Très cher blog

Très cher blog, je reviens vers toi alors que je suis dans le bus. La beauté de la technologie, de la couverture réseau et de mon manque de motivation pour aller chercher ce bouquin en anglais Fourré au fond de mon sac. 

En ce moment rien de spécial n’est à narrer. Il est vrai que je pourrais poursuivre quelques séries articles entamées, parler de mes jeux de tarots ou oraculaires, expliquer que les runes ont des noms un peu différents pour moi ou encore gloser à coup de jolies photos et de remarques vagues sur le printemps, les petites abeilles et la situation sociale qui me provoque une nausée physique chaque fois que j’y pense. 

Le temps me manque, mais aussi une chose nouvelle. Je me retrouve de plus en plus circonspecte quant à ce blog. Ma pratique d’écriture a changé, les longs textes torturés commencent à dater et je commence à considérer de plus en plus l’utilité que pourrait avoir ce blog. Peut être y a t il des sujets que certaines personnes aimeraient me voir traiter, ou peut être juste qu’on s’en ballec et que de lire de ci de là est OK comme ça, à vous de me le dire. ^-^

J’ai une flopée de brouillons, d’idées d’articles et j’en passe, mais ça ne sera pas avant un certain temps. 

Mamaji, au même endroit.

Un copain vu au musée d’ethnographie de Genève cet été.

La routine du matin.

Il y a des jours avec, et des jours sans. Avec ou sans quoi ? Tout dépend. Bonne humeur, envie de, énergie, motivation, créativité, ou le pack de douze.

Ayant une petite tendance à être pour le moins caractérielle et ayant noté que mon degré de fatigue influence fortement ma capacité à faire preuve de patience et de bienveillance, deux éléments nécessaires à très haute dose dans mon quotidien, j’me suis cordialement sorti les doigts du cul et ai tenté de mettre de l’ordre dans ma vie.

Tout a commencé par un tri relationnel qui s’est fait tout seul, sur le temps, avec un brin de velléité de ma part tout de même. Cesser progressivement de répondre à certaines personnes, laisser les amarres foutre l’camp sans pression. Trier ce que j’ai envie de faire du simple effet de groupe.

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Ensuite : ce que je fais du temps qui m’est alloué #Gandalf. Là un constat s’est imposé : la procrastination n’était plus un mode viable. Comme si ça l’avait été vous m’direz.

Pleine de bonne volonté, j’me suis lancée dans des listes sur ce que je voulais faire, les projets. Pis du coup bien entendu j’allais accorder du temps à ce que je voulais réaliser, c’est la logique et le bon sens même, n’est-ce pas ?

Mmmmh.

J’ai alors tenté un nouvel angle d’approche.

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J’me suis souvenue que ce qui structurait les chiards c’était le rythme de vie. Déjà quand tu les cadre sur les quatre trucs sus-cités, enfin moi trois t’sais, bref, et bien déjà tout se passe mieux, ça colle des rails. Plus efficace que ceux que je croisais fut un temps.

Alors pour être sûre d’être bien reposée et dans de bonnes dispositions, sachant que je peux pas supporter le matin. Genre tu m’parles j’te bute, tu me souris je te bute, tu respires, j’te bute. Avec amour et tout, on n’est pas des bêtes. Mais voilà.

J’ai avancé mon réveil.

Il sonne maintenant à six heure du matin.

C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup. ♪

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Alors avec ce nouvel état est arrivé une nouvelle routine. Que voici, en espérant vous inspirer. Lel. Non en vrai je suis curieuse de ce que les gens font le matin pour survivre au fait d’avoir survécut un jour de plus et de devoir faire des trucs en plus.

4h27 : ma vessie me hurle dans mon rêve sur la grammaire française que oui, la tisane était bien de trop. Je cherche mon chemin pour les toilettes, me cogne l’orteil dédié à la douleur dans une embrasure de porte. Me jette à nouveau sous la couette.

5h10 : ha, le coloc vient de rentrer de soirée. Veinard.

5h45 : Ah, l’autre aussi a une vessie expressive.

6h : Va chier.

6h10 : ok ok. J’allume la lumière.

6h20 : regard ahuri sur le mur face au lit. Je dresse une liste mentale de haute précision : habits sdb thé eau thé plante repas sac tapis sac boire.

6h40 : le thé infuse, j’étale mon tapis de yoga, en grinçant. Et je commence à saluer ce connard de soleil qui se lève visiblement plus tard que moi.

