Pendant la récré’

En ce moment je travaille dans une école primaire pour aider les enfants jugés non « normaux » pour des raisons très différentes. Voilà pour le contexte général.

L’autre jour, en salle des « maîtres » (sans rire, faudrait changer ce nom à l’occasion, et pas mal d’autres trucs, anybref), certain-e-s s’indignaient d’un jeu pratiqué par les enfants : ils appelaient charlie avec deux crayons à papier.

Un outil terrible le crayon d’papier.

Une qui s’indigne sur Charlie Hebdo, l’autre qui se met à parler religion, bref, la foire au n’importe quoi et au préjugé. Jusqu’au moment où l’un d’entre eux les coupe « J’ai regardé sur mon téléphone, visiblement c’est un démon mexicain ».

J’me suis mordue les joues tellement fort pour pas me mettre à rire de leurs visages perdus…. »comment ça, on était à côté ? on aurait des préjugés ? »

Bref, du coup j’ai mis ça dans un coin de ma tête, me disant que je trouverais bien le temps d’en parler avec les enfants, avec d’autres enseignants et que ça serait sûrement un sujet intéressant à observer/comprendre. Ne serait-ce que parce que le jeu est un sujet en lui-même passionnant, alors quand il sort du côté safe, socialement accepté et surtout validé par les adultes, ça m’intrigue d’autant plus.

Et voilà que je tombe par hasard (bon, que je clic n’était pas du hasard, mais vous voyez l’idée) sur cette vidéo.

Le sujet principal : l’appel de Charlie, dans des pays hispanophones est traité avec une ouverture d’esprit assez sympa, différentes possibilités sont évoquées pour expliquer le jeu et ses références. Autant d’un point de vue de la technicité du jeu (le crayon qui tourne) que par rapport à son sens (ouija, fantômes, communication marketing autour d’un film…).

Pour résumer, ce jeux est joué dans les cours d’école d’Espagne, du Mexique, et les enfants font appel au démon charlie pour avoir quelques réponses sur le sens de la vie. Ce n’est pas un sujet qui me choque, je me souviens qu’en primaire nous communiquions avec pas mal de trucs du genre dans le cadre de petits jeux secrets interdits aux adultes (et de leur en parler) et ne parlons même pas de toutes les légendes autour de la Dame Blanche, les expériences pour l’appeler et j’en passe.

Est-ce que ces jeux sont safe ? Franchement, je ne pourrais pas dire. Je suppose que oui, dans l’ensemble, mais nous ne sommes pas à l’abris qu’un petit un peu connecté sème quelques bouts de réalité dans ces jeux-ci. Est-ce pour autant dangereux ? Je ne pense pas. Faut bien apprendre à un moment… Et je suis partisane de l’apprentissage pratique.

L’enfance est aussi la période d’apprentissage envers le monde subtil, c’est important je pense de ne pas oublier que les enfants ne sont pas au courant qu’ils sont supposés être mignons, soumis et aliénés. Ce sont des êtres humains à part entière, ils ont le droit à mon sens d’appeler la Dame Blanche, ça leur fera les pieds. Le rôle de l’adulte est de réparer les bêtises si bêtise il y a eu…et d’amener une évolution sur le sujet pour que le chiard refasse pas deux fois le coup du stylo qui tombe tout seul de sa table toute l’aprem durant.

Ceci était un témoignage de Nemn, sorcière en mission sous couverture.

Alors oui, c’est un sujet sérieux, qui peut engager une vie comme qui dirait. Huhu, un seul sujet d’apprentissage qui ne l’est pas durant l’enfance ??

Alors pas la peine de faire l’autruche. Oui les petits jouent au docteur et matent déjà du pron en CM2, et ils tente aussi de communiquer avec les esprits. T’sais, à croire que dans l’fond ce sont des êtres humains entiers.

Un autre sujet est abordé, celui d’un fantôme crée en laboratoire par une équipe de recherche en psychologie. Ce sujet là m’intéresse fortement. Alors comme ça on peut créer de toute pièce un esprit/fantôme et il devient « actif » hors du cadre de sa création ?

Jure ?

 

Un chat licorne gremlins pour conclure, et une bonne journée à vous !

 

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Digression sur chanson glacée et son canapé de texte.

Je ne sais pas si vous connaissez un des derniers Disney : Frozen aka La Reine des Neiges en langue de Molière ?

J’ai, l’hiver dernier, visionné de façon complètement pas légale cette petite chose, bien emmitouflée dans un plaid (même dans l’écran ça m’donnais froid, la nana pas du tout influençable quoi, bref.), et j’avoue ne pas avoir été emballée plus que ça. Les textures des tissus étaient très très bien faites de mon point de vue et leur contemplation a occupé la plupart de mon visionnage.

