L’oracle des vampires, de Cavendish et Becket-Griffith

J’ai fait l’acquisition de ce jeu il y a de ça…deux ans, deux ans et demi, cadeau de noël à moi-même. En premier lieu parce que j’apprécie le travail de Cavendish, ses jeux me parlent et je les trouve plutôt bien foutus et cohérents. De plus, son travail avec la dessinatrice Becket-Griffith me parait synergique, plus que son travail avec d’autres dessinatrices (avis personnel). Ensuite parce qu’après avoir bossé avec les shapeshifter, les ombres et lumières et ceux croisés mais pas acquis, j’étais curieuse de voir ce qu’elle allait faire avec un sujet plus tranché ombre.

Le jeu est vendu dans une jolie boîte cartonnée, bien solide, j’apprécie. Il y a 44 cartes, le nombre habituel chez Cavendish si je ne m’abuse, numérotées, ce qui rend la recherche dans le livret fourni très simple. Côté matériel, vraiment, rien à dire, le carton des cartes est un peu souple mais ça reste raisonnable, et il n’y a pas de tranche colorée, ce que mon côté kikou des neiges regrette un peu. Le dos des cartes est sépia, avec un des petits personnages représenté en médaillon, c’est tout à fait charmant.

Le livret, très cool, comme toujours avec la dame : une explication, un système, une prise en main, quelques tirages, un peu de mythes. Le tout de façon très décomplexée : c’est interprété, c’est utilisé, c’est un système dans un oracle, et ça fonctionne. Je ne me sens spécialement concernée par la véritay vraie dans ces domaines là, et je sépare les quelques faits et théories d’avec l’usage de systèmes. Donc, je ne suis pas défrisée, mais il y a sûrement des gens que ça va faire grogner.

J’ai retrouvé, après fouilles archéologiques intenses, le carnet dans lequel j’avais fait le taf, à l’époque, le vingt six décembre 2015. Un premier contact plein de peps, où je découvre le délicieux caractère de ce jeu (non) et ses conditions d’usages. Chaque soir je tirais une carte, écrivais une prière ou un mini rituel avec la carte en question, et faisait le bilan 24h plus tard. Cela a duré jusqu’au quatorze février. Un peu moins de deux mois de travail quotidien, qui m’a été bien utile, j’étais pas en grande forme à l’époque et j’ai constaté que ce jeu était un outil très pertinent pour s’en sortir quand on touche au fond du sceau. Il est concret, pragmatique, et dans l’action performative. Rien de planant ou plané.

Mon ressenti maintenant, deux ans plus tard est le même. Avec un petit forte sur le côté bourrin du jeu, faut dire que même si ce n’est pas la joie en ce moment, ça va nettement mieux qu’à l’époque, clairement et du coup il prend moins de pincettes je suppose, enfin, je constate.

J’ai demandé au jeu de me désigner une carte, décrivant comment il me percevait, ce qu’il y avait à dire sur moi. J’ai éclaté de rire quand la carte 38, la Courtoisie réfléchi, poli, bonnes manières, est sortie. De l’importance de la courtoisie, de la grâce, de faire attention aux autres, de lier, de nouer, de sourire et d’être prévenante. N’est-elle pas choupie cette chaperon rouge vampire, toute sucre et grands yeux, ayant préparé plein de sucreries pour tout le monde, on en oublierait presque qui est le prédateur le plus flippant sur l’image. Cette carte me rappelle également le travail que j’ai pu réaliser avec deux divinités notamment, dont j’ai pas mal parlé sur le blog et qui sont très concernées par ces sujets-ci.

En résumé, un jeu que je conseille aux personnes en situation complexe et qui n’en voient pas le bout, ou encore à toute personne appréciant les dessins, l’idée, l’esthétique ou parce que. Bien sur, il faut accepter de mettre les mains dans le caca pour le ménage les enfants, donc si « l’ombre » vous met mal à l’aise, bha allez-y d’autant plus xD. Mais je suis un peu bourrin moi aussi ♪

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Très cher blog

Très cher blog, je reviens vers toi alors que je suis dans le bus. La beauté de la technologie, de la couverture réseau et de mon manque de motivation pour aller chercher ce bouquin en anglais Fourré au fond de mon sac. 

En ce moment rien de spécial n’est à narrer. Il est vrai que je pourrais poursuivre quelques séries articles entamées, parler de mes jeux de tarots ou oraculaires, expliquer que les runes ont des noms un peu différents pour moi ou encore gloser à coup de jolies photos et de remarques vagues sur le printemps, les petites abeilles et la situation sociale qui me provoque une nausée physique chaque fois que j’y pense. 