6h45 : je grince.

6h50 : non mais ça va, j’en ai fait qu’une mais j’ai fait les deux côtés pour les guerriers alors bon.

7h00 : Ah meeeeeerde, heureusement que j’ai pris ma doucher hier soir.

7h15 : non mais les yeux pandas ça va, ça fait pro.

7h25 : je claque la porte de l’appart oubliant au choix : mon repas de midi / mes clés / mes clopes / mon thé /mon petit dej / mes documents pour le taf. C’est en rotation permanente bien entendu.

7h38 : et merde, le bus.

7h42 : non mais large.

Et c’est parti pour bus, métro, marche, et une journée de boulot. Avec quelques éléments qui me semblent également pertinents pour des rails solides tout ça :

  • je prépare mes repas (ou les gens qui vivent ici aussi) avec des trucs simples, végétariens (mon choix, faites ce que vous voulez, pas mon problème et vice et versa), et fait maison. Moins cher, meilleur qualité et witch touch sisisi.
  • Je tente de manger à heure fixe, en l’occurrence entre 11h45 et 12h20.
  • Même si je taf en même temps, je me laisse vingt minutes sur la pause totale pour buller dans le vide, en fumant clope sur clope ou en ronflant sur mon bureau.
  • Je garde dans mes poches quelques sigils à coller de ci, de là, sur les murs ou dans le bus.
  • J’ai une craie sur moi au cas où j’vois un coin de mur accueillant.
  • J’ai mes carnets pour noter ce qui pourrait être impératif.
  • J’ai une demi douzaine de sachets de thé et un thermos (rose) toujours sur moi. Parce que : une bonne hydratation prend soin de votre peau, de votre cerveau et de votre santé (oui, c’était par ordre d’importance).

Le choix de faire du yoga, même un tout petit peu est assez important pour moi. Même si c’est un tout petit peu, et j’insiste. Pas besoin de faire quarante cinq minutes de courses le matin pour dire que l’on a fait du sport. Notre société est un peu poussive en terme de performance et j’ai tendance à préférer les changements doux et durables aux trucs bourrins. Alors chaque matin, ou presque, je ne suis qu’humaine, je me fais ma salutation. Et bientôt il y en aura plusieurs, etc. Le yoga est de plus assez cool pour réveiller doucement le corps, ré-aligner tous les autres et se mettre dans de bonnes dispositions.

Depuis que j’ai adapté mon mode de vie à cette routine, je suis….nettement plus fatiguée le soir. Mais, et il est de taille ce mais : ma productivité sur la journée n’a rien à voir. Elle a été multipliée oula par tout ça au moins. Et du coup oui, j’ai besoin de dormir au final. Ce qui est bien, ce qui est sain, et ce qui prend en fait vachement de temps. Mais c’est bon pour la peau il parait.

Et à bientôt pour une routine soir.

Juste en passant.

Les histoires ne sont pas la réalité, et c’est pour ça qu’elles sont importantes.

Une histoire est écrite, réalisée, jouée, interprétée. Le lecteur/spectateur/auditeur va vivre cette histoire, ou plutôt cette histoire va vivre au travers du spectateur.

L’histoire devient le sujet lorsque nous sommes face à elle, nous la regardons, l’étudions sous les moindres détails ou passons juste sur la surface, qu’importe. Et l’histoire fait de nous son sujet, temporaire ou éternel, prisonnier des échos et des souvenirs de ce qu’elle nous aura fait vivre.

Par sa construction, ses choix de narration, par ce qu’elle dit et ne dit pas, une histoire nous enrichit. Dans un univers fermé et écrit (ce qui n’est pas forcément le cas du notre) elle nous donne des exemples, des clés et des astuces sur comment nous confronter aux éléments du quotidien.

L’histoire nous construit et construit notre groupe social. Si je hasarde une blague sur kung pow (film random mais que je recommande chaudement) et que la personne en face répond, une connivence s’installe. Si elle ne répond pas, je suis bonne pour une explication poisseuse « haha c’est ce flim, tu connais ? Ah bha regarde à l’occasion ». Haha.

Un certain nombre de facteurs tels que l’âge, l’habitus, la culture, vont influencer la composition de notre banque personnelle d’histoire.