Pour résumer l’histoire, en tout cas, telle qu’elle se présente dans mon souvenir : Elsa et Anna sont deux soeurs, bien entendu, des princesses (voilà, faîtes moi un Disney sans et bah les personnages se retrouvent quand même anoblies, c’est tout de même fou – avez vous entendu parler de la démocratie ? Non parce que quand même c’est une notion intéressante aussi, enfinbref). Elles vivent avec leurs parents dans un petit royaume qui fait bien scandinave et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes si ce n’est que l’aînée, Elsa, n’est pas trop trop moldue : la petite peut créer de l’eau gelée (appellation non poétique pour tout ce qui est du domaine de la neige, de la glace…) avec sa volonté, avec appui gestuel des mains/bras/pied dans la pure tradition du « le geste guide la pensée » en même temps, c’est plus visuel ainsi.

Ce petit talent peut servir de façon assez sympa à créer des bonhommes de neige donc, mais par mégarde, il arrive une couille à la petite soeur, par manque d’attention de la grande. De là : Elsa est une méchante, elle doit se renier et cesser d’user de son don. Ceci étant faut, elle grandi seule, isolée de sa soeur et du reste du monde et porte des gants. Mais ça, ça va, les gants c’est sympa.

Parents meurent, Elsa se prend une couronne pendant que la petite soeur se fait séduire par un prince. En résulte une soirée de bal mouvementée durant laquelle Elsa va révéler son vrai visage ho ho ho, et péter une durite, se casser dans la neige pour finalement se mettre à chanter. Classique.

Je n’irais pas plus loin dans le résumer, au risque de spoiler d’éventuels ermites intéressés par le visionnage et n’en ayant pas encore eu l’occasion. Non pas que ça pèserait beaucoup sur ma conscience, mais j’ai cru remarquer un rapport assez euh sérieux quant à cette notion de spoil, donc je vais éviter les boules de neige tant qu’à faire.

Et c’est là que j’aimerais attirer votre attention : la fameuse chanson « let it go » traduite « libérée, délivrée ». À tous les parents d’enfants plus ou moins jeune qui ont vécut l’enfer : navrée pour vous, mais ça reste cocasse, une chanson qui attire un tel succès que ses créateurs après avoir dit merci se retrouvent à dire « désolé ».

Chanson que je trouve intéressante (même si je comprends pas forcément l’engouement) pour son texte et les symboliques qu’elle met en oeuvre, symboliques bien connues dans le monde des paganiaiseries (royauté, [mot proche du premier mais dont je ne me souviens pas et ça m’énerve], connaissance de soi, pouvoir, prix à payer, etc, etc…).

J’vais m’amuser à digresser sur le texte français de la chanson (parce que la version anglaise, là, j’ai pas envie), non pas que je considère qu’elle a une portée ésotérique volontaire ou quoi que ce soit. Simplement parce qu’elle m’a parlé quant à ces thématiques et ceci est également lié à la nature de ce dessin animé qui est une forme de conte : qui met donc en jeu des archétypes, des symboliques et de la cruauté humaine.

L’hiver s’installe doucement dans la nuit
La neige est reine à son tour
Un royaume de solitude
Ma place est là pour toujours

Le vent qui hurle en moi ne pense plus à demain
Il est bien trop fort
J’ai lutté, en vain

Cache tes pouvoirs, n’en parle pas
Fais attention, le secret survivra
Pas d’états d’âme, pas de tourments
De sentiments

 La chanson commence en effet en pleine nuit (et se termine à l’aube, sinon c’est pas assez bateau), il faut nuit, il fait froid, et Elsa a rejoint son élément : les hauteurs enneigées. Elle s’isole dans ce qui semble être son milieu naturel, différent du milieu dans lequel elle a été éduquée. Alors qu’elle devient reine, elle quitte le royaume pour se réfugier dans le royaume de l’hiver qui lui semble plus sympa que sa version humaine (je conçois bien). Un genre d’épisode initiatique : je m’éloigne de ma souffrance pour me centrer sur ce qui me caractérise et qui pose problème bla² pour en sortir grandie et intégrée.

Elsa aurait peut-être pu devenir une jeune femme sympa et usant de ses pouvoirs dans la vie quotidienne sans problèmes (on n’a jamais assez de glace en été) mais cette partie d’elle a été bannie, punie, associée à des problèmes, défini comme méchante. Alors forcément, la petite se développe tronquée, en colère, avec le sentiment d’être un montre et le devient plus ou moins (elle tente de tuer sa soeur quelques fois quand même. oups, spoil). Copains perchés, ça vous parle ça ?

