En Fensalir, il y a …

Quelque soit le chemin que vous ayez pris, arriver en Fensalir c’est arriver sur une terre de marécages, un humus profond, des arbres torturés, un sol parfois entièrement gelé. Ce sont des nuées de brumes et des odeurs d’outre tombe. Arriver en Fensalir, c’est tomber, au débotté, dans le chaudron céleste renversé sur terre.

Pour avoir parlé des suivantes, vaguement, ici, pour avoir lancé un projet, , et pour n’avoir cessé de me pencher sur la question, je ressors la pelle et déterre le sujet.

Une ambiance sonore et visuelle, pour commencer.

Il n’est pas évident de recenser l’ensemble des suivantes de Frigg. Comme souvent, il a des évolutions, des histoires se mêlent, les choses évoluent. Les mythes sont vivants que voulez-vous.

Après fouille approfondie de livres présents chez moi (bien peu traitent du sujet, et je n’ai pas encore prévu d’ouvrir une partie de ma bibliothèque à cette thématique spécifique) et des internets, après recherche d’upg à l’ancienne, voilà ce que ça donne, déjà au niveau des sources, ensuite au niveau des suivantes.

Les sources

Je n’avais sous la main que l’edda de Snorri, voilà qui limite déjà les données. Les suivantes sont abordées dans cet ouvrage mais de manière discutable d’après ce que j’ai pu en comprendre : il positionne certaines divinités des Ases et des Vanes dans les suivantes de Frigg de manière spécifique sans qu’il ne me soit possible d’en déduire quels sont les critères d’appartenance à la suite royale. Cet écrit est assez tardif par rapport au mythe qui plus est.

Côté internets, j’aurais tellement aimé tomber sur des articles de science humaine traitant du sujet. Clairement il y a du matériau que ce soit en histoire, histoire des religions, étude comparées, psychologie, anthropologie… Bon, n’ayant plus accès aux plates-formes à la pointe des publications je n’ai pas trouvé grand chose pour le moment, mais je ne renonce pas. Reste alors les ressources de blog, l’upg d’autres personnes dont je ne me permettrais pas l’usage pour des raisons évidentes.

Finalement, la dernière et la première des sources, en tout cas dans mon parcours : la recherche personnelle, la pratique, les intuitions, les échanges.

Les suivantes.

Je ne vais ici que donner une liste et un très rapide résumé concernant les suivantes. J’aimerais par la suite développer au moins un article plus approfondi sur chacune. Il est évident, mais je le rappelle, ce n’est qu’un instant t d’une recherche. Tout est perfectible, je suis réceptive à la critique et aux conseils et bien entendu, faillible.

Je ne parle ni n’écris le vieux norrois, les noms sont orthographiés au mieux selon les diverses sources que j’ai pu croiser.

Le nombre de suivantes varie, je le sais bien, mais en ai répertorié douze pour le moment.

Gna

Gna. source inconnue

Dite aussi, « celle qui s’élève », est la fille de Bertha (divinité de la neige, de l’hiver, prophétesse ayant à charge l’âme des enfants) et Niorun (dieu des montagnes). Sur son cheval Holfvarpnir, « celui qui lance ses sabots » et sait galoper tant sur la mer que sur l’air, elle transmet les ordres de Frigg dans les neuf mondes.

Une figure de messagère, une verticalité descendante : elle transmet les ordres mais n’est pas là pour récolter d’informations à première vue. Son cheval (métaphore chamanique habituelle ?) a accès à l’ensemble des sphères a priori.

Hlin

Hlin Un dessin de JonnaN sur la pin, ici => https://www.pinterest.fr/jona74/a-little-bit-of-me/

« Celle qui s’élève » avait à coeur la protection de ceux que Frigg jugeait dignes d’être préservés du danger et était envoyée comme émissaire auprès d’eux. La protectrice, comme le signifierait son nom, a pour devoir de protéger les humains, de les consoler de leurs larmes de deuil. Elle est un lien entre Frigg et l’humanité, écoutant les prières et en référant à la patronne. Quelque chose de l’archétype du paladin mais à la nordique avec ce lien avec la mort en sus de la protection. Il y a encore bien à creuser !

Var

Var Par Grace Palmer, sur Etsy

Le nom de cette déesse est lié au mot utilisé pour nommer les serments faits (varar), elle écoute et prend note des serments : mariages, pactes d’union, alliances…Et puni les parjures. Il est à considérer que les cultures nordiques avaient développé un système législatif très poussé, il faut que je retrouve la source de cette information d’ailleurs. Non seulement elle reçoit donc les paroles données mais en plus intervient de manière terrible sur ceux qui briseraient leurs paroles données, cette association est intéressante, il ne s’agit pas d’une réception « passive » mais bien d’une prise de note vérifiée et surveillée.

