’était une représentation des différentes nuances de ladite couleur. Je réfléchis à comment faire ça, je choisi le bleu, et m’attelle au taf, couvrant une feuille A4 canson tout bien comme elle avait dit la dame avec ce camaïeu. L’avantage du bleu, c’était de pouvoir mêler les tons, pour évoquer tant le ciel que la mer, quelque chose de mouvant, où chaque nuance était visible mais où d’autres pouvaient se créer, bref. Comment vous dire, j’ai eu zéro, et un petit tapage de honte gratis. Elle montre à la classe le meilleur dessin, des ronds, disposés en rond, avec chacun une teinte de couleur dedans. J’ouvre des grands yeux en mode « mais cay chiant ça ». Puis elle montre le plus mauvais, qui n’avait pas compris la consigne, le mien, dans lequel tout se mêle. Zéro, hors sujet, n’a pas compris ce qui était demandé. On m’avait pas dit pour les cases dans le dico. La classe se marre, la prof me regarde d’une façon que je n’ai toujours pas identifié.

C’pas un gros drame hein, on est bien d’accord, et j’fais clairement nawak en racontant ça ici parce que l’intérêt est fin limité. Le problème est juste le suivant : quand je ne comprends pas bien, je fais à ma façon. Comme bien souvent je n’ai pas moyen de me faire expliquer mieux ce qui est demandé, j’apprends, chaque jour, à deviner un peu mieux. Et quand je n’y parviens pas, éh bien, je fais à ma façon. Parfois bonne, parfois hors sujet.

Mais comme tout ce qui me blesse, c’est dans un coin, caché sous les remparts, et ça pique, ça tire, ça s’infecte. Et ça appuie très fort sur le manque de confiance en moi, que ça nourri même.

Pour mon projet pro : le plus dur ça va pas être de bosser les compétences demandées, ça va être de bien cerner ce qu’on attend, pourquoi, comment. Si j’ai ça dans la tête, ça passera plus aisément.

Et au quotidien, dans mes rapports humains, ce mécanisme est là aussi. Si j’bite pas ce qui se passe en face, je perds pied.

Dans ma pratique ésopagan, la lutte se joue à un autre niveau. Dans ce monde là, j’ai pas zéro, et j’comprends ce qui se passe. Mais si je comprends, c’pas normal, donc c’est sûrement mieux de pas écouter et de faire autrement….Voyez-vous les emmerdes que l’on peut se créer tout seul sous prétexte mais « na mais c’est dans ma tête », « na mais en quoi ça serait pertinent mes délires, de toute façon j’ai sûrement une couille psychiatrique » ?

TODOLIST

  • accepter la réalité de cette part esopagan, la suivre avec discernement et pertinence, même quand mon instinct de conservation me hurle dans les oreilles « FAITPASCAGROGNASSETOTALEMENTTAREE ». Sorry caplock.
  • si 1 check, s’appuyer dessus pour avancer de façon à avoir plus d’atouts dans la compréhension et la gestion et moins de pression pour éviter de partir en mode Leeroy fait de la merde à chaque occasion
  • apprendre à ouvrir les portes au lieu de péter les murs avec ma tête
  • sauter ce putain de paradigme, rien que pour lui coller une gapball en le chevauchant après coup, do it for the lelz.
  • mettre le repas dans le tup
  • préparer mes saps pour demain
  • aller ronquer.

Euh, j’espère avoir inversé l’ordre chronologique…Ah, on me dit que « hahahaha » dans l’oreillette T_T.

00h32, bonne nuit, bonne journée, amour sur vous.

Ne vous inquiétez pas.

Vous inquiétez pas, les anciens dieux ont encore un public.
Ce matin, alors que nous revoyions les planètes du système solaire, une discussion s’engage avec ces marmots, de sept ans en moyenne, sur les dieux grec-romains.

Ah mais en fait la planète Mars, c’est pour le Dieu ? Et pis Mercure en vrai c’est Hermès !

Je souris, et tente de revenir sur les planètes. Donc, les rocheuses, les gazeuses, et..et ? *levé de bras signifiant autorisation pour la classe de répondre à tue-tête (gérer les moments d’emphase, coeur)*

« Les planètes naines !!!! »

Ahaha, oui, vous vous souvenez de leurs noms ? *s’attends à Pluton, tout ça (rapport que le documentaire est un peu old)*

« Eris! » s’écrie le petit brun trop choupi que je demande à voir le papa.

Je bloque.

Il continue « c’est comme la déesse, celle des pommes ! »

« ah, tu connais le mythe ? « 

« J’me souviens plus, tu nous raconte ?? »

*insistance de la classe*

Et c’était parti pour quarante minutes à discuter vieux mythes. Bah mes salops, si on m’avait dit, ils étaient à fond.

L’explication : ils avaient vu un livre à ce sujet en grande section, et tout séduits qu’ils étaient, avaient demandé à continuer à apprendre sur le sujet.

Une classe de mômes de sept ans, avec certes des lacunes, mais une connaissance extrêmement développée des mythes, et de leur sens. Plus que pas mal d’adultes. *toussote*

Sinon on a fait des maths, du vocabulaire et de l’expression écrite, un peu de culture générale, et une bonne matinée que voilà.