Ce début de chanson marque son passage dans le côté obscur de la force : elle ne va plus s’identifier qu’à ce don, qu’à cet univers de glace de solitude et d’altitude. En le vivant non pas joyeusement mais sans sentiments. Voilà. Vous avez atteint le point dangereux de l’apathie; faîte gaffe blondinette. Incapable donc, à première vue, de redevenir intègre. Erf.

Libérée, Délivrée
Je ne mentirai plus jamais
Libérée, Délivrée
C’est décidé, je m’en vais
J’ai laissé mon enfance en été
Perdue dans l’hiver
Le froid est pour moi,
Le prix de la liberté.

Et…Cette absence de sentiments la délivre. Est-ce moi qui dérive en lisant et interprétant le texte ou les gens ne se rendent pas compte des mots ? Je ne sais pas mais c’est un peu intéressant de constater le message et la popularité de la chanson. Même si la musique peut faire beaucoup sur le texte m’enfinbon.

L’enfance : ce qui c’est passé avant l’incident petite soeur. Avant que le pouvoir d’Elsa ne deviennent un problème. Obligée à la solitude, elle en fait son choix de survie.

Alors, ma chieuse torturée intérieure et enfantine comprend très bien ce choix, sûrement pour ça que ça me parle cette petite chanson.

Mais, elle reste lucide : je suis seule, dans un frigo géant, mais je suis libre. Ha, la notion de prix à payer, notion qui, pour toute altérité va intervenir à un moment ou à un autre. J’veux pas être cynique mais… ouais si en fait si. « Tu peux être différente petite Elsa, mais passe d’abord à la caisse, l’humain ne pourrait supporter ton altérité sans caution/garantie/sécurité ». Re erf.

Quand on prend de la hauteur
Tout semble insignifiant
La tristesse, l’angoisse et la peur
M’ont quittées depuis longtemps

Je veux voir ce que je peux faire
De cette magie pleine de mystères
Le bien, le mal je dis tant pis
Tant pis.

« Je vais royalement vous ignorer dans ma tour d’ivoire et me concentrer sur moi-même, mes capacités et mes envies. Quant à ces notions de bien, de mal, oh, on verra ça plus tard, je delete ma morale pour l’instant. Cordialement. Elsa. »

Alors oui, elle associe son don au mal, le choix de passer outre ces notions s’explique aisément par ce fait. Cependant, oserais-je risquer le parallèle de la société actuelle quant à la spiritualité ? Oserais-je parler même de sorcellerie ? Le bien, le mal, le domaine des compétences humaines et non humaines particulière. La morale si spéciale qui règne dans ces milieu….ah… ♪ J’y retrouve un argument de plus pour une pratique et une réflexion écologique : qui cesse de foutre l’humain au centre [1] et qui le remet dans le grand bordel sans talonnettes, et on regarde en face la pratique magique, religieuse, spirituelle et la vie quotidienne sans faire preuve de spécisme et de d’ethnocentrage. Je pense que ça changerait pas mal de choses, et pour le mieux.

[1] en fait cette « manie » me semble provenir d’héritages historiques où la terre était au centre de l’univers et l’humain au centre du vivant….Je sais pas vous, mais ça m’emmerderait de m’appuyer sur ça. « Et pourtant elle tourne ».

Libérée, Délivrée
Les étoiles me tendent les bras
Libérée, Délivrée
Non, je ne pleure pas
Me voilà !
Oui, je suis là !
Perdue dans l’hiver

Le retour de la vengeance du refrain. Elle se rend peut-être compte qu’elle a perdu quelque chose ? Ce « non je ne pleure pas » qui sort de nul part pourrait le laisser sous entendre, d’autant qu’arrive l’acceptation assez lucide de la situation juste après. « Perdue dans l’hiver ». Cette évocation de l’hiver semble cette-fois faire le pont entre son hiver intérieur et le territoire/la saison. On assiste à une fusion, youhou.

Si ça avait été « I am the night » elle aurait mis des collants et vécut la nuit je parie.

Mon pouvoir vient du ciel et envahit l’espace
Mon âme s’exprime en dessinant et sculptant dans la glace
Et mes pensées sont des fleurs de cristal gelées.

Je ne reviendrai pas
Le passé est passé !