Grefjon

Grefjon, source inconnue.

Une vierge qui serait entourée par celles mourant vierges, protectrice des dîtes vierges. Pour autant, mère de géants dans une sombre histoires de création du pays vivant 4m sous le niveau de la mer (la Hollande), elle donnerait avant que le besoin ne s’en fasse sentir et est associée à la fertilité. Son don de clairvoyance est puissant mais elle n’influe pas sur le cours des événements, ce qui ressemble à Frigg.

Une divinité qui me laisse encore perplexe, ses domaines de compétences étant très vastes et un peu fourre-tout.

Snotra

Snotra par Thorskegga

Celle qui est associée à la sagesse présente des champs d’actions de prime abord assez surprenants dans leur association : annoncer le beau temps, amener la brise, le contrôle de soi, la connaissance, la prudence. La sagesse.

Elle n’est mentionnée que dans l’oeuvre de Snorri (« La 13eme est Snotra : elle est sage et affable. D’après son nom on qualifie « d’avisé » [snotr] une femme ou un homme circonspect. »p66 chez Gallimard) ce qui peut amener à questionner son histoire. Le lien entre le climat positif et le domaine de la quête intérieure de contrôle et de connaissance, de prudence, peut être, et là il s’agit de pure supposition, un lien entre le climat intérieur et la perception de l’environnement, ce qui fait revenir sur la notion de contrôle de soi et de sagesse. Mais allez savoir.

Sygna

Cette suivante m’a interloquée, dur de trouver quelque information si ce n’est qu’une grosse boîte d’avocat porte son nom. Pas un autre bruit sur les internets. Elle présiderait les procès. Cocasse.

Lofn

Lofn, par G Palmer

La consolante, qui favorise l’union des amants, la clé en or qui passe outre des interdits et du culturellement correct. Restant tout de même dans la lumière du légitime avec son côté déesse des amoures perdues. C’est charmant ce lien entre échec et relation non normée.

Qualifiée de « douce et bonne » par Snorri, elle a obtenu la permission d’Odin et Frigg des individus pour qui le mariage était interdit. C’est un point intéressant qui remet en perspective le côté « charmant » du paragraphe précédent : dans toutes les cultures, les unions sont légitimées, sont normées, soumises à des impératifs etc. (je ne dis pas que j’approuve, j’énonce juste un fait), Lofn guide donc l’union, l’amour et la permission aux unions de marge. Ce qui est intéressant : même la marge est prise en compte par le panthéon.

Fulla

Fulla et Frigg, source inconnue.

Décrite comme vierge à la chevelure flottante enserrée de bandeaux d’or, Fulla ou la plénitude, dite favorite de Frigg, est en charge de cette boite qu’on la voit porter. Une boite contenant bijoux et outils cérémoniels et magiques appartenant à Frigg, Fulla en est en gardienne, elle aurait aussi en charge ses chaussures. Alors en tant qu’ancienne propriétaire d’un nombre aberrant de chaussures j’ai un peu ris.

Je manque de clés historiques et culturelles pour faire du sens sur ces attributs de façon précise, mais c’est intéressant cette histoire de boite, de chaussures et d’objets rituels.

Saga

Saga, par G Palmer

Elle serait fille d’Odin, le père de tout, ce qui manque de précision pour le coup et fait partie des vierges lui apportant chaque matin une coupe d’hydromel. Déjà, comment ne pas approuver cette entrée dans la journée, ensuite, considérant, il me semble que l’hydromel est lié à certains types de rites, on pourrait la voir comme porteuse du sens et des serments ayant été effectués autour d’Odin grâce à l’hydromel ? Qui sait.

Saga est une déesse des histoires, de l’Histoire. Nous parlons encore de saga pour parler de certains types de récits.

Eir

Eir par Nicole Cadet

Celle qui apaise, déesse de la guérison et de la médecine. Concernée tant par les plantes, le corps, le chamanisme. Eir est fille de Njord (dieu de la mer, des vents). Snorri se contente d’en parler comme « d’un excellent médecin », ailleurs j’ai pu lire que c’était également une Valkyrie, également une servante de Freyja, donc une Vanes, voire une de ses huit soeurs. Elle semble donc rattachée à beaucoup d’univers et les sources se contredisent, Snorri la disant Ases, ailleurs on la lit Vanes.