Sont pas encore près à voir ce qu’on fait à la déesse quand on la trouve, mais j’vais aller repenser à la question moi.

Encore un matin…♪ (ça y est, vous l’avez en tête ou pas ?)

La stridence du réveil me tire des mondes oniriques. Je me retourne, péniblement tâtonne pour attraper le téléphone. Encore dix minutes. Dix minutes pour parvenir à ouvrir un oeil, le droit, toujours en premier. Le gauche a plus de mal. Finalement la mise au point se fait sur le plafond en bois, sur la lumière qui filtre par les persiennes pas complètement recouvertes par le rideau rouge, même à cette heure.

Stridence à nouveau. S’extraire du lit, attraper des habits. Salle de bain. Revenir sur le lit, hésiter puis reposer le maquillage. Enfiler les chaussures, un peu de parfum, la veste, l’écharpe. Je remarque une filure de plus à mon collant. Tant pis.

Stridence encore. Je termine le demi litre d’eau qui va me servir de petit-déjeuner et finis de rouler la clope qui tiendra lieu de stimulant.

Fermer l’appartement, descendre les marches anciennes usées au point d’avoir l’horizontalité bien trop inclinée, la porte, une bouffée d’air que je contiens par un bruit de briquet. De nouveaux tags sur les murs, admirer le ciel. Devant moi, le minot avec son sac à dos et son petit chien, plus distants qu’hier. Je suis donc encore moins en avance.

Les écouteurs enfin dans les oreilles, je lance la musique, remets la 3G. Téléphone dans le sac, je chantonne en marchant. Tourner à droite après l’église, descendre le bas des pentes, à gauche, esplanade de l’opéra. Le bus passe au loin sur l’avenue. Soupir.

Détailler le lieu, apprécier les couleurs, s’amuser de situations, toujours avancer. Traverser, se réfugier près du muret derrière l’abris de bus, celui qui donne sur le Rhône. Regarder les péniches, le ciel, l’eau.

Je ferme les yeux pour replonger quelques instants de plus dans les bribes des rêves de la nuit, je souris, je me sens bien.

Revenir où je suis pour rallumer la clope et commencer à voir ce que les internets avaient à dire cette nuit.

7h58, le bus du retard arrive, je monte, trouve une place assise, et commence à répondre aux internets. Trajet d’une vingtaine de minutes, dans ma bulle. Je repense à la journée d’hier, celle du travail, pas la mienne propre.

Je repasse des scènes, recherche des ancrages comparatifs dans ma mémoire, écoute mon intuition et soupire face au merdier en cours.

8h20, j’suis dedans pile quand retenti la sonnerie, sourire aux mômes et j’éteins ma musique.

11h30, ça a sonné depuis cinq minutes, je suis dehors, je remets la musique et vole vers le bus. Pour finalement l’attendre sept minutes. Les bus sont particulièrement contrariants aujourd’hui.

Le travail est terminé, la journée qui suit m’appartient, et c’est très bien.

 

Motivation du lundi (oui, je sais, nous sommes jeudi)

Je ne sais pas ce qu’il en est pour toi, lectrice, lecteur qui passe par ici, mais j’ai, et je le déplore, un réel soucis dans le faire, dans l’action. En somme si la procrastination était une vertu, je serais une putain de sainte. Suce mes stigmates.

Alors je tente de me discipliner, je me renseigne sur des méthodes de gestion du quotidien, les listes, les trucs organisés par couleur, la version jeu de rôle où quand t’as finit une tâche prédécoupée au préalable en quêtes et autres éléments bha tu prends un bonbon. Ceci dit cette dernière option ne marche pas sur moi : une fois que j’ai « crée » le jeu, je n’ai pas plus envie d’y jouer pour autant mais ça fait un bon outil….

J’alterne donc les moments de néant contemplatif (mais créativement et intérieurement très productifs et sain) et les moments de bourrage intense où en fait bha bof : ça avance, mais j’avance pas avec. En gros, j’ai le sentiment suivant : ou j’avance, à mon rythme, ou ce que j’ai à faire avance. Mais le lien manque.

On a porté à mon attention il y a quelques temps, par divers biais, un morceau crée de toute pièce à partir d’un discours assez cool, je trouve, d’un acteur que mon coeur aime bien. Voici :

 

Et bien, presque ça me motiverait à lier tout ça, à être pro-active dans les trucs à faire non nécessaires. Presque.

Ce morceau reste dans mon lecteur, aux côtés de Let It Go et autres morceaux un brin random, d’une grande aide dans les transports et dans les pauses du taf….

Just do it, nothing is impossible, just do it, yesterday you said tomorrow….

Todo list, couleur vert et violet, récompense de quête : des retour des gens, des bonbons et des trucs cools de moi à moi, et des surprises de vous hein, on sait jamais ! Quêtes : écrire plus, faire ce taf cool mais non nécessaire, reprendre un rythme de vie et continuer sur la bonne lancée en cours.

 

Et toi, à quoi tu joues ?

(si vous comprenez cette référence, je vous coeur.)