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J’ai beaucoup de mal avec l’élitisme culturel, quelle que soit la forme qu’il prenne. Non, je n’ai pas vu ce film ô combien classique à tes yeux mais est-ce que tu es obligé de me tanner le cuir toutes les semaines pendant trois ans ? Non je n’ai pas envie de le voir, va chier. Comment ça je connais pas ce livre ? Ah bha oui, je peux pas tout connaitre. Mais tu peux aussi prendre un autre ton connard. BREF, fin du dialogue schizophrène.

L’élitisme dans ce domaine va se rapprocher, selon la vision que j’en ai pour l’instant, de tentative de domination. « ha le noob, il connait pas ça » *gros rire collectif / Exclusion du groupe. Ou encore « quoi mais comment as-tu pu apprécier le film ? Le livre est tout de même mieux ! Je ne comprends pas ces gens qui se contentent de l’adaptation blabla² ». Same. C’est ok d’apprécier des trucs et pas d’autres, mais de là à aller organiser le monde par discrimination culturelle sous tendue de niveau de vie ou de culture/intelligence, et bien en fait non, c’est de la merde.

Je suis pour l’éveil culturel.

Que cesse l’appropriation des cultures stigmatisées par les dominants quand ça leur chante, que cesse la domination de ces coquins coquets qui hantent les vernissages pour se frotter suavement la nouille sur du namedropping ou autre « oui j’ai une de ses pièces dans ma salle de bain haha ». Que cesse l’hygiénisme culturel nom de nom.

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Soyons contre-pouvoir ! Contre-norme ! Amusons nous des langues et sodomisons les grammairiens qui imposent une norme si rigide que le trio fasciste que l’on connait en a une demi-molle rien qu’en envisageant d’être au moins à moitié aussi intolérant. Enculons les bourgeois et leur culture blanchocatho à la noix, emmerdons nos enfants avec des éléments de culture, allons voir de l’art auquel on n’y connait rien, trouvons ça moche, beau, inspirant, vide, peut-importe, mais faisons vivre les alternatives.

Essayons d’avoir un avis sur tout. Un avis hein, pas d’avoir raison. Et d’en parler.

Obligeons nous à rencontrer des histoires qui ne nous seraient pas parvenues si nous étions resté dans notre petit monde tout comme on l’aime.

Les histoires ne sont pas la réalité et en ça elles sont importantes. Elles sont un bout d’autre chose, que nous pouvons apprendre à amener dans notre réalité, pour la faire évoluer.

 

L’arbre qui cache la forêt.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais toujours finit par me venir la question du pourquoi. Pas nécessairement le pourquoi de la fatalité qui s’abat, plus simple le « mais pourquoi je fais ça, bordel ? ».

Cette question s’est posée à chaque instant de ma vie ésotérique. Pourquoi je m’embarque cette fois volontairement et consciemment là dedans ? Et pourquoi je continue ? Pourquoi je me renseigne et pratique au lieu de simplement m’adonner à la bien connue réunion façon wicca tupperware (expression de feu Dorian si ma mémoire est bonne) à grands renforts de « moi je crois que » et autres « ma chériiiiie cette énergie ça va pas du tout »?

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Vieille photo insta’ d’un petit biscuit rituel. La jolie surprise de la rune alors que j’avais mêlé à la préparation des fleurs de lavande.

Je ne cherche pas de vérité : ma copie de philo du bac peut témoigner, j’y ai cherché à démontrer la non existence même subjective de ce concept. J’ai dû faire marrer le correcteur, il m’a accordé une note bien supérieure à celle que je me suis fadée en math, ce qui est quand même embêtant pour un bac scientifique.

Je n’ai pas de croyance figée : je suis au final agnostique sur bien des sujets du package ésotérique. De « c’est quoi un dieu » à « la réincarnation » en passant sur les missions divines voire les socles communs de l’ordre des âmes, de leur passage et du tirage de carte, j’en sais foutre rien mes p’tits potes. De base faut dire que j’ai pas tant de certitudes que ça. Sorti de « le thé c’est bien », « j’aime pas le matin » et « vive l’amour » j’ai pas de gros piliers directeurs. J’ai même été jusqu’en labo de science sociale pour admettre que 1. Je bitais rien aux humains, 2. J’entravais pas grand chose de plus à ce qu’ils foutent en société -même si j’ai quelques lignes directrices à présent, 3 l’honnêteté intellectuelle, si elle existait, nous épargnerait pas mal de glose non nécessaire et bien chiante.

J’suis pas en train de vous la faire façon je sais que j’ne sais rien. Plz.