Ha, l’union des deux hivers a mené à un bel escalier de glace qui nique la physique. ♥ S’unissant à sa nature tant part l’intérieur que l’extérieur, Elsa accède à son arbre de talent et choisi de monter les compétences [architecture] et [stylisme]. C’est un succès.

Typiquement ce moment de ta vie où tu ne sais pas trop si tu as fait une connerie mais où tu sais que si tu n’avais pas fait ça, ça n’aurait pas pu continuer plus, tu aurais finit par perdre toute intégrité et céder les derniers bouts préservés de ton âme. Le passé est passé et tu n’as aucune idée de ce qui va suivre. Mais c’est fait, tu as fait un jet de dés suffisant pour te reconquérir et accéder à toi-même de façon saine. Mais il y a un prix. Mais tu l’as fait. Le mieux est de se faire un thé et de fumer des clopes en écoutant de la bonne musique. Enfin, de mon expérience.

Libérée, Délivrée
Désormais plus rien ne m’arrête
Libérée, Délivrée
Plus de princesse parfaite
Je suis là !
Comme je l’ai rêvé !
Perdue dans l’hiver

Bichette, elle a suivit son rêve d’être pleinement elle-même sans avoir à se cacher, avoir honte, ou se sentir tel un monstre. C’est fait. Le soucis, avec l’esprit humain, c’est qu’il est très bien fait, mais complètement con. À ce moment là elle semble zapper son lien avec sa soeur, son sens du devoir, la volonté de bien s’occuper de son héritage familiale, la seule et unique chose qui compte encore c’est de vivre selon son « anomalie » (entre guillemets parce que c’est ainsi qu’on lui a fait vivre, ça aurait aussi pu tourner au don, à l’élection divine, j’en passe). À tout prix et uniquement exister autour de ça.

Mais elle admet être perdue. Moi aussi, je me suis souvent perdue comme ça dans la musique et la déviance (définition sociologique), pas trop l’hiver, enfin pas depuis mon adolescence vu que je produit plus assez de chaleur corporelle ça serait pas bien malin. Oh, certes, on se retrouve, parfois, en faisant ainsi, mais certains sont encore en train de se perdre encore mieux par le même biais.

Elle se perd en elle-même, incapable de satiété face à ce qui a été trop longtemps refoulé et interdit, connoté négativement. Le petit mouvement de balancier.

Je note que c’est le moment de la chanson où elle change de style (la robe en glace, ça me fait peur un peu d’un point de vue des fonctions physiologiques, mais bon, ça fait parti de ses talents) et j’ai constaté avec amusement que le « plus de princesse parfaite » correspond à une image bien plus féminisé du personnage : la robe est fendue et elle se déhanche pas mal en marchant, ce qui n’était pas le cas précédent. Ah, la méta-communication

Le froid est pour moi le prix de la liberté.

Voilà. C’est ambigu comme conclusion. Le froid faisant un peu parti de son don : son don est-il un prix à payer pour qu’elle soit elle-même ? (reconsidérer la notion de don dans son sens de fonctionnement). Le froid humain : absence de liens et de contacts ? En tout cas, l’aube est là, sa roseur faisant écho à celle de la licorne et se reflétant sur la glace lisse du palais… ♪

Ou peut-être que je vais chercher trop loin, mais je ne pense pas. Ce n’est ni plus ni moins délirant que les explications de texte qu’on se fadait au collège à première vue.

Bref, c’est fait. Ce truc me tournait dans la tête depuis hier, ça devenait agaçant.

Pokévolution.

Une nouvelle année, une nouvelle cigarette entamée, une nouvelle coupe de cheveux à venir. Et un nouveau look pour ce blog qui commence à se faire vieux.

J’ai pris du lumineux, du rayonnant, quelque chose de quotidien et de stable : du noir. J’aime le noir.

Il me revient en mémoire les remarques terrifiées d’une nana (dans l’milieu et hum *se gratte la barbe* initiatrice -je suppose qu’on peut dire ça ainsi- d’une ancienne connaissance) « mais les couleurs attirent les esprits selon leur ressemblance et leurs vibrations… Moi tu vois je mets surtout des couleurs lumineuses et claires…Toi avec tout ce noir, puis tout ce feu…. » je vous passe les soupirs, l’air angoissé et moi me mordant la langue pour continuer à sourire sans rien dire. Chacun son système, et heureusement mais allez pas taper ceux qui ne sont pas dans le votre, par pitié. Sinon ça donne des choses assez tristes.