Le temps me manque, mais aussi une chose nouvelle. Je me retrouve de plus en plus circonspecte quant à ce blog. Ma pratique d’écriture a changé, les longs textes torturés commencent à dater et je commence à considérer de plus en plus l’utilité que pourrait avoir ce blog. Peut être y a t il des sujets que certaines personnes aimeraient me voir traiter, ou peut être juste qu’on s’en ballec et que de lire de ci de là est OK comme ça, à vous de me le dire. ^-^

J’ai une flopée de brouillons, d’idées d’articles et j’en passe, mais ça ne sera pas avant un certain temps. 

Mamaji, au même endroit.

Un copain vu au musée d’ethnographie de Genève cet été.

La routine du matin.

Il y a des jours avec, et des jours sans. Avec ou sans quoi ? Tout dépend. Bonne humeur, envie de, énergie, motivation, créativité, ou le pack de douze.

Ayant une petite tendance à être pour le moins caractérielle et ayant noté que mon degré de fatigue influence fortement ma capacité à faire preuve de patience et de bienveillance, deux éléments nécessaires à très haute dose dans mon quotidien, j’me suis cordialement sorti les doigts du cul et ai tenté de mettre de l’ordre dans ma vie.

Tout a commencé par un tri relationnel qui s’est fait tout seul, sur le temps, avec un brin de velléité de ma part tout de même. Cesser progressivement de répondre à certaines personnes, laisser les amarres foutre l’camp sans pression. Trier ce que j’ai envie de faire du simple effet de groupe.

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Ensuite : ce que je fais du temps qui m’est alloué #Gandalf. Là un constat s’est imposé : la procrastination n’était plus un mode viable. Comme si ça l’avait été vous m’direz.

Pleine de bonne volonté, j’me suis lancée dans des listes sur ce que je voulais faire, les projets. Pis du coup bien entendu j’allais accorder du temps à ce que je voulais réaliser, c’est la logique et le bon sens même, n’est-ce pas ?

Mmmmh.

J’ai alors tenté un nouvel angle d’approche.

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J’me suis souvenue que ce qui structurait les chiards c’était le rythme de vie. Déjà quand tu les cadre sur les quatre trucs sus-cités, enfin moi trois t’sais, bref, et bien déjà tout se passe mieux, ça colle des rails. Plus efficace que ceux que je croisais fut un temps.

Alors pour être sûre d’être bien reposée et dans de bonnes dispositions, sachant que je peux pas supporter le matin. Genre tu m’parles j’te bute, tu me souris je te bute, tu respires, j’te bute. Avec amour et tout, on n’est pas des bêtes. Mais voilà.

J’ai avancé mon réveil.

Il sonne maintenant à six heure du matin.

C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup. ♪

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Alors avec ce nouvel état est arrivé une nouvelle routine. Que voici, en espérant vous inspirer. Lel. Non en vrai je suis curieuse de ce que les gens font le matin pour survivre au fait d’avoir survécut un jour de plus et de devoir faire des trucs en plus.

4h27 : ma vessie me hurle dans mon rêve sur la grammaire française que oui, la tisane était bien de trop. Je cherche mon chemin pour les toilettes, me cogne l’orteil dédié à la douleur dans une embrasure de porte. Me jette à nouveau sous la couette.

5h10 : ha, le coloc vient de rentrer de soirée. Veinard.

5h45 : Ah, l’autre aussi a une vessie expressive.

6h : Va chier.

6h10 : ok ok. J’allume la lumière.

6h20 : regard ahuri sur le mur face au lit. Je dresse une liste mentale de haute précision : habits sdb thé eau thé plante repas sac tapis sac boire.

6h40 : le thé infuse, j’étale mon tapis de yoga, en grinçant. Et je commence à saluer ce connard de soleil qui se lève visiblement plus tard que moi.

6h45 : je grince.

6h50 : non mais ça va, j’en ai fait qu’une mais j’ai fait les deux côtés pour les guerriers alors bon.

7h00 : Ah meeeeeerde, heureusement que j’ai pris ma doucher hier soir.

7h15 : non mais les yeux pandas ça va, ça fait pro.

7h25 : je claque la porte de l’appart oubliant au choix : mon repas de midi / mes clés / mes clopes / mon thé /mon petit dej / mes documents pour le taf. C’est en rotation permanente bien entendu.

7h38 : et merde, le bus.

7h42 : non mais large.