Syn

Syn, par G Palmer

Syn, associée au refus elle garde l’accès aux lieux dans lesquelles se rassemblent les Ases. Une aiguilleuses inversée ? C’est intéressant cette idée de verrou.

Elle défendrait les causes perdues, les portes et représente donc le refus. Avec Gna et Hlin elle est la troisième que je regroupe sous l’archétype guerrier, chacune à sa manière représentant une branche possible d’application de ces compétences archétypales.

Vör

Vör par Sunao17

Vör serait liée à la prudence. J’ai pu lire qu’elle personnifiait la sagesse et la connaissance des choses. Rattachée à l’inconscient, représentée par un voile sombre, rien ne lui serait étranger, rien ne pourrait lui être caché. J’ai également lu qu’elle pouvait être associée à l’intuition féminine.

C’est une des suivantes où ce que je ressens me semble discorder de mes lectures.

 

Snorri recense certaines des suivantes comme étant « les déesses Ases » (p65) : Frigg, Saga, Eir, Gefion, Fulla, Freyja, Siofn, Lofn, Var, Vor, Syn, Hlin, Snotra, Gna. D’autres semblent provenir du panthéon des Vanes, et si certaines sont des divinités existant par ailleurs, hors de Fensalir (Saga par exemple), d’autres (Fulla) semblent intimement lié au lieux et à la déesse Frigg.

Je n’ai pas de conclusions pour le moment, je recueille les données et les regroupe ici. Affaire à suivre avec, je l’espère, si j’ai le temps et réellement l’occasion de faire ça bien un article pour chacune en lien avec un travail dévotionnel.

Initialement je voyais cette recherche comme un projet collectif, c’est toujours le cas si certain-e-s sont hypées ou autre, dans tous les cas, j’avance.

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Lilith

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Une image très parlante, de façon à bien commencer l’article !

Ne te fis pas à elle. Elle n’est pas bien intentionnée. C’est une démone. La mère de tous les maux…

Enfin, je dis ça, j’ai écris les deux lignes précédentes en 2013. C’est à dire que ça date. Je me demande où je voulais en venir alors, l’inconvénient de ne jamais prendre de notes, ou pas assez.

Expérience personnelle. 

Je n’ai croisé la dame qu’il y a bien longtemps et assez peu. Je bossais beaucoup avec une personne s’étant dédiée à cette divinité, et j’étais curieuse. Pour changer.

La prise de contact fut assez smooth, de mémoire (et date de bien avant 2013, plus de 2009 si je ne m’abuse). Pour info, j’étais pas mal au fond du trou face à la rupture la plus violente que j’ai jamais vécu et que je ne vivrais plus jamais j’espère ! Donc à cette époque, mes contacts étaient assez tranchés, c’était doux et précautionneux ou c’était le bordel le plus total.

Ce dont je me souviens : une douceur plein de compassion, quelque chose comme « pleure petite soeur ». C’est à son contact que ma sexualité a quelque peu évoluée. Avant le bonhomme j’étais assez décontractée de la culotte, je partais du principe de toute manière qu’à part ce point-ci je n’étais pas de très grand intérêt. Que je sois encore en vie et sans séquelle est peu ou prou un bien beau miracle considérant les prises de risque. C’est Lilith qui m’a aidée à réaliser que c’était pas forcément pour mon bien, non pas dans l’absolu, concrètement la légèreté de la cuisse est une bonne chose ! à condition que cela nous convienne et nous fasse du bien. Le fait fut que ce n’était pas le cas pour moi. Elle a dû aller un peu loin de mémoire pour que je daigne cesser d’être butée. Je suis butée. Très. Bref.

C’est une des premières déesses que j’ai rencontré qui m’a parlé de pouvoir personnel, de respect de soi et de connaissance de ses limites. De lever la tête et de ne certainement pas de baisser les yeux. De ne pas être désolée de mon vécu. Que si victime il y a eu, je ne le suis plus.

Je n’ai pas souvenir d’avoir volontairement fait un taf avec elle, de mémoire il y avait un petit autel et des discussions. C’était impressionnant, très intense, la dame est assez intense il faut dire. Ce que j’ai beaucoup admiré c’est sa façon de présenter les choses sans misérabilisme. Oui, les malheurs du monde, oui, ils sont là, mais il ne s’agit ni de s’affliger ni de détourner le regard. Il s’agit d’être au centre de soi et d’agir par soi et pour soi, pour accomplir les choix que nous réalisons.