Les aspects de ma pratique que je nomme renvoient tout de même à des champs assez vaste du « on sait pas lol mais enjoy ». D’Eris la petite taquine au chaos en passant par un libertinage divin, rien de figé.

Pour autant, je ne cherche pas à contrôler, taxinomier et étudier cet univers. Non pas que ces idées là ne me plaisent pas, je les trouve très bonnes, constructives même pour que ce j’en sais. D’ailleurs je note soigneusement -ou pas, j’oublie, tête de linotte, tout ça.-  mes expérimentations diverses, mes sacros-saints ressentis (non mais si, on peut mettre un s à sacro maintenant, les mecs/meufs/autres avec des couches et des épées l’ont dit) et autres digressions. Cependant toutes ces données me sont utiles pour voir où je vais, d’où je viens etc, mais en rien ne me semblent correspondre à des données étudiables. Et des données utilisables dans un cadre analytique de tout ce bordel, il y en a, sûrement, c’est juste pas dans ma démarche.

Chaque pratique est axée différemment (c’est obvious, mais bon, captain to the rescue), en fonction des choix que font les individus à tout moment, et de leur fonctionnement. Il n’y a pas de bonne ou de mauvais approche, tout au plus, de mon point de vue, des valeurs que je vais trouver plus ou moins pertinentes.

L’extase mystique permanente n’est pas non plus ma cam. Déjà, c’est épuisant, et surtout, j’ai déjà du mal à dealer avec le quotidien, j’vais pas en rajouter hein.

Ces deux approches me semblent aux antipodes de la ligne imaginaire des axes de pratique envisageable. T’sais on pourrait faire un graphique genre…

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Ne me remerciez pas. Oh ? Mes skills paint, oh, je rougis.

Le paradoxe lilolil (la dyslexie tue des gens chaque jour) de tout ça, c’est que plus on s’engage dans notre axe, moins on voit loin, et si on s’engage pas, on voit rien. C’est chiant un peu.

Alors j’en étais là de mes « réflexions » quand j’me suis souvenue de pourquoi je continue l’ésotérisme.

  1. Je suis libre de le faire. Même si en fait non vu que si je le fais pas j’ai des soucis. Mais c’est peut-être dans ma tête ? Agnosticisme sceptique et rebel qui fait parce qu’il a envie même si il a peut-être pas le choix, mais surtout il se sent libre de le faire. (putain mais respect à ceux et celles qui viennent me lire régulièrement quand même. Keur)
  2. Là je reprends des idées déjà évoquées dans un article précédent, j’sais plus lequel, si j’étais une bonne blogueuse j’vous mettrais l’lien t’sais. On verra. Donc l’idée c’est que je fais ce que je veux, et comme je le veux. Et ça putain….
  3. J’aime ça. J’aime partir dans l’wild et voir des trucs, discuter avec des machins divins ou pas, boire des bières avec des copines sorcières, fantasmer sur Dist, lire des articles parfois chiant à se rouler par terre mollement et parfois brillants. J’aime tirer des cartes, baver sur des jeux hors de prix, regarder des photos instagram super travaillées, essayer d’en faire et renoncer. J’aime rencontrer des gens passionnants, merveilleux, intelligents, et d’autres aigris, toxiques et nocifs. C’est enrichissant putain. Toujours de nouvelles découvertes, idées, trucs à la con à tester. Tout un bagage culturel également. Récemment j’ai aimé une page fb qui fait des memes avec des cartes de tarot. Genre :
issue de la page fb "Tarot Memes"

issue de la page fb « Tarot Memes » (elle me fait tellement rire cette image)

C’est un univers qui me plait. Et même ses mauvais côtés, humains en général, me plaisent, parce qu’ils me permettent d’avancer. Oui, survivre à la haine est aussi un moteur même si j’préfère celui qui fonctionne à l’amour, mon côté cucul.

Pourquoi j’fais ça ? Parce que j’aime ça, ce qui est, soyons clair, mon moteur principal. D’autres ? Sûrement pour des raisons structurellement similaires : parce qu’ils veulent comprendre, expérimenter, s’extasier, contrôler….

Est-ce que j’aurais pu faire autrement ? Certainement, nous faisons à chaque instant des choix. Certains en ont juste plus que d’autres.