Un nouveau look pour l’envie d’une bannière et d’un nouvel avatar (à venir), bannière réalisée avec, je trouve, talent par la jeune femme au bout du lien. Une amie d’ami, plutôt douée du photoshop et qui, sans me connaître ni spécialement connaitre les bêtises que je pouvais bien écrire a fait que vous voyez. J’ai, je l’avoue, tiqué avec amusement sur l’appellation d’origine non contrôlée « White Witch ». Ce n’est pas le terme qui me viendrait en tête à mon propos, pas vraiment non (il faut que je lui demande le pourquoi du comment d’ailleurs). Mais j’ai aimé le contraste et surtout l’image qui, assez chthonienne donnait une autre saveur au terme.

J’espère que le contraste du blanc sur le noir ne fera pas trop mal aux yeux et que le changement se passera pour le mieux. À venir, des articles, tout plein ! La suite de certaines thématiques, des articles sur l’ensemble de mes jeux de carte, et sûrement plein d’autres bêtises. Je pense également me réapproprier l’espace : parler plus spécifiquement de ma pratique et de ce dont j’ai envie de parler par ailleurs. Par exemple : mes cheveux. Oui.

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Les liens du lundi

Un article sans grand discours, je me fais le plaisir de partager deux trois petites choses glanées sur le net, vu que c’est enfin officiel : procrastiner c’est le bien ! 

EZ3kiel is back bitches, et j’avoue être sous le charme de ce nouvel album. Vingt ans d’existence, ça ne nous rajeunis pas tout ça. L’album est en écoute jusqu’au neuf novembre, puis il sortira gentiment en suivant les procédures habituels.

Une vidéo, certes d’une youtubeuse beauté (mais je l’aime bien celle-ci) qui traite d’un sujet important : le harcèlement et la maltraitance psychologique dans le cadre scolaire. Elle parle de son expérience d’une façon que j’ai trouvé appréciable et donne des conseils certes obvious, mais nécessaire. Bien que hors du cadre scolaire pour la plupart de ceux qui passent par ici, cette vidéo a le mérite de bien positionner les limites du respect dû à tout être humain. Et j’voudrais pas dire, mais ce respect de base, bah étrangement, tu as des gens à grande hum comment dire, des gens qui ont de grandes prétentions spirituelles, mais qui ne vont pas hésiter à aller t’envoyer des horreur en mp, sur facebook ou autre, alors que toi, tu n’as rien demandé. J’dis ça, j’dis rien.

Enfin, pour les gourmands, je me permets de recommander ce blog-ci. Je passe dessus régulièrement, et ça a tendance à produire le même effet, à de rares exceptions près : je salive allègrement. De la cuisine bien souvent bio, à IG bas.

Et une bonne semaine à vous.

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Tag : moment de rêve.

La Freaky Beast ne se contente plus de vouloir dire bonjour, voilà que je me retrouve avec des devoirs : le Tag « moment de rêve » avec quelques questions, alors, « allons-y ».

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Un lieu de rêve où j’aimerais me téléporter immédiatement ?

Immédiatement, nulle part. Je suis très bien là où je suis et c’est heureux, car très nouveau. Alors, j’y suis j’y reste.

Le dessert de rêve que je ne peux jamais refuser ?

Il y en a beaucoup…. Un Paris-Brest avec des fraises, un éclair à la vanille, de la brioche aux praline….Ha, et tout ce qui comporte du chocolat !

Le livre m’ayant le plus imprégné durant et après sa lecture, comme un rêve ?

Tous. Ce n’est pas que je ne veux pas trancher (pour une fois), c’est juste que chaque lecture m’immerge complètement. D’ailleurs si le livre ne produit pas cet effet, je n’insiste pas et le repose en attendant.

La chanson que j’aurais rêvé d’écrire ? 

Alors ça c’est compliqué. Je ne me projette pas dans l’oeuvre des autres, il y a beaucoup de textes de chansons que j’admire et qui me touchent terriblement, mais je n’ai jamais rêve d’en avoir écrit les paroles. Je rêverais à la limite d’avoir les ovaires de me lancer et d’oser écrire des textes et surtout de leur donner une visibilité.

Des fringues que je rêverais de mettre mais n’oserais pas ?

Mais j’ose. La seule limite est le budget alloué aux fringues.

L’animal que je rêve d’avoir en ami ?

Euh, j’ai plus tendance à avoir des plantes en ami depuis toujours, en terme d’animal je ne saurais trop quoi dire, mais sûrement une chèvre pour tout le côté pratique qui serait enrichie en terme d’échanges. Hum. Je sais pas trop

Que faut-il pour faire passer ma vie actuelle à ma vie de rêve ?

10 000 euros et un taf. Je suis pas compliquée.