Les légendes

Qu’elle soit la première femme, autonome et non crée à partir d’une cote, qu’elle soit un démon, qu’elle soit un souffle du désert dévorant les enfants. Accoucheuse ou avorteuse, succube. Il y a beaucoup d’histoires sur Lilith. bien plus que je n’en connaisse. Aucune ne me parle plus particulièrement et je ne la connais pas assez pour avoir un avis. C’est à vous de voir !

Et donc

Et donc pas mieux. Je livre juste ma petite expérience, qu’elle soit utile à qui pourrait en avoir besoin, qui sait.

(Et donc je ne trouve plus le bouton pour justifier le texte, ce qui me plonge dans une abyme de tension nerveuse. Qui sait où il se cache ? il a disparu vous dis-je ! )

 

Random

D’après Potterhead, je suis une serdaigle. Mouais. Admettons. Et même que mon patronus est un genre de belette en encore moins sympathique. Oui oui. C’est un peu sanguinaire ces bêtes là.

Alors que je méditais, j’ai vu une succube s’approcher de moi, puis me piquer la main. Je l’ai dézinguée, saloperies de moustiques (non, je n’ai pas atteint l’éveil de la non violence).

Un jour, Odin m’a conseillé des cosmétiques pour faire du bien à ma peau.

Aphrodite aime bien balancer des petits encouragements aux maladies vénériennes chez les gens qui la gonflent. Elle n’est pas forcément très sympa.

J’ai la foi.

Ce qui m’aide à me lever tous les jours, c’est de penser au petit déjeuner que je vais me faire. Je suis tellement pas du matin….

Ce qui fait que j’ai la force de me lever chaque jour c’est d’investir chaque instant pour changer les choses. Mon boulot est un acte militant (pas au sens prospectus et tout, au sens où je me mobilise pour agir en accord avec mes convictions), ma sphère sociale se veut bienveillante et épanouissante pour ceux qui la partagent et enfin, c’est la seule façon que j’ai trouvé pour survivre à mon empathie, le fait de me battre pour un mieux.

J’ai fais mon premier rituel en instinct total, je sortais de la maternelle.

Le problème c’est pas quand ça marche pas.

Il est temps d’aller en griller une.

L’oracle des vampires, de Cavendish et Becket-Griffith

J’ai fait l’acquisition de ce jeu il y a de ça…deux ans, deux ans et demi, cadeau de noël à moi-même. En premier lieu parce que j’apprécie le travail de Cavendish, ses jeux me parlent et je les trouve plutôt bien foutus et cohérents. De plus, son travail avec la dessinatrice Becket-Griffith me parait synergique, plus que son travail avec d’autres dessinatrices (avis personnel). Ensuite parce qu’après avoir bossé avec les shapeshifter, les ombres et lumières et ceux croisés mais pas acquis, j’étais curieuse de voir ce qu’elle allait faire avec un sujet plus tranché ombre.

Le jeu est vendu dans une jolie boîte cartonnée, bien solide, j’apprécie. Il y a 44 cartes, le nombre habituel chez Cavendish si je ne m’abuse, numérotées, ce qui rend la recherche dans le livret fourni très simple. Côté matériel, vraiment, rien à dire, le carton des cartes est un peu souple mais ça reste raisonnable, et il n’y a pas de tranche colorée, ce que mon côté kikou des neiges regrette un peu. Le dos des cartes est sépia, avec un des petits personnages représenté en médaillon, c’est tout à fait charmant.

Le livret, très cool, comme toujours avec la dame : une explication, un système, une prise en main, quelques tirages, un peu de mythes. Le tout de façon très décomplexée : c’est interprété, c’est utilisé, c’est un système dans un oracle, et ça fonctionne. Je ne me sens spécialement concernée par la véritay vraie dans ces domaines là, et je sépare les quelques faits et théories d’avec l’usage de systèmes. Donc, je ne suis pas défrisée, mais il y a sûrement des gens que ça va faire grogner.

J’ai retrouvé, après fouilles archéologiques intenses, le carnet dans lequel j’avais fait le taf, à l’époque, le vingt six décembre 2015. Un premier contact plein de peps, où je découvre le délicieux caractère de ce jeu (non) et ses conditions d’usages. Chaque soir je tirais une carte, écrivais une prière ou un mini rituel avec la carte en question, et faisait le bilan 24h plus tard. Cela a duré jusqu’au quatorze février. Un peu moins de deux mois de travail quotidien, qui m’a été bien utile, j’étais pas en grande forme à l’époque et j’ai constaté que ce jeu était un outil très pertinent pour s’en sortir quand on touche au fond du sceau. Il est concret, pragmatique, et dans l’action performative. Rien de planant ou plané.