En admettant la subjectivité totale de chaque pratique j’me dis qu’au final, le choix d’un axe relève moins de l’arbre qui cache la forêt que de la constitution de ladite forêt. L’éso, l’occulte, etc, c’est aussi ce que chacun en fait. On peut avoir l’irrésistible pulsion de chier sur certaines pratiques : elles sont dans la même forêt que nous, faut faire avec. C’est pénible de prendre en compte Doreen Virtue mais bon, un écosystème se doit d’être diversifié et équilibré. Par contre je sais ce qu’elle équilibre ou quoi l’équilibre mais j’veux rien avoir à faire avec O___o.

Dans quelle étagère…

…ais-je rangé mes pierres ? Mes livres ? Mes outils rituels ?

Dans quelle étagère ais-je rangé ma passion expérimentale ? Mon envie de ritualiser. Mes moments de pratique fifous voire addictifs ?

 

Dans quelle étagère, dans ce nouveau lieu de vie, dans cette coloc, vais-je ranger mes livres, et expliquer mon autel ?

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Point de suspense : ce fut le plus simplement du monde.

La vie est si simple si tout est clair dans la tête ♪,en tout cas ça fonctionne ainsi pour moi.

 

Pas mal de changements donc qui expliquent ce long silence. Les projets ne sont pas oubliés ou enterrés pour autant, il est juste besoin du temps, qui s’offre de plus en plus.

La bise et bonne journée/whatever à vous ♪.

Dit vagations.

Pourquoi la Vierge pleure ? Pourquoi les saints aux stigmates sont honorés ? Pourquoi les bodhisattvas nous parlent de la souffrance de l’amour, version universelle ?

Avez-vous déjà essayé de vous ouvrir, pleinement. Et de rester ainsi. Quels que soit le contexte, les individus autour de vous, l’heure, la lune, l’âge du capitaine.

Laissez tomber vos sept voiles. L’un après l’autre, bruissement de soie, grincements des lames qui déchirent votre structure quand le plastron se fend. Les pierres deviennent liquide à nouveau, le feu s’affine, la structure elle-même finit par tomber en poussière. Ne restent que vos os, la douleur dans vos dents. Par dessus, la chaire, tendre, la pulsation des fluides. Et vous, tout autour, en-dedans, partout.

Nimbés de vous-même, nus.

Une couche d’argile s’agglomère alors, petit à petit. Réaction naturelle, défense obligée. Forcez cet argile à redevenir poussière.

Restez nus.

Et maintenant ?

La crise d’angoisse. Ce que « l’énergie » n’a pu résoudre, l’émotion va tenter de le faire. Se fermer, boucler si il le faut, mais fermer, protéger, défendre.

La pulsion de vie est isolante. Elle doit après tout séparer de la mort, le temps de vivre.

Si votre volonté peu gérer les pulsions au niveau de l’énergie vive, elle peut gérer les émotions. Pour peu que vous vous connaissiez, que vous vouliez atteindre cet objectif, rester nu.

Ah, oui. La vulnérabilité, le danger, la protection. Je suis d’accord. Choisir avec discernement alors. être conscient des risques.

Rester nu.

Le mental maintenant. Qui va contrôler, analyser, calculer les risques, notifier tout changement. Quel beau et efficace moniteur. Quelle belle façon de cercler et de protéger. Le dedans, le dehors. Ce que je perçois est dehors; en témoignent mes réactions, mon analyse se fait en interne.

Tirer la langue est une option envisageable.

Et maintenant ?

Le passage difficile.

La dissolution. Dans ce qui va être absorbé par d’autres, l’épuisement nerveux, les tentatives pour résister. Est-ce normal de ne pas vouloir se dissoudre ? Oui. C’est même sain. C’est résister, prouver qu’on existe (même pas désolée).

Pourquoi ces connards d’orientalistes, ces perchés du spirituel, ces croyants de canapé parlent de l’amour universel ? Qu’en savent-ils ?

Que savent-ils de la dissolution au-delà de l’entendement. Celle qui nourrie le reste. Ce moment où la Vierge devient la pomme de sang de la relation (lapsus, ici je voulais écrire religion…) qui se veux universelle ? Où chaque prière n’est que l’occasion de se gaver de ses fluides, de sa vie ?

La prière nourrie l’entité ? Ah. Soit. Et ses actions lui pompent le lait. Soit. J’suis pas médecin, mais si j’ai une boite de petit poids dans mon placard, j’aurais du mal à faire un couscous pour vingt avec juste ça.

La souffrance est un moteur. Est-ce que cela suffit ? J’en doute.