Et c’est parti pour bus, métro, marche, et une journée de boulot. Avec quelques éléments qui me semblent également pertinents pour des rails solides tout ça :

  • je prépare mes repas (ou les gens qui vivent ici aussi) avec des trucs simples, végétariens (mon choix, faites ce que vous voulez, pas mon problème et vice et versa), et fait maison. Moins cher, meilleur qualité et witch touch sisisi.
  • Je tente de manger à heure fixe, en l’occurrence entre 11h45 et 12h20.
  • Même si je taf en même temps, je me laisse vingt minutes sur la pause totale pour buller dans le vide, en fumant clope sur clope ou en ronflant sur mon bureau.
  • Je garde dans mes poches quelques sigils à coller de ci, de là, sur les murs ou dans le bus.
  • J’ai une craie sur moi au cas où j’vois un coin de mur accueillant.
  • J’ai mes carnets pour noter ce qui pourrait être impératif.
  • J’ai une demi douzaine de sachets de thé et un thermos (rose) toujours sur moi. Parce que : une bonne hydratation prend soin de votre peau, de votre cerveau et de votre santé (oui, c’était par ordre d’importance).

Le choix de faire du yoga, même un tout petit peu est assez important pour moi. Même si c’est un tout petit peu, et j’insiste. Pas besoin de faire quarante cinq minutes de courses le matin pour dire que l’on a fait du sport. Notre société est un peu poussive en terme de performance et j’ai tendance à préférer les changements doux et durables aux trucs bourrins. Alors chaque matin, ou presque, je ne suis qu’humaine, je me fais ma salutation. Et bientôt il y en aura plusieurs, etc. Le yoga est de plus assez cool pour réveiller doucement le corps, ré-aligner tous les autres et se mettre dans de bonnes dispositions.

Depuis que j’ai adapté mon mode de vie à cette routine, je suis….nettement plus fatiguée le soir. Mais, et il est de taille ce mais : ma productivité sur la journée n’a rien à voir. Elle a été multipliée oula par tout ça au moins. Et du coup oui, j’ai besoin de dormir au final. Ce qui est bien, ce qui est sain, et ce qui prend en fait vachement de temps. Mais c’est bon pour la peau il parait.

Et à bientôt pour une routine soir.

Juste en passant.

Les histoires ne sont pas la réalité, et c’est pour ça qu’elles sont importantes.

Une histoire est écrite, réalisée, jouée, interprétée. Le lecteur/spectateur/auditeur va vivre cette histoire, ou plutôt cette histoire va vivre au travers du spectateur.

L’histoire devient le sujet lorsque nous sommes face à elle, nous la regardons, l’étudions sous les moindres détails ou passons juste sur la surface, qu’importe. Et l’histoire fait de nous son sujet, temporaire ou éternel, prisonnier des échos et des souvenirs de ce qu’elle nous aura fait vivre.

Par sa construction, ses choix de narration, par ce qu’elle dit et ne dit pas, une histoire nous enrichit. Dans un univers fermé et écrit (ce qui n’est pas forcément le cas du notre) elle nous donne des exemples, des clés et des astuces sur comment nous confronter aux éléments du quotidien.

L’histoire nous construit et construit notre groupe social. Si je hasarde une blague sur kung pow (film random mais que je recommande chaudement) et que la personne en face répond, une connivence s’installe. Si elle ne répond pas, je suis bonne pour une explication poisseuse « haha c’est ce flim, tu connais ? Ah bha regarde à l’occasion ». Haha.

Un certain nombre de facteurs tels que l’âge, l’habitus, la culture, vont influencer la composition de notre banque personnelle d’histoire.

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J’ai beaucoup de mal avec l’élitisme culturel, quelle que soit la forme qu’il prenne. Non, je n’ai pas vu ce film ô combien classique à tes yeux mais est-ce que tu es obligé de me tanner le cuir toutes les semaines pendant trois ans ? Non je n’ai pas envie de le voir, va chier. Comment ça je connais pas ce livre ? Ah bha oui, je peux pas tout connaitre. Mais tu peux aussi prendre un autre ton connard. BREF, fin du dialogue schizophrène.

L’élitisme dans ce domaine va se rapprocher, selon la vision que j’en ai pour l’instant, de tentative de domination. « ha le noob, il connait pas ça » *gros rire collectif / Exclusion du groupe. Ou encore « quoi mais comment as-tu pu apprécier le film ? Le livre est tout de même mieux ! Je ne comprends pas ces gens qui se contentent de l’adaptation blabla² ». Same. C’est ok d’apprécier des trucs et pas d’autres, mais de là à aller organiser le monde par discrimination culturelle sous tendue de niveau de vie ou de culture/intelligence, et bien en fait non, c’est de la merde.