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Et voilà ♪ je suis en général très décevante dans ce genre de contexte : les tags. Mais c’est fait petite bête à corne, c’est fait !

 

 

Chinoiseries d’automne.

De retour sur ces pixels pour Mabon, l’occasion d’un portrait chinois, d’une petite mise à jour de certaines choses et la participation à un projet très sympathique.

 

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Portrait chinois :

Si j’étais un objet, je serais un lit. J’y passe pas mal de temps en ce moment, à rattraper la fatigue accumulée ces dernières années.
Si j’étais une saison, je serais l’automne.
Si j’étais un plat, je serai des gaufres, avec un bon chocolat chaud.
Si j’étais un animal, je serais un lézard. (J’en profite pour lancer un appel à mon organisme : si tu pouvais apprendre à produire ta propre chaleur ça serait vraiment intéressant et inédit comme sensation.)
Si j’étais une chanson, je serais « Les anarchistes » de Léo Ferré. 
Si j’étais une couleur, je serais nuancée.
Si j’étais un roman, je serais un de ceux de Neil Gaiman, dont je continue à poursuivre les écrits en ce moment.
Si j’étais une légende, je serais …ça m’donne pas trop envie, d’être une légende.
Si j’étais un personnage de légende, je serais eeeeh. Je sais pas.
Si j’étais un film, je serais Samsara.
Si j’étais un dessin animé, je serais Mon Petit Poney (vraiment, c’est marrant :D )
Si j’étais une arme, je serais un arc. Je ne me suis pas remise de mon dernier test de tir à l’arc, va falloir s’aventurer plus loin.
Si j’étais un endroit, je serais la montagne.
Si j’étais une devise, je serais « change le monde comme tu veux qu’il devienne. »
Si j’étais un oiseau, je serais une corneille.
Si j’étais un air de musique, Moya de Godspeed.
Si j’étais un élément, je serais le feu
Si j’étais un végétal, je serais de la camomille.
Si j’étais un fruit, je serais une grenade.
Si j’étais un bruit, je serais le bruit du vent.
Si j’étais un climat, je serais celui extrême, dans certaines zones de montagne : très froid, très chaud, et des inter-saisons très marquées. Surtout l’automne.
Si j’étais un loisir, je serais le filage, le tissage….
Si j’étais une planète, je serais Saturne.
Si j’étais un vêtement, je serais une jupe comme je les aime.
Si j’étais une pièce, je serais une chambre. 
Si j’étais un véhicule, je serais un vélo.
Si j’étais un adverbe de temps, je serais dans l’entre-temps, l’espace entre chacun. 

 

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La petite mise à jour concerne ce que j’ai envie de faire pour cet espace. Un blog comme tant d’autres, noyé dans la masse, dans lequel je jette avec plus ou moins de hargne quelques mots, mais un espace que j’aimerais voir plus vivant. Je compte donc essayer de repenser tout ça en fonction. Les éléments qui pourraient aller dans ce sens : une publication moins erratique…Essayer de tenir le rythme de trois publications par semaine me semble bien. De la même façon, essayer de dynamiser l’écrit par différents supports, éventuellement d’autres plate-forme qui pourraient s’enrichir mutuellement. On va bien voir comment ça se goupille.

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Et le projet : Sylphe. Un projet que je trouve très intéressant, tant par les sujets traités que par les participant-e-s. Il donne, de plus l’occasion de sortir des schémas d’écriture un peu à la zgeg qui peuvent me caractériser. Avoir des thématiques et les traiter, c’est une démarche différente, que je me fais une joie d’expérimenter.

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Vous savez ou vous pouvez vous la foutre votre croyance ?

Commençons.

Je suis plutôt du genre choupinette sur ce blog. Des sujets légers, des partages, du blabla de mon neurone, de l’upg et des bêtises. Mais en ce moment, allez savoir pourquoi je n’ai pas envie de partager sur tout ça. Non. à chaque fois que je me retrouve dans les couloirs du métro (en retard pour le taf), à maudire du regard ces empotés infoutus de porter sur eux leurs bagages (les valises à roulettes, parlons-en), et luttant pour fendre la foule sans céder à la tentation de la hargne et de la violence (une crème le matin dans les transports, une crème vous dis-je); et donc, à chaque fois, des phrases me viennent, des mots, des textes entiers. Et se rajoute donc la frustration de ne pas pouvoir me poser et écrire tout ça. Alors je vais essayer, là, comme ça, au débotté. Entre une session vaisselle et une machine à laver à vider. Clopes, ok. Musique, non. Du silence. Et le vent qui souffle dans le toit. (aux deux qui ont été témoin de ce vent, bisous)

I Les slims putain, parlons-en.