La vie est générée par ce frottement entre l’intérieur et l’extérieur.

Voir si le fonctionnement du cercle magique n’a pas un effet à ce niveau-là. En sus de faire un dedans et un dehors, générer une tension entre les deux, créer assez de puissance dissonante pour alimenter le nouveau pattern créé.

La drogue m’voyez.

 

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Un an.

Voilà un an, ou presque, que j’ai finis par cesser de grincer des dents, de grogner et de ricaner à l’idée de travailler avec Aphrodite. Même au-delà de ça, de juste admettre que cette divinité et je avions possiblement des choses à nous dire.

Je ne suis pas butée. Chut.

Un an plus tard : un bilan mitigé.

En vrai non, c’était pour la référence. Bref.

Je tortille.

mon quotidien

mon quotidien (je suis les deux, mais surtout le cake)

Banalité évidente : faire le bilan sur une durée de l’influence d’un travail aussi intérieur est pour le moins épineux. Clairement le chantier est en cours, mais il y a eu de belles évolutions.

J’suis tombé sur un texte, sur deviantart, où la personne écrit les dix choses qu’Aphrodite lui a appris. J’suis pas convaincue d’apprécier que quelqu’un prenne mon texte pour le traduire, même en collant la référence, et lui demander sur une plate forme sur laquelle je n’échange pas est à perte. Donc j’vais chercher, sans plagier ou autre (c’est en anglais, j’ai lu une fois le texte, y’a deux jours, vous en faites pas, ma mémoire étant ce qu’elle est…) à mettre en avant ce qu’Afwodite a pu m’apprendre sur moi ou sur le monde. Donc ouai, on pourrait dire que je pompe l’idée.

J’crois y’a un terme pour ça, qu’est plus joli, que les gens mettent tout le temps, attendez voir….aaaaah oui: « ça m’a inspiré » :3 Vala.

En un an, qu’ai-je le sentiment d’avoir appris. Sinon réellement, du moins dans l’idée vague du truc ?

  • Que j’ai le droit de vivre. Genre réellement. J’ai pas à me punir, me saboter, tenter de me détruire directement ou indirectement. J’ai le droit de vivre, d’exister. En tant que moi. Moi-même. Pleinement.

Un psy aurait sûrement pu faire ce taf. Ou peut-être pas. Je ne sais pas, pis si je voulais aller voir un psy, bhé j’irai le faire en fait. Ce n’est pas encore totalement au point mais ça avance bien. Genre parait que j’suis épanouie et tout.

  • L’amour est une chose éminemment complexe. Tout jugement extérieur est forcément biaisé, et toute réflexion sur le sujet va dévier du propos. La pensée par contre va de paire avec l’amour.
  • D’ailleurs, arrêter de se prendre la tête est salvateur. Penser, parfois réfléchir, analyser, ok mais cesser de pédaler en rond : y’a du mieux aussi, bordel l’énergie que je peux perdre à me bouffer moi-même pour éviter de vivre ce qui se passe….
  • Si les gens sont heureux grâce à des conneries, tant mieux pour eux. Je ne suis pas là pour juger éternellement le con et l’obscur de cette société. Tant que ça ne nuit à personne ma foi, faîtes comme bon vous semble, j’irai pas vous jeter des patates.
  • De moins en moins l’angoisse de « me faire avoir ». J’ai pas forcément un passif smooth que ce soit en amitié ou en amour, ça avait laissé des marques. La grande muraille de Chine à côté d’moi c’est un renfoncement vague au fond d’un champs…. La logique avec laquelle je fonctionne présentement et qui semble pertinente est : dans le doute sois toi même. Si ça passe, c’est cool sinon, tant pis mais tant que je suis claire sur ce que je ressens, ce à quoi j’aspire, le reste s’agence, ou pas et puis j’avance, je vais pas rester bloquée 254664656 ans sur un truc.
  • Il est important de s’hydrater.
  • Traite le futile comme important et le sérieux comme léger. J’te promet, ça change pas mal de choses.
  • Tu ne peux pas être parfait-e. Alors lâche prise et va profiter d’la vie.

J’vais aller faire ça d’ailleurs. Cet article ressemble un peu trop à mon goût à un ensemble de truismes et autres phrases toutes faîtes, ce que je n’aime pas. Mais il faut bien assumer que tout ça a pris du sens pour moi, alors soit. Assumons.

Bonne journée à vous ! et bon début de semaine !

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