Je suis pour l’éveil culturel.

Que cesse l’appropriation des cultures stigmatisées par les dominants quand ça leur chante, que cesse la domination de ces coquins coquets qui hantent les vernissages pour se frotter suavement la nouille sur du namedropping ou autre « oui j’ai une de ses pièces dans ma salle de bain haha ». Que cesse l’hygiénisme culturel nom de nom.

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Soyons contre-pouvoir ! Contre-norme ! Amusons nous des langues et sodomisons les grammairiens qui imposent une norme si rigide que le trio fasciste que l’on connait en a une demi-molle rien qu’en envisageant d’être au moins à moitié aussi intolérant. Enculons les bourgeois et leur culture blanchocatho à la noix, emmerdons nos enfants avec des éléments de culture, allons voir de l’art auquel on n’y connait rien, trouvons ça moche, beau, inspirant, vide, peut-importe, mais faisons vivre les alternatives.

Essayons d’avoir un avis sur tout. Un avis hein, pas d’avoir raison. Et d’en parler.

Obligeons nous à rencontrer des histoires qui ne nous seraient pas parvenues si nous étions resté dans notre petit monde tout comme on l’aime.

Les histoires ne sont pas la réalité et en ça elles sont importantes. Elles sont un bout d’autre chose, que nous pouvons apprendre à amener dans notre réalité, pour la faire évoluer.

 

L’arbre qui cache la forêt.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais toujours finit par me venir la question du pourquoi. Pas nécessairement le pourquoi de la fatalité qui s’abat, plus simple le « mais pourquoi je fais ça, bordel ? ».

Cette question s’est posée à chaque instant de ma vie ésotérique. Pourquoi je m’embarque cette fois volontairement et consciemment là dedans ? Et pourquoi je continue ? Pourquoi je me renseigne et pratique au lieu de simplement m’adonner à la bien connue réunion façon wicca tupperware (expression de feu Dorian si ma mémoire est bonne) à grands renforts de « moi je crois que » et autres « ma chériiiiie cette énergie ça va pas du tout »?

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Vieille photo insta’ d’un petit biscuit rituel. La jolie surprise de la rune alors que j’avais mêlé à la préparation des fleurs de lavande.

Je ne cherche pas de vérité : ma copie de philo du bac peut témoigner, j’y ai cherché à démontrer la non existence même subjective de ce concept. J’ai dû faire marrer le correcteur, il m’a accordé une note bien supérieure à celle que je me suis fadée en math, ce qui est quand même embêtant pour un bac scientifique.

Je n’ai pas de croyance figée : je suis au final agnostique sur bien des sujets du package ésotérique. De « c’est quoi un dieu » à « la réincarnation » en passant sur les missions divines voire les socles communs de l’ordre des âmes, de leur passage et du tirage de carte, j’en sais foutre rien mes p’tits potes. De base faut dire que j’ai pas tant de certitudes que ça. Sorti de « le thé c’est bien », « j’aime pas le matin » et « vive l’amour » j’ai pas de gros piliers directeurs. J’ai même été jusqu’en labo de science sociale pour admettre que 1. Je bitais rien aux humains, 2. J’entravais pas grand chose de plus à ce qu’ils foutent en société -même si j’ai quelques lignes directrices à présent, 3 l’honnêteté intellectuelle, si elle existait, nous épargnerait pas mal de glose non nécessaire et bien chiante.

J’suis pas en train de vous la faire façon je sais que j’ne sais rien. Plz.

Les aspects de ma pratique que je nomme renvoient tout de même à des champs assez vaste du « on sait pas lol mais enjoy ». D’Eris la petite taquine au chaos en passant par un libertinage divin, rien de figé.

Pour autant, je ne cherche pas à contrôler, taxinomier et étudier cet univers. Non pas que ces idées là ne me plaisent pas, je les trouve très bonnes, constructives même pour que ce j’en sais. D’ailleurs je note soigneusement -ou pas, j’oublie, tête de linotte, tout ça.-  mes expérimentations diverses, mes sacros-saints ressentis (non mais si, on peut mettre un s à sacro maintenant, les mecs/meufs/autres avec des couches et des épées l’ont dit) et autres digressions. Cependant toutes ces données me sont utiles pour voir où je vais, d’où je viens etc, mais en rien ne me semblent correspondre à des données étudiables. Et des données utilisables dans un cadre analytique de tout ce bordel, il y en a, sûrement, c’est juste pas dans ma démarche.