J’aime observer les gens. Pas pour les analyser, les autopsier et les rabaisser, juste comme ça, pour la beauté d’un instant, d’un regard, le goût d’une tenue. Pour ce qu’on apprend sur l’humain, sur chaque individu et au final, sur nous-même. Bref.

Parfois, la magie opère, un humain qui est en accord avec ce qu’il dégage, de la beauté dans les petites choses. Mais souvent, putain sans déconner les gens, vous faites un concours ? Est-il vraiment nécessaire de mettre autant de bronzeur madame ? Et monsieur, vous avez déjà entendu parler du fait que non, les carreaux et les rayures ça fait pas du bien aux yeux ? Je vis ces petits éléments moches comme autant d’agression. Que je soupçonne bien de ne pas être personnelles, mais qui, tout de même, me fond bien chier la bite. Plus je constatais les dégâts, plus mon regard descendait. Tout en évitant les chaussures. Faut pas déconner, les chaussures, tellement de choses à dire là aussi. Restent les jambes. Bon. Des collants « chairs » trop foncés et sales. Hum. Ok. Jean trouvé au ciseau, ok. Ok. Slim, slim, slim. Gods, mais ? L’emblème du mauvais goût actuel ? Le vêtement qui ne va à personne. Sérieusement, j’ai dû le voir bien porté, quoi, dix fois ? Le truc qui illusionne le peuple. Si t’es mince ça te valorise et si tu l’es pas hummm ? Et si t’es mince as-tu pour autant de belles jambes ? La réponse est trop souvent non.

(« ha mais Nemn elle est aigrie puis elle s’attaque au physique des gens et puis les goûts et les couleurs….. » =>Ma psychorigidité esthétique vous emmerde bien cordialement.)

Pourquoi au nom d’une soit-disant esthétique de saison vous infligez-vous ça ? Pourquoi se dévaloriser ainsi, au nom du plus grand nombre ?

Woui, juste des fringues, de la mode, de la subjectivité.

Je vois peut-être le mal partout, mais ça me crispe. Regardez votre habitus en face et osez prendre le pouvoir sur vous-même putain ! Nous sommes socialement conditionnés dans nos goûts, nos idéaux et tout le reste. S’en rendre compte c’est un peu la seule façon de s’en sortir, la conscience tout ça. Ou ce moment étrange où la sociologie bourdieusienne rejoint le new age.

II La com’ paganézo de l’internet, cinq mois plus tard.

Il y a cinq mois, pour Samhain, je bazardais le profil fb « païen » et me coupais nonchalamment de la communauté. Cinq mois plus tard, RAB. ça ne me manque pas. Reste les blogs et les échanges avec les gens, par écrit ou irl (lolz t’as vu). C’est tout de même bien mieux. Je n’aime pas les gloses, les branlettes intellectuelles, les grands discours. Je préfère agir et vivre, échanger, et tout le tralala. Alors sans le fantôme menaçant d’une communauté où chacun tire la couverture ou chacun théorise et ou chacun fait chier la bite avec son nombril, bha y’a tout de même plus d’air pour respirer. Pas d’offense, mais je n’ai jamais admiré personne pour ses blablas, ses diplômes ou son impressionnant pokedex. Et peut-être suis-je infoutue de voir le bien mais j’en étais arrivé à un stade de saturation tel que je ne voyais plus que ces choses. Faut dire que ça prend de la place les nombrils ballonnés

III Les valises à roulettes.

Je méprise les valises à roulettes. En tant qu’objet, en tant qu’outils, et par extension, la main qui s’en sert.

Symptôme évident d’une société « d’abondance » qui ne vit que pour et par la peur du manque, avec des estomacs repus mais affamés, avec cet éternel « au cas où ». En matière pourrie, un pvc dégueu, des couleurs ou des design  laissant sous-entendre de gros problèmes de vue. Pouvant contenir jusqu’à une grosse trentaine de foetus congelés dans certains cas. Mais c’est fascinant mes bonnes gens tout ce dont vous avez « besoin », juste « au cas-où » pour deux jours d’escapade.