Mon ressenti maintenant, deux ans plus tard est le même. Avec un petit forte sur le côté bourrin du jeu, faut dire que même si ce n’est pas la joie en ce moment, ça va nettement mieux qu’à l’époque, clairement et du coup il prend moins de pincettes je suppose, enfin, je constate.

J’ai demandé au jeu de me désigner une carte, décrivant comment il me percevait, ce qu’il y avait à dire sur moi. J’ai éclaté de rire quand la carte 38, la Courtoisie réfléchi, poli, bonnes manières, est sortie. De l’importance de la courtoisie, de la grâce, de faire attention aux autres, de lier, de nouer, de sourire et d’être prévenante. N’est-elle pas choupie cette chaperon rouge vampire, toute sucre et grands yeux, ayant préparé plein de sucreries pour tout le monde, on en oublierait presque qui est le prédateur le plus flippant sur l’image. Cette carte me rappelle également le travail que j’ai pu réaliser avec deux divinités notamment, dont j’ai pas mal parlé sur le blog et qui sont très concernées par ces sujets-ci.

En résumé, un jeu que je conseille aux personnes en situation complexe et qui n’en voient pas le bout, ou encore à toute personne appréciant les dessins, l’idée, l’esthétique ou parce que. Bien sur, il faut accepter de mettre les mains dans le caca pour le ménage les enfants, donc si « l’ombre » vous met mal à l’aise, bha allez-y d’autant plus xD. Mais je suis un peu bourrin moi aussi ♪

Très cher blog

Très cher blog, je reviens vers toi alors que je suis dans le bus. La beauté de la technologie, de la couverture réseau et de mon manque de motivation pour aller chercher ce bouquin en anglais Fourré au fond de mon sac. 

En ce moment rien de spécial n’est à narrer. Il est vrai que je pourrais poursuivre quelques séries articles entamées, parler de mes jeux de tarots ou oraculaires, expliquer que les runes ont des noms un peu différents pour moi ou encore gloser à coup de jolies photos et de remarques vagues sur le printemps, les petites abeilles et la situation sociale qui me provoque une nausée physique chaque fois que j’y pense. 

Le temps me manque, mais aussi une chose nouvelle. Je me retrouve de plus en plus circonspecte quant à ce blog. Ma pratique d’écriture a changé, les longs textes torturés commencent à dater et je commence à considérer de plus en plus l’utilité que pourrait avoir ce blog. Peut être y a t il des sujets que certaines personnes aimeraient me voir traiter, ou peut être juste qu’on s’en ballec et que de lire de ci de là est OK comme ça, à vous de me le dire. ^-^

J’ai une flopée de brouillons, d’idées d’articles et j’en passe, mais ça ne sera pas avant un certain temps. 

Mamaji, au même endroit.

Un copain vu au musée d’ethnographie de Genève cet été.

La routine du matin.

Il y a des jours avec, et des jours sans. Avec ou sans quoi ? Tout dépend. Bonne humeur, envie de, énergie, motivation, créativité, ou le pack de douze.

Ayant une petite tendance à être pour le moins caractérielle et ayant noté que mon degré de fatigue influence fortement ma capacité à faire preuve de patience et de bienveillance, deux éléments nécessaires à très haute dose dans mon quotidien, j’me suis cordialement sorti les doigts du cul et ai tenté de mettre de l’ordre dans ma vie.

Tout a commencé par un tri relationnel qui s’est fait tout seul, sur le temps, avec un brin de velléité de ma part tout de même. Cesser progressivement de répondre à certaines personnes, laisser les amarres foutre l’camp sans pression. Trier ce que j’ai envie de faire du simple effet de groupe.

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Ensuite : ce que je fais du temps qui m’est alloué #Gandalf. Là un constat s’est imposé : la procrastination n’était plus un mode viable. Comme si ça l’avait été vous m’direz.

Pleine de bonne volonté, j’me suis lancée dans des listes sur ce que je voulais faire, les projets. Pis du coup bien entendu j’allais accorder du temps à ce que je voulais réaliser, c’est la logique et le bon sens même, n’est-ce pas ?

Mmmmh.

J’ai alors tenté un nouvel angle d’approche.