Chaque pratique est axée différemment (c’est obvious, mais bon, captain to the rescue), en fonction des choix que font les individus à tout moment, et de leur fonctionnement. Il n’y a pas de bonne ou de mauvais approche, tout au plus, de mon point de vue, des valeurs que je vais trouver plus ou moins pertinentes.

L’extase mystique permanente n’est pas non plus ma cam. Déjà, c’est épuisant, et surtout, j’ai déjà du mal à dealer avec le quotidien, j’vais pas en rajouter hein.

Ces deux approches me semblent aux antipodes de la ligne imaginaire des axes de pratique envisageable. T’sais on pourrait faire un graphique genre…

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Ne me remerciez pas. Oh ? Mes skills paint, oh, je rougis.

Le paradoxe lilolil (la dyslexie tue des gens chaque jour) de tout ça, c’est que plus on s’engage dans notre axe, moins on voit loin, et si on s’engage pas, on voit rien. C’est chiant un peu.

Alors j’en étais là de mes « réflexions » quand j’me suis souvenue de pourquoi je continue l’ésotérisme.

  1. Je suis libre de le faire. Même si en fait non vu que si je le fais pas j’ai des soucis. Mais c’est peut-être dans ma tête ? Agnosticisme sceptique et rebel qui fait parce qu’il a envie même si il a peut-être pas le choix, mais surtout il se sent libre de le faire. (putain mais respect à ceux et celles qui viennent me lire régulièrement quand même. Keur)
  2. Là je reprends des idées déjà évoquées dans un article précédent, j’sais plus lequel, si j’étais une bonne blogueuse j’vous mettrais l’lien t’sais. On verra. Donc l’idée c’est que je fais ce que je veux, et comme je le veux. Et ça putain….
  3. J’aime ça. J’aime partir dans l’wild et voir des trucs, discuter avec des machins divins ou pas, boire des bières avec des copines sorcières, fantasmer sur Dist, lire des articles parfois chiant à se rouler par terre mollement et parfois brillants. J’aime tirer des cartes, baver sur des jeux hors de prix, regarder des photos instagram super travaillées, essayer d’en faire et renoncer. J’aime rencontrer des gens passionnants, merveilleux, intelligents, et d’autres aigris, toxiques et nocifs. C’est enrichissant putain. Toujours de nouvelles découvertes, idées, trucs à la con à tester. Tout un bagage culturel également. Récemment j’ai aimé une page fb qui fait des memes avec des cartes de tarot. Genre :
issue de la page fb "Tarot Memes"

issue de la page fb « Tarot Memes » (elle me fait tellement rire cette image)

C’est un univers qui me plait. Et même ses mauvais côtés, humains en général, me plaisent, parce qu’ils me permettent d’avancer. Oui, survivre à la haine est aussi un moteur même si j’préfère celui qui fonctionne à l’amour, mon côté cucul.

Pourquoi j’fais ça ? Parce que j’aime ça, ce qui est, soyons clair, mon moteur principal. D’autres ? Sûrement pour des raisons structurellement similaires : parce qu’ils veulent comprendre, expérimenter, s’extasier, contrôler….

Est-ce que j’aurais pu faire autrement ? Certainement, nous faisons à chaque instant des choix. Certains en ont juste plus que d’autres.

En admettant la subjectivité totale de chaque pratique j’me dis qu’au final, le choix d’un axe relève moins de l’arbre qui cache la forêt que de la constitution de ladite forêt. L’éso, l’occulte, etc, c’est aussi ce que chacun en fait. On peut avoir l’irrésistible pulsion de chier sur certaines pratiques : elles sont dans la même forêt que nous, faut faire avec. C’est pénible de prendre en compte Doreen Virtue mais bon, un écosystème se doit d’être diversifié et équilibré. Par contre je sais ce qu’elle équilibre ou quoi l’équilibre mais j’veux rien avoir à faire avec O___o.

Dans quelle étagère…

…ais-je rangé mes pierres ? Mes livres ? Mes outils rituels ?

Dans quelle étagère ais-je rangé ma passion expérimentale ? Mon envie de ritualiser. Mes moments de pratique fifous voire addictifs ?

 

Dans quelle étagère, dans ce nouveau lieu de vie, dans cette coloc, vais-je ranger mes livres, et expliquer mon autel ?

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Point de suspense : ce fut le plus simplement du monde.

La vie est si simple si tout est clair dans la tête ♪,en tout cas ça fonctionne ainsi pour moi.

 

Pas mal de changements donc qui expliquent ce long silence. Les projets ne sont pas oubliés ou enterrés pour autant, il est juste besoin du temps, qui s’offre de plus en plus.

La bise et bonne journée/whatever à vous ♪.