Ce qui est également hum, discutable, c’est votre rapport à votre corps, à l’espace. Tous les matins de semaine je suis obligée de traverser la plus grosse gare de la ville au félin et au mec à la lance. Et wow, sans rire, rares sont ceux à savoir déjà se situer dans l’espace, à savoir situer les autres, mais à savoir localiser la valise traînée faiblement par leur petite main humide et flasque, ça a pas l’air faisable en fait. Et vas-y que ça traînasse derrière et que ça se retourne en faisant tomber un vélo qui passait par là, vélo qui va alors rentrer dans une pauvre mémé et son déambulateur hello kitty. Et que ça se prend un mur, une colonne, un enfant. Bordel de pompe à cul, se repérer spatialement c’est si compliqué ? (dit la meuf qui vit en se cognant sur tout objet sporadique à sa portée)

Et surtout, à quoi vous sert votre corps, votre force ? Si ce n’est à vous porter et donc à porter ce qui vous est nécessaire ? à mettre des putains de slims dégueu, c’est ça hein ? Bande de moules pas fraiches. Rha.

IV. Donc, les moutons.

Les derniers articles de ce blog ont été, pour la plupart, des amorces sur diverses thématiques (les morts, la cuisine, etc). Thématique que je souhaite réellement aborder en profondeurs mais qui gravitent autour d’un point central, celui de la vie, de la pratique, de la croyance. Et croyez-moi quand je vous dit que j’en ai soupé de ces concepts, et pourtant il m’est impossible à l’heure actuelle de m’en dégager, ils continuent à se retourner dans ma tête et les imbrications ne cessent de poper, les connexions de se faire à tord à travers et peut-être parfois pas trop mal, allez savoir.

Ce qui fait que le principe d’une communauté païenne m’est aussi imbuvable, c’est qu’elle tend à être vécue, ou définie,  comme étant l’occasion d’une réunion entre certes des traditions différentes mais reliées à certains types de croyance. Bien sûres marginales, proposant par là même une source inépuisable d’opposition identitaire et de branlette allant de la roue du paon au traité de politique entre la norme et les rares élus.

Sauf que la croyance, je m’en tamponne l’oreille avec une babouche brodée et pimpée à la nacre.

Pourquoi faut-il impérativement partir dans un délire à mi chemin entre « jésus et les bronzés chez les raimbow warrior » et « aristote et toto vont voir frère jacques » ?

Je ne crois en rien. Je supposes parfois, au pire. Et même qu’il m’arrive d’aimer discuter oisivement de diverses choses sans nul autre but que du plaisir de la réflexion, de l’échange et de l’ouverture des possibles par ladite réflexion.

C’est du vécut bitches. Point.

Des choses qui arrivent, et la façon de chacun de les gérer. Alors, je conçois que ce soit rassurant de mettre un cadre et des gens autour de sa propre existence, de sa propre perception du monde et de la place que l’on souhaite occuper et vivre dans le bordel considéré.

Faîtes vous confiance ! Sortez de votre habitus et de vos habitudes d’ailleurs. Si vous sentez, si vous voyez alors acceptez et faîtes avec. Putain vous digérez et vous en faîtes pas tout un flan ! pourtant c’est une bête de complexité le principe de digestion ! J’suis prête à parier qu’il n’y a pas le tiers de la « communauté » qui a passé autant de temps à cogiter sur ces choses terres à terres et pourtant fabuleuses au lieu de se dire qu’ils sont la réincarnation de truc et que forcément si ils s’entendent bien avec quelqu’un c’est qu’ils se sont connus « avant » (prononcer ici ce mot avec un air un peu hagard et une intonation laissant sous entendre plein de trucs mystiques et super mystérieux)

Après, si vous préférez qu’on vous dise, par consensus et processus social d’acceptation comment vous devez voir, percevoir et vivre, bha si ça vous fait plaisir c’pas moi qui vait aller vous emmerder. Mais posez vous la question : qui placez-vous au centre de votre vie ? vous-même et votre pulsion de vie ? Ou un cadre rassurant qui légitime et qui entoure pour mieux étouffer et normer ?

Je tiens à préciser qu’aucune pouf à slim n’a été maltraitée durant l’écriture de cet article, que toute proximité avec des gens ou des trucs seraient hasardeux et enfin que je ne pensais jamais à qui que ce soit de particulier en écrivant. Ha, et envoyez-moi un Bescherelle putain, j’en peux plus de me mutiler les yeux en solo quand j’ose me relire.

Et terminons.

Pour ceux qui n’auraient pas eu envie de lire entre les lignes, le message est simple. Sortez des croyances, des dogmes, de l’histoire, des cultures, des traditions. Vivez selon vos références, votre univers et ce que vous percevez.

Ce n’est jamais que dans votre tête. Et quand bien même, pourquoi ça ne serai pas réel ?

(de toute façon j’ai pas mal de potes en psychiatrie, faut bien que j’encourage leur profession.)