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J’me suis souvenue que ce qui structurait les chiards c’était le rythme de vie. Déjà quand tu les cadre sur les quatre trucs sus-cités, enfin moi trois t’sais, bref, et bien déjà tout se passe mieux, ça colle des rails. Plus efficace que ceux que je croisais fut un temps.

Alors pour être sûre d’être bien reposée et dans de bonnes dispositions, sachant que je peux pas supporter le matin. Genre tu m’parles j’te bute, tu me souris je te bute, tu respires, j’te bute. Avec amour et tout, on n’est pas des bêtes. Mais voilà.

J’ai avancé mon réveil.

Il sonne maintenant à six heure du matin.

C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup. ♪

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Alors avec ce nouvel état est arrivé une nouvelle routine. Que voici, en espérant vous inspirer. Lel. Non en vrai je suis curieuse de ce que les gens font le matin pour survivre au fait d’avoir survécut un jour de plus et de devoir faire des trucs en plus.

4h27 : ma vessie me hurle dans mon rêve sur la grammaire française que oui, la tisane était bien de trop. Je cherche mon chemin pour les toilettes, me cogne l’orteil dédié à la douleur dans une embrasure de porte. Me jette à nouveau sous la couette.

5h10 : ha, le coloc vient de rentrer de soirée. Veinard.

5h45 : Ah, l’autre aussi a une vessie expressive.

6h : Va chier.

6h10 : ok ok. J’allume la lumière.

6h20 : regard ahuri sur le mur face au lit. Je dresse une liste mentale de haute précision : habits sdb thé eau thé plante repas sac tapis sac boire.

6h40 : le thé infuse, j’étale mon tapis de yoga, en grinçant. Et je commence à saluer ce connard de soleil qui se lève visiblement plus tard que moi.

6h45 : je grince.

6h50 : non mais ça va, j’en ai fait qu’une mais j’ai fait les deux côtés pour les guerriers alors bon.

7h00 : Ah meeeeeerde, heureusement que j’ai pris ma doucher hier soir.

7h15 : non mais les yeux pandas ça va, ça fait pro.

7h25 : je claque la porte de l’appart oubliant au choix : mon repas de midi / mes clés / mes clopes / mon thé /mon petit dej / mes documents pour le taf. C’est en rotation permanente bien entendu.

7h38 : et merde, le bus.

7h42 : non mais large.

Et c’est parti pour bus, métro, marche, et une journée de boulot. Avec quelques éléments qui me semblent également pertinents pour des rails solides tout ça :

  • je prépare mes repas (ou les gens qui vivent ici aussi) avec des trucs simples, végétariens (mon choix, faites ce que vous voulez, pas mon problème et vice et versa), et fait maison. Moins cher, meilleur qualité et witch touch sisisi.
  • Je tente de manger à heure fixe, en l’occurrence entre 11h45 et 12h20.
  • Même si je taf en même temps, je me laisse vingt minutes sur la pause totale pour buller dans le vide, en fumant clope sur clope ou en ronflant sur mon bureau.
  • Je garde dans mes poches quelques sigils à coller de ci, de là, sur les murs ou dans le bus.
  • J’ai une craie sur moi au cas où j’vois un coin de mur accueillant.
  • J’ai mes carnets pour noter ce qui pourrait être impératif.
  • J’ai une demi douzaine de sachets de thé et un thermos (rose) toujours sur moi. Parce que : une bonne hydratation prend soin de votre peau, de votre cerveau et de votre santé (oui, c’était par ordre d’importance).

Le choix de faire du yoga, même un tout petit peu est assez important pour moi. Même si c’est un tout petit peu, et j’insiste. Pas besoin de faire quarante cinq minutes de courses le matin pour dire que l’on a fait du sport. Notre société est un peu poussive en terme de performance et j’ai tendance à préférer les changements doux et durables aux trucs bourrins. Alors chaque matin, ou presque, je ne suis qu’humaine, je me fais ma salutation. Et bientôt il y en aura plusieurs, etc. Le yoga est de plus assez cool pour réveiller doucement le corps, ré-aligner tous les autres et se mettre dans de bonnes dispositions.

Depuis que j’ai adapté mon mode de vie à cette routine, je suis….nettement plus fatiguée le soir. Mais, et il est de taille ce mais : ma productivité sur la journée n’a rien à voir. Elle a été multipliée oula par tout ça au moins. Et du coup oui, j’ai besoin de dormir au final. Ce qui est bien, ce qui est sain, et ce qui prend en fait vachement de temps. Mais c’est bon pour la peau il parait.

Et à bientôt pour une routine soir.